Coucou, bon alors vu le retard dans mes histoires, je poste dès le mardi (j'aurai dû poster il y a deux semaine)…
Bref. Alors sincèrement merci pour toutes les reviews pour le chapitre précédent. Toutes les propositions pour les DMM m'ont fait énormément plaisir.
Et je dédie le chapitre à Narae et Zazaone qui ont bien trouvé pour le DMM. Je laisse aux autres découvrir ce que l'acronyme veut dire et donc rencontrer un DMM et vous saurez aussi ce qu'avait prévu Charlie.
En tout cas, à bientôt pour la suite avec ce chapitre au titre étrange.
Bonne lecture.
Chapitre 8 : Aloupiou et dragon volant…
Harry regardait le dénommé Franck. Il paraissait dans tous ses états, littéralement. Il marchait à vive allure, n'arrêtant pas de bafouiller des borborygmes incompréhensibles.
« Franck, reprenez depuis le début et le plus clairement possible, je ne comprends absolument rien ! »
Charlie s'était montré autoritaire et froid, laissant Harry pantois. Le dresseur de dragons pouvait donc être autre chose que le joyeux et légèrement roublard fils Weasley. Le pauvre Franck s'arrêta aussitôt et se mit au garde-à-vous.
« Veuillez m'excuser, chef.
- Bien, reprenons alors. D'abord, pourquoi vous avez été inspecté un hangar dans Budapest ? Vous savez bien que cela ne dépend pas de notre juridiction mais de celle d'Edgar.
- C'était… C'était une dénonciation anonyme, elle est arrivée au bureau par hibou express, ce matin. Nous n'avions pas de temps à perdre.
- Êtes-vous totalement idiot ? Il va encore falloir que je fasse le lèche-bottes pour empêcher Edgar d'aller se plaindre auprès de la direction générale. Merci, merci beaucoup, les gars ! Et, si c'était pour vous tellement pressé et important, pourquoi n'êtes-vous pas venu de suite m'avertir pour la missive ?
- Julian pensait que ce n'était pas nécessaire de vous déranger. Il y avait quand même une possibilité que nous ne trouvions rien.
- Et vous l'avez cru ? Vous savez pourtant bien que Julian est prêt à tout pour se faire bien voir du chef Rendell. »
Harry ne comprenait pas grand-chose à la discussion, il ne connaissait absolument pas les personnes dont les deux autres parlaient. Il décida de ne pas intervenir et laissa donc Charlie continuer pour essayer de mieux cerner le problème.
« Il vous a piégé, il ne voulait surtout pas que j'intervienne. Ma parole, où avez-vous laissé votre cerveau, Franck ? Il est fortement recommandé de le prendre avec soi et de ne pas le laisser à la maison, le matin en partant au travail ! Sinon il va se sentir tout seul et se laisser dépérir ! Ca peut être utile un cerveau, vous savez ! »
Harry se demandait si les yeux de Franck ne brillaient pas plus que de raison et si l'homme n'allait pas éclater en sanglot sous les sarcasmes de Charlie. Le Survivant tenta une manœuvre des plus périlleuses, pour calmer le rouquin furibond.
« Hum, hum… Charlie, je crois que ça suffit à présent. Franck, je peux vous appeler Franck… »
L'homme hocha de la tête, laissant la parole au brun.
« Franck a déjà compris qu'il avait fait une lamentable erreur.
- Une lamentable erreur, tu parles, une grosse connerie, oui. »
Malgré les paroles outrancières de Charlie qui passait la main dans ses cheveux de dépit, Harry poursuivit inlassablement.
« Hum, hum… Il a compris son erreur et cela ne me semble pas nécessaire d'en rajouter, cela ne servira strictement à rien pour vos DMM, quoi que cela puisse être d'ailleurs ! Alors laisse-le en paix car franchement, je te trouve totalement ridicule !
- Harry ? »
Le brun avait haussé le ton de sa voix à la fin de sa phrase. Charlie était éberlué, il n'imaginait pas que son petit lionceau d'habitude si timide et réservé puisse lui faire une telle réflexion, devant un inconnu. Commencerait-il enfin à se rebeller ? Charlie sourit. Avoir un Harry plus réactif était une perspective des plus réjouissantes et le rouquin avait bien l'intention d'en profiter tant qu'il le pourrait. Il fixa Harry et lui demanda sur le même ton ironique.
« Tu es sûr que tu vas bien ?
- Je… Oui…
- Non, car moi, qui ne cesse de me plaindre que tu ne me parles pas assez, tu me surprends, je ne suis pas sûr que tu m'ais autant parlé d'un coup jusqu'à présent. D'habitude, tes répliques sont plutôt monosyllabiques. Oui… non… euh… »
Charlie avait finit sa phrase en imitant le timbre doux de la voix d'Harry.
« Je peux m'en aller aussi, comme tu as l'air d'avoir du travail. »
La réponse d'Harry fut un camouflée, une véritable gifle pour Charlie et qui glaça le sang du dresseur de dragons. Certes, l'arrivée des plus impromptues de Franck l'avait passablement énervé et il avait perdu un peu de sa bonne humeur mais ce n'était en aucune façon une raison pour réduire tous ses efforts à néant. Il s'était déjà donné tellement de mal pour que sa 'relation' avec Harry en arrive à ce stade. Il ne se voyait pas revenir en arrière pour un stupide mouvement d'humeur.
« Oh, non, Harry. C'est bien la dernière chose que je souhaite et lorsque tu découvriras la surprise que je te réserve, tu comprendras à ton tour pourquoi il ne fallait absolument pas que tu manques le spectacle. »
Charlie s'était ostensiblement rapproché du Survivant qui visiblement boudait. Il l'enserra à la taille, le rouquin susurrant au creux de l'oreille de lui pardonner, dénotant une certaine intimité entre les deux hommes. Harry fut plus que troublé et gêné, le rouquin ne s'était jamais montré aussi pressant devant quelqu'un d'autre, y compris les jumeaux. Charlie, lui, s'en fichait royalement. De toute manière, par le passé, Franck l'avait déjà vu venir au travail avec ses différentes conquêtes du moment et donc il savait parfaitement que le rouquin pouvait aussi bien sortir avec des hommes qu'avec des femmes. Bien sûr, Franck ne pouvait aucunement savoir qu'avec Harry c'était particulier. Le dresseur de dragons se retourna vers son subalterne et après s'être raclé la gorge, reprit comme si de rien n'était.
« Bon, donc tu as été avec Julian dans l'entrepôt désigné dans la lettre et…
- Il n'y avait plus âme qui vive. Enfin si, les braconniers n'ont pas pu ou voulu prendre la dernière caisse.
- Il y avait des DMM à l'intérieur ?
- Un seul… Il va à peu près bien. »
Harry ne put résister plus longtemps :
« Mais, qu'est-ce qu'un DMM, à la fin ?
- Franck, il est dangereux.
- Non, chef !
- Bon, eh bien, alors, tu vas le découvrir de visu ! »
Charlie prit la main d'Harry avant de demander à Franck :
« Où est-il gardé ? Dans le laboratoire cinq, je suppose comme d'habitude… »
L'homme hocha la tête pour toute réponse et donc sans qu'Harry ne puisse dire quoi que ce soit, Charlie se mit à courir à vive allure, entraînant le petit brun à sa suite. Après quelques minutes, il s'arrêta devant un hangar en bois. Harry était plié en deux et essayé de reprendre sa respiration :
« Je… Je suppose que c'est le laboratoire cinq.
- Tout juste ! Tu es trop fort ! Et cela mérite bien une petite récompense. »
Charlie posa un court instant ses lèvres sur celles fines du jeune homme qui resta totalement interdit.
« Bon, je vais te montrer ce qu'est un DMM alors fais attention. »
Le regard qui brillait de Charlie n'échappa pas à Harry. Il était évident que le rouquin fidèle à ses origines weasleysiennes le faisait marcher. Charlie ne prit même pas la peine de frapper à la porte. Il l'ouvrit, en grand tout en veillant à entrer en premier dans la pièce. Charlie murmura alors entre ses dents serrées :
« Eh, merde ! Il fallait que ce crétin soit là ! »
Harry regarda tout autour de lui. Le laboratoire ressemblait à tout sauf à un laboratoire. Harry ne put s'empêcher de se dire que ce nom était encore une des idées farfelues de Charlie. En vérité, le laboratoire cinq était un vieil hangar désaffecté où traînaient de-ci, de-là divers objets - des selles, des fouets, des cordes… -. Le Survivant pensa à la salle sur demande où durant des décennies, des étudiants y avaient entreposé tout ce dont ils voulaient se débarrasser. Finalement, Harry vit l'objet de mécontentement de Charlie. Tout au fond, se tenait un homme et Charlie marcha droit dans sa direction.
« Franck est venu me trouver. Il est où ?
- Bonjour, quand même.
- Oui, si tu veux, bonjour, Julian. Alors ? »
L'homme devait être âgé d'une trentaine d'années, il était assez grand et ses cheveux bruns étaient parfaitement coiffés. Harry aurait pu se dire qu'il était plutôt beau, s'il avait voulu réfléchir au sujet. Autant Charlie semblait énervé et en colère autant le fameux Julian était calme et arrogant.
« Il est là-bas… »
Harry regarda l'endroit désigné avec un certain mépris par l'homme. A même le sol, reposait une caisse en bois clair, qui lui paraissait bien petite, trop même pour contenir un bébé dragon, d'après ses souvenirs de sa première année à Poudlard et de sa rencontre avec Norbert. Charlie interrogea du regard son collègue qui se refusa à tout commentaire. Le rouquin se concentra donc de nouveau sur Harry :
« Harry, as-tu une idée de ce qu'est un DMM alors ?
- Si je ne le savais pas, il y a cinq minutes, je ne vois pas ce qui me l'aurait fait comprendre depuis.
- Toujours énervé à ce que je vois. Bon, laisse-moi te donner un rapide cours de zoologie. Les dragons sont la dernière espèce ayant connu la période du jurassique et donc ayant vécu à l'époque des dinosaures. Même les moldus sont fascinés par ces animaux de légende et ont créé un véritable folklore et diverses croyances à leur sujet. Par exemple, ils prêtent aux griffes de dragons des propriétés aphrodisiaques... »
Charlie laissa traîner son regard le long du corps de l'adolescent, il fit un sourire coquin à son petit-ami, enfin son quasi petit-ami, avant de rajouter de sa voix chaude :
« Enfin même s'il existe d'autres choses nettement plus aphrodisiaques… »
Le sourire qui s'étalait sur le visage de Charlie s'élargit lorsqu'il vit une légère rougeur sur les joues pâles d'Harry, il se refusa cependant d'y prêter plus attention et continua comme si de rien n'était :
« Tu comprends que cela puisse donc intéresser beaucoup de monde. Et il y a environ deux ou trois ans, des gens peu scrupuleux ont organisé le vol d'œufs de dragons, non fécondés, c'étaient des boutefeux chinois pour être plus précis. Les œufs étaient conservés dans le musée de la magie et de la sorcellerie de Paris.
- Quel est le rapport avec les DMM ?
- Ttt, ttt, ttt. Je vais te le dire, ne sois pas trop impatient, veux-tu. »
Charlie réprimanda le jeune homme par une petite tape sur la tête comme si c'était un enfant.
« Je reprends. Donc cette bande mafieuse a engagé certains biologistes qui ont pris de l'ADN contenu dans les cellules de l'œuf et les ont fait se développer dans des incubateurs, ils voulaient isoler des cellules souches pour pouvoir obtenir seulement des parties du corps du dragon, aile, griffe, queue et que sais-je encore. »
Harry ne pouvait s'empêcher de penser à des films moldus qu'il avait vu plus jeune, comme Jurassik Park.
« Aussi lucratif que soit ce trafic d'organe de dragons, cela ne leur a plus suffi, ils en voulaient plus, beaucoup plus et c'est pour cela qu'ils ont créé les DMM ou dragons magiquement modifiés. Ils ont créé des chimères, en prenant l'ADN d'autres animaux et en le mélangeant par des sorts de magie noire avec les gènes de dragon.
- Mais c'est cruel et inutile…
- Très… D'autant plus que même s'ils ont consolidé leur sort, les chimères sont rares et fragiles et très peu d'entre elles survivent plus que quelques jours. Imagine le prix exorbitant que ces pauvres créatures peuvent coûter. La plupart sont créées suivant les demandes spécifiques des acheteurs, des sorciers adeptes de magie noire le plus souvent. Une fois, on a retrouvé un hybride mi-taureau, mi-dragon avec une force incommensurable, les acheteurs étaient des terroristes qui voulaient renverser le Ministère de la Magie. Leur tentative de putsch a été déjoué mais nous avons été contraints d'abattre le pauvre animal, il était jugé beaucoup trop dangereux par les autorités. Nous avons mis aussi un terme à un réseau qui organisait des combats de chiens-dragons. Parfois, on les croise avec des animaux domestiques pour créer des animaux uniques que l'on offre aux enfants. Tu comprends à présent pourquoi j'ai été si énervé en arrivant ici d'apprendre la présence de DMM. »
Harry avait écouté avec la plus grande attention Charlie. Il semblait le voir pour la première fois, il ne l'avait jusqu'à cet instant jamais vu aussi sérieux, presque triste. Le Survivant voulut lui apporter un peu de réconfort et par réflexe, posa sa main sur le bras de l'autre sorcier. Charlie fut réconforté par ce léger contact, il prit alors dans sa main celle du jeune homme, il conduisit Harry vers cette caisse en bois. Julian se tenait juste derrière eux. La caisse en bois clair était véritablement très petite. Harry se demandait bien en dehors du dragon, quel autre animal avait été utilisé pour être aussi petit. Le garçon entendait comme de légers couinements en provenance de la boite. Lorsque Charlie souleva le couvercle, la première chose qui frappa les deux hommes fut deux grands yeux sombres et humides, qui brillaient d'une lueur étrange. Charlie s'adressa à son subordonné :
« Est-il dangereux ? »
Il avait déjà posé la question à Franck mais il voulait en être parfaitement sûr. Julian qui était derrière les deux hommes répondit :
« Je ne pense pas, Monsieur. Soulevez-le et vous comprendrez. »
Julian avait du mal à cacher son sourire goguenard et prétentieux. Harry se dit que Charlie avait raison et que l'homme tuerait père et mère si cela lui semblait nécessaire.
« Bon, très bien, je crois que je n'ai pas le choix, alors… »
Charlie se détacha d'Harry et il fit disparaître la caisse d'un sort magique, laissant l'animal à la vue de tous. Harry se fondit d'un petit cri :
« Qu'il est mignon ! »
Charlie pensa lui qu'il n'avait jusqu'à aujourd'hui jamais vu une telle 'chose'. Tout d'abord il était d'une couleur presque indescriptible. Son pelage, vu que les écailles avaient disparu pour laisser la place à un pelage fourni et soyeux était d'un rose très pâle, parsemé de quelques mèches gris argenté. A l'inverse, sa queue, ses oreilles larges et rondes et le bout de son museau étaient d'un rose très prononcé presque violet. Il faisait environ vingt centimètres de long. Ses pattes étaient plus typiques de ce que l'on pouvait imaginer pour un dragon avec des pattes antérieures relativement courtes, griffues lui permettant de se tenir debout, sur ses pattes arrière. Mais le plus surprenant fut le petit cri qu'il poussa lorsqu'il éternua un faible nuage de fumée.
« Ai-je bien entendu ?
- Oui, répondit Julian. Il n'a pas arrêté de faire cela depuis que nous l'avons ramené de l'entrepôt. Il éternue et…
- Aloupiou. »
Le petit DMM venait encore d'éternuer, il avait alors envoyé un jet de fumée sur le visage toujours aussi stupéfait du rouquin. Charlie toussa, gêné par les volutes sorties de la gueule du pseudo dragon. Harry après les descriptions précédentes s'attendait au pire mais c'était tout l'opposé qui s'était produit, une petite peluche rose venait de sortir de cette caisse. Le garçon avait eu du mal à ne pas éclater de rire lorsque la pauvre bête avait éternué sur Charlie. Le dresseur avait toussé, il tenait à bout de bras cette chose qu'il semblait maudire, un peu comme un homme pourrait tenir un bébé pour éviter qu'il ne lui urine dessus.
« Je crois qu'il serait préférable que ce soit moi qui le tienne. N'est-ce pas que tu es d'accord ? Allez, viens, petite terreur. »
Il s'était adressé au petit animal qui le dévisageait. Pour Harry, il ne lui faisait aucun doute qu'il avait compris et effectivement, même si le vol était mal assuré, voire pas assuré du tout, la peluche vivante s'envola des bras du rouquin pour se blottir tout droit au creux de ceux du jeune homme. Le souffle de l'animal était toujours quelque peu erratique mais la fumée s'était quelque peu amenuisée.
Charlie regardait Harry attendri. La chose indéfinissable rose grognait légèrement et Harry, comme pour le rassurer et le consoler, lui caressait gentiment le dos, comme il aurait pu le faire pour un jeune enfant.
« Tu es mieux, là ? Tu te sens en sécurité. »
En guise de réponse, le simili dragon cracha de la fumée. Charlie ne résista guère plus longtemps, faisant fi de la présence de son subalterne, il rit avant de rajouter :
« Moi aussi, j'ai besoin de me sentir protégé et d'être réconforté mais apparemment, je n'ai pas le droit au même traitement de faveur. »
Les paroles de Charlie firent rougir le garçon jusqu'à la pointe de ses oreilles, le dresseur de dragons attendri se rapprocha d'Harry qu'il ne cessait de trouver plus adorable d'heure en heure. Malheureusement, pour lui, la bestiole rose se redressa et vint se lover dans le cou du brun, feulant tel un chat jaloux, veillant sur son propriétaire.
« Eh bien, eh bien, il m'a l'air bien possessif pour quelque chose qui ne te connaissait pas il y a encore cinq minutes, s'amusa le fils Weasley. Au fait, Julian, c'est un mélange de quoi exactement ? Car bon, il ne ressemble pas à un cochon et pourtant cette couleur rose pourrait laisser le croire.
- D'après nos premières analyses, ce serait un chinchilla. Mais il semblerait que le mélange des gènes n'ait pas totalement fonctionné.
- Oui, effectivement. Qu'est-ce que ce truc a en commun avec un chinchilla ? Et d'ailleurs, pourquoi un chinchilla ?
- Allez, savoir ce qui a pu passer par la tête des commanditaires. Une nouvelle expérimentation, peut-être
- Comment peut-on être aussi cruel ! ne put se retenir Harry. »
Au son de la voix du brun qui avait été si gentil avec lui, le petit dragon voulut le réconforter à son tour et lui lécha légèrement sa joue.
« Eurk mais c'est dégoûtant et tu ne dis rien. »
Charlie faisait une légère moue, il avança une main vers le visage du garçon pour lui enlever les traces de salive mais il ne put même pas effleurer la peau douce du garçon, le dragon s'était aussitôt dressé et lui avait mordu les doigts.
« Et, toi la bestiole, ça suffit ! J'ai déjà du mal à convaincre, Harry alors tu ne vas pas t'interposer entre nous deux et me mettre des bâtons dans les roues en plus. »
Harry avait éclaté de rire à la vue de semblait prêt à en découdre avec le petit animal rose.
« Voyons, Charlie, c'est un jeune dragon laissé seul, abandonné par d'horribles contrebandiers. Tu ne vas pas le menacer, ce serait plus que mal venu. »
Charlie était persuadé d'avoir vu le quasi dragon lui tirer la langue, pendant que le brun lui parlait. Le dresseur de dragons se frotta alors les yeux, il devait avoir rêvé car aucun dragon même modifié ne pourrait en aucun cas faire une telle chose.
« Qu'est-ce qui se passe, Charlie ? s'inquiéta légèrement le garçon.
- Je vérifiais juste de n'avoir aucun problème oculaire. J'ai l'impression que la 'chose' se moque de moi »
Harry haussa simplement les épaules et prit entre ses mains le dragon chinchilla. Il le tenait à bout de bras, les deux se regardant fixement. Le Survivant dit alors doucement :
« Surtout, n'écoute jamais ce que l'autre là-bas pourrait bien te dire. D'accord ? »
Le petit dragon lui répondit avec le seul son qu'il semblait capable de proférer :
« Aloupiou !
- C'est bien ! Il a compris.
- Parce que tu crois qu'il a compris tout ce que tu viens de dire.
- Evidemment, répondit le brun en haussant les épaules. »
Charlie regardait la scène, attendri, les deux autres venaient à peine de se rencontrer mais ils semblaient parfaitement se comprendre.
« Charles, je ne pense pas qu'un étranger au service devrait s'approcher autant d'un sujet d'expérience.
- Sujet d'expérience ? demanda Harry en regardant Julian. Que comptez-vous lui faire, Charlie ? Vous n'allez pas le maltraiter au moins, sinon je ne vous le rends pas. »
Harry serra très fort le dragon rose entre ses bras qui gémit légèrement. Charlie ne voulait pas avouer au jeune homme que le sort de la pauvre bête était probablement scellé. Généralement, les DMM étaient étudiés pendant quelques semaines avant que les autorités ne décident de mettre fin à leur pauvre vie. Souvent, Charlie était écœuré par sa hiérarchie et le système et il faudrait que cette habitude change mais il n'avait pour l'instant aucune envie d'ennuyer Harry avec tous ses soucis, il avait un plan préparé avec soin pour qu'Harry lui cède totalement et sans le moindre doute. Le rouquin joua donc la sécurité et changea de sujet.
« Julian, je n'avais pas prévu de travailler aujourd'hui. As-tu fini de rédiger le rapport ?
- Oui, dès mon retour de Budapest. Il vous attend sur votre bureau.
- Eh bien, tout cela me semble parfait. Je le prendrai juste avant de retourner chez moi et je reviendrai, demain matin pour le faire valider par le chef Rendell. En attendant, vous n'aurez qu'à continuer à surveiller le DMM, jusqu'à la relève de cette nuit. Cette activité semble bien vous convenir. »
Charlie fit son sourire le plus ironique et narquois à son jeune subalterne. L'autre dresseur se soumit de bonne grâce, se contentant d'un simple hochement la tête. Il n'était de toute manière pas en mesure de répondre quoi que ce soit d'autre. Il avait volontairement outrepassé ses responsabilités, pour mettre Weasley en porte-à faux, il risquait de payer son initiative pendant quelque temps.
Harry, quant à lui, jouait toujours avec le petit animal et il le trouvait absolument adorable, ses cris aigus, ses mimiques et cette couleur rose. Le jeune homme aurait bien aimé rester encore ici, un petit moment mais Charlie qui l'avait invité au centre de dressage ne semblait pas d'accord. Le roux s'était à nouveau approché du gamin malgré les espèces de feulement du DMM.
« Navré, mon ange, mais il n'était nullement prévu que nous passions tout notre temps auprès de ce DMM. Je sais que tu voudrais encore resté avec lui car tu le trouves adorable mais tu ne peux pas. Certaines personnes du service pourraient trouver dangereux qu'un étranger, même si c'est Harry Potter, puisse rester durant trop longtemps en présence d'un DMM. »
Le brun n'était pas du tout d'accord. Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire de mal ? Il ne faisait pas partie de cette bande de voyous. Il allait s'opposer mais le regard dur et ferme du dresseur de dragons le lui en dissuada. Il se contenta de grommeler et de reposer l'animal dans la caisse en bois. Le jeune DMM le fixait d'un air suppliant, presque désespéré. Harry se baissa pour être à la même hauteur que l'animal. Il passa sa main dans le pelage doux et soyeux du DMM.
« Non, ne me fais pas la tête, je n'ai pas le choix. Mais je te promets que je repasserai dès que possible, te rendre une petit visite, n'est-ce pas Charlie ?
- Oui, finit par concéder l'homme malgré ses réticences légitimes.
- Promis ? ne céda pas le gamin.
- Promis.
- Aloupiou, éternua une nouvelle fois le dragon miniature.
- Oui, tu as raison, c'est aloupiou. »
Le garçon, après quelques instants à caresser l'animal, finit par se relever et dit à Charlie :
« Partons d'ici avant que je ne change d'avis et que je ne me décide à l'enlever, il est juste trop adorable. Au revoir, Monsieur, à bientôt, j'espère.
- Au revoir, répondit machinalement Julian. Chef.
- A demain, Julian, nous reparlerons de ce qui s'est passé aujourd'hui. »
Charlie tourna les talons sans plus de cérémonie, suivi du brun. Toutefois, le dresseur de dragons sentit que même si son Harry ne voulait rien demander, il avait besoin d'être réconforté et lorsqu'ils quittèrent le laboratoire, il enlaça tendrement la main de son futur amant.
« Viens, je vais te montrer ta vraie surprise. »
Harry se laissa volontiers guidé, toujours un petit triste d'avoir laissé le petit animal. Il regardait les alentours de sorte qu'aucun détail ne lui échappe. Il y avait à perte de vue des champs verdoyants et quelques rares bâtiments préfabriqués.
« Laisse-moi te présenter les lieux. Les bâtiments ont deux principales fonctions. Certains serviront de bureau au dresseur de dragons. Tu vois par exemple, le bâtiment en brique rouge au coin et bien c'est là où se trouve mon bureau et celui de mon équipe, soit quatre autres magiciens notamment Julian et Franck dont tu as fait la connaissance. Les autres bâtiments sont les abris des dragons, nous n'avons le droit de les sortir seulement lorsqu'il fait jour. Chaque dresseur s'occupera de deux ou trois dragons assez spécifiquement. Ces animaux sont farouches et n'aiment pas trop le changement. »
Au loin, une gerbe de flamme zébra le ciel, Charlie sourit, avant de reprendre perfidement.
« Je crois que c'est le nôtre. Il doit être prêt à présent.
- Le nôtre ? répéta instinctivement Harry.
- Tu as bien compris, le nôtre. »
Charlie serra plus fermement, la main fine du garçon et se mit à nouveau, à courir à travers les champs. Il semblait s'éloigner du centre du dressage et se diriger vers le sud. Plus, ils s'avançaient, plus une masse sombre, de plus en plus immense apparaissait sous leurs yeux. Alors qu'ils n'étaient plus qu'à quelques mètres, Harry frémit légèrement. Il savait qu'il allait approcher de très près un dragon.
« Tu sais, Harry, tu ne crains absolument rien, je vais rester à tes côtés. »
Le dragon semblait très calme, effectivement. Il portait une muselière qui lui permettait de respirer sans aucune difficulté et un collier qui était retenue par un homme d'une trentaine d'années. Charlie s'approcha de l'homme, sans hésiter
« Charlie, enfin arrivés. Je me demandais si vous alliez finalement venir, il commençait à s'impatienter. »
L'homme lança un coup d'œil au dragon, Charlie passa sa main libre, dans les cheveux avant de reprendre :
« Désolés, Rufus pour l'attente, mais nous avons fait un petit détour par le laboratoire cinq.
- Ah, le DMM. C'est donc vous, l'invité du boss, demanda l'homme qui s'était tourné vers Harry. Enchanté.
- Moi, de même, répondit le Survivant, légèrement hésitant. »
L'homme lui avait tendu sa main libre qu'Harry accepta avec joie. Charlie se racla la gorge, le dénommé Rufus comprit l'ordre implicite. Il s'excusa et laissa la corde à Charlie avant de laisser les deux amoureux seuls. Une fois, l'homme totalement disparu de leur champ de vision, le dresseur de dragons reprit :
« Voilà, ta surprise.
- Un dragon ?
- Pas uniquement. Ce dragon va te permettre le plus merveilleux des voyages. Regarde. »
Charlie désigna du doigt une selle qui reposait sur le corps du dragon :
« Tu comprends…
- Je vais voyager, à dos de dragon, répondit le brun.
- Toutes mes félicitations, rétorqua Charlie avant d'embrasser légèrement l'autre garçon. Tu vas assister sans doute à l'un des plus beaux spectacles que l'on puisse vivre. »
Tandis que Charlie lui parlait, Harry remarqua que les yeux bleu électrique du fils Weasley brillaient de mille feux, il ressemblait à un enfant ouvrant ses cadeaux au matin de Noël et Harry trouvait cela tout particulièrement touchant. Charlie lui demanda alors :
« Reconnais-tu cette espèce de dragons ?
- Il me semble en avoir déjà vu mais je n'en suis pas sûr.
- Et pourtant, tu devrais. C'est un Norvégien à crête. Et ces cornes de couleur bronze ne te rappellent rien. Fais un petit effort, je suis persuadé que tu peux deviner. »
Tout à coup, le visage d'Harry s'illumina. Comment avait-il pu oublier ? Enfin, il était vrai qu'il avait changé après toutes ces années et pourtant, il s'était occupé de lui, pendant une longue période, tout au long de sa première année, à Poudlard.
« Norbert. C'est Norbert. Vous l'avez toujours ?
- Eh, oui, nous l'avons toujours. C'est même l'un des fleurons de nos dragons.
- Mais, il est… il est domestiqué ? »
Harry se souvenait de toutes les horreurs qu'avait subies Hagrid et il ne concevait pas que ce qu'il prenait pour un suppôt de Satan à l'époque puisse être dressé.
« A peu près, nous avons dû lui couper ses crocs venimeux, il aurait pu tuer un homme adulte avec tout ce poison et il fait parfois quelques caprices mais sinon ça va. Hein, mon champion ? »
Charlie donna deux ou trois petits coups au niveau de l'encolure.
« Je m'occupe de lui depuis cette fameuse nuit où j'ai été le récupérer à Poudlard. C'est un peu le premier cadeau que tu m'as fait. Alors, merci. »
Le rouquin avait enserré la taille d'Harry de son bras libre, tout en tenant bien fermement la corde. Puis il approcha ses lèvres de celles rouges et ourlées du jeune homme et embrassa délicatement le garçon. Le Survivant n'opposa aucune résistance et se laissa aller à ce doux contact. Charlie ne voulait pas encore pousser les choses trop loin ici. Ils pourraient être surpris par d'autres dresseurs, tout comme Franck l'avait fait peu de temps auparavant et il n'avait aucune intention d'être interrompu cette fois, il attendrait qu'ils soient totalement seuls.
« Alors, tu me fais confiance au point de t'emmener dans les cieux. »
Le brun répondit affirmativement. Malgré son appréhension toute légitime, Harry ne voulait pas cette occasion probablement unique de voyager sur le dos d'un dragon.
« Eh bien, allons-y alors. Norbert, couché. »
Le dragon qui se tenait debout exécuta quasiment instantanément l'ordre qu'avait demandé le dresseur.
« Tu t'en doutes, c'est pour pouvoir accéder à la selle. »
La selle était plus que rudimentaire. Elle était identique à celle utilisée pour les chevaux, rien de plus, rien de moins mais ce qui surprit surtout le garçon, c'est qu'il n'y avait qu'une seule selle !
« Oui, nous allons devoir nous serrer un peu. Même si je ne me plains pas d'une telle proximité, ne crois surtout pas que c'est uniquement une basse manœuvre de ma part. Norbert est surtout habitué à ma présence et c'est un gentil dragon capricieux qui n'aime pas qu'on lui change ses habitudes et donc il vaut mieux le perturber le moins possible. »
Charlie prit sa baguette et conjura un petit escalier de bois qui permettait d'accéder jusqu'aux étriers. Il prit la main du garçon et le guida.
« Après toi. »
Harry s'assit, peu rassuré, suivi de très peu par Charlie. La selle était très petite, le Survivant sentit tout contre son dos le corps du roux et se raidit, malgré lui.
« Shhh, Harry, tu peux te détendre, je ne vais rien te faire… »
Le dresseur de dragons avait susurré ses quelques mots au creux de l'oreille du garçon. Sa voix était basse et douce, enjôleuse. Harry essaya de se détendre, il n'était certes pas encore très à l'aise avec son corps mais il savait que Charlie avait raison, qu'il pouvait avoir totalement confiance en lui. Et puis, même s'il ne l'avait pas encore reconnu, c'était loin d'être désagréable cette sensation, d'être contre un corps qu'il savait déjà musclé. Charlie changea la corde en rêne, il en profita pour passer ses bras puissants autour de la taille fin du brun.
« Allez en route. Go ! »
Charlie avait hélé Norbert comme si c'était un cheval. L'animal s'envola aussitôt dans un immense nuage de poussière. Le décollage avait été très brusque et Harry fut pris de nausée.
« Je sais, c'est plutôt désagréable au début, comme sensation mais ne t'inquiète pas, cela va être beaucoup mieux par la suite. De toute manière, tu n'as plus le choix, tu ne peux plus revenir en arrière à présent. Tu me fais confiance ? »
Harry bougea légèrement la tête en guise de réponse et Charlie embrassa la tempe droite pour l'en remercier, faisant rougir le garçon. De toute façon, il devait bien admettre que le dresseur de dragons avait une nouvelle fois raison. Le nuage de poussière était retombé alors qu'eux montaient toujours plus, haut dans le ciel, à tel point qu'Harry se demanda s'il n'allait pas finir comme Icare avec les ailes brûlées. Après environ une minute, l'endroit d'où ils avaient décollé n'était plus qu'un point minuscule. La lumière diffusée à travers le ciel sans nuage gênait Harry qui tentait tant bien que mal de s'acclimater, plissant les yeux. Charlie qui se souvenait parfaitement de la première fois où il avait volé sur un dragon attendit pour que le brun puisse totalement profiter des sensations. Lorsqu'il vit les épaules d'Harry se relâcher, il fit tourner le dragon sur lui-même.
« Admire cette vue, Harry, tu ne verras sans doute rien de plus beau en ce monde. »
Le garçon laissa échapper une onomatopée, face à l'émerveillement. C'était un spectacle à couper le souffler. Il avait l'impression d'être encore plus libre et encore plus haut que lorsqu'il chevauchait son balai. Il admirait les Carpates à l'horizon, là où se trouvait le Château du Comte Dracula, là où il avait embrassé Charlie pour la première fois. Il frémit à cette pensée, d'autant plus qu'il sentait le corps de Charlie tout contre le sien.
« En route, Norbert. »
Le bruit émis par le dragon s'apparentait au hennissement d'un cheval. L'animal se cambra et fonça droit devant lui. Le vent s'engouffrait dans la chevelure brune et fouettait le visage du garçon qui n'avait pas eu une telle impression de liberté depuis des années, depuis son premier vol en balai peut-être. Il se sentait si fort, il sentait les écailles noires bouger en fonction de la respiration, sous ses jambes. Le dragon zigzaguait de droite et de gauche mais les deux hommes avaient largement le temps de profiter de la vue qui s'offrait à eux, des prés verdoyants et des forêts denses. A un moment, Charlie à la grande surprise d'Harry lâcha les rênes et étendit les bras.
« Tu as confiance, alors fais comme moi, Harry. »
Le garçon obéit et ôta ses mains des écailles et écarta les bras. Il avait l'impression de perdre totalement prise. Très vite, les mains de Charlie rejoignirent les siennes et les longs doigts blancs et fin du dresseur de dragons dansaient sur la peau blanche d'Harry. Le garçon tourna la tête de côté afin de mieux voir l'autre homme qui lui souriait gentiment. Le roux murmura :
« J'ai vu ça dans un film moldu qu'une amie m'a obligé à aller voir récemment. Les deux héros chantaient une petite ritournelle. »
Charlie avança lentement mais inexorablement son visage vers celui du garçon. Les deux bouches s'unirent et Harry ne fuit pas lorsque la langue du roux quémanda qu'il ouvre sa bouche. Charlie était tout naturellement le plus entreprenant dans ce baiser mais Harry s'était enhardi progressivement, sa langue dansant avec sa congénère. Le rouquin interrompit le baiser, très vite, trop vite à son goût.
« J'ai encore quelque chose à te montrer. »
Harry passa machinalement ses doigts sur les lèvres que Charlie avait meurtries agréablement. Le dresseur de dragons tira très fortement sur les rênes et Norbert piqua littéralement, en direction du sol. Harry fut obligé de se retenir en serrant fermement l'encolure, pour ne pas tomber, l'instant magique où il avait totalement lâché prise semblait alors bien loin. L'atterrissage fut encore plus désagréable et brutal. Harry, nauséeux, crut que sa dernière heure était venue. Dès qu'il le put, Charlie sauta à terre et tendit la main pour aider Harry à en faire autant. Le garçon n'avait aucune idée de l'endroit où ils étaient.
« Où sommes-nous ? demanda perplexe le Survivant une fois les deux pieds sur terre.
- Attends encore quelques minutes, chéri. »
Charlie attacha Norbert à un piquet qu'il avait conjuré après avoir caressé et félicité l'animal puis il sortit un foulard noir d'une de ses poches de robe. Après avoir joué avec de façon énigmatique, devant un Harry toujours aussi étonné, le rouquin le noua afin de cacher la vue du brun. Ils marchèrent quelques minutes, peut-être dix. Charlie serrant Harry dans ses bras le guidait, en lui susurrant des mots doux. Le brun avait essayé de se répérer mais sans succès. A peine, s'était-il rendu compte qu'ils avaient dû pénétrer à un moment donné dans une forêt, le soleil ne le réchauffant plus autant. Charlie s'arrêta net, alors que de toute évidence, ils venaient de quitter les bois, Harry put entendre le bruit de l'eau qui coule avant que le dresseur de dragons ne lui enlève le foulard.
« Admire. »
Harry fut ébloui par les lieux. Il se serait cru au paradis. Ils étaient tous les deux, en flanc de colline, dans une petite clairière baignée par la lumière du soleil qui rendait l'atmosphère irréelle et tellement paisible. En son milieu, une rivière s'écoulait joyeusement. Charlie s'éclaircit la voix avant de reprendre :
« C'est ma cachette secrète. J'ai découvert cette clairière, il y a quelques années et il me semble être le seul à la connaître… enfin jusqu'à aujourd'hui. Cet endroit est si calme, je voulais absolument que tu le voies avant de retourner en Angleterre.
- C'est magnifique.
- N'est-ce pas ? Suis-moi. »
Charlie le fit monter jusqu'à un endroit où tout était déjà préparé, une couverture à carreaux rouges, des paniers de fruits, des coupes et une bouteille de champagne baignant dans un seau rempli de glace.
« Mais, comment est-ce possible ?
- C'est magique, chut. »
Charlie était venu tôt ce matin par transplanage, pour tout installer tandis qu'Harry se douchait. Le garçon ne savait plus quoi dire et après tous ses événements, il se laissa simplement allonger sur la couverture et embrasser.
A suivre…
Alors que va-t-il se passer ensuite ? Attention, ceci peut être une question piège.
