Bonjour, tout le monde. Je n'ai rien publié depuis des mois et j'en suis navrée mais bon sans faire 3615 mylife, il s'est passé beaucoup d'événements dans ma vie perso (déménagement et changement de travail). Bref, vous m'en voyez désolée.
Voici, donc la suite de 'l'homme qui…'. La dernière fois, Harry pour son, anniversaire avait reçu un Aloupiou en cadeau et avait fini par admettre ses sentiments pour Charlie devant la famille Weasley qui avait déjà tout compris. Que va-t-il se passer ? Va-t-il faire marche arrière ?
A bientôt et bonne lecture.
Chapitre 10 : Le début de…
Harry regarda tout autour de lui. Toutes ses affaires semblaient en ordre. Sa malle avait déjà subi un sort de réduction. Hedwige, fidèle à elle-même, était dans sa cage, calme et silencieuse tandis qu'Aloupiou qui appréhendait son tout premier voyage hors de Roumanie ne cessait de tourner dans tous les sens et de crachoter des petits nuages de fumée. Ces vacances allaient prendre bientôt fin et Harry se sentait déjà irrémédiablement nostalgique. Pourtant, cela ne faisait que deux petites semaines qu'il était ici. Deux semaines… Ce n'était vraiment rien, juste un grain de poussière dans une vie, surtout dans une vie de sorcier mais aujourd'hui, tout paraissait tellement différent aux yeux du garçon. Harry laissa échapper un soupir de tristesse.
Alors qu'il n'avait pas bougé d'un centimètre toujours à fixer la cage d'Aloupiou, deux mains sorties de nulle part enlacèrent sa taille fine et élancée et le poussèrent sur le lit à proximité.
« Ah ! hurla le garçon, une expression de stupeur marquée sur le visage. »
Après ce petit cri, bien peu masculin, qui fit ricaner l'autre homme, Harry se redressa légèrement, sur le lit et frappa d'un coup de poing l'épaule de l'importun.
« Non, mais ça va pas dans ta tête de faire ça !
- Ca va très bien, merci et puis, ce n'était pas bien méchant.
- Crétin, répondit le brun, toujours en colère.
- Oh, oh ! Monsieur me semble de bien mauvaise humeur, aujourd'hui. Un problème, peut-être ?
- Non, tout va très bien ! Qu'est-ce que tu t'imagines ?
- Je ne sais pas… Que peut-être l'idée de partir te dérange, et que c'est ça qui te rend grognon, voire même triste.
- Je t'ai déjà dit que j'allais bien ! s'énerva le brun.
- Oui, évidemment, ce n'est que moi qui me fais des illusions. Pauvre de moi, gémit Charlie qui posa sa main droite contre son front, dans un geste des plus mélodramatiques. »
Le brun ne répondit rien à cette énième plaisanterie du dresseur de dragons qui lui servait actuellement de petit-ami et se contenta de sa moue boudeuse habituelle. Le garçon n'avait réellement aucune expérience en termes de relation amoureuse et il se sentait totalement perdu. Il n'avait absolument aucune idée du devenir de son amour d'été ou si même, il existait un potentiel devenir en dehors d'amener Charlie à la coupe du monde de Quidditch, pour le match Angleterre - Bulgarie.
Harry sentit toute sa joie de vivre fuir devant tant d'incertitudes. Mais, comme il ne voulait pas paraître faible face au roux et comme il n'avait aucune envie de lui montrer ses états d'âme, il se contenta de tourner la tête de côté, en direction de la fenêtre grande ouverte.
« Tu sais, Beauté, que tu seras toujours le bienvenu ici. Le fait que tu retournes en Angleterre ne va rien changer à ce que je ressens.
- Oui… Evi… Evidemment. »
Le brun avait légèrement bafouillé, du moins suffisamment pour que le rouquin se sente le besoin de réconforter son petit-ami. Il l'encercla alors de ses bras puissants et le refit basculer totalement, sur le lit, aussi facilement que si cela avait été une simple poupée de chiffon, sans force. Charlie se plaça sur le corps fin mais athlétique du garçon. Il monta les mains du brun au-dessus de sa tête, le poids de son corps plaquant l'autre corps contre le matelas.
« Tête de pioche, je viens de te dire que rien n'allait changer dans mes sentiments parce que tu retournes en Angleterre. Avant ta venue, je savais parfaitement, que même si j'arrivais à mes fins et sur ce point, j'ai obtenu bien au-delà de toutes mes espérances, cela ne t'empêcherait pas de retourner en Angleterre. Tu as une grande carrière comme attrapeur pour les Canons de Chudley qui t'attend, après tout. »
Le visage de Charlie était tout proche et Harry sentait le souffle de la respiration du rouquin.
« Et… Et toi ? Tu viendras me voir à Square Grimmaurd ? demanda le brun, en rougissant furieusement.
- Bien sûr mais il faut dans ce cas que tu m'invites à venir dormir chez toi. »
Charlie avait chuchoté d'une voix chaude sa réponse, tout contre l'oreille du garçon qui eut soudainement la gorge nouée. Harry, totalement pris de court, se contenta d'un faible hochement de tête. Charlie sourit devant sa mine déconfite.
« Eh bien, je dois prendre ça pour un 'oui', je suppose, donc quand ? Que dirais-tu de fin août ? Il me reste quelques jours de vacances et je suis sûr que si je demande à Julian de me remplacer, il en sera tellement heureux qu'il en jouira dans son pantalon.
- Eurk, c'est dégoûtant, fit Harry, visiblement écœuré.
- Oh, ne fais pas ton innocent. Je ne te crois pas un seul instant, quand tu fais ton dégoûté. Je suis certain qu'au fond, cette image de Julian se soulageant t'émoustille et ne te déplais pas du tout, bien au contraire.
- Mais, non pas du tout, bougonna le jeune homme.
- Menteur !, rigola Charlie. »
Le dresseur de dragons s'était débrouillé pour que le gamin écarte les jambes et ainsi mieux s'installer, encore plus près. Harry rougit encore plus devant cette nouvelle attaque du roux.
Depuis le jour de son anniversaire, les choses avaient changé, bien changé. Ils sortaient officiellement ensemble. Harry avait laissé une chance à Charlie. Pour l'instant, tout se passait on ne peut mieux si bien sûr, il faisait abstraction de toutes les blagues stupides que les jumeaux pouvaient sortir à la seconde, sur le fait que le dresseur de dragons aimait les petits jeunes et que, par conséquent, le brun devrait se méfier lorsque son petit-ami rencontrerait Teddy Lupin. Molly était très heureuse, après tout, elle avait toujours considérer Harry comme un membre de la famille et là, elle avait enfin une vraie raison. Depuis lors, au cours des repas, il ne cessait d'entendre Molly lui seriner qu'il était bien trop maigre et qu'il devrait prendre des forces. De plus, la règle qui voulait qu'on ne sorte pas avec la petite sœur de son meilleur ami ne s'appliquait apparemment pas lorsque l'on sortait avec le grand frère dudit meilleur ami, d'autant plus quand le grand frère avait sept ans de plus et pratiquement vingt centimètres. Ron l'avait donc bien pris, en tout cas beaucoup mieux que ce qu'Harry aurait pu imaginer.
Harry en était là, dans ses pensées, lorsqu'il fut surpris par un léger baiser déposé sur ses lèvres :
« Un sou pour tes pensées !
- Rien, il n'y a rien.
- Pourtant, tu m'avais paru ailleurs.
- Je me disais que nous avions de la chance finalement.
- A qui le dis-tu… »
Charlie baissa à nouveau son visage vers celui du plus jeune et embrassa tendrement cette bouche rouge, qui saignait très légèrement à force d'avoir été trop mordue. Il approfondit le baiser d'autant plus facilement qu'Harry se laissa faire gentiment. Ils avaient depuis quelques jours déjà dépassé le stade de la simple découverte et le jeune Attrapeur se désinhibait progressivement, laissant Charlie prendre entièrement possession de sa bouche. Les langues jouaient, se cherchaient, se fuyaient dans une danse lascive et sensuelle. Les mains râpeuses du dresseur de dragons avaient libéré leurs congénères et à présent glissaient sous le tee-shirt rouge et caressaient la peau fine et pâle du garçon.
« Harry… Harry… murmura hors d'haleine le dresseur de dragons, après avoir interrompu le baiser. »
Charlie fixait de ses yeux bleus, limpides le brun, il semblait sur le point d'ajouter quelque chose mais il n'en fit rien, restant bêtement silencieux. Cependant, le Survivant ne lui vint pas en aide et ne parla pas pour autant. Il attendait patiemment, n'ayant absolument aucune idée à propos de ce que le dresseur de dragons voulait dire. Le regard vert affrontait le regard bleu, seulement perturbé par le son de leur respiration. La gêne entre eux deux était palpable au moment où les deux semblaient attendre un geste ou une parole de l'autre. Finalement, Charlie céda le premier, pris d'un léger fou rire.
« Tu ne me facilites pas la tâche, tu le sais ça ?
- Pardon ?
- Rien, oublie.
- Je crois que tu en as trop dit là… Qu'est-ce que tu attendais que je fasse ? »
Harry s'était reculé et redressé sur ses coudes, fâché tandis que Charlie était toujours allongé, sa tête à présent, au niveau du thorax du garçon.
« Bon, tu vas répondre à la fin !
- Tu n'es pas gryffondor pour rien. La patience n'est pas ta première qualité.
- Tu te fiches de moi, en plus, connard. »
Harry attrapa un oreiller situé à proximité et le balança sur la tête de Charlie.
« Très bien, très bien. Je m'avoue vaincu. Tu sais, je t'ai un peu menti… »
Harry était sur le point de hurler 'je le savais, je le savais, tu n'en as rien à foutre de moi.' Mais il n'en eut pas le temps, le dresseur de dragons poursuivit sur sa lancée :
« Hum, hum, tu n'es peut-être pas obligé de partir tout de suite, après tout.
- Mais tu disais…
- D'où l'expression, 'je t'ai un peu menti', je vais finir par croire que tu ne m'écoutes jamais et que tu n'en as qu'après mon corps. »
La dernière réplique eut le mérite de faire partir le brun dans un éclat de rire pur et cristallin. C'était un peu le monde à l'envers, Charlie lui reprochant son attirance uniquement physique. Depuis combien de temps déjà était-il tombé dans la quatrième dimension ?
« Eh bien, je ne sais pas, la région a l'air de te plaire. Et puis existe-t-il quelque chose de mieux en ce bas monde que l'air pur des Carpates ? »
Charlie écarta les bras pour embrasser la totalité de la pièce.
Le garçon, une nouvelle fois, semblait totalement sous le choc et devant son manque de réactivité, le dresseur de dragons vint à son secours.
« Oublie, oublie, c'était totalement stupide de ma part. Un élan de Poufsouffle dans un corps de Gryffondor, cela n'apporte jamais rien de bon.
- Je trouve ça plutôt charmant, moi, répondit dans un sourire Harry. Tu ne veux pas me voir partir alors ?
- Eh bien, c'est que je m'y suis habitué à Aloupiou, mine de rien… Il me manquerait, tu sais.
- Tu n'es qu'un incroyable salaud.
- Connard, salaud ou charmant ? Va falloir choisir un jour, tu le sais bien.
- Mais je sais parfaitement ce que tu es…
- Tiens donc, tu m'en diras tant. Eclaire-moi sur mon moi profond dans ce cas.
- Je ne suis pas obligé de choisir entre les trois possibilités. Tu es tout simplement un Weasley… répondit dans un sourire le garçon. »
Le regard amusé du brun fit fondre Charlie qui ne résista pas plus longtemps et embrassa ces lèvres bien trop tentatrices. Harry, comme précédemment, n'opposa aucune résistance, il n'y avait aucune raison, il se sentait tellement bien, ainsi protégé entre les bras du dresseur de dragons. Le garçon frissonna légèrement lorsqu'il sentit les mains, de nouveau glisser doucement le long de sa peau blanche. Tandis que la bouche de Charlie avait quitté la sienne et s'attaquait à présent au bas de son visage et à son cou, Harry sentit à plusieurs reprises une langue humide passer sur sa peau légèrement rêche. Le garçon se raidit lorsque des doigts agiles s'attaquèrent à la boutonnière de son jean. Il avait beaucoup de mal à se concentrer, il ne pensait plus qu'à une chose, à ces doigts longs et habiles et lorsque la voix de son petit-ami se fit entendre tout contre son oreille, il dût le faire répéter.
« Pardon ?
- Ne t'inquiète donc pas, mon ange.
- Je, je… bégaya le garçon intimidé.
- Je sais ce que tu ressens.
- Ah bon ?
- Tu sais, je ne suis pas qu'un idiot, incapable de compréhension. J'ai été comme toi. »
Le brun haussa un sourcil étonné, si ce n'est sarcastique et l'homme légèrement vexé se vengea et pinça légèrement Harry au flanc.
« Qu'est-ce que ce regard signifie? Tu ne me crois pas ?
- J'ai du mal à t'imaginer dans MA situation.
- Et pourtant…
- Toi, dans le rôle du garçon naïf et inexpérimenté… J'aimerais surtout savoir face à qui ?
- Bon, peut-être pas aussi naïf que toi, tu es un champion en la matière, le roi des passifs au sens propre comme au sens figuré.
- Eh ! bougonna le garçon. »
Pour éviter une volée d'injures assez justifiées, Charlie se contenta d'un fugace baiser sur les lèvres résolument closes. Alors que le garçon se calma quasi instantanément, le rouquin poursuivit :
« Tu sais, je n'ai pas toujours été cet être sûr de lui que tu vois à présent. J'ai fait beaucoup de chemin et quelqu'un m'a moi aussi initié. »
Harry ne répondit rien et se contenta d'un simple hochement d'un air dubitatif.
« Que faudrait-il que je fasse pour que tu me croies ? De toute évidence, ce n'est pas le cas. »
Après avoir réfléchi quelques secondes, le jeune homme se redressa légèrement, s'appuyant sur ses coudes :
« Eh bien, dis-moi tout et je verrais bien si tu me mens ! »
Il mettait au défi Charlie et un fugace sourire franchit ses lèvres rouges.
« Si tu le prends comme ça et bien je vais tout te raconter dans les moindres détails, mais je ne suis pas sûr que tu sois prêt pour ça, répondit Charlie. »
Harry devait reconnaître une chose, le dresseur de dragons avait réussi à éveiller son intérêt même s'il ne voulait pas trop dévoiler cet état de fait ni se l'avouer. Le brun avala difficilement sa salive avant de se lancer :
« Dis-moi tout, je suis tout ouïe…
- Alors, fais attention, je ne te dirai que peu de mots : vestiaire, début de sixième année et Snape…
- Par… Pardon ? »
Sous le choc, Harry s'était brusquement relevé et Charlie reçut au passage un coup au visage.
« Eh, fais attention, veux-tu ! Je t'avais prévenu pourtant que tu n'étais pas prêt.
- Mais… Mais il est horrible. Beurk ! Comment tu as pu ?
- Eh bien, c'est très simple, c'est un coup d'enfer. Tu ne l'as jamais vu comme moi, nu comme un ver en train de se savonner. Encore aujourd'hui, rien que ce souvenir pourrait me faire bander. Et, dans le genre brun ténébreux taciturne et solitaire, je crois que je ne pouvais pas trouver mieux et c'est pour ça, d'ailleurs, que je tape à présent, dans le jeune éphèbe naïf, cela m'évite toute désillusion et puis comme ça, c'est moi qui initie les autres.
- Les autres ? Et combien d'autres initiés y a-t-il eu en tout ?
- Tu veux un décompte exact, vraiment ?
- Je… Je, bégaya Harry. »
Le garçon lançait des regards furtifs, éperdus. Il n'arrivait pas à prendre une décision, à savoir s'il devait poursuivre la conversation dans cette direction. Grâce aux jumeaux, Harry n'avait aucun doute que Charlie avait multiplié les conquêtes ces dernières années mais jusqu'alors c'était un phénomène lointain, qu'il pouvait simplement ignorer mais, en cette seconde, il n'y réussissait pas.
« Apparemment, cela te tracasse. Tu sais que je n'aurai jamais espéré que tu sois jaloux et je trouve cela particulièrement mignon. »
Pour confirmer ses dires, Charlie déposa ses lèvres sur son front, le rouquin sentit le brun se rebeller sous lui.
« Mais, je ne suis pas jaloux et puis, de toute manière, je n'ai aucunement le droit d'être jaloux. A moins de me tromper, tu n'es sorti avec personne d'autre, depuis que nous sommes ensemble, non ?
- Et, si je te disais que je te préfère jaloux, cela ne te rassure pas. J'aime bien l'éclat que j'ai vu dans tes yeux, tout à l'heure, lorsque je t'ai parlé de Snape. Je suis sûr qu'il me suffirait de peu pour que je puisse la revoir et te révéler à toi-même. Imagine-moi, âgé d'un peu plus de seize ans, guère plus grand que toi actuellement, me retrouvant face à un corps superbe et musclé juste ce qu'il faut. J'avais oublié mon vif d'or fétiche dans les vestiaires et je me devais de le récupérer au plus vite. Et c'est là, alors que j'ouvrais mon casier, j'ai entendu les douches s'enclencher. Je me suis demandé quel était ce malotru qui utilisait ainsi des douches réservées aux seuls joueurs de quidditch. Je me suis donc avancé sans bruit et je l'ai vu. Je l'ai vu pour la toute première fois et si tu veux mon avis, cet homme que tout le monde décrit comme une chauve-souris aux cheveux gras cache en fait un corps des plus appétissants sous ses énormes robes noires, tu peux me croire. Ses cheveux humides encadraient son visage. Il était tout simplement sublime et sexy en diable. J'étais comme pétrifié par cette vue incomparable et j'ai fait tomber quelque chose, je ne me rappelle plus ce que c'était, peut-être un livre, mais peu importe. Si j'avais voulu épier en secret, c'était un échec total et pathétique. J'ai entendu Snape crier et au lieu de fuir à l'autre bout du monde, je me suis avancé et… »
Charlie s'était arrêté et un sourire diabolique ornait ses lèvres finement dessinées. Il avait lancé un hameçon et Harry le goba avec la ligne toute entière :
« Et…
- Ca t'intéresse ?
- Non, enfin, je…
- Eh bien, la suite restera entre Snape et moi mais sache juste que cette scène a été dantesque, digne de figurer dans le livre des records, la plus fameuse scène de douche depuis Psychose *, si tu connais ce vieux film moldu.
- Il a tenté de te tuer avec un couteau ?
- N'importe quoi, pfff. Nous avons baisé comme des dieux.
- Tu me fais marcher, c'est ça ? Je ne te crois pas, mais alors pas du tout.
- Tu ne me crois pas ? A ta guise, tu ne sauras jamais à quel point Snape peut-être différent, entre des draps ou même sous un jet d'eau chaude. En tout cas, même si tu ne me crois pas, je vois bien que cela a produit son petit effet. »
Et pour marteler ses dires, Charlie passa une puis deux fois une main aguicheuse au niveau de l'entrejambe du garçon. Harry portait toujours son jean mais il se rendit confusément compte que Charlie avait fini de le déboutonner. Malgré tout, il se sentait de plus en plus, à l'étroit.
« Je peux t'aider à te soulager, murmura un Charlie plus séducteur que jamais. »
Harry se tortilla, à la fois impatient et inquiet. Il voulait que Charlie le 'soulage' comme le rouquin lui avait susurré si sensuellement mais il savait aussi que cela marquerait un nouveau tournant dans leur relation toute récente.
« Je… Je… bégaya lamentablement le garçon. »
Le brun avait l'impression d'être le dernier des crétins, ce n'était d'ailleurs probablement pas une impression. Ce n'était pas une fillette pourtant, il avait vaincu le plus grand mage noir de tous les temps. Il devait faire preuve de plus de force, de plus de détermination. En un mot, il devait se montrer ferme et il y parvint en bredouillant un pitoyable et pathétique 'Oui.' Lorsque Charlie l'entendit, il fit son regard de chat affamé et se lécha les lèvres d'anticipation. Il ne lui fallut même pas une minute pour qu'il se mette en action. Ainsi, le dresseur de dragons fit glisser le jean accompagné du boxer du garçon, libérant le sexe déjà durci du garçon. Harry avait sa gorge sèche, espérant et craignant la suite qui ne tarderait pas à venir. Il agrippa nerveusement les draps tandis que l'autre homme l'engloutissait en entier. Seul, un cri de stupeur réussit à franchir ses lèvres :
« Wouah ! »
Le regard amusé que Charlie semblait signifier 'je sais, je sais.' Mais il n'avait aucune intention de laisser sa proie fuir et aussitôt, il fit un mouvement de va-et-vient sur la virilité du brun. Harry se redressa un peu plus, ses yeux papillonnaient sous cette incroyable sensation de succion. Charlie passait et repassait sa langue sur la hampe avec délectation, savourant chaque centimètre parcouru. Il aimait voir le plaisir sur le visage d'Harry, les petites contractions au coin des yeux lorsqu'il passait sur une zone légèrement plus sensible. Le garçon qui n'avait pas l'habitude d'un tel traitement avait du mal à se contenir et il se tordait convulsivement, dans tous les sens. Le dresseur de dragons posa ses mains chaudes sur les hanches d'Harry pour le maintenir droit. Le roux amusé leva la tête et dit :
« Tu devrais te calmer un peu ou je risque bien d'y laisser quelques dents, à ce rythme.
- Je… Je… Pardon, murmura le brun.
- Oh, ne t'excuse pas, crétin. Il n'y a vraiment pas de quoi. »
Et aussitôt, il reprit son doux labeur. Il allait et venait, tandis que ses mains glissaient sur la peau pâle avant qu'il ne finisse par atteindre son objectif et faire surgir le liquide amer, translucide. Harry ne prit vraiment conscience de ce qui s'était passé entre lui et Charlie, que lorsque l'autre homme vint l'embrasser et qu'il se rendit compte que le baiser avait un goût particulier, un peu métallique. Charlie, sourire aux lèvres, était, à présent, à hauteur du brun, il frappa légèrement dans l'épaule d'Harry qui ne réagissait absolument pas :
« Alors ? Tu me sembles bien silencieux ! Ca t'a plu, j'espère !
- Je… Oui. »
Devant la rougeur qui montait sur les joues du garçon, Charlie répondit :
« Eh, mais il n'y a pas de quoi avoir honte, Harry.
- Je sais bien, c'est que…
- Ni d'être gêné. C'est tout à fait naturel et normal.
- Le sexe ?
- De vouloir faire plaisir à son partenaire. »
Harry qui jusqu'alors avait ses yeux obstinément fixés au plafond se tourna en direction de son petit-ami. Il essayait de lire en lui. Comment cet homme si beau et si spirituel pouvait être attiré par lui, gringalet à lunettes restait pour lui le plus grand des mystères ? Il sourit faiblement et passa son index au niveau du biceps droit dans une tentative mi-séductrice, mi-crédule.
« Je me demandais, tu voudrais que je fasse pareil ?
- Oh, oui, mais pas aujourd'hui.
- P… Pourquoi ?
- Oh, ne t'inquiète pas, tu as été parfait mais j'ai déjà d'autres projets pour toi.
- D'autres projets ?
- Hmm, hmm. »
Charlie faisait ses gros yeux de chat affamé. Sa proie était à sa portée et il n'allait pas la faire fuir. Il devait l'amadouer par sa tendresse et sa douceur, technique qu'il avait déjà éprouvée un certain nombre de fois auparavant et qui fonctionnait parfaitement. Il fit ainsi des légers baisers volatiles sur les joues imberbes du brun. Harry se laissait submerger par les sensations. Il n'était pas aussi naïf et il percevait parfaitement l'érection de Charlie contre sa jambe, à travers les tissus et il avait une idée très précise de ce qui risquait de se passer ensuite. Et même s'il ressentait une légère appréhension, il avait conscience qu'au fond de lui, il en avait tout simplement, tout autant envie que l'autre homme. Il avait l'impression de n'avoir jamais été aussi proche de quelqu'un, depuis sa plus tendre enfance. Bien sûr, Charlie se moquait souvent de lui mais une petite voix au fond de lui ne cessait de lui rappeler qu'il pouvait avoir une totale confiance en Charlie. Il avait la conviction que l'autre homme ne le ferait jamais souffrir intentionnellement. Il lui avait paru tellement sincère, lorsqu'il lui avait dit ce qu'il ressentait depuis tant d'années déjà.
Le brun se redressa et dit à très faible voix :
« Je suis prêt. »
Le rouquin, à ses côtés n'était pas sûr d'avoir entendu les mots prononcés si bas, ou du moins d'avoir bien compris ce qu'ils sous-entendaient. Mais Harry ne laissa pas pour une fois, la peur l'envahir et au contraire, il prouva une fois de plus qu'il était lui aussi un digne représentant de la famille des Gryffondors. Il ne cilla pas des yeux et répéta le doux sésame. Le dresseur de dragons ne put retenir un sourire de fleurir sur ses lèvres lorsqu'il se résolut à l'idée qu'il avait finalement parfaitement bien compris. Il aurait pu hurler, tellement cela l'emplissait de joie mais en tant qu'homme sûr de lui et classe, il se contenta d'un léger tressaillement. Charlie susurra un simple 'Tu ne le regretteras pas' dans le creux de l'oreille du jeune homme. Il avait bien l'intention de respecter sa parole et faire en sorte que tout se passe au mieux pour la première fois d'Harry. Et puis surtout, il n'avait aucun intérêt à ce que cela tourne au désastre, s'il voulait recommencer encore et encore, ce qu'il espérait sincèrement.
« On en a fini à présent avec les paroles et si nous passions à un peu plus d'action. »
Et pour bien marteler son propos, Charlie roula des hanches et pressa davantage encore son bas-ventre contre le garçon qui gémit de surprise et d'anticipation. Les yeux bleu électrique du dresseur de dragons fixaient les iris vertes, si particulières. Il attendait un contrordre pour tout arrêter mais rien ne semblait venir, sauf une pointe d'inquiétude qui brillait au fond de ses yeux. A présent qu'il touchait enfin au but, le dresseur de dragons sentait un regain d'énergie envahir son corps. Il prit la main du brun et la fit glisser sous ses vêtements. Harry le fixa, surpris, lorsque sa main frôla le sexe durci de son petit-ami. Il n'était pas gêné mais il ne savait trop ce qu'attendait l'autre homme ni comment s'y prendre exactement, il avala difficilement sa salive avant de demander :
« Guide-moi. »
Harry mordit ses lèvres jusqu'au sang après avoir susurré ces quelques mots. Il sentait, si c'était possible, ses joues devenir encore plus brûlantes et chaudes.
« C'est on ne peut plus simple. Je suis sûr que tu as déjà dû pratiquer cette activité sur toi-même lorsque tu étais seul dans ton lit. »
Le sourire du rouquin était un mélange parfait de gentillesse et de séduction. Sous les vêtements, Charlie entrelaça ses doigts avec ceux du garçon et il initia le mouvement, après avoir veillé à repousser ses vêtements. Tout d'abord, le geste était lent et ample, n'épargnant pas le moindre centimètre carré mais très vite, le dresseur de dragons accéléra le rythme, de même sa respiration s'emballait en parallèle et devenait plus erratique. De faibles râlements sortaient de sa bouche et se faisaient entendre, en alternance avec des cris d'encouragement. 'Continue... Plus vite… Vas-y.' Harry regardait le visage de son petit-ami se crisper peu à peu, sous le plaisir procuré. Le brun ne comprit pas tout de suite, lorsque les doigts de l'autre homme se retirèrent. Il poursuivit sur le même tempo obnubilé par le regard bleu qui le fixait avec une intensité rarement égalée. C'est à peine si Harry s'arrêta lorsque Charlie, après un ultime soubresaut se répandit dans sa main. Le roux prévenant fit apparaître magiquement un mouchoir qu'il tendit à Harry pour s'essuyer.
« Mer… Merci, marmonna un Harry perturbé après ce qu'il venait de faire.
- En l'occurrence, ce serait plutôt à moi de te remercier. D'ailleurs, je crois que je sais exactement mais il va falloir que tu patientes un peu, après le traitement que tu m'as fait subir. »
Harry avala difficilement sa salive. Il aurait tant aimé calmer la petite voix à l'intérieur de lui qui hurlait des cris de joie sans interruption. Et comme, il craignait que seuls ces petits bruits stupides puissent sortir de sa bouche, il se contenta de reposer le petit morceau de tissu taché sur la table de nuit. Perdu dans ses pensées, son regard resta bêtement fixé sur le petit meuble en bois délicatement verni, ce qui lui valut un léger coup de coude dans les côtes de la part de son partenaire de jeux.
« Tu as bien compris ce que je viens de te dire. Tu pourrais montrer un plus d'entrain, enfin je ne sais pas quoi mais je n'ai pas l'impression que cela t'inspire beaucoup. Tu te rends bien compte que tu me parais en totale contradiction avec ce que tu m'as dit il y a quoi ? Dix petites minutes tout au plus. »
Devant le regard vert qui se baissa légèrement, le dresseur de dragons sourit et rajouta 'Je plaisante, Harry. Le mot humour t'évoque-t-il encore quelque chose ?'
Une lueur mauvaise brilla au fond des prunelles si caractéristiques. Charlie se demanda l'espace d'une seconde, s'il devait se réjouir ou bien au contraire craindre le courroux du petit brun.
« Ah ! Ah ! Parce que cette petite sortie se voulait humoristique. Waouh, je n'aurai jamais cru ça possible mais, Snape a un concurrent sérieux pour le concours de l'homme le moins drôle de l'année. Je pense même qu'il est plus doué que toi pour faire des blagues, c'est dire… Et ça me fait me poser beaucoup de questions sur ton compte. Puis-je rester avec quelqu'un comme toi ? Tu sais bien que l'humour est toujours quelque chose de primordial dans un couple et je ne suis pas sûr de pouvoir m'investir dans une relation avec quelqu'un faisant des blagues aussi stupides et nulles. »
Harry posa son index sur ses jolies lèvres charnues dans un geste mi-insolent, mi-séducteur et sourit. L'homme s'était couché à nouveau sur le corps plus fin, prononça un faible 'Idiot' et tapota doucement le nez droit du garçon, avant de l'embrasser à nouveau. Les mains du dresseur bien vite se baladèrent le long du corps du jeune homme et commencèrent rapidement leur travail principal, déshabiller le brun. Harry aurait bien voulu en faire tout autant mais une tape légère sur ses mains l'en dissuada :
« Laisse-moi découvrir mon cadeau en premier, veux-tu ? »
Harry mit alors ses mains au-dessus de sa tête, un sourire lumineux et attendit que Charlie n'ouvre et ne profite de son cadeau.
* Référence au premier épisode de queer as folk US.
Reviews ? A suivre…
