Les questions tourbillonnaient dans l'esprit d'Hermione. Elle franchit les grandes portes du château. Il faisait un temps magnifique. Le parc était éclairé d'un soleil brillant. Le ciel bleu était épuré de tout nuage. Hermione traversa le parc, l'herbe crissait sous ses pieds une légère rosée s'était déposée dessus.

Enfin, Hermione parvint à la lisière de la forêt interdite, devant la cabane d'Hagrid. Elle s'avança. Il semblait que le cours venait tout juste de commencer.

Alors que les élèves étaient déjà affairés devant les Gnornus, Hermione se glissa discrètement près d'Hagrid.

Bonjour Hagrid, veuillez m'excuser pour mon retard, Rogue souhaitait me voir à la fin du cours.

Bonjour Hermione, répondit Hagrid.

Après l'avoir scruté un instant anxieux, il dit :

Hermione ?

Oui ?

Tu as une mine épouvantable. Comment te sens-tu ?

Bien, bien, merci. Je vais rejoindre Harry et Ron pour suivre le cours.

Hagrid ne répondit rien. Il observa sa silhouette squelettique s'éloigner en direction de ses amis.

Hermione arriva près des troncs d'arbre creux. Ses amis avaient déjà commencé à retirer les Gnornus qui infestaient la lisière de la forêt.

C'est répugnant, se plaignit Ron.

Beurk, c'est vrai que c'est immonde ces bestioles, répondit Harry avec une mine dégouté. Regarde-moi ça, c'est gluant. Oh ! Hermione, tu es là ! Que te voulait Rogue ?

Il voulait simplement me dire que ma potion était bien réussit, mentit-elle.

Ah.. D'accord, dit Harry visiblement peu convaincu.

Que faut-il faire de ces animaux ? Demanda Hermione.

Il faut les enlever de ces souches d'arbre, dit Ron. Pouah ! Tu as vu cette odeur ?

C'est vrai que l'odeur est nauséabonde, dit Hermione en plissant les yeux.

Hermione posa son sac sur une grosse pierre et se mit à genoux près d'eux. Elle enfila ses gants en peau de dragon et plongea à son tour la main dans la souche d'arbre. Après quelques secondes de recherche, elle en retira une masse informe, gluante et puante.

Hermione eu un haut le cœur.

C'est immonde, commenta-t-elle.

Ses deux amis, acquiescèrent, la mine aussi dégoutée. Après plusieurs dizaines de minutes de recherche, Hagrid demanda à sa classe de détruire la racine de développement des Gnornus.

Je vais ramener ces horreurs à Hagrid. Je reviens vous aider après pour faire aider à détruire cette souche.

D'accord, répondit Harry.

Ok, dit Ron.

Quelques secondes plus tard, Hermione revient les mains vite. Mais en arrivant devant les garçons, elle trébuchât sur une racine fuyante.

Harry qui avait vu Hermione vu la scène, se précipita à ses côtés.

Hermione, tout vas bien ? Tu es blessée ? Tu as mal quelque part ? Questionna Harry angoissé.

Je.. je crois que je me suis blessée au bras.

Harry prit délicatement le bras d'Hermione. En effet, sa robe était déchirée mais surtout, une large tâche de sang était apparue sur sa manche. Il entreprit de lui remonter la manche. Elle saignait abondamment, une large entaille et profonde était visible.

Ron, va chercher Hagrid s'il te plait, vite !

Ron couru chercher Hagrid.

Que s'est-il passé Harry ? Demanda rapidement Hagrid.

Hermione est tombée sur cette branche. Je l'emmène à l'infirmerie répondit le jeune homme.

D'accord, répondit Hagrid, vas-y.

Hagrid retourna calmer le reste de la classe qui s'était rassemblée en cercle autour d'Hermione. Drago était le seul qui était resté appuyé contre un arbre, ne disant rien. Il était terriblement pâle. Il continuait de se faire du souci pour la jeune Gryffondor.

Il entendit Pansy ricaner niaisement, ce qui eut dont de l'exaspérer plus que jamais.

Ferme la Pansy, dit-il sèchement.

Mais que t'arrive-t-il Dragonichou ? dit-elle d'une voix sensuelle.

Tais-toi, tu m'agaces.

Sur ces mots, il s'éloigna à grands pas en direction des deux gorilles : Crabe et Goyle.

Pendant ce temps, Hermione gravit lentement les marches qui les séparaient du parc du château. Harry avait vu. Il avait vu les cicatrices et les entailles qui parsemaient les bras d'Hermione. Ce n'était pas seulement à cause de cette chute. Elles étaient présentes avant. Que faisait-elle ? Harry le savait très bien, elle se scarifiait. Il le savait puisque lui-même s'était infligé cela à plusieurs reprises.

Ce qu'il ne saisissait pas en revanche, était ce qu'il a faisait tant souffrir. Pourquoi était-elle si malheureuse depuis la rentrée ?

Harry, dit-elle d'une petite voix.

Oui Hermione ?

Je ne veux pas aller à l'infirmerie.

Tu es blessée Hermione, il faut que l'on te soigne.

Ce n'est pas forcément utile, je peux me soigner seule.

Harry stoppa sa marche et se plaça devant elle. Il la fixa de ses yeux vertes et brillants. Hermione avait compris. Elle ne broncha pas.

Allons-y dit-elle.

Lorsqu'ils arrivèrent devant l'infirmerie, Hermione était nerveuse. Elle savait que l'infirmière allait se rendre compte des cicatrices.

Je t'attends à l'extérieur Hermione.

A tout de suite, répondit-elle.

Elle poussa les lourdes portes de l'infirmerie et entra. Aussitôt Mme Pomefresh accouru. Lorsqu'elle it le bras d'Hermione, déchiré et ensanglanté, elle l'a fit immédiatement assoir sur un lit.

Que vous est-il arrivé Miss Granger ?

J'ai trébuché lors du cours de soins aux créatures magiques.

Relevez votre manche, je vous prie.

Hermione s'exécuta. Durant une fraction de seconde l'infirmière se durcit.

Miss Granger, qu'avez-vous sur les bras ?

Quelques blessures en cours de soin aux créatures magiques.

Vous savez que c'est faux, je sais que c'est faux, à quoi sert-il de mentir ?

Pourquoi vous infligez vous cela ?

Hermione se mit à pleurer. Elle ne pouvait plus s'arrêter. Madame Pomefresh s'assit à ses côtés.

Miss Granger, reprit-elle d'une voix plus douce, que vous arrive-t-il ?

Est-ce la mort de vos parents qui vous affecte ainsi ?

… oui … c'est un tout, je n'ai plus envie de vivre, répondit Hermione dans un sanglot.

Ecoutez-moi, ce que vous faites actuellement est grave. Vous mettez votre vie en danger. Promettez-moi d'arrêter de faire cela, sinon je me verrais dans l'obligation de vous hospitaliser.

Hermione cessa de pleurer. Elle observa la vieille dame et dit :

Ne m'hospitalisez pas, je vous promets que je vais cesser.

Je vais déjà soigner votre bras droit, avez-vous des coupures ailleurs ?

Hermione acquiesça de la tête en baissant les yeux. Elle avait honte.

Très bien, nous regarderons ça après.

Hermione releva la manche de son bras blessé. Le sang continuait de couler par petits filets. L'infirmière saisit ses ciseaux et pince en argent. Elle prit une compresse qu'elle arrosa d'un produit désinfectant et l'appliqua sur la plaie béante. L'écorchure était profonde. Madame Pomefresh mit un film gras et quelques compresses. Elle entoura ensuite son bras d'un épais bandage. Avant qu'elle ne continue à soigner ses blessures, elle dit :

Miss Granger, j'ai encore une question. Comment mangez-vous en ce moment ?

Je mange bien.

Vous être très mince. J'aimerais vous pesez tout à l'heure.

Hermione ne répondit pas. Elle sentit son cœur tomber dans sa poitrine.

Montrez-moi les autres endroits de vos coupures s'il vous plait.

Hermione releva son autre manche. L'infirmière procéda de même que pour le premier bras.

C'est tout, demanda ? la vielle dame.

Hermione réfléchit quelques secondes : devait-elle montrer ses cuisses et son ventre ? Non, elle ne le voulait pas. Elle acquiesça lentement.

L'infirmière semblait avoir oublié la balance. Hermione sauta sur l'occasion. Elle remercia l'infirmière et après quelques recommandations, sortit rapidement de la salle immaculée.