Sebastian était stressé. Il avait beaucoup d'événements auxquels il devait être, pour promouvoir son dernier film. Il avait vraiment besoin d'obtenir une certaine libération et la seule façon qu'il connaissait de l'obtenir c'était de donner de l'argent à son sex-shop habituel.
Il connaissait tous les mecs qui travaillaient là maintenant. Enfin, pas personnellement, mais il connaissait tous les visages, s'était branlé en regardant tous leurs abdos, avait vu la plupart de leurs bites dans tous les états de mou à dur. Les moins prudes d'entre eux avaient même accepté de se branler devant le miroir pour de l'argent supplémentaire.
Ce jour-là, quand le caissier ennuyé lui avait dit qu'ils avaient un débutant, un vierge total pour le travail, il avait immédiatement voulu être celui qui verrait son premier show.
Il était confortablement assis dans le grand canapé rouge, attendant que le mec se montre, pensant que le meuble devait être difficile à maintenir aussi propre après toutes les fois où lui, ou d'autres hommes, avaient éjaculé dessus.
Lorsque le petit nouveau entra, Sebastian était abasourdi. Il était beau, long, mince, avec un cul à mourir. Pourquoi était-il même ici? Le gars aurait dû être une star avec ce cul.
Sebastian souri, bandant instantanément à voir le gars tellement nerveux. Il ouvrit sa braguette et se prit en main. Il commença à se caresser doucement, gémissant de plaisir. Le mec avait sans aucun doute des mouvements. Sebastian se demanda un moment comment ce serait de le regarder simplement se déplaçant nu dans sa cuisine le matin. Il était sûr que ce serait une belle vision, même s'il ne savait pas encore à quoi il ressemblait nu.
Quand la chemise s'en alla, Sebastian poussa un soupir. Cet homme n'était en rien comme les autres employés là. Ils étaient tous bâtis comme des statues grecques, avec des abdos prononcés. Celui-ci n'avait pas d'abdos, mais pourtant, son ventre était plat. Sa peau pâle était parfaite. Sebastian aurait aimé pouvoir taquiner ces petits tétons avec sa langue, se demandait si le mec aimerait ça comme Blaine avait aimé, les rares fois où ils s'étaient pelotés, ou s'il serait indifférent à la caresse comme Dave l'était. Il aurait voulu se perdre dans le creux de son nombril.
Sebastian n'avait jamais pu bander avec Dave après cette première fois au Scandals, quand il n'avait pas été techniquement avec lui, mais il avait aimé leurs relations sexuelles. Il avait aimé donner du plaisir à son petit ami, même si lui-même n'en tirait pas de libération physique. Il avait aimé regarder Dave s'effondrer sous ses doigts.
Le gars derrière la glace laissa lentement son pantalon descendre avec tant de grâce. Pas une seule fois avant Sebastian n'avait pu totalement oublier que ces gars-là étaient payés pour faire ça. Bien sûr, aucun d'entre eux n'avait agi comme s'ils savaient ce qui se passait de l'autre côté du miroir, mais quand même, c'était évident, des mouvements trop exercés pour être naturels. Celui-ci était différent, pendant quelques secondes, il oublia que le gars savait tout ce qui se passait de son côté de la vitre. Sebastian était tellement dur, découvrant ces longues jambes.
Il voulait mettre ses mains sur ses genoux et caresser lentement, embrassant doucement ses cuisses. Il voulait attraper ces globes parfaitement fermes. Il voulait être celui qui glisserait ses pouces sous la ceinture du boxer et demander avec un regard s'il il doit le retirer. Peut-être qu'il verrait du désir dans ces yeux bleus.
L'homme était enfin nu, sa queue était molle, reposant doucement sur ses testicules. Ca excitait Sebastian encore plus, il pouvait croire qu'il espionnait un voisin inconscient se changer en pyjama le soir. Il resserra son emprise sur sa queue, en regardant encore ce cul parfait. Il voulait glisser timidement un doigt pour juste effleurer le petit trou, voir si le mec aimerait ça. S'il aimait, il se demandait si ses doigts seraient assez pour lui ou s'il voudrait plus. Serait-il un total connard comme Blaine et serait tellement bouleversé si Sebastian n'était pas excité.
Surtout, pas pour la première fois, il se demandait comment c'était de pouvoir bander avec quelqu'un qui soit vraiment là et ce que c'était de plonger lentement à l'intérieur d'un autre mec. Quel effet ça ferait de voir sa propre queue disparaître entre ces fesses d'un blanc crémeux.
Il sentit cette sensation familière dans ses entrailles, le signe de son orgasme approchant. Mais juste à cet instant, le mec se retourna et regarda le miroir intensément. Juste comme s'il voyait à travers le miroir et regardait directement Sebastian.
« Putain. Non, non, non, non, non. Ça ne peut pas ... » Sebastian jura, sentant sa queue se ramollir dans son poing. « Allez, qu'est-ce qu'ils leur apprennent? C'est censé être un putain de miroir. »
Peu importe à quel point il essaya, rien de ce qu'il fit ne le fit bander à nouveau. Il grogna de frustration, il était si proche, il allait jouir encore plus fort que de voir Dave dans les toilettes la première fois. Il soupira de façon spectaculaire, se remplaçant dans son pantalon et refermant sa braguette.
Il était furieux. Il alla avec colère vers le comptoir et hurla au pauvre caissier qui n'avait rien fait pour l'énerver.
« Il m'a vu! Votre un miroir sans tain n'est rien de plus qu'une putain de fenêtre. Il a réussi à me voir à travers. »
« C'est impossible. » Le caissier essaya de contester.
« Arrête tes conneries, je sais ce qui s'est passé. Il m'a vu. Bon sang, il m'a regardé. »
« Il ne pourrait pas ... »
« Ne me dites pas qu'il ne m'a pas vu, parce que j'ai vu ses yeux sur moi, il m'a regardé droit. Dans. Les. Yeux. »
« Il ne l'a pas fait. »
« Il l'a totalement fait. »
« Tu vas la fermer et me laisser parler pendant une seconde. » Le caissier cracha, se levant. « Il ne t'aurait pas regardé, même s'il n'y avait pas eu une fenêtre entre vous deux. Il ne pourrait pas, il est aveugle. »
« Il ... quoi? »
« Oui, je suis sûr que tu te sens comme parfait abruti maintenant. Il est aveugle depuis qu'un chauffard ivre l'a renversé il ya quelques années. »
« Je ... je le veux. Chaque fois que je viens ici, je le veux. La prochaine fois je le veux avec moi. »
« Quel changement d'esprit maintenant. Mais il ne sera pas d'accord. Le mec est coincé. Il serait n'importe où ailleurs s'il avait le choix. Il a précisé qu'être un strip-teaseur était assez dégradant, il n'irait jamais aussi bas que de se prostituer. Ses mots, pas les miens. »
« Dites à votre patronne que je suis prêt à payer un demi-million de dollars pour l'avoir. Ca devrait être suffisant pour le détendre. »
« Je ne serais pas si sûr. L'homme place vraiment de la fierté dans sa pureté. »
« Eh bien, dites à votre patronne l'offre, je suis sûr qu'elle peut trouver les bons arguments pour lui faire accepter. Surtout si elle sait que c'est soit le faire accepter soit nous perdre moi et tous mes amis comme clients. »
« Je lui dirais. Mais n'espère pas trop. »
« Ne t'inquiète pas pour moi. »
