Le lendemain, Sebastian était au sex-shop à l'heure exacte où son magnifique strip-teaseur était censé arriver. Il avait eu un appel de Claire, la veille, à peine treize minutes après avoir quitté son bureau (pas qu'il ait compté) pour lui dire qu'elle a acceptait son offre.
Donc, il était là à attendre qu'il arrive pour le ramener chez lui. Il était sûr qu'il allait avoir la semaine la plus agréable de sa vie. Il allait pouvoir se branler en regardant le strip-teaseur juste se préparer le matin. Il pourrait faire ce qu'il voulait de l'homme; le voir jouir fort sous ses caresses.
Il attendait à l'extérieur de sa voiture. Quand il vit arriver le strip-teaseur, son visage s'illumina comme il ne l'avait pas été depuis qu'il avait rompu avec Dave. C'était malsain, il le savait, de lentement s'attacher à un homme qu'il payait pour avoir le droit de l'espionner pour son propre plaisir, mais il ne pouvait pas s'en empêcher.
« Salut beauté. Laisse-moi t'aider à monter dans la voiture, Jeffrey va mettre ton sac dans le coffre, d' accord? » Sebastian demanda doucement.
« Qui est Jeffrey? »
« C'est mon chauffeur. »
« Bonjour Monsieur. Je peux prendre votre sac? » Dit Jeffrey respectueusement au jeune danseur.
« Euh, bonjour Monsieur. Oui, vous pouvez. » L'homme répondit, tendant son sac au conducteur comme s'il pouvait le voir.
« S'il vous plaît, appelez-moi Jeff, c'est comme ça que monsieur Smythe m'appelle. »
« Il peux vous appeler par votre prénom, mais vous devez lui donner du monsieur Smythe? C'est un homme riche typique. »
« Oh non, je l'appelle habituellement par son prénom aussi. Il m'a seulement demandé de ne pas l'utiliser en face de vous avant qu'il ne sache le vôtre. »
« Jeffrey est en fait un de mes meilleurs amis. Je le connais depuis le lycée. Monte maintenant beauté. » Dit Sebastian, prenant le strip-teaseur par le bras et le guidant doucement vers la voiture.
« Pourquoi c'est si important pour vous de connaître mon vrai nom? » demanda le strip-teaseur, attrapant sa ceinture de sécurité.
Sebastian réfléchit pendant quelques secondes. Il n'avait pas pensé à tout, vraiment.
« Je ... je ne sais pas vraiment. Tu es ... spécial, je suppose. C'est juste que ... Je ne peux pas expliquer pourquoi, mais je veux tout savoir de toi. »
« Vous payez mon patron pour qu'elle me menace pour que j'aille chez vous pour une semaine et que je vous permette d'utiliser mon corps à tout moment et de toute les façons que vous voulez. Nous ne sortons pas ensemble ou quelque chose, nous ne sommes même pas amis, monsieur Smythe. » Le danseur gronda. « Ce n'est pas comme si nous devrions connaître le nom de l'autre du tout. »
« Je ne vais pas utiliser votre corps. » Murmura-t-Sebastian. « Pas de la manière que vous pensez du moins. »
« Oh je suis chanceux, vous n'allez pas me baiser, si vous le dites. Désolé de vous dire ça, mais ce n'est pas moins dégradant si vous me demandez de vous baiser. »
« Tu es injuste, tu ne me connais pas, tu ne sais pas pourquoi j'ai payé. »
« Je vous connais, vous êtes tous les mêmes malades pervers trop laids ou insupportables pour vous trouver de vrais petits amis donc vous finissez par payer des mecs désespérés comme moi pour pouvoir vous branler tout en nous regardant nous déshabiller. Le fait que vous ne soyez pas un de ceux qui attendent de nous de bander ou même de nous branler ne vous rend pas meilleur que les autres. »
« Tais-toi. Tais-toi maintenant. Je ne suis pas mieux que quiconque. D'une certaine manière, je suis encore pire. » le coupa Sebastian. « Le pire. » Il ajouta dans un souffle.
« Oh, et qu'est-ce que vous allez faire pour me faire taire? Ne pas payer Claire? C'est pas comme si elle allait me payer différemment de toute façon. Me mettre votre bite dans la bouche? Pas comme si ça ne m'était jamais arrivé avant, j'ai eu des petits amis qui n'aimaient ma bouche que étirée autour de leurs queues. »
« S'il te plaît, arrête. Juste ... arrête. » demanda Sebastian, d'un ton blessé.
Ca sembla être assez pour que le danseur s'arrête vraiment de parler. Il sembla même gêné pendant une seconde. La fenêtre entre eux et Jeffrey descendit.
« Messieurs, nous y sommes. Vous voulez que je prenne vos bagages en haut? »
« Non, merci Jeff, je vais m'en occuper. Tu peux rentrer chez toi, je t'appellerai si nous avons besoin de toi avant qu'on ait à le ramener. »
« Merci S ... monsieur Smythe." Jeff répondit, laissant presque échapper le prénom de Sebastian. "À bientôt. Profitez de votre semaine ici Monsieur. »
Sebastian aida son invité hors de la voiture, prit son sac et le guida à la maison.
« Donc, votre prénom commence par un S? S. Smythe? SS, comme l'armée nazie? C'est intéressant. »
« Je préfère quand l'initiale de mon deuxième prénom est utilisé aussi, si ça ne te dérange pas. Au moins SOS sonne moins offensant. »
« Steve Owen? » le danseur essaya.
« Tu ne sauras pas si je ne sais pas le tien beauté. »
« A votre place, je ne parierais pas. » Le gars dit, amusé.
« Est-ce que je devrais ... te montrer ta chambre, peut-être tu veux faire une sieste? Ou manger quelque chose avant, ou boire ... Je ne sais pas. »
« Je n'ai pas pris un avion pour venir ici, vous savez. » Le gars dit, en riant, et ce rire sonnait angélique à l'oreille de Sebastian.
« Ouais, c'est ça, quel idiot je suis. Je te montre ta chambre quand même? »
« Je ne sais pas S, vous avez payé, qu'est-ce que vous voulez faire? »
« D'accord, on va t'installer dans ta chambre. » Dit Sebastian., prenant le bras du danseur pour le guider vers la chambre d'amis.
« Vous savez, en fait, je peux marcher sans votre aide, je le fais tous les jours depuis ... Eh bien, depuis quelques années. »
« Désolé, je pensais que, puisque tu ne connais pas la maison ... »
« Je plaisante S. » dit le gars avec ce beau rire à nouveau. « Pas tout à fait, je veux dire, je peux marcher par moi-même, mais vous avez raison, je ne sais pas où nous allons exactement. »
« Oh, très drôle. Donc, allons-y. » Sebastian dit, ouvrant la porte. « Voilà le lit, ne t'inquiète pas, j'ai changé les draps. Ca c'est le placard, je t'ai laissé un peu de place pour tes vêtements si tu veux. Et cette porte ici mène à ta salle de bains. Mais tu peux utiliser la mienne chaque fois que tu veux. » Il expliqua, laissant son invité sentir les choses avec les mains.
« Je ne comprends pas. J'ai ma chambre, de la place dans le placard pour mes vêtements, ma propre salle de bain. Est-ce que c'est le cadeau je reçois parce que vous allez me torturer et me laisser mort? »
« Tu es juste mon invité. Mon ... invité spécial. »
« D'accord. Alors, qu'est-ce que vous attendez de moi. Je reste dans cette chambre et quand vous voulez que je gagne l'argent de Claire, vous venez et me faites faire ... ce que vous voulez que je fasse? »
« Je m'attends juste à ce que tu vive ici, comme si je n'étais pas là du tout. Prends-le comme des vacances. Je ne vais même pas être là tout le temps, alors n'hésite pas à rester nu parfois. Je vais te montrer la maison comme ça tu pourras, tu sais, marcher sans aide. »
Donc, c'est ce qu'ils firent. Sebastian lui montra toutes les pièces, le laissant entrer dans toutes pour qu'il puisse savoir comment le mobilier était installé. Il lui montra où les choses étaient dans la cuisine, s'excusant quand il réalisa que tout n'était pas prévu pour les aveugles pour savoir ce que les boîtes contenaient. Il montra même sa propre chambre à l'homme.
« Si jamais tu as un cauchemar. » dit-il malicieusement, mais il y avait une expression inquiète sur le visage de l'autre homme, alors il laissa tomber le sujet et ils allèrent dans la pièce voisine.
Sebastian ne savait pas à quoi il s'était attendu. C'était juste comme s'il ne pouvait pas supporter d'imaginer d'autres hommes regarder le danseur se déshabiller pour eux. Ca semblait obscène et le beau, le magnifique, le parfait Porcelaine, quel que soit son vrai nom méritait d'être adoré. Alors il allait lui donner autant d'adoration que possible pendant une semaine.
