Titre original : Eight
Auteur : Lily Elizabeth Snape
Traductrice : PetiteMary
Disclamer : Les personnages sont à J.K. Rowling, l'histoire est à Lily Elizabeth Snape. Je n'agis qu'en tant que traductrice.
Résumé : Harry, âgé de huit ans, se fait maltraiter par les Dursleys. Rogue est un sorcier particulièrement froid et distant. Severus peut-il offrir à Harry l'enfance à laquelle il n'a pas eu droit?
Note de la traductrice
J'en suis à la moitié de la traduction du one-shot dont je vous ai déjà parlé! Je crois que d'ici la fin de la semaine ça devrait être terminé, à ce rythme =).
Précédemment, dans le Chapitre 19 :
« Ton anniversaire, Harry. C'est ton anniversaire, grogna-t-il.
- Oui, monsieur. »
Mon anniversaire! À chaque fois que les Dursley s'en souvenait, ils faisaient tout pour que ma journée soit encore pire.« Ça va être différent avec mon Snape, n'est-ce pas? »
Chapitre 20
Ma tête bourdonnait et je devais forcer mes jambes à rester en place. Il allait sûrement me crier dessus pour avoir autant la bougeotte si je continuais.
« J'ai pensé que tu aimeras avoir un de tes cadeaux maintenant. »
Parrain dit qu'il descendait à la cave. Cadeaux! J'allais avoir des cadeaux! Et il avait dit « un de tes cadeaux! », ça voulait dire qu'il y en aurait plus d'un, n'est-ce pas? Qu'est-ce qu'il aurait pour moi? Peut-être un autre jouet? Ou un livre?
Sa voix résonna alors qu'il remontait les marches de ciment.
« Ce n'est pas emballé, puisque ça aurait été difficile… »
Puis, je l'aperçus. Je pus voir ce que c'était. Cet anniversaire serait comme tous les autres! Pourquoi m'étais-je laissé aller à espérer?
….
Le visage du petit s'assombrit. Il avait l'air complètement affolé quand j'arrivai vraiment dans la pièce. Avait-il peur des hauteurs? Je n'en avais pas eu l'impression… il avait grimpé sur les comptoirs assez aisément pour nettoyer les armoires de la cuisine.
Devenait-il gâté? Ou peut-être s'attendait-il à un modèle plus récent? J'avais seulement acheté un modèle d'entraînement, rien d'extraordinaire, pour commencer. Malgré cela, le prix était quand même considérable. C'était beaucoup plus que tout ce que j'avais pu recevoir pour un anniversaire!
« Et bien, si tu ne le veux pas, je peux le retourner, et tu feras sans! »
….
Il laissa tomber la chose, faisant tout un fracas. Comment avais-je pu laisser mon visage indiquer ce que je ressentais? Je n'étais pas si idiot! J'avais été mieux entraîné que ça! Stupide, stupide!
« Je… je suis désolé, monsieur. Désolé! Je l'aime b-beaucoup, monsieur! »
Je fit un grand sourire et commençai à balayer le plancher de la cuisine avec mon nouveau balai. Il avait l'air plutôt vieux, mais il était nouveau pour moi. Puis je remarquai que j'avais laissé le plancher se salir. Peut-être que c'était pour ça que je recevais un pareil présent!
Puis il se mit à rire de moi. Encore rire de moi, comme il avait l'habitude de le faire. Parfois, oncle Vernon faisait ça lui aussi – être vraiment gentil pour qu'au moment où il était de nouveau méchant ce soit encore pire. Ses rires m'arrachèrent des larmes. Je toussai, essayant de les couvrir.
« Petit – Harry! Stop! dit-il d'une voix étrange. Je comprends pourquoi tu semblais si triste. Le balai n'est pas pour balayer, petit nigaud. C'est un balai d'entraînement. »
Je ne comprenais pas. Il éleva ses mains et continua : « Pour voler! »
….
Pauvre enfant. Je lui avais encore fait peur avec mon horrible tempérament. Il était encore aussi blanc que Sir Nicholas.
« Je n'avais pas l'intention de t'effrayer. Je vois que c'est tout ce que j'ai réussi à faire.
- V-voler, monsieur? » Il était sceptique, hésitant.
« Oui, voler, pas nettoyer! Souviens-toi, tu es un sorcier, Harry. »
Immédiatement, ce fut comme s'il avait une fée s'agitant dans sa poitrine.
S'éclairant, il demanda : « Les sorcières volent vraiment sur des balais, monsieur? »
….
« J'ai posé une question! Je n'aurais pas dû, mais je l'ai fait, et maintenant il répond… »
« Oh, oui, Harry. Et les sorciers aussi. Allons, nous pouvons voler sur le terrain de Quidditch de Poudlard. »
« Le Quidditch est réel, comme l'a dit Poppy? »
Je retins cette question avant qu'elle ne s'échappe de mes lèvres. Et il avait dit Poudlard, donc je risquais de voir Dumbledore.
« Pourquoi devons-nous toujours retourner là-bas? »
Mon Snape courut à la cave et revint en portant un plus grand balai qui semblait plutôt miteux. Il prit ma main, et en un clignement d'œil malmené, nous atterrîmes devant les grilles du château. À mon soulagement, nous ne marchâmes pas en direction de la grande entrée du château, mais nous dirigeâmes plutôt vers des collines herbeuses jusqu'à des tourelles multicolores avec des drapeaux médiévaux. C'était un grand terrain, avec des estrades et des anneaux et je savais que ça devait être vrai! Je savais que je volerais – ici, aujourd'hui – maintenant, le jour de mon plus bel anniversaire!
« Bon anniversaire, Harry! Tu es un vrai fils, maintenant! »
….
Le petit était de nouveau ébahi. Je m'arrêtai pour contempler son air ravi avant de retourner aux choses pratiques et de lancer plusieurs charmes d'intimité et de protection. Que Merlin aide qui que ce soit tentant d'espionner aujourd'hui!
Sur une impulsion, je m'élevai dans les airs sur mon balai, me sentant plus libre que depuis… peut-être plus libre que je m'étais senti de ma vie. Harry laissa échapper un « Woooow! » impressionné qui me fut porté par de doux vents tièdes. Je touchai le sol à côté de lui, lui tendit l'Étoile Filante ensorcelé à l'épreuve des enfants, et commença à expliquer. Avant que je sois capable de dire deux syllabes, il était dans les airs, extasié et détendu. Il avait un talent naturel! Nous passâmes deux heures à tournoyer dans le ciel, nous suivant et nous pourchassant joyeusement. Avec regret, je réalisai qu'il était presque midi; il valait mieux aller récupérer Poppy.
Le petit me sourit et prit ma main tandis que nous quittions le terrain. Toutefois, une fois plus proche du château, il commença à traîner, juste un peu, un air d'appréhension l'envahissant clairement.
« Devrions-nous passer par un autre chemin, Harry? Aimerais-tu voler avec moi jusqu'à la fenêtre de l'infirmerie pour inviter Poppy? »
Son sourire rayonnant m'aveugla presque.
Un battement de cœur plus tard, il cognait innocemment à la fenêtre, ce qui produisit un hurlement de la médico-mage. Elle fit disparaître la fenêtre et me lança son plus terrible regard de mère-poule.
Je lui répondis par un sourire narquois et dis : « Nous allons transplaner à la maison dans un moment. Voulez-vous passer par la cheminée? »
Elle soupira, laissa retomber ses bras et se dirigea vers le foyer.
« Tu penses qu'on peut la battre, Harry? »
Il hocha la tête avec force et nous filâmes!
….
C'était égalité! Poppy trébuchait dans la grille juste au moment où nous apparûmes dans la pièce principale. Elle n'était pas sale, cette fois! Ça me fit me sentir mieux.
« Joyeux anniversaire, Harry! » dit-elle d'une voix forte en m'attirant dans une grosse étreinte. Ça ne fit pas mal, cette fois! C'était génial!
« Alors, qu'avez-vous planifié, Severus? demanda-t-elle après m'avoir posé par terre. Je présume que vous avez du gâteau?
- Vous présumez bien, Poppy, et arrêtez de me regarder comme si j'étais un garçon errant! »
Des cadeaux, une fête et un gâteau? Pourquoi faisaient-il tout ça pour moi? Je ne le méritais pas, ça j'en étais certain!
….
« Notre ami moldu devrait être là dans une demi-heure. J'ai le sentiment que Harry devrait ouvrir ton présent maintenant, Poppy, puisque ça pourrait parraître un peu bizarre pour un moldu. Devrions-nous nous asseoir?
Je n'aurais jamais cru que recevoir aurait pu être quelque chose d'agréable en possédant une habitation dont on pouvait être fier…
« Je dois dire, Severus, vous vous êtes surpassé. Personne ne croirait que le hargneux maître des potions ait un tel don pour la décoration. » Elle me complimentait?
Le garçon oscillait. Ma première pensée fut de lui demander où il voulait s'asseoir, mais je réalisai rapidement que ça risquait de le faire paniquer.
« Harry, assis-toi sur le canapé avec Poppy. Elle va te donner son cadeau. » dis-je en donnant la commande aussi doucement que possible. Le petit n'en fit pas de cas, donc je pris pour acquis que j'y étais pavenu.
Ses yeux étaient grands comme des soucoupes quand Poppy tira de sa poche un petit paquet de la taille d'un petit pois et l'agrandit. Elle lui tendit le paquet emballé dans du papier doré avec des rubans verts et répéta, tendrement : « Joyeux anniversaire, Harry. »
Il me regarda en quête d'approbation, hésitant.
« Bien sûr que tu peux l'ouvrir, Harry. »
Finalement, il fit quelque chose de la manière attendue de la part d'un petit garçon : le papier doré fut déchiré en lambeaux et les rubans écartés en un clin d'œil. Arrivé à la boîte, toute fois, il s'arrêta, soudainement horrifié du désordre. Il commença à ranger rapidement, gémissant des excuses. Je fis disparaître le papier et m'agenouillai à côté de lui, tendant la boîte.
« Ouvre-la et regarde ce qu'i l'intérieur. » Je l'encourageai, souriant presque.
Après un moment d'indécision, il souleva le couvercle. Son cadeau flotta pendant une fraction de seconde, puis vrombit au-dessus de nos têtes, filant comme une flèche d'un côté à l'autre. Harry débordait d'une joie enfantine.
« Un choix parfait, Poppy. Merci. »
Elle repoussa les remerciements, mais se redressa fièrement malgré tout.
J'avais pris la bonne décision; ce n'était définitivement pas un cadeau présentable pour un moldu!
