Encore une fois je n'ai réussi qu'à publier que deux moitiés de chapitre, par manque de temps :( Suite à une review qui me l'a fait remarqué, je sais que ce n'est pas idéal d'être ainsi à cheval sur deux chapitres toutes les semaines et essayerai rapidement de remédier à cette situation, soit en publiant seulement la fin d'un chapitre une semaine, soit un chapitre et demi ! Voili voilou ! Sinon un grand merci pour vos reviews, ca me fait super plaisir ! J'espère que cette partie vous plaira ! Bonne lecture !


Chapitre 7 : Excursion nocturne

Le son de notre course résonnait dans le noir. Le miaulement presque sadique du vieux chat de Rusard retentit une nouvelle fois derrière nous, beaucoup trop proche.

- On n'arrivera jamais au dortoir à temps, m'alarmai-je à voix basse, tout en redoublant de vitesse. La boule de poils est en train d'appeler Rusard !

- Je ne sais même pas où nous sommes, geignit Lily en serrant le dessus de sa hanche, visiblement en proie à un point de côté. Ils se ressemblent tous ces foutus couloirs, la nuit !

- En plus on a perdu Catherine ! Pour une fois que je ne serais pas contre une de ses idées pourries !

Nous atteignîmes une intersection. Je n'y voyais rien et utiliser un Lumos revenait à peu près à allumer un gyrophare et brandir un panneau lumineux « Nous sommes là, nous sommes là ! », ce qui de mon point de vue, ne nous serait pas d'une grande utilité dans l'objectif actuel : revenir au dortoir Gryffondor sans récolter d'un mois de retenue au passage. Je pesai le pour et le contre. Droite, gauche … Allez droite, soyons fou.

- On a qu'à se séparer, proposa Lily, le souffle court, alors que je m'apprêtais à emprunter le couloir de gauche, par pur esprit de contradiction avec mon cerveau, qui ne m'avait pas pondu une seule bonne idée depuis environ 3 semaines.

Euh … Pardon ?

- Ca va pas bien ?

- Bah au moins, comme ça, au pire, il n'y en aura qu'une seule de nous deux qui se fera prendre, le chat ne peut pas suivre deux personnes en même temps ! argumenta rapidement Lily.

Idée de merde ! On sait très bien que c'est encore moi qui vais me faire avoir…

- On se retrouve au dortoir ! me lança Lily sans me laisser le temps de protester en se dirigeant vers la gauche.

Hé mais c'est mon couloir !

Un nouveau miaou se fit entendre derrière moi plus proche cette fois, me faisant sursauter.

Ok. Time to go !

Je me remis à courir. Bien évidemment, ce fut après moi que la boule de poils s'élança. Traitant mentalement Lily de tous les noms d'oiseaux qui me passaient par la tête, je redoublai de vitesse, zigzaguant à l'aveuglette dans le noir. Trébuchant soudain contre une marche d'un escalier que je n'avais pas vu, je me rattrapai à une armure et l'entrainai dans ma chute, causant un vacarme monstre qui, j'en suis persuadée, résonna jusque chez Hagrid.

Oops.

Les tableaux à côté de moi se mirent à me hurler dessus pour les avoir dérangés au beau milieu de la nuit, créant un second tintamarre, qui réveilla surement la deuxième moitié du château ayant été épargné miraculeusement par le premier boucan. Pour couronner le tout, le vieux matou du concierge, qui m'avait rejoint durant ma chute, s'installa tranquillement à côté de moi, en miaulant à la mort afin d'appeler son sinistre maître sur les lieux du crime. Paniquant complétement, je balançai un coup de pied à l'agaçant animal puis me remit debout en une fraction de seconde et me repris ma course, bifurquant à droite à la première intersection. Je fus soudain tirée sur le côté par un bras qui avait saisi ma taille, tandis qu'une seconde main se plaquait sur ma bouche, étouffant mon cri de surprise. Quelqu'un me plaqua dos contre le mur, derrière une tapisserie couvrant une large concavité dans la pierre de dimension d'environ 2 mètres carré. Sans relâcher sa pression sur mes lèvres, la personne posa un doigt sur sa bouche, m'indiquant clairement le silence. Je reconnus Lupin. Toute peur disparue, je hochai la tête.

- Ou sont-ils passés ? Cherche mon tout beau, cherche, entendis-je minauder Rusard à son animal de compagnie à quelques pas de nous.

Lupin se colla contre moi, désireux ne pas se trahir en faisant bouger la tapisserie. Mon rythme cardiaque s'accéléra. Je sentais sa poitrine musclée se soulever rapidement selon sa respiration saccadée, son odeur masculine emplissait mon nez. Son souffle caressait doucement mon visage, sa deuxième main était posée contre le mur à quelque centimètre vers la gauche de ma tête, et malgré la situation, je ne pus m'empêcher de le trouver extrêmement canon dans cette position. Il remarqua surement mon trouble mais l'interpréta de la mauvaise façon.

- Tu as peur ? murmura-t-il à mon oreille, en ôtant sa paume de ma bouche tandis que Rusard s'éloignait un peu pour revenir presque aussitôt.

- Non.

Mauvaise réponse.

- Pourquoi ton cœur bat la chamade alors ? Interrogea-t-il, toujours à mi-voix.

- Le fait d'avoir couru, surement, me justifiai-je.

Il plongea ses yeux dorés un instant dans les miens, tentant de déterminer la part de vérité dans mes paroles. Je soutins son regard. Mes joues se tintèrent peu à peu de rouge, ce que j'espérais qu'il ne vit pas dans le noir. Je tentai de me décaler vers la droite, mais sa deuxième main se plaqua de l'autre côté de mon visage, bloquant mon mouvement en me gardant contre lui. Ma respiration se coupa.

- Ne bouge pas, m'ordonna-t-il en tendant l'oreille.

Pas de risque. J'étais tétanisée.

- Qu'est-ce que tu fais là au fait ? interrogeai-je en forçant mon souffle à perdre de sa rapidité.

- La même chose que toi j'imagine. J'essaye de prendre des nouvelles de James de manière … euh … un peu en bordure du règlement.

- Lily m'a convaincue, acquiesçai-je. L'infirmerie n'est pas de ce côté !

- J'étais sensée faire diversion pendant que Sirius et Peter se glissaient dans l'infirmerie, m'informa-t-il en souriant. Mais bon ça, tu l'as bien mieux réussi que moi ! C'était quoi ce boucan ?

- Je me suis pris une armure, avouai-je, boudeuse.

Lupin plaqua son poing sur sa bouche pour s'empêcher de rire. Je lui lançai un regard noir, qui ne fit qu'accentuer son hilarité.

- Tu as l'air assez novice, pour ce qui est de se balader dans les couloirs la nuit, me taquina-t-il presque tendrement, lorsqu'il se fut calmé.

- On a même pas réussi à retrouver le chemin de l'infirmerie, soupirai-je, assez déprimée. Enfin Catherine surement, mais vu qu'elle nous a abandonné eu bout de 30 secondes …

- Allez, boude pas, me chuchota Lupin, j'ai déjà fait pire en matière d'expédition ratée …

Son doigt caressa un instant ma joue, geste qu'il voulait surement rassurant, amical, mais mon corps me trahit. Je me tendis, tandis que ma pulsation cardiaque augmentait de nouveau en fréquence. Il sentit ma raideur.

- Désolé, s'excusa-t-il en détournant le regard, me coupant le seul moyen d'accès à ses pensées.

Désolé pour quoi ? Protesta mon esprit frustré.

- Non attend je …

- Remus ! appela soudain la voix bien reconnaissable de Black.

Je ne m'étais même pas rendue compte que Rusard était parti. Lupin soupira, puis se détacha de moi, et traversa la tapisserie derrière laquelle Black l'attendait.

- Te voilà ! Ça fait un bout de temps que je te cherche ! On a oublié la carte du …

Il s'interrompit en me voyant sortir à mon tour de la cavité. Son regard prit une lueur moqueuse, prédatrice.

- Mais peut être que j'arrive à un mauvais moment … Hey Stanne, me salua-t-il, railleur.

- Black, répondis-je calmement.

- Alors c'était toi tout ce bruit ? Je me disais que Remus ne pouvait pas avoir atteint ce degré de perfection en matière de diversion. A moins que vous deux … acheva-t-il en nous désignant Lupin et moi du doigt, de manière équivoque.

- Laisse la tranquille Sirius, soupira de nouveau Lupin.

- Potter va bien ? demandai-je en ignorant sa dernière remarque.

- Super ! Il était réveillé quand je suis venu le voir, s'anima Black, joyeux. Il devrait sortir de la demain. D'après ce qu'il m'a dit, sa chute a été largement amortie par le sort de McGonagall. Peter est toujours avec lui.

- Bon bah je devrais aller prévenir Lily alors … Elle sera soulagée !

- Tu sauras comment rentrer ? s'inquiéta Lupin, tandis que le sourire de Black s'élargissait en le regardant.

- Vous ne venez pas ?

- Euh … On va surement faire un tour dans les cuisines, m'informa-t-il, presque honteux.

- Tu peux juste me dire dans quelle direction aller ? Ensuite je me débrouillerai.

Il m'indiqua gentiment le chemin tout en posant une main sur mon épaule pour me faire pivoter dans le bon sens. Juste avant de partir je me tournai vers Black.

- Au fait tu as croisé Catherine ? interrogeai-je, curieuse.

- Oui, dit-il un air béat sur le visage.

Ce fut à mon tour de prendre un air moqueur. Lupin ricana derrière moi.

Je sens que la discussion va être marrante !


Catherine était déjà endormie lorsque je franchis enfin la porte de notre dortoir. Inquiète pour Lily, j'écartai discrètement les rideaux de son lit et la trouvai allongée sur le flanc, dormant tranquillement à poings fermés. N'ayant même pas la force de m'indigner contre leur absence visible d'anxiété concernant le fait que j'aurais pu passer la nuit paumée dehors, je me changeai rapidement et me glissai sous mes draps. Les derniers évènements ressurgirent à la surface de mon esprit fatigué et j'enfouis brusquement la tête dans mon oreiller. Avec du recul, mon attitude me paraissait stupide, absurde. J'étais ridicule. Lupin était un Maraudeur. Outre le fait que son intérêt pour moi restait sans aucun doute à prouver, je tenais de plus très peu à faire face à toute sa horde de groupies si une autre scène de ce genre venait à se passer.

Tu te trouves des excuses … accusa une petite voix dans ma tête.

- Je ne t'ai pas sonné ! grommelai-je tout haut en rabattant les côtés de mon oreiller sur mes joues.

De plus, je n'avais toujours pas trouvé ce qu'il s'acharnait à cacher, et loin de me décourager, sa réticence à me révéler de quoi il s'agissait n'avait fait qu'aiguiser ma curiosité. Les hypothèses s'enchainaient, plus aberrantes les unes que les autres. Gay, vaudou, albinos, eunuque, j'avais tout essayé puis rejeté les unes après les autres ces suppositions dont la stupidité atteignait des pics records. Le persistant et désagréable sentiment que la solution était évidente, et pourtant impossible à trouver suivait mes recherches infructueuses.

Tu es devenue complètement obsédée, tu sais ? Se moqua l'agaçante petite voix.

- Je ne suis pas obsédée.

Pourquoi ne laisses-tu pas tomber alors ? Pourquoi t'acharnes-tu ?

- Arrête ça … ordonnai-je, ma voix étouffée par le coussin.

Avec cette obsession, tu n'es pas si différente de celles que tu appelles ses groupies, finalement.

- Je ne suis pas obsédée ! m'exclamai-je, irritée, en lançant mon oreiller au hasard dans la chambre.

Il atterrit sur la tête de Mary qui grommela quelque chose ressemblant à « Encore 5 minutes, Lily … » avant de se retourner sur le ventre et de reprendre une respiration normale. Posant ma tête sur le matelas maintenant complétement plat, je fixai le plafond pendant un instant.

- Je ne deviendrai jamais comme ces filles, promis-je.

- Sage décision, marmonna la voix ensommeillée de Catherine. Tu me laisses dormir maintenant ?


- Wagon.

- Wagram.

- Wapiti.

- Washington.

- Wasel.

- Whist … Attend, attend ! Tu te fiches de moi ? Wasel, sérieux ? ricanai-je.

- Merde … J'ai presque cru que ça allait passer, bouda Catherine.

- C'est cela oui ! J'ai encore gagné, crache les Gallions !

- Je t'en ai déjà passé 7 ! protesta ma meilleure amie en fouillant ses poches. En plus je n'ai plus rien.

- Menteuse. J'entends l'argent qui tinte dans ta poche, espèce de radine !

- M'en fous. T'auras rien.

- C'est pas les règles du jeu !

- Il est pourri ton jeu !

- Tu dis ça parce que tu perds ! Ce n'était pas la même chose quand je t'ai appris le petit bac et que tu m'as plumé 9 Gallions !

Scène typique du cours d'histoire de la magie. Le cours traitait aujourd'hui de la descendance de Burmf … ou peut être Durmf, le nom ne m'avait pas frappé plus que ça. Bien évidemment, comme toujours, personne n'en avait rien à faire. Les Poufsouffles s'étaient mis au Blackjack, Potter (qui était revenu le matin, à la grande joie de l'intégralité des lions) et Black rattrapaient le temps de maraudes perdu en jetant des sortilèges franchement louches sur un pétard moldu qu'ils avaient trouvé je ne sais où, Lily rattrapait sa nuit, Mary dessinait sur le bras de Lily, Lupin s'amusait à colorier de sa baguette le tableau en rose lorsque le professeur avait le dos tourné, Pettigrow semblait en grand dilemme devant deux dragées surprises de Bertie Crochue, groupie numéro 1 regardait Black, groupie numéro 2 regardait Black, groupie numéro 3 regardait Black, groupie numéro 4 regardait … Lupin.

- Jalouse ? se moqua Catherine, ayant suivi mon regard assassin et trop contente de pouvoir changer de conversation.

- Absolument pas.

- Mais bien sur … Donc tu envoies ce regard noir à cette pauvre jeune fille simplement parce que tu n'aimes pas la marque de ses vêtements ?

- T'as tout compris, confirmai-je distraitement, les yeux toujours fixés sur groupie numéro 4.

- On porte un uniforme, crétine.

- Tu veux jouer à ça ? menaçai-je en me tournant vers elle. Parce que, je ne t'ai pas dit, mais tu sais, la nuit dernière, j'ai croisé Black …

- Et alors ? se rembrunit-elle.

- Bah il m'a dit qu'il t'avait vu …

- Et alors ?

Ok, changement de tactique …

- Et alors c'est là que je lui ai avoué mes sentiments, tu sais, parce que ça fait longtemps déjà, et on s'est embrassé puis on a passé une nuit de folie où on s'est essayé à des trucs pas très catholiques ….

- Et al… Attend quoi ?!

Je lui adressai mon plus beau sourire sarcastique.

- Ultra marrant ! bouda ma meilleure amie.

- Bon, et donc il s'est passé quoi pour de vrai ?

- Quand ça ? s'étonna faussement Catherine.

- A l'époque de Durmf, bien sûr, parce que c'est certain que c'est ça qui m'intére….

- Gurmf.

- Pardon ?

- Il s'appelle Gurmf, le gobelin ! Durmf c'était un nain, et il a vécu bien avant les premières révolutions gobelines ! Suis un peu le cours !

- …

- …

- Ah ha ! J'étais sure que t'avais regardé ton manuel ! Pas possible que Catherine White ait écouté une seule fois dans sa vie le cours d'Histoire de la magie !

- Tellement pas, je …

- De toute façon on s'en tape ! l'interrompis-je. Alors ? Black ?

Catherine jeta un rapide coup d'œil vers le concerné, qui lui adressa un joli sourire. Je sentis mon amie hésiter un moment, puis s'attendrir et lui renvoyer un sourire à son tour.

Si ce n'est pas mignon tout ça !

-Tu viens de lui sourire, remarquai-je inutilement.

- Ta perspicacité m'étonnera toujours …

- Vous avez couché ensemble ou quoi ?

- Emma !

- Allez, crache le morceau !

- Ok,ok, soupira ma meilleure amie, lassée. Bon, quand on s'est séparé la nuit dernière …

- Tu veux dire quand tu nous as complétement lach…

- C'est la même chose ! Bref, en allant vers l'infirmerie j'ai croisé Black.

- Ça je suis au courant. Et ensuite ? souris-je.

- Etilmareproposédallerprendreunverrealaprochainesortieaupréaulardetjaiditoui, débina-t-elle dans un souffle.

- Mmmm … Traduction ?

- Il m'a reproposé d'aller prendre un verre à la prochaine sortie au Pré au lard et j'ai dit oui !

Je la fixai un moment, un grand sourire s'élargissant sur mes lèvres.

-Tu lui as dit oui ?

- Mais je viens de te le …

-Sans lui mettre une baffe d'abord ?

- Bah non je …

-Sans l'insulter ?

- Euh … non.

-Sans le castrer ?

- Hein ?

- Sans lui balancer quelque chose à la figure en lui hurlant qu'il te prend pour un objet sexuel ?

- Je vous entends, crut bon de nous informer Black une rangée derrière nous.

Je l'ignorai complétement.

- Mais … Catherine ? m'étonnai-je faussement.

- Euh … oui ?

- Mais tu deviens une fille !

L'expression complétement perdue de ma meilleure amie se changea instantanément en regard assassin et son manuel atterrit douloureusement sur mon ventre.

Là je te retrouve !

- Pour de vrai je suis super contente pour toi, l'informai-je, attendrie.

-Oui enfin, la justesse de ma décision de cette nuit-là reste à prouver, grommela Catherine en récupérant son manuel.

-Je vous entends toujours, répéta Black, d'une voix hésitant entre l'amusement et l'exaspération. Et à propos de cette nuit-là, Stanne, c'est marrant, j'étais justement en train de penser à ….

- Oh Catherine, regarde, Grumf a encore perdu sa révolution ! C'est triste non ?

Catherine m'observa comme s'il m'était poussé une deuxième tête.

Ok, j'avoue ya du progrès à faire, c'était complétement nul.


Bah voila ! Aujourd'hui je publie la fin de ce chapitre et ensuite je reprendrai chapitre par chapitre, ce sera pour vous beaucoup plus simple à lire :) J'espère que si vous êtes arrivés jusque là, c'est que cette histoire vous plait, n'hésitez pas à me faire part de ce que vous aimez et de ce que vous aimez moins ! Bon week end !