Hello ! Me revoilà ! Alors tout d'abord bien sur, un grand grand merci pour les reviews qui ont été laissées, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, c'est toujours agréable d'avoir un feedback ! Je n'ai pas encore répondue à toutes mais je ne tarderai pas, c'est promis :)

Je voulais aussi répondre à un guest qui a qualifié mon personnage de Mary sue. Qui que tu sois, je suis réellement désolée de devoir te répondre de manière aussi publique mais je n'ai trouvé aucun autre moyen de te contacter :(

Etant nouvelle dans ce site, et dans l'univers des fanfictions en général, j'avoue que je n'avais aucune idée de ce qu'était une Mary sue quand j'ai lu ta review ... J'ai donc fait quelques recherches : une Mary sue est, d'après Wikipédia (soyons pratiques), soit un personnage soit trop idéalisé et totalement dénué de défauts, soit un personnage auquel l'auteur s'identifie de manière exagérée. Bon. Emma est-elle donc sur-idéalisée ou bien l'objet de ma oh combien frustration intense pour ne pas avoir vu un hibou débarquer dans ma cuisine à l'âge de mes 11 ans ?

Si ta reproche concerne le premier cas, je peux t'assurer qu'Emma a des défauts. C'est vrai je te l'accorde, et j'en suis navrée, je ne les ai pas mis beaucoup en valeur sur le début. Mais ils sont bien là : Emma manque parfois de courage, et je ne parle pas seulement de courage brut, comme le fait de se jeter dans une bagarre sans hésitation ou bien ne pas avoir peur des loups, du noir ... etc. Non, elle manque de courage dans le sens où elle ne parvient pas à réellement faire face à ses problèmes. Particulièrement dans ce dernier chapitre, elle montre une tendance à repousser et ignorer la réalité de ce à quoi elle doit faire face, ici le fait que Lupin soit un loup garou. Elle est passive, presque lâche. (spoiler) Elle ne révèle pas le secret de Lupin et ne parvient pas à l'accepter non plus. Elle évite, contourne, et attend que les autres la mettent face à ses peurs. Cela parait peut être simple comme défaut mais en réalité c'est assez méprisable. De plus, défaut beaucoup plus évident, elle manque d'ouverture d'esprit. Pour elle, il y a le blanc et le noir. Les méchants et les gentils. Cela se voyait dans le premier chapitre, et cela se voit encore maintenant. Elle a beaucoup de préjugés. Cela se voit dans sa réaction sur la nature de loup garou de Lupin bien sur, mais aussi dans d'autres chapitres. Dans le chapitre 5, elle pense en parlant de Lestrange : "Ben voyons … Facile à dire quand papa-maman t'enseignent la magie noire depuis que t'as appris à parler !". Oui, elle n'est pas la seule à le penser et c'est probablement vrai. Néanmoins, cela montre sa vision manichéenne de Poudlard. Enfin, je n'ai jamais explicité ses caractères physiques. Ce n'est pas une bombe, elle n'est pas parfaite. Elle est simple, peut être presque un peu trop normale. J'espère t'avoir convaincue de ce côté la, si ce n'est pas le cas, n'hésite pas à me faire part des points sur lesquels tu n'est pas d'accord :)

Pour le problème de la sur-identification, j'avoue avoir beaucoup ri en lisant cet aspect de la Mary sue. Me prendrais tu pour une rêveuse, insatisfaite de ma vie, et tentant sans répit de faire bouger les objets de ma chambre afin de me prouver que je suis une sorcière ? Ouch. Non, blague à part, j'ai 17 ans, presque 18. J'entre dans l'âge adulte, et j'ai un peu passé l'âge de jouer aux petites sorcières. A 12, 13 ans oui pourquoi pas ! A 17, cela commencerait à devenir un peu inquiétant. Pourquoi, dans ce cas la, est ce que je prends le temps d'écrire cette histoire ? Parce que j'aime écrire, créer, et découvrir la fin de l'histoire au moment où je la rédige ; et je préfère que mes œuvres soient commentées, critiquées même, cela me permet de progresser. Cela ne veut toutefois pas dire que je crée les personnages à mon image, ou à ce que je voudrais être. Je trouve cela beaucoup moins intéressant. Emma n'est pas moi, et ne le sera jamais, merci bien. Je suis réelle, elle ne l'est pas, point barre. C'est vrai, nous avons le même âge, mais uniquement parce que cela m'aide plus à la comprendre et à inventer ses réactions de manière crédible. Je ne peux pas décrire une personne de 25 ans, puisque je n'ai aucune idée de ce que cela fait d'avoir 25 ans. Et 17 ans, signifie 7ème année + majorité ce qui laisse pas mal de possibilités.

Je ne compte pas devenir écrivaine, je n'ai pas le talent pour. Mais je peux au moins tenter d'atteindre un peu plus que mon niveau actuel. Les reviews aident à cela. Le choix de Harry Potter comme support est en fait assez simple : ce livre est et restera un pilier de mon enfance et mon adolescence. Ma première véritable lecture que j'ai réellement apprécié et que j'apprécie toujours. Et bien sur, pour commencer, il est beaucoup plus facile de s'appuyer sur l'œuvre de quelqu'un d'autre que de créer ses propres œuvres, indépendantes. Dans ce cas la, pourquoi ne pas s'appuyer sur l'Etranger de Camus, par exemple, puisque c'est un livre que visiblement j'apprécie ? Parce que c'est beaucoup plus difficile. L'auteur date d'il y a plus longtemps et je n'ai aucun moyen de comparaison, aucune autre histoire qui s'en est inspirée comme le fournit ce site.

Bref, je dois surement être en train d'ennuyer la plupart des visiteurs auxquels ce message n'est pas adressé donc je vais m'arrêter là. J'espère que mes explications t'ont suffi ! Bisou !

N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce chapitre car je n'arrive pas vraiment à déterminer si je le trouve satisfaisant ou pas. Très bonne lecture !


Chapitre 9 : Préjugés

Toutes les pièces du puzzle s'assemblèrent les unes après les autres, pour ne plus former que deux mots, tout simples, évidents maintenant.

Loup garou …

- Oh putain.

Mon cœur battait vite. Beaucoup trop vite.

Je mis quelques secondes à identifier la nouvelle émotion qui me submergeait lentement, accélérant ma respiration et mon rythme cardiaque. De la peur. Une peur incontrôlable, irrationnelle. Dans le cadre de ma sixième année, j'avais lu une quantité impressionnante de livres sur les loups garous pour un devoir à rendre, et tous, sans exception, décrivaient ces créatures comme des êtres vicieux, assoiffés de sang, incapables de résister à l'appel de la chair humaine.

Mes yeux étaient toujours plongés dans ceux de Lupin et je pus reconnaitre les différents sentiments qui se succédèrent rapidement sur son visage. Compréhension d'abord, puis de la panique et enfin une triste résignation, un chagrin profond.

- Emma … prononça-t-il comme une supplication en levant sa main vers moi.

J'eus un mouvement de recul.

- Ne me touche pas, murmurai-je, affolée. Ne me touche … surtout pas !

Les traits de Lupin se tordirent en une expression blessée, puis se durcirent brusquement. Le visage fermé, il saisit mon avant-bras, ignorant mon repli précipité, et se mit à marcher à grand pas en me tirant derrière lui.

- Lâche-moi, suppliai-je.

Il ignora mon intervention. Derrière moi, je vis Catherine essayer de me rejoindre et Black la retenir tout en adressant un signe de tête à Lupin signifiant probablement « Je te couvre pour les cours ».

Lupin me traina pendant quelques minutes, faisant fi de mes débattements inutiles puis s'arrêta devant une porte quelconque au milieu d'un couloir désert.

Il tapota sa baguette contre la poignée, en chuchotant quelques mots, et la porte s'ouvrit sur une pièce de taille moyenne. Deux canapés se faisaient face dans le fond, séparés par une grande table sur laquelle trônait un jeu d'échecs, visiblement en cours de partie. Plus à gauche, quelques étagères où s'entassaient des parchemins, plans, plumes et friandises de tout genre. Enfin, à ma droite se dressait une bibliothèque miniature dans laquelle étaient rangés une dizaine de livres, dont Métamorphose avancée post Aspics, Sortilèges de farces et attrapes, et d'autres ouvrages dont je n'eus pas le temps de lire le titre. De toute évidence j'entrais dans le repère des Maraudeurs.

Lupin me poussa rudement à l'intérieur, ferma la porte avec son pied, puis se posta devant elle, les poings serrés, en me transperçant de son regard doré.

- Laisse-moi sortir, tentai-je, tremblante.

- Non.

- Tu n'as pas le droit de …

- Je veux juste m'expliquer !

- Il n'y a rien à expliquer, contrai-je d'une voix que je voulais dure mais qui se brisa un peu sur la fin de ma phrase.

- Emma …

- Je ne dirai rien ok ?! criai-je presque, les larmes au bord des yeux. C'est ça que tu veux, non ? Je te jure, je ne dirai rien ! Maintenant laisse-moi sortir !

- S'il te plait, écoute juste ce que j'ai à dire, demanda-t-il, en s'avançant un peu vers moi.

Je reculai rapidement. Il se figea.

- Tu as peur de moi, constata-t-il, presque horrifié.

- Laisse-moi partir, ordonnai-je de nouveau, plus calme cette fois.

- Merde, Emma ! Tu ne me laisseras donc aucune chance ? s'emporta-t-il.

- Je ne …

- Je sais ce que tu dois penser ! Que je suis un animal ? Une créature obsédée par le sang ? Oui je te l'accorde. Mais une seule fois par mois ! Je te promets, je te jure que jamais je ne ferai de mal à personne, et en particulier pas à toi ! Crois-tu que Dumbledore m'aurait laissé étudier ici s'il y avait le moindre risque ?

- Dumbledore fait confiance à tout le monde, les risques sont une notion qui lui est inconnue !

- Ce n'est pas vrai ! explosa-t-il.

La colère envahit son visage. Il respectait visiblement beaucoup le directeur, et mes dernières paroles ne lui avaient pas plu.

Il s'avança de nouveau.

Mon dos heurta le mur du fond. Il était trop près. La panique reprit ses droits sur mon esprit tourmenté. Il s'en rendit compte mais ne s'écarta pas.

- Que fais-tu ? m'affolai-je.

Ses pupilles brillaient d'un éclat sauvage.

- Tu veux que je te prouve que je suis humain ? Que j'ai les mêmes sentiments que tout le monde ?

- Je ne …

Ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes, étouffant mes paroles. Son baiser était dur, désespéré, comme l'expression d'une soif intense trop longtemps réprimée. Son élan me colla brusquement au mur, éveillant une douleur au milieu de ma colonne vertébrale. Il plaqua violemment sa paume sur la pierre à droite de mon visage, en rapprochant encore son corps du mien. Personne ne m'avait jamais embrassé avec une telle rage. La sensation était euphorique. Pendant un instant, j'oubliai tout : loup garou ou pas loup garou, ce mec embrassait comme un dieu et le fait que j'étais sans aucun doute beaucoup attiré par lui n'arrangeait pas les choses. Je lui rendis son baiser avec la même ardeur et lui ouvris l'accès à ma bouche. Je le sentis sourire contre mes lèvres. Bizarrement, ce fut ce geste anodin qui me ramena violemment à la réalité. Tout me revint à l'esprit comme une claque en plein visage. Je le repoussai de toutes mes forces. La surprise s'inscrivit clairement sur son visage tandis que je l'écartai résolument de moi. Haletante, je profitai de ce moment pour me ruer dehors. Il ne me retint pas. Les larmes aux yeux, je me précipitai dans mon dortoir, et m'effondrai sur un mur puis éclatai en sanglots.


Le vent fouettait mon visage. Assise immobile sur le rebord de la fenêtre ouverte de la salle commune, mes bras entourant mes genoux, je fixai la pleine lune qui illuminait le ciel vide de tout nuage.

Le dortoir des Gryffondors était silencieux, tout le monde dormait. Tout le monde, sauf moi. Je ne parvenais pas à trouver le sommeil, pas cette nuit-là. C'était la première pleine lune depuis que j'avais découvert le secret de Lupin. Deux semaines et 5 jours exactement. 19 jours durant lesquels je n'avais pas parlé à Lupin, ni même croisé ses yeux. 19 jours durant lesquels je sentais inlassablement son regard me bruler la nuque. 19 jours durant lesquels Catherine l'avait empêché de m'approcher, même si elle n'était pas totalement en accord avec ma réaction. 19 jours durant lesquels, au grand soulagement de tous, j'avais tenu ma promesse de garder son secret.

Un hurlement de loup, presque imperceptible, se fit entendre au loin. Je détournai la tête et fixai le plafond.

Ne me juge pas, avait dit le jeune Lupin dans mon étrange rêve.

C'était pourtant tout ce que j'avais fait. Le juger et le repousser. Mais je ne pouvais m'en empêcher. Trop de préjugés entendus sur les loups garous, trop d'histoires sur leur férocité répétées aux feux de camps quand j'étais petite. J'avais peur de lui. C'était idiot, stupide, car au fond de moi je savais qu'il ne ferait pas de mal à une mouche. Néanmoins, la peur persistait, irrationnelle.

Et dire que tu es à Gryffondor …. Quelle ironie …

Catherine, elle, en voulait à Black, depuis la discussion qu'ils avaient eu pendant ma balade matinale dans le parc de Poudlard. Pour une raison que je n'avais pas saisie, elle semblait lui reprocher quelque chose dans cette histoire, alors qu'elle se fichait de la condition de loup garou de Lupin. Lorsque je lui avais demandé de m'expliquer, elle avait simplement répondu : « Il risque Azkaban, ce con. ». Je n'avais pas poussé mes recherches plus loin.

Un nouveau hurlement retentit au loin. Je tressaillis et reportai mon attention sur le paysage nocturne. Etait-il tout seul ? Restait-il une part de lui lorsqu'il se transformait ? Probablement pas. Je poussai un immense soupir.

Tu veux que je te prouve que je suis humain ? Que j'ai les mêmes sentiments que tout le monde ?

Notre baiser me revint en mémoire et je tapai l'arrière de mon crane contre le mur derrière moi.

Merde ! Juste merde …

Il était inutile de prétendre que je n'avais pas apprécié le baiser. Inutile de prétendre que mon corps s'accordait avec mon cerveau sur ma décision et ne demandait pas qu'une chose : de recommencer. Le fait qu'un simple baiser ait autant d'emprise sur mes hormones n'était pas bon signe du tout. J'étais sans aucun doute et de manière très paradoxale en train de tomber amoureuse du garçon que je voulais le plus éviter en ce moment.

Bah au moins c'est génial, t'es pas bizarre du tout, vraiment ...

Le porte de la salle commune s'ouvrit soudainement, laissant entrer un Potter titubant et couvert de sang, qui s'effondra sur le canapé. Je l'observai un moment sans réagir, estomaquée.

- Hey Stanne, sourit-il faiblement en me voyant.

- "Hey Stanne" ? répétai-je, éberluée. C'est quoi ça, ce que tu veux que j'écrive sur ta pierre tombale ? Tu as plein de sang sur ta chemise !

Avec un temps de retard, je me précipitai vers lui et examinai son haut, tentant de trouver où était la blessure d'où le sang s'écoulait.

- Ne t'inquiètes pas, ce n'est principalement pas le mien, tenta-t-il de me rassurer en me montrant l'unique et très légère entaille qui saignait sur son torse.

Super rassurant, merci !

- C'est le sang de qui ? m'alarmai-je.

Il détourna la tête.

- Remus, devinai-je d'une voix faible en m'effondrant sur le canapé à côté de lui.

La culpabilité m'envahit. Potter m'observa sans rien dire, jaugeant ma réaction.

- Il va bien ? interrogeai-je d'une petite voix.

- Comme à toutes les pleines lunes, éluda Potter, les yeux toujours fixés sur moi.

Ce fut à moi de détourner la tête. Un moment de silence s'installa.

- Vous restez avec lui pendant sa transformation ?! réalisai-je soudain. Mais vous êtes malade !

- On ne risque rien, ne t'inquiète pas, répliqua Potter en détournant une nouvelle fois le regard, me cachant clairement quelque chose.

Bon. Ok. Après tout, c'est leur vie, on ne s'en mêle pas …

J'en avais ma claque des secrets mais encore plus d'essayer de les découvrir. C'était stupide mais c'était cela. Tant pis pour ce que tout le monde dissimulait, du temps que cela ne me concernait pas personnellement. J'avais eu assez de bombe révélatrice pour le restant de mes jours.

- Tu ne le diras pas à Lily hein ? demanda-t-il légèrement inquiet.

- Promis.

- Tu l'évites, prononça Potter après un silence en m'observant à nouveau.

Merci pour l'info !

Je choisis de rester silencieuse.

- Ca le blesse, tu sais ? Beaucoup plus que tu ne le crois, continua-t-il en constatant que je n'avais pas l'intention de prendre la parole.

- En quoi ça te concerne ?

J'avais craché les mots. Par reflexe. Je n'appréciais pas du tout qu'il me balance la vérité à la figure, aussi juste soit-elle. Je ne voulais pas faire face à mes erreurs, si erreurs il y avait. C'était d'une lâcheté …

- C'est un de mes meilleurs amis ! répliqua-t-il immédiatement.

- C'est un loup garou.

- Tu es aveuglée par tes préjugés !

- Je n'ai que ça ! Je ne connais des loups garous que ce que j'en ai lu et ce qu'on en m'a dit !

Il se tut et m'observa un instant, semblant méditer mes paroles. Dehors, le ciel s'éclaircissait légèrement. Le soleil allait se lever d'ici une heure ou deux. Je soupirai en songeant que j'avais passé une nuit blanche.

- Je devrais aller me coucher, murmurai-je en amorçant un mouvement pour me lever du canapé.

- Oh non, tu restes la, ordonna Potter en m'attrapant le bras. Et tu viens avec moi !

- Comment ça je viens avec toi ? Où m'emmènes-tu ?

- Voir Remus. On va changer tes préjugés.


Voili voilou ! J'espère que ce chapitre vous a plu !