Hey ! Me revoilà ! De nouveau, un grand merci pour les reviews et à ceux qui ont mis mon histoire en follows ou en favoris !

Désolée à certains de ne pas avoir encore répondu, ca ne tardera pas promis ! En tout cas j'espère sincérement que ce chapitre vous plaira ! Bonne lecture !

PS : n'hésitez pas à laisser un petit avis ! :)


Chapitre 11 : Jalousie et première attaque.

- Pourquoi tout le monde m'observe avec un regard noir ces derniers jours ? s'étonna Catherine en saisissant une pomme.

Elle croqua négligemment dedans, ne paraissant pas le moins du monde perturbée par le fait qu'elle énonçait. Je jetai un coup d'œil autour de nous. Son affirmation n'était pas tout à fait exacte. De nombreux regards assassins convergeaient vers ma meilleure amie, il était vrai, néanmoins 90% de leur propriétaire provenaient du fan club groupie de Black, le 10 % restant représentant un garçon gay fou amoureux du dénommé depuis bien longtemps.

Le reste des visages tournés vers elle exprimaient soit l'admiration, soit l'incompréhension, soit une crainte respectueuse qui m'étonna. Haussant les épaules, je me retournai vers elle.

- Peut-être parce que tu as envoyé Black à l'infirmerie lors du dernier cours de DFCM, qui sait ?

- Je n'ai pas fait exprès, se renfrogna-t-elle avec une mauvaise foi absolue.

- Catherine, il était déjà désarmé quand tu lui as envoyé ce dernier sort …

- Je n'ai pas fait exprès, répéta-t-elle.

- Mmm …

Elle l'avait fait exprès, sans aucun doute. Néanmoins, cette altercation avait aussi eu des conséquences bénéfiques. Ma meilleure amie n'avait pu masquer son inquiétude lorsque Black ne s'était pas relevé après avoir été propulsé contre les étagères de la classe de DFCM. Catherine ne pourrait plus tenir longtemps dans son entêtement boudeur. La réconciliation n'était sans doute pas loin.

De plus, les blessures de Black étaient superficielles. Beaucoup de bleus, mais cela s'arrêtait là. Etrangement, la violence de Catherine n'avait pas découragé ce dernier, bien au contraire. Dès sa sortie de l'infirmerie le jour précédent, Black était allé voir ma meilleure amie pour lui avouer que c'était le plus beau râteau, s'il pouvait nommer cela ainsi, qu'il n'avait jamais vécu, et qu'il avait hâte de recommencer. Puis il était parti, laissant Catherine la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés par la stupéfaction.

En parlant du loup …

- Black arrive, remarquai-je en voyant ce dernier entrer dans la Grande Salle, suivi par Potter.

Aussitôt, les « groupies au regard noir » s'agglutinèrent autour de lui, quémandant de ses nouvelles, et gloussant à la moindre de ses monosyllabes. Une étrange image d'un troupeau de dindons se pressant les uns contre les autres me vint à l'esprit. Je penchai la tête sur le côté et étudiai la ressemblance.

Tu vas loin quand même …

- Mais c'est quoi ces … dindons ? s'agaça Catherine, visiblement à la recherche du terme exacte.

Peut-être pas si loin que ça, finalement.

- Tu es jalouse ? interrogeai-je avec un sourire en coin.

- Non.

- Tu m'as presque convaincue.

- Tais-toi.

- Black n'a pas l'air de trouver tout ce cirque si dérangeant. Si j'étais toi … glissai-je innocemment en observant mes ongles.

- Tu n'es pas moi.

- Si j'étais toi disais-je donc, je revendiquerai mon … comment dire … territoire.

- Tu racontes n'importe quoi, trancha-t-elle en fixant son assiette d'un regard noir.

- Tiens, il y en a une qui essaye de lui passer la main sous le T shirt !

Pas crédible Emma. Elle ne tombera jamais dans le …

Catherine se leva.

... panneau. Ah bah si !

Je m'installai confortablement sur ma chaise et posa le menton entre mes mains. Catherine se dirigea à pas décidés vers Black, et fendis la foule l'entourait. Elle se posta devant Black qui l'observait, incertain, et leva le bras. Le garçon se tendit, attendant visiblement la gifle. La main de Catherine se posa sur la nuque de Black, et attirant son visage à elle, ma meilleure amie l'embrassa devant l'intégralité de la Grande Salle.

Un grand silence s'abattit sur la pièce. Plusieurs des fans féminines de Black semblaient sur le point de pleurer, d'autres tentaient visiblement de réfléchir à la manière la plus efficace de commettre un meurtre. Black souriait, heureux. La voix de Catherine résonna dans la Grande Salle :

- Je ne t'ai pas encore pardonné crétin, mais le partage, ce n'est définitivement pas mon truc.

Elle saisit ensuite sa main et l'entraina hors de la pièce.

Un sourire se dessina sur mes lèvres tandis que je levais les yeux vers le faux ciel étoilé qui surplombait le réfectoire.

La vie est belle !

Un raclement de gorge me tira de mes rêveries. Je posai les yeux sur son propriétaire. William Pierce, Poufsouffle de 7ème année que je ne connaissais que de loin, s'était assis en face de moi. Je lui lançai un regard étonné.

- Hey, dis-je plus par reflexe qu'autre chose.

- Hey, me répondit-il, visiblement soulagé que j'engage la conversation en premier. Dis-moi, je me disais …

Le sentiment d'être observée accapara un instant mon attention loin de William Pierce. Je balayai discrètement la salle des yeux et croisai le regard brulant de Remus fixé sur ma main. Stupéfaite, je suivis son regard. William avait posé sa main sur la mienne et m'observait maintenant avec un sourire, attendant visiblement que je lui réponde. Je n'avais aucune idée de ce qu'il m'avait dit.

- Euh … Je suis désolée pourrais-tu répéter ?

- Il y a une sortie au Pré au lard ce week end. Ça te dirait d'y aller avec moi ? redemanda-t-il sans se dégonfler.

Euh … Je … Pardon ?

- Euh …Eh bien je …

- Elle n'est pas disponible, trancha une voix froide non loin de nous.

William sursauta et se tourna vers le visage dur de Remus. Ce dernier jeta un nouveau coup d'œil vers ma main. Pierce retira la sienne comme s'il s'était brulé. Après un instant de surprise face à l'hostilité du loup garou, il se ressaisit.

- J'arrive un peu trop tard à ce que je vois, me dit-il avec un sourire gentil. Dommage ! Si jamais tu changes d'avis, tu sais où me trouver. Sans rancune, Lupin !

- C'est cela, répondit le dénommé.

William plissa les yeux et se penchant vers moi, embrassa ma joue, avant de partir. Les prunelles de Remus flamboyèrent. Je suivis du regard le départ de Pierce puis me tournai de nouveau vers Remus, qui s'était tranquillement assis en face de moi et avait saisi une grappe de raisin.

- Je ne suis pas disponible ? citai-je, oscillant entre l'amusement et l'agacement.

- Nop, en effet.

- Et depuis quand ?

- Depuis que je t'ai invité à venir au Pré au lard avec moi et que tu as dit oui, c'est-à-dire depuis maintenant, m'informa-t-il tranquillement en mangeant son raisin.

- Je n'ai pas dit oui.

- Cela ne va pas tarder.

- On ne sort pas ensemble.

- Et alors ?

- Arrogant, l'insultai-je en souriant.

- J'attends toujours ton oui, remarqua-t-il sans rien perdre de son attitude désinvolte.

- Non.

- Mauvaise réponse. Tu veux recommencer ? sourit-il en appuyant son menton entre ses paumes.

- Tu veux vraiment jouer à ce jeu-là ?

- En fait, non, tu as raison. Donc je vais t'avouer un truc : ce n'était pas une question. On se retrouve devant le portail vers 14h samedi, d'accord ?

Sur ce, il saisit une deuxième grappe de raisin et quitta la table sans me laisser le temps de répondre.


- Bon vous voulez aller où ? s'enquit Ethan Jones.

L'invitation au Pré au lard s'était finalement soldée par une sortie de groupe. Black avait invité Catherine, Potter avait fait de même avec Lily, et j'avais proposé à Mary, qu'Ethan avait convaincue de l'accompagner, de se joindre à nous.

- Zonko, proposa Black.

- Honeydukes, contra Pettigrew.

- Les Trois Balais ? tenta Lily.

Potter approuva immédiatement l'idée de Lily.

Mais quel vendu !

- Scribenpenne, m'incrustai-je sans grand espoir. Il faut que j'aille m'acheter de nouvelles plumes.

Un silence s'installa. Chacun restait campé sur ses positions.

- Je pense que l'on va se séparer, proposa sagement Rémus. On se donne tous RDV dans 2h aux Trois Balais ?

L'idée fut approuvée par l'unanimité. Lily et Potter se dirigèrent directement vers les Trois Balais. Black et Catherine prirent la direction de Zonko, et j'acceptai d'accompagner le reste du groupe chez Honeydukes, après que Remus m'ait fait la promesse de passer chez Scribenpenne dans les deux heures qui suivraient.

Comme toujours, je fus émerveillée par la magie régnant dans la boutique au moment où je franchis la porte. Ce magasin était incroyable. Mille couleurs s'offraient à moi, créant un joli arc en ciel. Pettigrew, en habitué, se dirigea immédiatement vers le rayon qui l'intéressait. Je restai un instant devant la porte, observant l'étonnant spectacle formé par la multitude de bonbons soigneusement rangés dans chaque rayon.

- Tu es vraiment adorable avec cette expression enfantine sur ton visage, me glissa Remus à l'oreille.

Je rougis, voulus répliquer.

- Mangemorts ! hurla quelqu'un dans la rue.

Un silence s'abattit sur la boutique. Un moment d'incompréhension figé où tout le monde pense avoir mal entendu. Les regards se croisent, effrayés . Puis ce fut la panique. Des hurlements retentirent. Les gens se bousculaient. Certains se ruaient vers la sortie, d'autres tentaient de se cacher plus profondément dans la boutique. Un homme affolé m'écarta de son chemin, me projetant contre le mur, sur lequel je heurtai ma tête.

Ouch !

La douleur explosa dans mon crane. Sonnée un moment, je fermai les yeux.

- Emma ! Emma !

Remus s'était précipité vers moi et avait saisi mon bras.

- Emma, viens, on ne peut pas rester ici !

- Où sont les autres ?

- Je ne sais pas ! Viens !

Il m'entraina hors de la boutique, serrant mon bras d'une main, sa baguette levé dans l'autre. Avec un temps de retard, je m'emparai de la mienne. Dehors c'était la panique. La foule courait dans tous les sens. Les sorts fusaient. Des corps gisaient déjà à terre, morts ou blessés, je n'en savais rien.

- Baisse-toi, me cria Remus.

Un sort s'écrasa sur le mur derrière moi à l'endroit même où s'était trouvé mon visage quelques instants auparavant.

Ou est Catherine ?

- Attend, s'il te plait, il faut qu'on retrouve les autres ! lançai je au loup garou tandis qu'il m'entrainait dans une ruelle un peu plus isolée.

Une vitrine explosa derrière nous. Le choc nous projeta violemment à terre. Des mangemorts entraient dans la ruelle, terrorisant les commerçants. Toute en me redressant avec difficulté, je portai une main vers l'arrière de ma tête. Elle me revint poisseuse de sang.

- Merde, jura Remus en observant les mangemorts à 10 mètres de nous.

Il tenta de se relever. Un gémissement plaintif franchit la barrière de ses lèvres et il retomba à terre.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Tu es blessé ? m'affolai-je.

- Je crois que je me suis cassé la jambe.

Je jetai un coup d'œil terrifié aux mangemorts qui s'intéressaient pour l'instant au propriétaire d'une des maisons du début de l'allée. Ses hurlements résonnaient dans la ruelle. Nous n'avions pas beaucoup de temps. La peur nouait mes entrailles. Ma respiration était beaucoup trop rapide.

Calme-toi et réfléchis.

- Je vais te porter, le pressai-je d'une voix que j'espérai calme. Passe ton bras autour de mon cou.

- Emma c'est ridicule, je suis beaucoup trop lourd, tu ne tiendras pas 10 mètres.

- T'as une autre solution ? m'emportai-je.

- Oui. Tu me laisses ici et tu te barres avant que ces malades mentaux réalisent qu'on est là.

- Tais-toi.

- Emma, je suis sérieux.

Je plongeai mon regard dans ses prunelles. Il tentait de masquer son angoisse, de m'offrir un visage confiant, sûr de lui. Mais une lueur de peur persistait au fond de ses yeux. Une lueur qui criait silencieusement son désir de vivre. Cette lueur suffit à faire taire mon instinct de survie qui me hurlait de partir.

Ma voix parvint à rester ferme :

- Je reste avec toi.

La colère s'inséra dans ses yeux.

- Non tu ...

- Hé regardez-moi ça ! cria soudain une voix désagréable à quelques mètres de là. Deux Sang de Bourbe Gryffondors tout seuls au milieu de la rue.

- Bah alors, fit une femme en imitant une voix d'enfant. Vous vous êtes perdus ?

Connasse.

La colère envahit mes veines, chassant la peur un moment. Je pris ma voix la plus ironique :

- Non, on s'amuse à laver le plancher. Ça ne se voit pas ?

Remus ricana derrière moi. Malheureusement, la femme ne parut pas partager mon humour.

- Endoloris !

- Protego !

Ma puissance était largement insuffisante. Le sortilège traversa mon bouclier sans problème. La douleur envahit mon corps. Une douleur atroce, insupportable. Un hurlement retentit. Je mis un instant avant de comprendre que c'était le mien.

Pitié faites que cela s'arrête.

Je fermai les yeux et me recroquevillai sur moi-même.

Oublie la douleur, oublie là.

Je n'y arrivais pas. Tout se résumait à la souffrance. Puis, aussi soudainement qu'elle était apparu, la douleur s'en alla. Je perdis connaissance.


Voili voilou ! Alors qu'en pensez vous ? La suite dans pas trop longtemps, promis !