Coucou ! Ca fait un bon bout de temps que je n'ai pas publié, j'en suis désolée ! Un grand merci comme à chaque fois pour les reviews, ça me fait super plaisir, vous n'imaginez pas :) Si il y en a certains auxquels je n'ai pas encore répondu, je ne tarderai pas, c'est promis !
J'espère que ce chapitre vous plaira (il est assez court néanmoins) et surtout n'hésitez pas à me faire part de votre avis !
Bonne lecture !
Chapitre 13 : Reste avec moi
Remus
- Emma ! Arrêtez ! Emma !
Mes cris désespérés ne servaient à rien. La Mangemort observait avec une joie sadique le corps d'Emma s'arquer, puis se recroqueviller sur le sol. Mon cœur brulait dans ma poitrine.
Le hurlement de la jeune fille s'arrêta rapidement. Elle avait perdu connaissance. Effrayé, je me trainais jusqu'à elle, ignorant les élancements de ma jambe blessée, et posai une main sur son cou, cherchant la pulsation de ses veines. Son pouls était faible, mais bien présent.
- Tiens bon mon cœur, murmurai-je comme une prière.
Un ricanement masculin retentit derrière moi. Un rire désagréable, bourrin. Je me retournai vers nos assaillants, tentant de faire rempart de mon corps devant celui, inconscient, d'Emma. Mon mouvement leur arracha de nouveaux rires.
- Si ce n'est pas charmant tout ça, minauda la femme, narquoise. Mais si tu crois que ça va la sauver, tu es bien naïf mon mignon.
« Mon mignon ». Je retins une grimace de dégout.
- Ne la touchez pas, sifflai-je, furieux.
Je cherchai ma baguette des yeux. Projetée au loin lors de ma chute, elle était maintenant hors d'atteinte.
La femme retira son masque, s'avança vers moi et pris mon visage entre ses mains. La Mangemort était belle, des traits qui auraient pu paraitre avenants s'ils n'abordaient pas cette expression sadique qu'il m'offrait présentement. Je plongeai mes yeux dans les siens, tentant d'insuffler un maximum de haine dans mes prunelles.
- Tellement dommage, susurra-t-elle en resserrant sa prise sur ma mâchoire. Une si jolie physionomie.
- Allez vous faire foutre.
Elle se releva en souriant et se tourna vers le reste du groupe.
- Tuez la fille, je me chargerai ensuite du garçon.
Un des hommes leva sa baguette et s'avança vers nous. Ne voyant pas d'échappatoire possible, je posai un dernier regard sur le visage inconscient d'Emma et murmurai :
- Je t'aime. Et je regrette de ne pas te l'avoir dit plus tôt. Pardonne-moi.
Je fis ensuite face à l'homme qui s'approchait et lui lançai un regard de défi.
Un rayon rougeâtre le cueillit soudain dans l'estomac. Il s'effondra au sol. Je fis volte-face. Au bout de la ruelle se tenait le professeur McGonagall, la baguette levée, les yeux étincelants de colère. La Mangemort pointa immédiatement sa baguette sur moi. Sirius, White, James et Lily et le professeur Zell surgirent à leur tour. White poussa un cri étouffé lorsqu'elle découvrit le corps immobile de sa meilleure amie au sol, et tenta immédiatement de nous rejoindre. Sirius la retint.
- Eloignez-vous de mes élèves, lança la voix dangereusement calme du professeur de Métamorphose.
La Mangemort posa son regard sur nous, puis sur le professeur McGonagall, semblant évaluer ses chances. Après un instant d'hésitation, elle plongea ses yeux dans les miens.
- On se reverra, mon mignon.
Elle transplana, suivi par ses acolytes.
Sirius attendit une demi seconde de plus avant de relâcher White, qui se précipita vers nous, le visage tordu par l'inquiétude. Le professeur McGonagall et les autres la suivaient. White m'ignora complétement et s'agenouillant au côté d'Emma, lui saisit le poignet et poussa un soupir de soulagement en sentant son sang pulser sous sa peau. Son apaisement fut néanmoins de courte durée. Emma ne réagissait pas à ses appels et ne montrait aucun signe de vie, si ce n'est les battements de son cœur.
- Quel sortilège ? m'interrogea Zell en se penchant à son tour sur la jeune fille.
- Doloris, fis-je d'une voix blanche.
Zell blêmit tandis que la colère envahissait les traits de McGonagall. Cette dernière fit rapidement apparaitre un brancard et coucha Emma dessus.
- Remus ! remarqua soudain James. Ta jambe.
Je daignai enfin jeter un coup d'œil plus attentif à ma cuisse. Une large tache écarlate s'étalait sur mon jean, et le tout formait un angle bizarre avec le haut de mon corps. Je ne sentais même pas la douleur. Je ne sentais plus rien.
- Cassée, répondis-je inutilement.
McGonagall me força à m'allonger sur une seconde civière. Extenué, je ne protestai pas. Je pris vaguement conscience au bout d'un moment que nous étions finalement arrivés à l'infirmerie. Mes paupières papillonnèrent. J'entendis des cris au loin avant de sombrer à mon tour dans l'inconscience.
Sirius
- Laissez-nous entrer ! hurla James, fou de rage, en tenant tête à l'infirmière.
Jamais je ne l'avais vu dans un tel état. Les poings serrés, les yeux étincelants de fureur, je sentais qu'il se contenait difficilement pour ne pas se jeter sur l'infirmière et forcer le passage, et je dois avouer que, partageant ses sentiments, j'étais à deux doigts de l'encourager à le faire.
Non loin de lui, Catherine était elle aussi dans une colère noire. Moins démonstrative que James, elle gardait une posture froide et calme, mais une lueur dangereuse dansait dans ses prunelles et je fus surprise que l'infirmière ne recule pas devant la jeune fille. Elle faisait peur, sans aucun doute.
Je ne pus m'empêcher de la trouver d'autant plus sexy dans cette attitude. Cette fille était incroyable. Elle était à moi.
Concentre-toi !
- Vous n'avez pas le droit de nous empêcher d'être auprès de nos amis, continuait Catherine d'une voix glaciale.
- Ces deux élèves ont vécu une expérience traumatisante et ont besoin de repos, répliqua l'infirmière sans se démonter. Maintenant je vous prie de bien vouloir quitter ces lieux, j'ai des patients qui m'attendent.
Catherine soutint pendant une demi-seconde de plus le regard de son interlocutrice puis tourna les talons, avec une lueur déterminée dans son regard annonçant clairement qu'elle ne s'en tiendrait pas là.
James fusilla l'infirmière du regard puis se résolut à la suivre, m'entrainant avec lui. Nous rejoignîmes le hall d'entrée. James se dirigea immédiatement vers Lily qui discutait d'un air grave avec Mary. Cette dernière avait eu la chance de ne pas se trouver près du lieu d'arrivée des Mangemorts au moment de l'attaque et s'était immédiatement réfugiée dans l'école, suivi d'Ethan.
En observant James enlacer la jolie rousse, sans que celle-ci ne fasse un quelconque mouvement pour le repousser, je me pris à sourire, malgré la situation présente.
Ces deux-là ne vont plus pouvoir tenir longtemps …
En voyant Catherine passer la porte du château, et s'engouffrer dehors, je repris immédiatement mes esprits. Je me précipitai à sa suite.
- Catherine !
Elle ne daigna pas se retourner.
- Catherine !
Ses pas la menèrent au lac au bord duquel elle s'assit, ne pouvant aller plus loin. J'en fus soulagé. Je la rejoignis et voyant qu'elle ne tournait même pas la tête, m'installai en silence à côté d'elle et tournai mon regard vers l'horizon. Un moment de silence s'installa.
- Trois élèves sont morts, tu sais, finit-elle par dire, brisant la quiétude ambiante.
Je n'ouvrai pas la bouche, mais tournait mon regard vers elle, l'encourageant à continuer.
- Un Gryffondor de 5ème année et deux Serdaigles. J'ai entendu Lily le dire à Mary en passant. Je ne les connaissais que de vue. Je ne suis même pas sure de leur avoir déjà parlé.
Elle se tut un moment avant de continuer :
- Quelle guerre de merde, cracha-t-elle, colérique. Ils n'étaient même pas majeurs. Tous leurs projets, leurs rêves, leurs perspectives d'avenir, envolés. Il a suffi d'une seconde. Une seule seconde. Mais le monde continue de tourner. Sans eux.
De nouveau, elle garda le silence pendant un instant.
- Tu sais quoi Sirius ? Je crève de trouille. J'ai beau faire semblant, ça ne change rien au fait que lorsque j'ai vu Emma allongée par terre dans cette allée, j'étais morte de peur. Rien qu'une enfant terrorisée. Je voulais tellement … Je voulais juste …
Elle s'interrompit. Les larmes perlèrent au coin de ses yeux puis se mirent à couler, roulant sur ses joues. Je la regardai, estomaqué. En 7 ans de scolarité à plus ou moins la fréquenter, je n'avais jamais vu Catherine White pleurer.
D'un geste naturel, je passai le bras autour de son épaule et la ramenai contre moi, tout en gardant le silence. Je ne savais que dire pour la réconforter et il m'était d'avis qu'il fallait mieux ne rien dire du tout plutôt que de paraitre déplacé.
Je ne sais combien de temps nous restâmes dans cette position. Ses cheveux chatouillaient mon cou. Je me sentais bien, entier. Toujours est-il que la pluie se mit à soudain à tomber. Exaspéré, je levai le visage vers le ciel.
Sincèrement ? S'il y avait un moment à ne pas ruiner, c'étaitbien celui-là. Merci mon pote.
Catherine eut un léger rire à travers ses larmes. Je compris que j'avais parlé tout haut. Je fus heureux de l'avoir fait rire, si bien que pas gêné pour un sou, je lui tirai la langue. Cela la fit sourire.
Elle plongea soudain ses yeux brillants dans les miens. Je perdis mon sourire. Il y eut un instant de flottement, ou nous restâmes immobiles, silencieux. Je ne détachai pas mon regard du sien, dans lequel la lueur espiègle avait disparu. Il était maintenant calme, attentif, presque curieux. Le vent faisait virevolter sa chevelure blonde autour de son visage. Une légère coupure avait cicatrisé au niveau de sa tempe, mais sa teinte vermillon, qui contrastait avec sa peau pale, confirmait son caractère récent. Elle ne m'avait jamais paru plus belle.
Cette fille va te rendre fou …
Saisissant son visage entre mes paumes, je plongeai vers ses lèvres. Elle ferma immédiatement les yeux et me rendis mon baiser avec la même ardeur. Ses doigts s'accrochèrent à mes cheveux, et elle colla son corps sur le mien. Une vague de désir me submergea rapidement. Je la débarrassai de sa veste, passai mes mains sous son T shirt et les posai sur sa taille. Sa respiration devint saccadée, et tandis que ma bouche glissait lentement vers son cou duquel je commençai à sucer la peau, elle s'attaqua aux boutons de ma chemise. D'une main experte, elle dégagea mes épaules du tissu, et poussa un soupir de soulagement lorsque ses mains se posèrent sur mon torse. Ses doigts glissèrent sur ma peau, retraçant les courbes de mes muscles.
- Catherine, murmurai-je.
Elle m'ignora et posant ses mains sur ma nuque, ramena mon visage vers le sien. Ses lèvres se collèrent immédiatement aux miennes.
Merde, elle embrasse vraiment comme une déesse !
Crispant mes mains sur sa taille, je remontai son T shirt, la couchai dans l'herbe. Mon corps réagit à ce nouveau positionnement de manière assez radicale. Je revins à la raison, rompit notre baiser, et le souffle court, accrochai son regard.
- Catherine, si l'on continue comme ça, je ne pourrai plus me contrôler. Je suis à deux doigts de te faire l'amour, là, dans l'herbe.
Cela eut le don de la faire revenir à la réalité. Elle se releva immédiatement et passai sa main dans ses cheveux d'un geste gêné. Le sourire aux lèvres je récupérai ma chemise. Mon expression triomphante me valut un regard noir de sa part.
Décidant de l'informer maintenant de ce qu'elle finirait de toute façon par découvrir, je désignai son cou de la main et prononçai :
- Je suis plutôt fier de moi. Ça se voit bien !
Ses lèvres formèrent un « Oh » silencieux et surpris lorsqu'elle comprit ce que je voulais dire. Elle porta la main à sa gorge. Son étonnement ne dura néanmoins que très peu de temps.
- Tu l'as fait exprès !
- Je marque mon territoire, répliquai-je en riant.
Ses prunelles flamboyèrent de colère. Remarquant que sa main se rapprochait dangereusement de la poche ou elle gardait sa baguette, je m'empressai de m'éloigner, le sourire accroché à mon visage.
Juste avant de partir, je me tournai une dernière fois vers elle.
- Expédition nocturne à l'infirmerie ce soir ? proposai-je.
Elle perdit immédiatement son expression furibonde et acquiesçant immédiatement, me rejoignit pour retourner au château .
Voili voilou ! Le bouton review est juste en dessous:)
