Je suis ravie que cette histoire vous plaise. Vraiment ravie. Merci pour tous vos commentaires ! Je les lis tous avec bonheur ! :D
Bonne lecture !
Chapitre 02 : Escapade et Rançon
Tsuna ferma le poing. La main devant lui obéit. Il rouvrit le poing. La main obéit aussi. Aucune Flamme du Brouillard qui l'entourait, cette main d'enfant était bien sa main. Il ferma les yeux, essayant de se calmer et de trouver une explication qui expliquerait pourquoi diable il avait rétrécit.
La dernière chose dont il se souvenait, c'était qu'il était dans son salon, avec ses amis. Lambo, après avoir subit l'habituel maltraitance de Reborn, c'était mit à pleurer, et… Avait dû sortir son infâme Bazooka, bien entendu. Et il avait dû être touché par le missile qui l'avait envoyé dans le futur, à la place de son futur lui, qui… Était attaché par une vieille chaine de fer dans une cellule qui sentait le moisi et le renfermé.
Même sans prendre en compte le rajeunissement de son corps, ce scénario posait quelques problèmes. Pire encore, les cinq minutes (il en était sûr désormais) étaient passées et il était toujours là. Tsuna prit plusieurs grandes inspirations pour garder son calme, un conseil de Fon qui avait toujours bien marché.
Récapitulons. Il avait rajeunit, aussi le bazooka devait avoir mal fonctionné. Peut-être que seul leurs esprits avaient été échangé, ce qui signifierait qu'il était dans le corps de l'autre Tsuna, celui de dix ans dans le passé. L'estimation de son âge alors, 7 ans était peut-être faux, et il devait avoir 9 ans. Se souvenant qu'il avait toujours été ridiculement petit étant plus jeune, ça pouvait s'expliquer ainsi.
Mais comment expliquer le fait qu'il était prisonnier alors ? Il n'avait aucun souvenir d'avoir été séquestré ainsi dans son enfance…
Le mal de crâne qu'il avait empirait de plus en plus. Il se frotta l'arrière de la tête, là ou semblait provenir sa douleur et grinça des dents en sentant une douloureuse bosse. Il pouvait aussi sentir un peu de sang séché. Quelqu'un l'avait assommé avec enthousiasme il semblerait. Ce qui l'arrangeait presque, puisque ça signifiait qu'il pouvait se soigner facilement. Avec un soupir, il se concentra et fit appel à sa Flamme. Ses yeux devinrent orange et il fixa le sol, concentrant sa Flamme dans le bout de ses doigts. Fronçant légèrement ses sourcils, sa Flamme orange prit une teinte bien plus claire, presque jaune, tout comme la pupille de ses yeux.
Quand il fut certain de contrôler la Flamme du Soleil, il l'appliqua sur la blessure, et se détendit avec un soupir en sentant la chaleur qu'elle apportait. Son mal de crâne s'éloigna comme par magie, et il eu une brusque envi de se gratter la tête avant que cette sensation disparaisse. Il arrêta sa Flamme et siffla entre ses dents en sentant une brusque douleur qui ressemblait à un engourdissement dans sa main et son bras. Il comprit avec horreur que son corps ne supportait plus l'utilisation prolongée ou intensive de sa Flamme.
Ce qui le rendait presque sans défense. Presque seulement, car Reborn ne serait pas le meilleur Hitman s'il ne l'avait pas formé à combattre sans sa Flamme. Mais ce corps n'était pas fait pour combattre, loin de là… Maigrelet et chétif étaient plus des adjectif lui correspondant contrairement à svelte et athlétique.
Il eu la brusque envi de laisser tomber le contrôle sur ses émotions, et se mettre à paniquer. Qui sait, s'il se mettait à hurler et à courir comme un poulet sans sa tête, peut-être que Reborn viendrait pour le frapper (lui écraser la tête contre le sol, plus précisément) en le traitant de Dame-Tsuna (ce qui n'était plus vrai mais qu'il adorait faire, rien que pour voir son élève lui lancer un regard noir, la seule personne qui pouvait le faire sans le regretter) et en lui promettant le pire des entrainements comme punition (et ce foutu bébé en costume avait une imagination débordante pour ce genre de choses).
Il observa une nouvelle fois sa cellule, essuyant machinalement sa main droite contre le haillon qui lui servait d'habit, avant de remarquer que ça ne servait à rien. Le sang sur sa main était séché et ne partirait pas aussi facilement. Fronçant des sourcils, il soupira et décida d'abord de retrouver sa liberté de mouvement. Il examina attentivement la chaine et tous ses maillons avant de constater qu'ils étaient tous en bon état, et qu'il ne pourrait pas les briser facilement. Et il voulait rester discret.
Ce fut quand il arriva au bout de la chaine qu'il remarqua l'anneau incrusté dans le mur, qui lui redonna espoir. Lui devait avoir le même âge que le bâtiment. Il était vieux et rouillé, et si Tsuna effectuait une pression assez importante dessus, il devrait céder. Il aurait préférer ne pas avoir à utiliser sa Flamme, mais ne se faisait aucune illusion. S'il voulait sortir de là, il devra le faire.
Dans ses mains qui lui semblait bien trop petites, il prit fermement un des maillons, et mit son pied sur le mur, juste à côté de l'anneau. Prenant une grande inspiration, il embrasa sa volonté, qui se mit à briller sur son front. Il tira de toutes ses forces et le pauvre morceau de ferraille ne pu résister. En emportant une partie du mur en même temps dans un tintamarre assourdissant. Tsun pâlit et s'éloigna le plus rapidement possible pour éviter de se faire ensevelir si jamais le mur s'écroulait.
Heureusement, il était dans le sous sol et les murs étaient épais et solide. Il y eu que quelques pierres qui tombèrent lourdement avant que le silence ne revint, épais et presque étouffant. Adieu la discrétion, il devait sortir d'ici le plus vite possible. Trainant bruyamment la chaine il examina la porte. Il se retint de lever les yeux au ciel. Tout comme la chaine, la serrure semblait être très bien entretenu, mais pas les gonds, qui commençait à rouiller. Il suffisait de les affaiblir encore plus et il serait sortit d'ici.
Les personnes qui l'avaient kidnappé étaient des amateurs. Mais d'un autre côté, un enfant de neuf ans (même s'il n'en paraissait que sept !) normal n'aurait pas pu s'échapper comme lui l'avait prévu.
Comme malgré tout le simple force ne suffirait pas (taper comme une brute serait dangereux pour sa main et ne détruirait pas les gonds avant de nombreux essais) Il décida de tordre la porte. Pour ça il utilisa ce qu'il avait sous la main, ou plutôt, sur le poignet, la chaine. Il lança l'anneau et son attache au dessus de la porte, et n'eu besoin que de deux essais pour réussir à le coincer. Il tira le plus possible, se réjouissant en entendant la porte gémir de protestation. Il continua néanmoins sans merci tout en se rapprochant du deuxième gond du bas.
Son corps était presque à la verticale quand il su qu'il ne pouvait pas tirer plus fort. La sueur commençait à perler sur son front, et sentant déjà son corps subir du contre coup de l'utilisation de sa Flamme, il ne perdit pas de temps pour donner un violent coup de pied pile sur le gond du bas. Il résista un peu, mais se déforma, et après trois coups similaire (affreusement bruyant), il lâcha. La dernière attache de la porte ne pouvait tenir seule face à la force qu'il exerçait sur le haut, et le gond supérieur se brisa, libérant la porte.
Qui tomba tout droit sur Tsuna.
Seul un réflexe inhumain qui le fit bondir sur le côté et se plaquer contre le mur l'empêcha de se faire écraser par la porte de fer. Elle tinta bruyamment en tombant par terre et il jura intérieurement. Il devait vraiment filer d'ici. Se résignant à continuer d'utiliser sa Flamme pour augmenter sa force et son endurance, il prit sous son bras la chaine (hors de question qu'il indique sa position actuelle à toutes les personnes des environs avec le bruit de ces chaines !), enjamba avec précaution la porte déchu et s'enfonça dans le sombre corridor de cette demeure.
Vongola Primo, ou Giotto pour les intimes, avait un drôle de pressentiment. Quelque chose allait arriver. Ce n'était pas étonnant pour lui de ressentir ses choses, mais ce qui l'étonnait un peu, c'était qu'il n'était pas capable de savoir si ce qui allait arriver était mauvais ou bon. C'était la première fois que son Hyper Intuition était aussi vague. Il n'arrivait même pas à s'inquiéter pour ce qui allait arriver tout en sachant que ça serait important.
Aussi n'arrivait-il pas à se concentrer sur les papiers qu'il devait lire. Et mémoriser. Tout, car c'était son boulot en tant que boss de tout savoir sur ce qui se passait dans sa Famiglia. Avec un soupir, il abandonna pour le moment. Inutile de se forcer, quand ça ne voulait pas, ça ne voulait pas. Il allait faire un tour avant de s'y remettre, décida-t-il.
Il éteignit la chandelle de son bureau en soufflant dessus avant de se lever de sa chaise. Il s'étira avec un soupir de soulagement et sortit de la pièce en faisant bien attention à fermer la porte à clé. C'était une habitude née de la prudence, car il ne serait bon pour personne que quelqu'un puisse entrer aussi facilement dans son bureau qui contenait tout ses papiers confidentiels. G ou Alaude auraient sa tête s'il agissait aussi bêtement.
En parlant du loup…
- Hey, G ! Fit Giotto en voyant quelqu'un passé dans le hall en direction de l'aile nord. L'homme aux cheveux rouge pâle (mais surtout pas rose) s'arrêta et se retourna en reconnaissant la voix de son ami de toujours. Un tatouage de flamme d'un rouge sombre montait de son cou et couvrait presque tout le côté droit de son visage jusqu'à ses cheveux, épargnant son œil carmin. Une simple chemise blanche, et une cravate desserrée lui servait d'uniforme, et gare à celui qui critiquerait sa tenu. Il se retrouverait rapidement face à sa fidèle arbalète et à sa précision mortelle.
G haussa un sourcil en voyant Giotto, son boss, hors de son bureau aussi tôt dans l'après-midi. Ce n'était pas dans ses habitudes.
- Un problème avec les documents que je t'ai apporté, Boss ?
- G… Soupira Giotto. Tu sais très bien que tu peux m'appeler par mon nom…
G haussa simplement les épaules, le sachant très bien, mais ayant décidé d'en faire qu'à sa tête, comme d'habitude. Il ne reprit pas la parole, attendant toujours la réponse à sa question initiale. Giotto secoua doucement la tête, connaissant son ami encore mieux que lui-même.
- Pas de problème avec les papiers G. Pas que j'ai pu constater.
- Alors le problème vient d'autre part. Ton Intuition Démoniaque ?
Là, Giotto se renfrogna, et frappa du dos de sa main le bras de son ami avant de lui répondre, ignorant le petit "hé !" de protestation.
- Ce n'est pas une Intuition Démoniaque ! Ça s'appelle l'Hyper Intuition, c'est différent.
- Pas pour moi, rétorqua G, en se frottant le bras. Ton truc est tellement efficace que s'en est effrayant.
- Ce n'est pas un truc !
Ils avaient eu cette discussion déjà tellement de fois qu'ils n'y faisaient plus attention, et tout en se chamaillant gentiment, ils se dirigèrent vers là où devait aller G, c'est-à-dire le dojo Ugetsu. Ils croisèrent quelques personnes en chemin, des servants et des subordonnés qui les saluèrent, et ils n'oublièrent pas de répondre, que se soit par un sourire de la part de Giotto ou d'un hochement de tête pour son bras droit.
Ils arrivèrent rapidement à destination, et trouvèrent leur ami japonais en grande méditation. À genoux, les yeux fermés, il avait ses trois wakizashi, ses petits sabres reposant à ses côtés tandis que son katana, plus long était sur ses genoux. Devant lui reposait les cadavres de cinq mannequins de bois, coupé en deux de différentes façons.
Ils firent bien attention, avant de s'avancer d'enlever leur chaussures et de les laisser à l'entrée. Ugetsu leur aurait sûrement pardonné cette erreur, mais ils ne voulaient vraiment pas vexer leur ami, surtout dans ce lieu qui lui servait de remplacement à son pays natal. Giotto l'avait fait construire exprès pour lui, après qu'Ugetsu ait abandonné sa carrière artistique pour le chemin de l'assassin, juste pour lui venir en aide. Le jour où l'épéiste avait découvert ce lieu avait été un jour empli de sourire, de joie, mais aussi de mélancolie et de quelques larmes.
En voyant Giotto remonter légèrement son pantalon pour s'agenouiller, G retint un grognement et s'assit à son tour. Un petit rire, qui ne le surprit guère le fit fusiller des yeux la personne devant lui. Comment arrivait-il à se mouvoir avec autant de facilité tout en restant à genoux ? Se fit-il rageusement la remarque alors qu'Ugetsu leur faisait désormais face.
- Tu peux t'assoir normalement G. Je ne t'en tiendrais pas rigueur, fit gentiment le Gardien de la Pluie.
Son homologue de la tempête ne se fit pas prier. Il s'assit en tailleur sans attendre et poussa un soupir de soulagement, ignorant le rire de ses deux amis.
- Alors, qu'est-ce qui vous amène dans mon dojo ? Je m'attendais à la visite de G, mais ta présence me surprend, Giotto. Tu n'as pas d'ennuie, j'espère ?
Giotto eu un petit sourire contrit tandis que G renâclait, augmentant l'inquiétude d'Ugetsu. Il prit en main son katana qu'il avait déposé à terre, et posa une question muette à Giotto. Ce dernier secoua doucement la tête, et sa tension dans ses épaules se relâcha. Giotto sourit au comportement surprotecteur de son Gardien.
- Ne t'en fait pas, je ne pense pas-
Quoi que pensait Giotto, il s'interrompit brusquement tandis que les deux autres gardiens se tendaient à nouveau. Quelqu'un arrivait par ici, et ce n'était pas un autre Gardien. G sortit sa fidèle arbalète (caché on ne sait où) tandis qu'Ugetsu sortait son katana de son fourreau et prenait un de ses wakizashi. Seul l'absence de réaction de leur boss leur fit garder l'immobilité au lieu de se précipiter de chaque côté de la porte pour accueillir l'intrus.
À peine eurent-ils sortis leurs armes qu'ils entendirent des pas précipités qui s'arrêtèrent à peine pour frapper à la porte. Ugetsu lança un regard à son boss qui hocha la tête. Il se rassit, et annonça d'une voix douce, mais assez forte pour être entendu.
- Entrez.
Les portes coulissantes s'ouvrirent sans attendre sur un jeune homme brun essoufflé. Giotto fronça ses sourcils en remarquant la flèche qu'il avait dans la main droite, serrée dans son poing. Il voyait quelque chose dépasser légèrement et devinait un peu ce que ça devait être. Appuyé sur ses jambes il essayait de reprendre son souffle, et vu le mal qu'il avait, il devait soit venir de loin, soit s'être vraiment pressé ou bien les deux en même temps.
- B-Boss… Je viens… Des limites du manoir… Danger… Lettre…
- Reprend ton souffle mon garçon demanda Giotto, tout en faisant signe à Ugetsu d'aller chercher un verre d'eau. Pendant que le Gardien de la Pluie se précipitait, G se rapprocha du coursier et tendit la main. Le jeune garçon jeta un coup d'œil craintif au Gardien avant de rebaisser la tête et de tendre la flèche auquel était attaché une enveloppe. G fronça des sourcils et détacha la lettre pour la donner à Giotto, tandis qu'Ugetsu tendais un verre d'eau au messager reconnaissant. Puis il se tourna vers son boss.
- Alors ? Quels sont les nouvelles ?
Giotto observa le sceau de cire écarlate qui fermait l'enveloppe.
- Je ne reconnais pas ce symbole, fit-il la remarque.
Cette simple remarque eu l'effet de détendre les deux autre mafieux.
- Tch ! Fit G en s'énervant. Ce n'est qu'une nouvelle famille alors. Sans importance.
- G…
- Giotto, interrompit doucement Ugetsu, nous savons tout les trois que tu connais par cœur tout les armureries des Familles, ou au minimum celles qui sont capables de nous chercher des noises. Si tu ne reconnais pas celle là…
- Il y a de grande chances pour que la famille qui soit derrière cette flèche ne soit que de la petite friture, finit G avec dédain. Cette flèche est faite en bois bon marché, trop souple, facile à briser. -il accompagna la parole du geste et un claquement sec retentit dans la pièce, faisant tressaillir de surprise le messager silencieux- Pas une grande menace, qui que se soit, finit-il.
Giotto eu un petit sourire en coin, mais il ne se faisait pas d'illusion. Ce que son intuition avait pressentit était en train d'arriver. Et on ne demandait pas d'alliance en lançant une flèche. C'était un signe d'agression, et que la famille soit faible ou pas, c'était toujours des combats qui pouvait coûter la vie de ses hommes. Étrange que son Intuition ne l'avertisse pas plus violement.
Il ouvrit l'enveloppe alors que G interrogeait le coursier pour plus de précision. Les où et quand furent résolus, et Giotto ne prêtait qu'une vague oreille aux réponses du jeune homme. Il lisait la lettre, et mit un moment à vraiment comprendre les mots qui étaient écrit. Il cligna plusieurs fois des yeux, se concentra vraiment sur la missive et blêmit de plusieurs teinte en assimilant vraiment ce qu'il voyait.
Il se leva comme un diable qui sortait de sa boite et fit face à ses amis, le visage grave.
- Petit, quel est ton nom ?
- P-Pietro, signor, fit le messager, affreusement timide face au boss de la famille qui contrôlait presque toute la Sicile.
- Bien, Pietro. Rend moi un dernier service. Tu va filer aux écuries et demander à faire préparer tous les chevaux disponibles. Tu pourras ensuite aller aux cuisines pour recevoir ta récompense pour ta rapidité. Dit-leur que je t'envoie, et tu n'auras aucun problème.
Pietro regarda bouche bée le grand homme devant lui avant de s'empresser de hocher la tête et de repartir à fond de train, fatigue oubliée. Avant que ses amis n'aient le temps de lui poser des questions sur ce qu'il se passait, Giotto se dirigea lui-même dans le couloir, enchainant en interrogeant G.
- Où sont les Gardiens en ce moment ?
G n'hésita qu'une seconde avant de répondre.
- L'abruti de prêtre doit-être à la chapelle, je pense. La pastèque doit roucouler avec Elena dans le jardin. Quant au français et au feignant, ils sont en ville, en train de faire une inspection et écouter ce que les habitants ont à dire.
- D'accord. Asari, tu peux filer retrouver Alaude et Rampo ? Ne lésine pas en chemin. On se retrouve devant l'entrée du manoir dès que possible.
Ugetsu hocha la tête tout en attachant son katana à sa ceinture.
- G, va prévenir tous les hommes qui se trouvent dans le manoir qu'une expédition est nécessaire, et j'ai bien dit, tous les hommes, même ceux qui reviennent de mission. Je veux les voir à cheval quand je reviendrais avec Deamon et Knuckle.
G hocha la tête, mais ne partit pas immédiatement. Il jeta un coup d'œil inquiet er Giotto.
- Que se passe-t-il, Giotto ?
Giotto fini par ralentir pour finir par s'arrêter. Dans sa main, le message qu'il n'avait pas lâché. Il le défroissa et le présenta à son bras droit. Ugetsu se déplaça de biais pour lire au dessus de l'épaule du Gardien de la Tempête.
Tout deux écarquillèrent les yeux et puis jurèrent, l'un en italien, l'autre en japonais en découvrant le message.
"Au Premier boss des Vongola
Je serais bref et clair. Nous détenons votre fils. Il est pour l'instant en bonne santé, mais risque de ne pas le rester très longtemps, si vous n'apportez pas la rançon de 100 pièces d'or demain, à midi, au sud de Nicosia. Un messager viendra vous trouvez pour vous donner plus d'information.
Venez seul, ou le petit meurt.
Premier boss des Suidaria, Zenone"
Comme signature, il y avait la trace sanglante de la main d'un jeune enfant, qui ne devait pas avoir atteint ses dix ans, ainsi qu'une mèche de cheveux châtain attaché par de la cire. Les deux Gardiens relevèrent la tête pour avoir des explications, mais ne virent pas Giotto. Ils n'eurent aucun mal à le retrouver alors qu'il montait les escaliers en directions de son bureau, et le rattrapèrent sans trop de mal.
- G-Giotto ! Bafouilla G, mais Giotto le coupa avant qu'il n'ait le temps de poser sa question.
- Non, G. Je n'ai pas de fils. Oui, j'en suis sûr. Sinon, je ne te l'aurais pas caché, et je me serais marié avec sa mère.
G eu l'amabilité de rougir légèrement du manque de confiance soudain qu'il venait d'avoir, mais se reprit vite.
- Si ce n'est pas ton fils…
- Ils ont enlevé un enfant innocent dans cette histoire, finit durement Ugetsu, la main serré sur la poigné de sa lame.
Giotto hocha la tête, étant arrivé à la même conclusion. Il ouvra rapidement la porte de son bureau, jurant presque contre la serrure qui ne voulait pas faire comme il voulait. Il se dirigea prestement vers la bibliothèque et fit tomber sans précaution quelques livres d'une des étagères. Devinant ce qu'il allait faire, Ugetsu se précipita sur la porte pour la fermer tandis que G fermait les rideaux. Le noir envahit la pièce, vite vaincu quand Giotto alluma la flamme de son front.
Il déclencha un mécanisme presque invisible et se mit à pousser l'étagère qui étrangement s'enfonça sans problème dans le mur. Elle révéla une pièce assez importante. Les murs étaient tapissés de bibliothèques pleines de documents. Giotto attendit juste que G ait rallumé la chandelle qu'il avait éteint il y avait si peu de temps avant de rentrer dans la pièce. Se dirigeant sans hésitation vers le fond à droite, il s'agenouilla pour enlever les documents. G tendit la bougie à Ugetsu pour aider son ami dans son déménagement soudain. Ugetsu restait en retrait, car Giotto avait interdit toute flamme dans cette pièce plein de papiers extrêmement important.
Sauf la sienne, bien entendu.
Après quelques secondes d'effort, ils découvrirent un coffre en bois renforcé par de l'acier et fermé par une serrure. Giotto l'ouvrit sans problème, ayant sortit la clé de sa cachette avant d'entrer dans la pièce. La petite porte pivota et des pièces d'or et d'argent scintillèrent à la Flamme de Giotto. Les yeux orange, il regarda cette petite fortune sans émotions, prenant sans hésiter une centaine de pièce d'or avant de les mettre dans un petit sac de toile fermé par un lacet en cuir. Les pièces tintaient presque bruyamment dans le silence qui pesait entre les trois hommes.
Cent pièces d'or, c'était une somme, même pour eux. Mais pas un des deux Gardiens ne fit un mouvement ou une remarque pour faire changer d'avis leur boss. Giotto referma le coffre, G remit tout en place, et une fois qu'ils étaient sortis, Ugetsu referma la bibliothèque.
Il reposa le chandelier et dit simplement :
- Je vais à l'écurie pour chercher Alaude et Rampo.
Il disparu par la porte à peine Giotto avait-il hoché la tête. G, qui avait rouvert les rideaux se dirigea à son tour vers la porte, et dit d'une voix sourde :
- Je vais réunir tout le monde Boss, ne t'en fait pas.
Giotto força un pauvre sourire que G ne vit même pas, déjà partit remplir sa mission.
Giotto se retrouva seul dans son bureau à nouveau. Le silence était pesant, mais ne pouvait être plus lourds que sa conscience. Il avait fait la paix avec l'idée que sa milice qui était censé protéger sa ville avait grandit tant et si bien qu'elle était devenu une famille mafieuse qui veillait sur toute la Sicile et dont l'influence s'étendait peu à peu à l'Italie. Mais jamais, au grand jamais il aurait pu imaginer que sa décision aurait impliqué ainsi la vie d'un enfant innocent.
Il soupira un grand coup, le souffle tremblant et quitta la pièce. Il avait des Gardiens à réunir.
Et peu importait le goût amer dans sa bouche.
Tsuna serrait les dents, caché derrière un meuble qui servait de décoration, et un pot pour une fausse plante. Deux personnes le croisèrent mais ne le virent pas. Tsuna se retint de soupirer et attendit de ne plus du tout entendre leur bruit de pas avant de se relever le plus silencieusement possible, maudissant la chaine et ses cliquetis continues. À cause d'elle, il devait être très prudent, et faire attention à son environnement. Il ne voulait pas être repéré, ne se voyant pas combattre dans un couloir étroit avec ce poids mort sur les bras.
Il surveilla les deux parties du couloir, et écouta attentivement. N'entendant ni le moindre murmure ni le moindre frottement indiquant que quelque chose viendrait dans sa direction, il continua son chemin. Il voulait aller sur le toit du bâtiment pour savoir un peu où il était, et puis pour s'envoler vers la cabine téléphonique la plus proche pour appeler à l'aide. Mais pour ça il avait besoin de ses gants. De plus, il était juste hors de question de laisser Natsu, ses gants, ses bijoux, et le talisman de Kyoko-chan ici !
Il continua donc son acensions, vérifiant toutes les salles qui étaient vides et passant son chemin lorsqu'il entendait des conversations. Il aurait sûrement fait pareil pour cette énième pièce, si un morceau de phrase ne l'avait pas intrigué.
- …gola ? Demanda une voix sourde.
- Je ne sais pas, répondit alors une autre voix, moins grave. Mais la ressemblance est frappante. Et ce Primo est un faible, bien connu pour "la grandeur de son cœur". Pff. Ce n'est pas la bonté qui construit les empires, mais la guerre. Il est certain que cet homme ne laissera pas un enfant dans les griffes d'ennemis, fils ou pas. Il paiera la rançon.
Tsuna cligna des yeux. Il avait beaucoup de mal à comprendre de quoi la voix grave parlait. L'enfant, il avait deviné qu'il s'agissait sûrement de lui, n'ayant croisé personne d'autre dans le cachot. Mais le Primo dont il était question lui était inconnu, car qui disait primo, disait famille jeune, ou vieil de moins de quarante ou cinquante ans, si le fondateur arrivait à vivre vieux. Certes Nono avait fait son temps (même s'il continuait de conduire les Vongola d'une main sûre en attendant que Tsuna arrive à ses vingt ans), mais il n'était pas assez vieux pour être le fondateur des Vongola quand même.
Dino aussi était le dixième Parrain de sa famille, et il avait beau se creuser les méninges, il ne voyait pas de fondateur de famille qui serait près à débourser son argent pour lui, à moins de chercher à rentrer dans les bonne grâces des Vongola, mais ce n'était pas logique. Les kidnappeurs devaient chercher là où il y avait le plus d'argent, alors pourquoi demander à une autre famille que celle des Vongola ?
Tout cela n'avait aucun sens, et son estomac se serra, son Hyper Intuition lui ordonnant de continuer à écouter plutôt que de continuer ses recherches, ou de trouver un endroit moins à découvert.
Il y eu un rire qui le fit presque sursauter et Tsuna reporta son attention sur la discussion.
- Quelle aubaine tout de même de tomber sur ce gamin en pleine rue. Comme un signe que Dieu aurait mit sur notre route pour permettre à notre famille de se développer. Ces pièces d'or nous aiderons grandement à employer de nouveaux mercenaires et à trouver de nouvelles armes. J'ai entendu parler d'un contrebandier qui serait capable de nous fournir de solides arquebuses. S'il est aussi capable de nous fournir la poudre qui va avec, on pourrait faire des affaires
Des… Arquebuses ? Qu'est-ce qu'il voulait dire par arquebuses ? Ce n'était pas de vieilles armes utilisé dans le lointain passé en Europe ? Flûte, il aurait dû mieux écouter les leçons de Reborn sur l'histoire de l'Italie.
- Est-il vraiment raisonnable de se dresser contre les Vongola Boss ? Ils contrôlent presque toute la Sicile. Ils font partit des puissants.
- Justement. Si nous tuons leur chef, cette famille va partir à la dérive, j'en suis sûr. Elle a beau s'être rapidement taillé une renommé, cette famille est jeune. Et son contrôle total sur ce territoire fait qu'il n'est protégé par personne d'autre. Eux défait, cette île et toutes ses richesses seront alors sous notre contrôle.
Le cœur de Tsuna battait la chamade. Il avait une explication qui se formait dans sa tête, mais il refusait d'y croire. Contrôler la Sicile ? Les Vongola contrôlait toute l'Italie, et avait un œil dans toutes les mafias du monde… Et puis, cette "jeune" famille ? Elle avait plus de quatre cent ans ! Non, il devait avoir mal entendu, mal comprit… Ce n'était pas possible qu'il ait été… Que le Bazooka l'ait emmené…
- Le tuer ? Comment compter vous faire ? De nombreuses rumeurs circulent sur cet homme et sa force. Sans compter ceux qu'il appelle ses Gardiens, qui sont très puissant.
- Je lui ai demandé de venir seul apporter la rançon. Nous le tuerons quand il récupérera son gamin. Il baissera sûrement sa garde alors. Quand se sera fait, et si le gamin a survécu, nous pourrons toujours le vendre pour nous rapporter plus d'or.
- Il ne viendra peut-être pas seul.
- Il viendra seul s'il veut voir son gamin vivre. Le moindre signe d'allié et j'égorgerais l'enfant de mes propres mains. Non, ce Giotto, c'est ça ? Ce Giotto n'a pas intérêt à jouer au plus fin avec moi.
- Vous avez vraiment l'air d'avoir tout prévu, Boss.
- Bien entendu, sinon je ne serais pas arrivé là où je suis. Contrôler une famille mafieuse demande plus qu'une belle gueule. Ce blanc-bec va l'apprendre de la pire manière qui soit.
Les deux personnes continuèrent à parler, mais Tsuna n'écoutait plus. Blanc comme un linge, sa respiration s'accélérait dans ce qui promettait être une belle crise de panique.
Giotto, primo, Vongola, jeune famille, arquebuse, de l'or… Tout ça sentait le voyage dans le temps, dans le passé comme il l'avait bien deviné, mais pas de dix ans, mais de près de quatre cents ans.
Il était retourné au temps de son arrière-arrière-arrière-arrière-arrière grand père, le fondateur des Vongola, Giotto ! Et il avait été enlevé à cause de la ressemblance qu'ils avaient ! Et cette famille mafieuse le prenait pour son fils ! Et Giotto risquait de mourir en payant sa rançon ! Et-
Il se dirigeait par ici ! ! !
Panique était un mot bien trop fade pour exprimer ce qu'il ressentait. Il en laissa tomber sa chaine, ce qui fit un énormément de bruit dans le couloir vide. La bonne chose, c'est que ça le coupa dans sa crise. La mauvaise, c'est que ça informa les deux hommes à l'intérieur qu'on les écoutait.
- Qu'est-ce que…
- Je vais voir Boss.
Tsuna ne réfléchit pas, il passa en Hyper mode. Il récupéra sa chaine et recula juste à temps pour que la porte s'ouvre sans le toucher. Un homme dans sa quarantaine, les cheveux grisonnant et le regard attentif ouvrit et n'eu même pas le temps de regarder dans le couloir avant que Tsuna sauta violement sur la porte avec un coup de pied, que l'autre mafieux se prit en pleine tête. En reculant, il se prit durement le battant de la porte à cause de l'élan et s'assomma tout seul. Tsuna expira doucement, se rendant compte qu'il avait oublié de respirer dans le feu de l'action.
Vite, le boss était toujours à l'intérieur, il fallait le faire taire avant qu'il appelle des renforts. Il sauta par-dessus le corps immobile. Toujours assis sur son fauteuil, le boss, un peu plus vieux que son bras-droit et avec le haut de la tête chauve ne bougeait pas, fixant sans comprendre le corps de son allié tombé. Par chance il semblait être trop ébahi pour réagir immédiatement. Par contre l'arrivé du môme qu'il avait kidnappé avec la tête en feu provoqua une étrange réaction paniquée.
- V-Va-t'en démon ! Ne me touche pas ! !
Sans se soucier de ces remarques Tsuna bondit en avant et donna un coup de poing dans le ventre de l'homme, puisqu'il ne pouvait pas atteindre la mâchoire sans trop forcer sur ses jambes. Il se décala sûr le côté tandis que le Boss avait la réaction normal de se plier en deux, et termina le travail par un bon coup sur la nuque.
Le deuxième homme s'effondra et rejoint son complice dans l'inconscience. Tsuna s'autorisa la faiblesse de cesser l'Hyper mode. Grimaçant et se frottant le poing (bon sang, que ce corps pouvait être faible ! Voyons, on ne pouvait pas se faire aussi mal en tapant dans une bedaine rempli de bière !), Tsuna essaya d'analyser la situation dans laquelle il se trouvait.
Seul, avec un corps âgé de dix ans, incapable de supporter une flamme un tant soit peu intense, donc faible, sans armes, quatre cents ans dans le passé, kidnappé et ayant assommé deux babouins dans leur territoire, avec le risque de s'attirer les foudres de toute la horde.
Génial. Simplement génial.
Ses épaules s'affaissèrent, et il maudit une nouvelle fois son destin. Pourquoi ce genre de chose n'arrivait qu'à lui ?
Tsuna se retourna brusquement, Flamme à nouveau en place en entendant un étrange bruit venant de derrière. Il observa la pièce mais ne vit rien qui aurait pu provoquer se bruit. Se renfrognant, il allait baisser sa garde quand le bruit recommença, venant du bureau du Boss.
Intrigué, Tsuna se demanda ce qu'il pouvait y avoir dans un tiroir qui faisait ce bruit là. Se méfiant d'un piège, il l'ouvrit avec maintes précautions, jusqu'à ce qu'il jette un coup d'œil et ne remarque le début d'un cube blanc et orange. Il ouvrit alors complètement le tiroir, joie et soulagement déferlant sur lui.
- Natsu !
La petite boite qui semblait innocente se mit à danser en entendant le cri de son maitre. Celle d'à côté, semblable en tout point ne réagit elle pas du tout, mais Tsuna savait pourquoi. Il prit Natsu, et se mit à lui parler tout en fouillant le tiroir qui semblait remplis de trésor.
- Ne t'inquiète pas, Natsu, dès que je retrouve la bague… Bon sang il y a plein de chose ici…
Natsu se calma légèrement, ce qui permit à Tsuna de le poser sur le bureau sans qu'il ne risque de tomber. Tsuna mit à côté la deuxième boite Vongola, mais eu du mal à trouver son collier en argent et sa bague Vongola. Ce tiroir était rempli de bijoux divers et variés, sûrement prévu pour la vente ou pour une collection personnelle. Mais pas de trace de ses habits malheureusement. Les fripes qu'il portait étaient tout sauf chaudes et confortables. Elles grattaient, étaient trop courtes et d'une hygiène douteuse.
Réfléchit Tsuna, s'ordonna-t-il. Où est-ce que tu mettrais les habits d'un prisonnier après l'avoir fouillé ?
Tsuna promena son regard dans la pièce. Des bibliothèques, une cheminée, une horloge de grand-mère (mais qui ne devait pourtant pas être si vieille, s'il réfléchissait un peu) Le bureau, un secrétaire, et… C'était une poubelle qu'il avait dans le coin, non ? Et c'était son jean qu'il voyait dépasser !
Il se dirigea vers la poubelle et constata qu'effectivement, ses habits avaient été fourrés dans un vieux sceau en fer qui servait de poubelle. Il les récupéra pour constater… Qu'ils étaient trop grands pour lui.
Il se serait tapé. Il avait complètement oublié son léger problème de taille.
- Ngh…
Tsuna sursauta en entendant un grognement venant du Boss. Il ne l'avait pas tapé assez fort ! Il se réveillait bien trop vite !
Il ne pouvait pas rester ici. Essayer de le combattre à nouveau était trop risqué, l'effet de surprise ne marcherait pas deux fois. Et puis il avait récupéré tout ce qu'il voulait, après tout. Ses habits en main, il prit les deux boites et les ouvrit. Ses gants se mirent en place et lui donnèrent un sentiment de sécurité. Il fut en plus à la fois surprit mais ravit en voyant que ses gents s'étaient adapté à sa taille.
Natsu, en forme de lionceau surveillait d'un œil inquiet la forme qui bougeait mollement, pas encore conscient, mais presque. Tsuna s'accroupit, et caressa le félin pour attirer son attention.
- Natsu, il faut partir d'ici. Je ne pense pas pouvoir voler avec tout ce que je dois transporter, fit-il en regardant ses habits qui demandaient ses deux mains pour ne pas tomber par terre. Est-ce que tu peux me porter sur ton dos s'il te plait ?
Sans hésiter, le lionceau acquiesça et Tsuna lui sourit, reconnaissant. Il concentra sa Flamme dans le gant qui touchait le lionceau, et la boite arme absorba l'énergie en se mettant à luire. Il grandit jusqu'à devenir un Lion de belle taille, possédant une magnifique crinière de feu qui descendait jusque sous son poitrail. Sa longue queue enflammée balayait le sol d'un mouvement qui se voulait nonchalant, mais qui indiquait toute l'impatience qu'avait l'animal à sortir d'ici.
Tsuna eu un sourire amer en voyant que même Natsu était plus grand que lui désormais. Natsu lui lécha le visage pour le réconforter, et le sourire de Tsuna devint plus sincère. Constatant que le Boss bougeait de plus en plus, Natsu se coucha pour permettre à Tsuna de monter sur son dos. Quand ce dernier fut installé, Natsu se releva et fit face à la belle baie vitrée. Il gronda et d'un bref mais puissant rugissement, il la brisa en mille morceaux. Le deuxième étage ne lui faisait pas peur, il était un fier Lion du Ciel. Un grondement animal le fit pourtant se retourner, car il savait qu'il était très mauvais de tourner le dos à un adversaire. Il rencontra le regard furieux puis choqué de l'homme qui se réveillait.
Aucune menace importante, aucun intérêt donc. Natsu, se rapprocha de la fenêtre, et sauta d'un bond puissant. Il atterrit tout en douceur, et en s'assurant que son cavalier était toujours sur son dos, il fila sur le chemin de terre, ignorant les regards ébahis que son apparence suscitait.
L'homme se secouait la tête, essayant de reprendre contact avec la réalité. Un bruit de tonnerre suivit de verre cassé le surprit et finit de lui redonner conscience. Voyant son garde du corps et bras-droit étalé à terre, et sentant un reste de douleur dans son ventre et sa nuque, il se souvint brusquement de ce qui s'était passé, poussa un grognement furieux. Le gamin… Il s'était échappé, il ne savait pas encore comment, mais quelques incapables allait payer de leur vie leur erreur stupide ! Prenant son couteau qu'il avait à sa ceinture, il se retourna, près à en découdre, et… Se figea.
Que faisait ce lion dans son bureau ?
Pas le temps de répondre à cette question, le lion avait bondit de son bureau, du deuxième étage sans la moindre hésitation. Il les suivit, mais s'arrêta au bord de son bureau. Il vit le lion atterrir sans problème dans la cour de la maison. Mais de là où il était, ce qui attirait le plus son regard, c'était le précieux cargo que ce félin transportait sur le dos.
Ses cent pièces d'or. Qui se carapataient. Inadmissible.
Enragé, il se mit à vociférer sur ses hommes en les voyant laisser l'animal filer avec son pactole :
- Mais tuer le ! Bon sang tuez moi ce lion !
Ses hommes mirent un moment à comprendre d'où venait l'ordre et encore plus pour charger leur arcs et arbalètes. Mais le lion avait déjà filé et avait disparu au loin.
- Poursuivez-le ! Ne le laissez pas s'échapper, ou je jure que j'aurais vos têtes sur un piquet avant la fin du jour ! Retrouver moi ce gamin et ce lion !
Il n'attendait pas de voir si ses ordres seraient respectés. Il se dirigeait vers la porte et frappa sans ménagement du pied son bras droit, braillant de plus belle :
- Debout, incapable ! Se faire avoir comme ça par un gamin qui doit encore téter le sein de la chienne qui l'a mis au monde ! Lève-toi !
Le bras droit mit un moment avant de se réveiller, mais la douleur qu'il ressentait dans le visage et dans le crâne, et maintenant dans les côtes l'aida.
- Oh, Dio… Ma tête… Qu'est-ce-
- Je jure de par le diable si tu ne t'es pas levé dans la seconde…
Le subordonné s'exécuta en chancelant, une main sur son visage qui ruisselait de sang. Il avait le nez de cassé et un mal de crâne digne de toute les gueules de bois. Mais une rage froide montait en lui, rendu amer par l'idée de s'être fait avoir comme un débutant. Il serra le poing et son boss hocha la tête, ravi que son bras-droit se soit reprit.
- Je vais faire préparer ton cheval, toi débrouille toi pour faire en sorte que ça ne saigne plus comme une fontaine. On se retrouve dans la cour.
Le bras-droit hocha (doucement) la tête et ils se séparèrent, l'un invectivant chaque personne qu'il croisait de prendre leurs armes et de se préparer pour une poursuite, l'autre se dirigeant rapidement vers l'infirmerie pour réparer comme il pouvait son nez.
Rapidement, ils se réunirent dans la cour, une bonne trentaine de chevaux montés qui piaffait d'impatience. Le boss se mit en avant, son bras-droit à l'air glacé à ses côtés la moitié du visage bandé par un pansement qui se rougissait déjà. Personne n'osait lui demandé ce qui lui était arrivé.
- Le gamin est sur un lion, précisa le Boss, expliquant à ses subordonnés la présence d'un si grand nombre de personne pour poursuivre un seul gamin. Je ne sais pas d'où sort cette bestiole, mais tuez là à vue, c'est clair ? Je veux le gosse vivant et en bonne santé ! Je m'occuperais de ce morveux moi-même, c'est comprit ?
Des exclamations retentirent avant que le boss ne donne le signal du départ. Dans un tonnerre de galop, ils partirent tous sur la route en terre, suivant les traces pas le moins discrète que le grand félin laissait dans la poussière.
Ils allaient le rattraper, et son insolence allait se payer au centuple.
- -'
Quel langage, ces bandits…
Alors ? Qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à me laissez un petit mot pour me dire votre avis ? :D
