Bonjour à tous.
Une fois de plus, ma vie privée a prit une dimension infernale. Je ne vous demanderais pas de m'excuser de mes absences, parce que ça commence à bien faire, mais juste de prendre patience et de faire avec. Merci.
Bonne lecture !
Chapitre 03 : Mon Fils ?
Tsuna avait soif. Entre autre. Il avait aussi froid à cause du haillon qu'il portait sur le dos et du soleil qui ne perçait pas la barrière de feuille que les arbres formaient. Il avait faim, parce qu'il ne savait pas depuis combien de temps il avait avalé quelque chose, et que l'utilisation de sa flamme demandait beaucoup d'énergie. Mais surtout, il avait mal.
Il ne comptait pas les égratignures que les buissons et autre ronce lui infligeait parfois quand Natsu passait trop près des fourrés ou n'avait pas d'autre choix et passait à travers. Non. Ça, il pouvait facilement l'ignorer. Il pouvait aussi ignorer la morsure de l'acier sur son poignet, même s'il saignait. On ne survivait pas à l'entrainement de Reborn en se souciant de douleurs aussi mineures que ça.
Non.
Ce qui le faisait souffrir, c'était de sentir pulser son cœur dans chaque partie de son corps, chaque muscle près de l'agonie par l'utilisation prolongé de sa Flamme. Il en aurait pleuré s'il n'avait pas peur que Reborn ne l'apprenne et ne se moque de lui avant de l'obliger à suivre un autre entrainement venu des enfers.
Natsu sentait la souffrance de son maitre et voulait le soulager, mais ne savait pas comment faire. Mais en entendant un petit ruissellement, il dressa les oreilles et se dérouta légèrement. Tsuna cligna des yeux, mais ne reprit pas son animal. Après tout, il ne savait pas lui non plus où ils allaient, à par qu'il voulait être le plus loin possible d'où ils venaient.
Ce fut en voyant la ridicule rivière (vraiment, ce n'était qu'un petit filet d'eau) qu'il comprit et le soulagement l'envahit. Natsu s'arrêta à côté de l'eau et se coucha. Tsuna descendit en chancelant, se rattrapant à la crinière de feu de Natsu.
- Désolé, Natsu, fit-il machinalement, contrôlant la douleur qui montait de ses jambes.
Le lion ne fit que grogner pour indiquer qu'il n'avait rien sentit et se mit lui aussi à laper l'eau devant lui. Tsuna sourit de la gentillesse de son partenaire, quand il vit que lui aussi était blessé par de petites coupures sur ses pattes, provoquées elles aussi par les buissons et autre obstacle rencontré en chemin.
- N-Natsu ! Tu es blessé ! Attend, je vais nettoyer ça.
Avant que le lion n'ait le temps de réagir, Tsuna déchira une partie de ce qu'il portait et le trempa dans l'eau pour nettoyer les coupures de Natsu. Ce dernier fronça les sourcils en voyant la plus grande force et faiblesse de son maitre se manifester à nouveau. Il était épuisé, assoiffé et blessé lui aussi, mais oubliant tout ses malheurs, il s'occupait d'abord de ceux à ses côtés avant de se soucier de lui-même. Ses Gardiens avaient apprit à refuser ses démonstrations d'amitié, pour son propre bien (on ne s'inquiétait pas des brûlures de quelqu'un quand on avait le bras cassé bon sang !) et Natsu comptait bien faire pareil.
Avec gentillesse mais fermeté, il frappa la main de son maitre de sa queue et gronda sourdement. Tsuna, surprit cligna plusieurs fois des yeux avant que ses épaules de s'affaissent et qu'il ne soupire.
- Non, pas toi aussi, Natsu… Laisse moi te soigner voyons, c'est toi qui m'a transporté, c'est le moins que je puisse faire…
Inutile, Natsu s'était décalé sur le côté, et le regardait d'un œil étincelant, le défiant de recommencer. Tsuna abandonna, et Natsu, sentant cette soumission se détendit à nouveau. Frottant son large museau contre le bras (tellement malingre) de son maitre, il poussa un mélange de grondement et de ronronnement, le poussant devant le ruisseau avant de se remettre à boire.
Tsuna secoua la tête doucement avant de faire face lui aussi au petit ruisseau. En faisant attention d'être en amont de Natsu, il prit de l'eau dans ses mains et bu doucement. La fraicheur de l'eau lui fit un bien fou, et il finit par en prendre plusieurs fois avant de s'éclabousser le visage. Il frotta avec énergie, ne sachant pas combien de temps il avait passé dans cette cellule. L'eau lui brûla sa blessure au poignet, et c'est en se souvenant de ses autres blessures qu'il utilisa le linge prévu pour Natsu pour nettoyer brièvement ses propres plaie. Natsu, lui, léchait consciencieusement ses propres égratignures avec une souplesse qui émerveillait toujours Tsuna.
Tsuna finit par se faire une toilette complète, le regrettant légèrement à cause de la fraicheur des sous bois. Mais il se sentait tellement plus propre et plus humain que ça valait la peine. Et tout regret disparut quand Natsu l'entraina à ses côtés et qu'il profita de la chaleur et de la douceur de la fourrure de Natsu. Avec un soupir, il décida de prendre une petite pause. Ce n'était peut-être pas raisonnable, mais son faible corps en avait bien besoin.
Il était tellement bien, au chaud et confortable qu'il faillit s'endormir, mais alors que le sommeil prenait possession de ses sens, son Hyper Intuition le réveilla presque en sursaut. Il ne pouvait pas rester ici, il n'était pas encore assez éloigné.
Mais voilà, où aller ? Il était seul et livré à lui-même de la pire manière qui soit. Sans habit, sans argent, sans quiconque pour le dépanner. Il ne pouvait pas aller chez les Vongola, comment expliquerait-il sa présence ? Inutile de penser à mentir, Primo le devinerait immédiatement, et il risquerait de le payer très cher. De plus l'idée de modifier le passé était effrayante. Rien que le fait d'avoir été enlevé et que ses ravisseurs aient eu la merveilleuse idée de demander une rançon aux Vongola était dangereux pour le futur.
Il pourrait peut-être se débrouiller pour survivre en chassant ou en pêchant pendant un moment. Mais il ne pouvait pas passez le reste du temps que mettrait ses Gardiens à le retrouver dans la nature. Il aimait son confort, et s'imaginait mal dormir à la belle étoile éternellement, sans compter les mauvais jours de pluie. Il pourrait peut-être trouver un boulot, mais cela voulait dire aller dans une ville. Est-ce qu'il saurait s'adapter aux coutumes de l'époque ?
Tsuna soupira, bougeant un peu pour ne pas se rendormir alors qu'il continuait de penser à son problème. Natsu veillait sur les alentour, attentif aux moindre bruit qui pourraient être suspect, et c'est pour ça sûrement qu'il entendit avant son maître des bruits sourds et encore lointains. Espérant que ce ne soit que des personnes qui passaient, Natsu gronda sourdement en les entendant se rapprocher de plus en plus vite.
Tsuna sauta sur ses pieds en entendant le grondement d'alerte de son animal. Son Hyper Intuition était d'accord avec son instinct de survie. Il fallait qu'il file le plus vite possible d'ici. En réunissant ses affaires, il jura contre son manque de prudence. Evidement qu'ils les retrouveraient vite, il n'y avait pas mille trace d'un lion dans les parages, on n'était pas dans la savane d'Afrique.
Il se mettait en selle quand il entendit un cri :
- Le voilà !
Natsu eu juste le temps de sauter par-dessus la rivière et à nouveau dans un fourré que le sifflement caractéristique d'une flèche suivit par un bruit sourd retentissait juste derrière eux. D'autre suivirent, mais Natsu était déjà partit loin.
Giotto était sur son cheval, menant sa troupe à un endroit près du lieu de rendez-vous. Derrière lui, ses six gardiens et ses hommes de mains le suivaient de près, silencieux, mais attentif à leurs environs. Le cortège s'était mis en route dès que les Gardiens étaient réunis.
Knuckle ne fut pas difficile à convaincre, il fut près à combattre dès qu'il entendit qu'un enfant était en danger. Quand Giotto s'inquiéta pour lui, il lui dit avec fermeté :
"Mais qu'est-ce que trois minutes de ma vie comparé à celle d'un enfant innocent ? Je prierais pour que DIEU veille sur lui !"
Ce fut bien plus difficile de séparer Daemon de son Elena. Il avait après tout peu de temps à consacrer juste pour elle, et comme elle-même était très occupée avec des missions de diplomatie, qu'ils puissent se retrouver tout les deux pour un après midi de libre était une occasion rare. Daemon n'était pas prêt de la laisser filer si facilement. Ce fut Elena étonnement qui força son fiancée à partir, quand elle apprit la raison de l'impatience de Giotto. Elle était une femme bonne et généreuse, avec un instinct maternel très développé. Qu'un enfant soit pris dans leur conflit ne lui allait pas du tout.
Lui, Knuckle et Daemon partirent avant G, qui finissait de préparer les hommes disponibles et d'organiser la défense du manoir en leur absence. Ils filèrent au galop retrouver Ugetsu, Lambo et Alaude dans la ville la plus proche. Ils se retrouvèrent au lieu de rassemblement des membres Vongola, un bar qui appartenait au Vongola, et qui possédait l'avantage d'avoir une arrière salle isolée pour pouvoir discuter.
Alaude, sans grande surprise, fut furieux d'avoir été interrompu dans son enquête. Il ne se calma que légèrement quand Giotto lui expliqua la situation. Prenant possession du papier que Giotto lui tendait, il fit tourner ses formidables méninges pour savoir s'il avait des informations sur cette famille et leur boss.
Encore, sans surprise, il en avait.
"Hn. Les Suidaria sont une famille qui a quelques années de plus que les Vongola, mais ne s'est pas développé énormément, dû à l'avidité de leur chef, ce Zenone. Il n'inspire confiance à personne. Il n'a pas d'alliance avec d'autre famille, et même ses subordonnés sont pour la plupart des mercenaires qui ne sont là que pour l'argent. Seul son bras droit lui est fidèle pour des raisons que j'ignore. Il n'a pas l'habitude de se battre au front, et préfère fuir les combat en sacrifiant ses hommes, qui eux sont plus dangereux. Ils ont de l'expérience dans les combats au corps à corps, et leurs flèches sont rapides et précises. Leur nombres est inconnu, mais ne doit pas dépasser la cinquantaine. Ils étaient avant en Italie, rackettant des petits commerces. Ils ont dû tomber sur plus fort qu'eux s'ils se sont réfugiés en Sicile ".
Le réseau d'information et la mémoire de ce français ne cesserait jamais de le surprendre. Quand il lui avait demandé le danger potentiel de cette mission, Alaude avait poussé un soupir dédaigneux, presque agacé.
"Aucun danger. Pas de fidélité, pas d'armement digne de ce nom. Ce ne sont que des herbivores. Ils seront tous arrêter sans exception pour enlèvement."
Giotto avait sourit malgré lui. Tout ses adversaires étaient des herbivores pour ce blond au regard de glace, et son sens de la justice accompagné par ses menottes le faisait mettre en prison tous ceux qu'il jugeait indigne de se montrer devant lui. Et si jamais une pauvre âme refusait de plier devant lui…
Et bien, disons juste qu'il la brisait et repartait sans un regard en arrière.
Rampo ne comprenait pas pourquoi lui aussi devait venir combattre si l'ennemi était faible et qu'il y avait en plus des renforts qui allait arriver avec G. Knuckle, étonnement fut le premier à le gronder, en lui disant à quel point il était égoïste de ne pas penser à ce pauvre enfant qui était aux mains de bandit sans foi ni loi. Rampo eu la délicatesse de paraitre gêné, et ne se plaignit plus. Là-dessus, G ne tarda pas à arriver avec une bonne quarantaine d'homme Vongola.
Et c'est ainsi qu'ils se mirent en route, voilà trois quart d'heure maintenant. Giotto avait toujours milles et unes pensées se bousculant dans sa tête. Pourquoi cet enfant avait été pris en otage ? S'ils se ressemblaient au point qu'on le prenne pour son fils, cet enfant serait constamment en danger. Et Giotto ne croyais pas à un enfant pris au hasard. Sinon, ils auraient pris la peine de masquer leur mensonge en envoyant des cheveux blonds. Mais s'ils n'avaient pas prit cette précaution, c'était qu'il était censé reconnaitre les cheveux bruns. C'était inquiétant.
Que ferait-il de ce garçon après l'avoir récupéré ? Si son intuition était juste, comme la plupart du temps, ils ne pourraient pas le laisser simplement partir. Il faudra retrouver ses parents, vérifier s'ils ont un lien familial (Alaude fera ça très bien), et les mettre sous la protection Vongola, pour éviter qu'une telle situation se reproduise. En espérant que l'enfant n'ai pas subit de sévices. Il ne se le pardonnerait pas, si jamais c'était le cas.
…
Il y avait aussi l'improbable éventualité que cet enfant soit bien son fils, et il devait se l'avouer, cette idée le terrifiait. Mais il avait beau repenser aux rares aventures qu'il avait eu, il ne voyait pas cela possible. Même si jamais une des femmes avec qui il était sortit était tombée enceinte après leur séparation, elle lui aurait certainement dit. Certaines même auraient sauté sur l'occasion pour le forcer à se marier avec elle, une des raisons pour laquelle il faisait extrêmement attention.
Et puis il avait conservé un contact amical avec la pluparts de ses femmes. Non pas qu'il en ait courtisé énormément, mais certaines avaient été des amies chères et l'étaient encore à ce jour. Elles ne lui auraient pas caché quelque chose d'aussi import-
Ses pensées furent brusquement interrompu par son Hyper intuition qui lui signala l'arrivé d'un intrus. Il se tendit et tira sur les rennes de son cheval qui s'arrêta aussitôt en piaffant légèrement. Ses gardiens et ses hommes s'arrêtèrent à leur tour, intrigué par cet arrêt subite et par l'air sérieux qui venait d'apparaitre sur le visage de leur chef.
Ils n'eurent pas le temps de la demander à Giotto qu'ils entendirent des bruits étranges qui se rapprochaient, tellement doux qu'ils ne l'auraient sûrement pas entendu si leurs cheveux marchaient encore. Certain mirent la main à leur sabres et d'autre à leurs carquois, mais ils n'eurent pas plus le temps de se préparer qu'un gigantesque lion sauta par-dessus un buisson et atterrit à quelques mètres de Giotto.
Tous se figèrent. Réponse compréhensible face à un fauve d'une taille pareil. Mais plus que le fauve, le fait qu'il soit en feu était stupéfiant. L'enfant qui trônait dessus comme si c'était la chose la plus naturelle à faire finit de les paralyser. Giotto remit fortement en cause ses convictions. Il était très probable qu'il ait un fils finalement…
L'enfant était son portrait craché. Le même visage, simplement plus jeune, plus rondelet, innocent. Plus que les similarités physiques, ce qui faisait de lui l'homme qui l'était, sa force et sa réputation, l'enfant l'avait aussi. La même Flamme, qui colorait ses yeux écarquillés par la surprise du même orange ambré, avec un cœur de la couleur de l'or liquide, flambait fièrement sur le front, donnant à ses cheveux châtains en bataille des reflets roux.
Ils restèrent là, les yeux dans les yeux, s'observant mutuellement, aveugle à ce qui pouvait les entourer. Giotto n'entendit pas le juron de G ni les murmures interloqués de ses hommes. Il était perdu dans un monde de comment, de pourquoi, de qui, de quand, de "oh mon dieu, ohmondieuohmondieuohmondieu" de "est-ce seulement possible ?".
Il avait un fils.
Tsuna chevauchait Natsu avec ce qui pouvait passer pour de l'aisance, où de l'habitude. Mais en réalité, il se fiait simplement à son Hyper Intuition pour ne pas tomber. Les yeux fermés, la tête baissée, il ne faisait que serrer les jambes contre la fourrure chaude et presque trop soyeuse de Natsu pour ne pas tomber et avait dans ce dernier une confiance totale pour les sortir de là. Ses mains entrelacées dans la crinière de Feu lui permettaient de ne pas trop glisser et de tenir ses affaires en même temps.
La douleur était vite revenu et il devait serrer les dents pour ne pas hurler, mais ne diminuait pas sa flamme. Il devait nourrir Natsu, maintenant plus que jamais de ses Flammes pour lui permettre de garder cette forme et d'aller le plus vite possible. Il les semait, il le sentait, dans cette forêt aux arbres épais et à la végétation dense. L'agilité de Natsu était mille fois supérieure que celle des chevaux, et sa taille effilée le rendait plus capable de sauter par-dessus les obstacles ou de passer sous certains fourrés.
Aussi fut-il surpris lorsqu'après un saut Natsu s'arrêta brusquement. Relevant la tête, il se figea à son tour en rencontrant le regard azuré de son ancêtre, accompagné par tous ses Gardiens, et apparemment par un petit bataillon d'homme.
La seule chose qui lui traversa l'esprit fut un "merde" retentissant. La seule personne qu'il devait éviter, la seule chose qui ne devait pas lui arriver lui tombait dessus sans prévenir et de la pire manière qui soit. Le destin devait vraiment le détester, ou être vraiment sadique pour s'amuser autant à ses dépends.
Il entendit le sifflement de la flèche qu'au dernier moment, et eu à peine le temps de se pencher sur le côté qu'il sentit la flèche lui déchirer le haut du bras avant de se planter dans le sol. Il poussa un cri de surprise et se pencha en avant, son autre main sur sa blessure. Elle saignait, pas abondamment, mais régulièrement. Tsuna appuya sur la blessure, ignorant la douleur supplémentaire que ça lui apportait pour ralentir le flot.
Il y eu des exclamations de la part des Vongola, noyé sous le rugissement furieux de Natsu, qui sauta sur le côté pour échapper à une autre volé de flèches. Il n'osait pas se rapprocher de trop près des Vongola, mais ne pouvait pas rester sur place. Il finit par se reculer, se mettant entre les deux partie qui apparaissaient, grognant et feulant à tout va, les crocs luisant, rivalisant avec ses griffes. Il était impressionnant et comptait bien se servir sans scrupule de cet avantage.
Le boss des Suidaria arriva le premier, rapidement suivit par ses hommes. Son bras droit, en voyant le gamin qui lui avait cassé le nez gronda sourdement et sa main se dirigea automatiquement vers ses flèches, mais la main de son boss lui prit le bras et l'arrêta dans son mouvement. Il suivit le regard fixe et tendu de son chef pour tomber sur une vision qui lui glaça les sangs.
Giotto avait sentit son cœur bondir en entendant le cri de douleur de l'enfant et avait un moment eu peur qu'il se soit pris une flèche dans l'épaule. Il fut vite rassurer en voyant qu'elle l'avait simplement coupé le bras un peu avant le coude, rien que les Flammes de Knuckle ne pouvait soigner. Le rugissement de fureur du félin l'avait surprit et lui, comme ses hommes, avait eu un peu de mal à calmer sa monture qui s'était agitée nerveusement. Le lion s'était alors déplacé sur le côté, et c'est ainsi qu'il avait découvert quelque chose qui fit bouillir son sang.
Le menu poignet droit de l'enfant était enfermé sans merci par une chaine d'acier qui avait mordu la chair et qui le faisait saigner. Brusquement, comme s'il pouvait vraiment voir cet enfant, il vit les petites blessures sans importances, mais nombreuse, témoins de la fuite et de l'épreuve que le jeune garçon avait traversé. La fatigue et la douleur dans ses yeux trop mature pour son âge fini d'activer sa colère, et sa Flamme du Ciel s'embrassa dans un souffle sur son front, lui permettant de contrôler cette fureur sans l'éteindre.
Il fixa ses ennemis qui sortait du bois à cheval eux aussi, nerveux devant la présence d'un plus grand nombre d'adversaire mieux équipés, mieux préparés et prêt eux, à donner leur vie pour leur chef. Ces mercenaires, avide d'argent et de gloire ne pouvaient pas rivaliser contre une loyauté sans faille, et ils hésitaient visiblement entre s'enfuir et rester.
Zenone observa la situation, l'étiquetant rapidement comme désespérée. Mais il tenta malgré tout de parlementer, essayant d'éviter l'humiliation d'une débandade qu'il sentait proche.
- Vongola. Quelle surprise de vous voir aussi tôt. Je ne vous attendais que demain, pour le rendez-vous.
- Suidaria. Nous nous rendions à Nicosia pour être là à la première heure demain.
- Je vois. Je suis étonné de vous voir si… Nombreux.
Le cheval de Giotto frappa durement le sol du pied, et s'ébroua. Giotto ne frémit pas.
- Oh, n'ayez crainte. Je sais respecter les demandes qui me sont faite. Je me serais rendu seul au rendez-vous. Ils ne sont là que pour s'assurer que je rentre en parfaite santé de mes rendez-vous, si vous voyez ce que je veux dire…
Zenone retint un renâclement de mépris, mais n'arriva pas à faire de même pour un rictus. Son cheval s'agita en sentant la colère de son maitre, mais ne se rebella pas.
- Oui, je vois…
- Si vous me permettez cette question, demanda soudainement Giotto, j'aimerais savoir où vous avez trouvé cet enfant…
- En pleine rue. Vous devriez faire attention à vos possessions, il pourrait leur arriver malheur.
Giotto se tendit imperceptiblement, seuls ses Gardiens purent le voir. Cette menace était à peine voilée, cet homme cherchait les ennuis.
- En ce cas, je vous remercie de me l'avoir ramené. Je vous en suis très reconnaissant. Votre générosité et votre grandeur d'âme est étonnante…
Cette fois, la grimace de mépris et de haine s'afficha clairement sur le visage de Zenone, incitant certains archer Vongola préparer leurs arcs. Certains de ses hommes prépara les leurs en réponse, tandis que d'autre reculais, visiblement près à fuir. Il nota du coin de l'œil ceux qui tombait dans la deuxième catégorie. Il jeta un coup d'œil rapide à son pactole qui chevauchait toujours ce monstre diabolique et ce dernier gronda sourdement en sentant son regard et il ouvrit la gueule plus largement, découvrant plus que nécessaire ses crocs. Un frisson de peur lui parcouru l'échine en imaginant cette gueule se refermer sur sa gorge. Il était temps de partir.
Il fit prestement tourner son cheval et repartit au galop dans les bois, rapidement suivit par ses hommes. Son bras-droit resta une seconde en arrière, gravant le visage du garçon dans sa tête, marquant au fer rouge l'humiliation qu'il avait subit avant de suivre son chef.
Il y eu une seconde de flottement avant que le soulagement fassent soupirer la plupart des hommes. Giotto se détendit et échangea un regard complice avec ses amis qui le lui rendirent. Il s'arrêta sur Daemon et hocha la tête. L'illusionniste ricana avant de partir au petit galop dans la direction qu'avait pris les hommes. Lui et son cheval avaient disparus avant qu'il ne soit entré dans le sous bois.
Giotto n'avait aucun doute qu'il les retrouverait et pourrait s'infiltrer dans leur planque pour en retirer le maximum d'information. Un petit gémissement plaintif lui fit tourner la tête vers l'enfant (son fils) et vers sa… Monture…
Tsuna n'avait pas osé respirer pendant toute la durée de l'échange. Il pouvait voir l'électricité dans l'air entre les deux boss de mafia. Sa tête était rempli d'interrogation sur ce qu'il devait faire, ce qu'il pouvait faire, ce qu'il devrait dire ou ne pas dire, s'il restait une chance d'échapper au Vongola après être tombé ainsi sur eux…
Quand le chef de la famille qui l'avait retenu prisonnier (Suidaria, que Primo avait dit ?) était repartit, lui aussi s'était détendu, le soulagement le submergeant. Il avait vite été remplacé par la douleur, lancinante et il avait poussé un grognement qui était passé presque inaperçu. Son fidèle compagnon l'avait bien entendu, et s'était tourné vers lui en gémissant, une question claire dans ses yeux mordorés. Tsuna força un sourire sur son visage et caressa le museau du lion en murmurant des paroles rassurantes.
Giotto fut étonné de la complicité palpable entre la bête sauvage et l'enfant (son fils bon sang !), mais encore plus en l'entendant parler japonais. Il voulu brusquement savoir comment il avait appris cette langue étrangère. Non. Plus que ça. Il voulu savoir son nom, son âge, ses goûts, ce qu'il aime faire ou ne pas faire, des tonnes et des tonnes d'informations aussi utiles qu'inutile. Mais surtout, il voulait savoir s'il était vraiment son père.
- Bambino, dit-il doucement en tournant son cheval vers le lion.
Ce dernier comme son cavalier se tourna vers la personne qui venait de parler, et ils se tendirent. Se rappelant où ils étaient Tsuna serra les poings sur la crinière de Natsu, le cœur battant la chamade. Natsu, sentant l'angoisse de son maitre par rapport à la situation recula de quelques pas, près à filer.
Les yeux de Giotto s'écarquillèrent en voyant ça, mais il n'eut pas le temps de les rappeler qu'ils avaient déjà disparu. Il fut paralysé pendant quelques secondes jusqu'à ce que G ne s'exclame :
- Rattrape-le !
Giotto sursauta et se retourna, fixant d'un air perdu son ami de toujours. Ce dernier lui offrit un rare sourire rassurant.
- Je m'occupe des hommes, va retrouver cet enfant, Gio.
Tant le sourire rassurant de G que l'utilisation de son surnom fit reprendre ses esprits à Giotto. Se reprenant en main, il se tourna vers Ugetsu et Knuckle et leur ordonna :
- Suivez moi vous deux, ne perdons pas de temps.
Ils se mirent tous les trois aussitôt au galop, disparaissant à la suite de l'enfant.
Rampo soupira, s'attirant les regards des deux autre Gardiens.
- Je n'aime pas les mômes. Ils n'apportent que des embêtements…
G eu un petit rire moqueur et tourna son cheval dans la direction où ils allaient.
- Il va pourtant falloir t'y habituer, car je ne pense pas que Primo revienne sans ce gosse.
Rampo gémit et suivit G. Alaude toujours silencieux lança un dernier regard calculateur dans la direction où était partit l'enfant, et ses yeux se rétrécirent.
Il avait une enquête à mener.
Ils étaient exténués, l'un comme l'autre. Tsuna n'arrivait plus à fournir assez de Flamme à Natsu, et il sût qu'il allait se faire rattraper. Natsu faisait tout ce qu'il pouvait le pauvre, essayant de garder un bon rythme, mais sa vitesse déclinait peu à peu, et le bruit des cheveux qui galopaient se rapprochait.
Tsuna se décida brusquement. Cela ne pouvait pas continuer ainsi, son cœur allait finir par exploser s'il continuait à forcer ainsi son corps.
- Natsu… Stop.
Le lion de Feu ralentit avant de s'arrêter, le souffle court. Les Flammes de sa crinière avaient grandement rétrécies, et menaçait de s'éteindre. Dès que Tsuna fut descendu de son dos, tombant à moitié, Natsu se mit à luire et reprit sa forme de lionceau, qui demandait beaucoup moins d'énergie. Il se dirigea en titubant à côté de son maitre qui s'était adossé à un arbre.
Tsuna tenait à peine sur ses jambes flageolantes, les yeux fermés pour éviter à la sueur de rentrer dedans et de les brûler. Il aurait préféré ne pas avoir de contact avec les Vongola, ou le minimum, mais en entendant le bruit saccadé des sabots des chevaux qui se rapprochaient, il ne pourrait pas l'éviter. Il pencha la tête en sentant Natsu se frotter contre sa jambe. Il sourit et s'accroupit, toujours adossé à l'arbre pour conserver son équilibre avant de passer une main tremblante dans la fourrure de son partenaire. Il devait décider de ses actions rapidement.
- Natsu, retourne dans la boite- non je ne veux pas entendre de protestation, fit-il en voyant l'air mécontent du félin.
Natsu gémit, les oreilles baissées. Il comprenait pourquoi on lui demandait ça, mais laisser son maitre seul et sans défense alors qu'il était trop épuisé pour se défendre, luttant pour ne pas perdre conscience ne lui allait pas du tout.
- Ne t'inquiète pas, je doute qu'ils me fassent le moindre mal, répondit Tsuna avec un petit sourire.
Natsu hésita encore quelques secondes, et puis en entendant les bruits des chevaux se rapprochant de plus en plus, finit par obéir. Dans un jet de Flamme il retourna dans sa boite attendant patiemment d'être appelé à nouveau.
Tsuna soupira de soulagement. Natsu avait été plus facile à convaincre qu'il ne se l'imaginait. Sentant qu'il n'avait plus que quelques secondes avant d'être découvert, il se releva, ignorant le hurlement de ses jambes et prit l'autre boite-arme Vongola. Elle s'ouvrit d'elle-même, et avec un jet de flamme similaire à celui de Natsu, ses gants disparurent dans la boite orange et blanche qui se referma. Après ça, Tsuna eut juste le temps d'enlever sa bague du Ciel et de la cacher avec les boites dans une poche de son trop grand pantalon, qu'il n'avait toujours pas lâché, qu'il vit Ugetsu débarquer.
Ce dernier ne semblait pas l'avoir encore vu, regardant avec anxiété partout autour de lui. Il devait s'attendre à voir un gigantesque lion, car ses yeux passèrent une fois sur lui sans le voir avant de revenir et de se fixer cette fois. Ils s'écarquillèrent, et Ugetsu cria :
- Giotto ! Je l'ai retrouvé !
Le Gardien de la Pluie fut vite rejoint par les Gardiens du Ciel et du Soleil, qui descendirent rapidement de cheval pour s'approcher de lui. Tsuna conservait son masque sans émotion, ne sachant vraiment pas comment agir face à la Première Génération qui le dévisageait avec ce qui semblait de l'inquiétude de la curiosité et un peu de colère mêlé. Vu son état, ce n'était pas étonnant.
Ce fut Ugetsu qui engagea la conversation, en japonais à la plus grande surprise de Tsuna.
- Bonjour petit. Nous ne te voulons aucun mal d'accord ?
Tsuna se creusa les méninges pour savoir la raison pour laquelle il parlait cette langue au lieu de l'italien, et puis il se souvient brusquement qu'il avait parlé à Natsu devant eux. En japonais. Ils avaient sûrement dû l'entendre. Il ouvrit sa bouche et se força à dire, malgré la sécheresse qui régnait dans sa bouche :
- Je… Je sais parler Italien.
Il grimaça en entendant sa voix si rauque et toussa douloureusement. Il avait vraiment soif. Apparemment ses souffrances n'étaient vraiment pas passé inaperçu, vu les froncements de sourcils que la première génération firent. Giotto se tourna vers son cheval et détacha une gourde en fer avant de s'approcher de l'enfant, restant prudent malgré tout. Il ne savait pas où était ce lion, et s'il allait l'attaquer s'il s'approchait de trop près de l'enfant…
Mais il eut beau scruter les environs, il ne vit ni Flamme, ni mouvement dans les fourrés, et il arriva à destination sans problème. Il s'accroupit et se retrouva à la même hauteur de l'enfant, et tout ses doutes sur le fait qu'il soit vraiment son fils s'envolèrent. Sa rage en le voyant dans un état aussi pitoyable se décupla. Ignorant ses amis qui se rapprochaient il ouvra la gourde et aida le jeune garçon à boire, puisqu'il n'arrivait même plus à lever les bras. Tenir debout lui demandait toutes ses forces.
- Où est passé ce lion ? Demanda avec une douceur étonnante Knuckle.
Tsuna se lécha les lèvres, savourant la fraicheur de l'eau, et tourna brièvement son regard vers l'ancien boxeur devenu prêtre avant de détourner le regard et de fixer le sol. Il ne pouvait pas mentir, Giotto le devinerait. Mais il ne pouvait pas dire la vérité non plus. Alors le mieux était de rester silencieux.
- Nous ne lui ferons aucun mal à lui non plus, essaya de rassurer Asari, mais Tsuna secoua doucement la tête, et resta silencieux.
Lui et Knuckle échangèrent un regard. Ils ne s'étaient pas rapprochés de Tsuna, surveillant les environs en cas de danger, et laissant à Giotto la chance d'essayer d'établir un contact avec celui qui était sûrement son enfant. Mais la manière dont cet enfant agissait était inquiétante. Bien trop mûr pour son âge (six ou sept ans vu sa taille, guère plus), ils se demandaient ce qu'il avait pu subirent dans son enfance pour le rendre aussi fermé et méfiant. D'accord, ils étaient des inconnus pour lui, mais ils étaient gentils et avenant. Un enfant normal, après avoir subit une épreuve aussi traumatisante qu'un enlèvement aurait sûrement recherché le réconfort d'un adulte sympathique.
Giotto avait envie de pleurer. Des pensées similaires se bousculaient dans sa tête, le blessant presque physiquement. À ce moment précis, il pouvait vraiment dire qu'il se détestait, et détestait la mafia. Il voulu brusquement être à la place de Daemon pour retrouver ces fils de chiens et leur apprendre comment vivre. Mais avant, il devait s'occuper de cet enfant qui menaçait de s'écrouler à tout instant.
- Bambino, comment t'appelles-tu ?
Tsuna hésita légèrement, avant de murmurer :
- Tsuna.
Giotto hocha la tête, retournant ce nom dans sa tête. Il ne semblait pas italien, et n'étais pas associé à un nom de famille. Il devait garder ses questions pour lui pour l'instant. Il posa sa main sur l'épaule de "Tsuna", et nota avec soulagement qu'il ne fléchit absolument pas sous le contact. Il regarda la main avant de relever la tête avec curiosité.
- Tsuna, est-ce que tu peux venir avec nous, nous allons nous occuper de toi, d'accord ?
Le masque de Tsuna glissa enfin avec fatalité, découvrant sa fatigue tandis qu'il hochait la tête. Il ne pouvait décidément pas échapper aux Vongola. Il espérait seulement que ses actions ne changeraient pas le futur. Il essaya de marcher sans appuie, mais ses jambes trembla et il tomba en avant, lâchant ce qu'il tenait, et seul le réflexe de Giotto l'empêcha de tomber la tête la première. Il grinça et laissa Giotto le manipuler, le collant contre sa poitrine et le soulevant comme s'il était de plume.
Il se sentait étrangement en sécurité dans ces bras, un sentiment que seul à présent ses Gardiens ou Reborn avait réussi à susciter en lui. Une vague de mélancolie le frappa, nouant son estomac. Ils lui manquaient terriblement soudainement, et il ne souhaitait rien de plus que de retourner chez lui, avec ses amis et sa famille. Il serra les yeux, mais une larme solitaire réussi à s'échapper alors qu'il finissait de perdre conscience.
Quand Tsuna était tombé, comme une marionnette à qui on avait coupé les fils, Giotto l'avait rattrapé, le cœur bondissant de peur, mais il avait vite été rassuré en le retournant et en voyant qu'il était juste épuisé. Il l'avait prit dans ses bras, le serrant fort pour calmer les tremblements qui le possédait. Quand il se tourna vers ses amis, ils virent dans ses yeux un besoin de protection vif, presque violent, une expression qui normalement leur était réservé. Ils se dirigèrent vers lui et observèrent de plus près le précieux chargement.
Et eux aussi rayèrent de leur esprit les doutes qu'ils avaient à propos de la parenté de Giotto. Le gamin lui ressemblait bien trop pour qu'ils ne soient pas liés d'une façon ou d'une autre. Même quand il souffrait, il le faisait silencieusement, son visage à peine crispé tout comme Giotto. Sa pâleur et sa transpiration étaient les seules indices de son agonie.
- Il a mal, fit Giotto, ne sachant pas quoi faire pour soulager le jeune garçon. Il a trop utilisé sa Flamme. Comment est-il capable de l'utiliser à son âge, je n'en sais rien, mais il n'a pas l'endurance pour pouvoir le supporter.
- Il lui faut du repos, fit Ugetsu, l'air inhabituellement sérieux. Je peux l'endormir pour qu'il n'ait plus mal, si tu le souhaite, Giotto…
Ce dernier hésita. La Flamme de la Pluie était puissante, mais pouvait être peut-être dangereuse si elle était mal dosée. Un seul regard au sourire encourageant de son ami le convainquit et il hocha la tête. Ugetsu approcha la main sur laquelle il avait la bague Vongola et une Flamme bleu se mit à luire. Il l'approcha du corps de Tsuna avant de poser sa main sur sa poitrine, d'où il diffusa sa Flamme. Tsuna versa une unique larme qui tordit le cœur des trois adultes avant qu'il ne se détende entièrement. Giotto le serra encore plus contre lui, le visage crispé par la colère.
Knuckle s'approcha, prenant la place d'Ugetsu, et soigna de la même manière la blessure au bras qui saignait à peine. La peau se referma rapidement
- Je le soignerai comme il faut quand on sera au manoir, fit gravement Knuckle, avant de faire un signe de croix et de prier silencieusement.
Giotto hocha la tête n'osant pas ouvrir la bouche de peur d'exploser et se dirigea vers son cheval. Il se trouva incapable de monter sur son cheval sans lâcher Tsuna, et ça, il en était juste hors de question. Frustré, il allait s'énerver quand Ugetsu lui prit doucement mais fermement l'enfant des bras. Giotto failli s'insurger contre son ami mais ce dernier désigna du menton son cheval, et Giotto comprit ses intentions. Sa colère disparu, remplacer par de la fatigue et de la honte. Il avait failli se mettre en colère contre son ami qui ne lui voulait que du bien.
Rapidement, il grimpa sur son cheval et attendit d'être sûr que le cheval soit stable avant de lâcher ses rênes et de retendre ses bras pour reprendre son précieux chargement. Il l'installa devant lui, là où il pouvait le tenir et être sûr qu'il ne tomberait pas. Knuckle avait pris les affaires de Tsuna, fronçant ses sourcils à voir de si grands habits et se demandant pourquoi Tsuna les avait avec lui, avant de les mettre dans un sac de toile qui contenait déjà ses gants de boxeur. Il remonta à cheval alors qu'Ugetsu se dirigeait vers le siens, et s'autorisa un petit sourire en remarquant la précaution avec laquelle Giotto traitait Tsuna.
On pouvait le comprendre. Pour Giotto, orphelin très jeune, la famille était quelque chose d'extrêmement important, et savoir qu'il avait un fils sans avoir pu en profiter ne pouvait lui être que douloureux. C'était une bonne chose que Dieu les ai fait se rencontrer, mais Knuckle regrettait les circonstances cruelles. Knuckle ferma les yeux et contrôla la fureur qu'il ressentait envers les personnes assez avides pour se servirent d'un enfant pour gagner de l'argent. Il aurait donné les trois minutes qu'il s'était autorisé de combat dans le moindre regret s'il avait pu.
Giotto regarda ses amis, chacun posté à un de ses côtés, et hocha la tête, talonnant son cheval pour repartir retrouver les autres. Tout cela s'était passé dans un silence tendu et le bruit des sabots de leurs chevaux fut étrangement réconfortant.
Ainsi ils se dirigèrent vers le manoir au petit galop, la tête pleine de question et avec un invité surprise sur les bras.
Voilà un nouveau chapitre. Tsuna n'a pas pu échapper aux Vongola !
