Bonjour bonjour ! Comme promis dans cette série d'up, voici le nouveau chapitre d'Il Figlio del Primo ! J'espère que vous aimerez ! ;)

Bonne lecture !


Chapitre 04 : Mystères Inquiétants

Dans le manoir Vongola, on s'activait avec énergie. Alaude avait filé dans son bureau pour consulter les archives afin de rassembler le plus de renseignement possible sur cette famille, et comptait bien aussi envoyer quelques message à son service d'information afin d'enquêter sur les anciennes compagnes de Giotto qui aurait habitées, ou qui étaient juste passée récemment dans la ville la plus proche du lieu de rendez-vous, Nicosia. C'était logiquement là qu'ils avaient dû trouver le gamin.

Bien sûr, il agrandirait le cercle de recherche si sa première recherche serait infructueuse. Il n'était loin d'être stupide, et pouvait avoir une formidable patience, quand il le voulait.

Rampo avait été chargé de s'assurer de la sécurité du manoir, que les ordres que G avaient donnés avant de partir avaient bien été respectés. Trop content de ne pas avoir reçu de tâche plus fatigantes, Rampo s'était exécuté assez facilement, Et G l'aurait engueulé de montrer dans de nonchalance s'il n'était pas occupé de son côté à préparer un lit dans l'infirmerie avec Elena.

Cette dernière les attendait à l'entrée et avait été très inquiète en ne les voyant pas tous rentrer en même temps. G lui avait expliqué la situation, et elle avait insisté pour l'aider à préparer un lit confortable au pauvre enfant. Elle avait fait installer des rideaux autour du lit pour que l'enfant ait une certaine intimité, car elle était sûre, et G était d'accord, que l'enfant serait scruté comme une bête curieuse tout le long de son séjour avec eux. Déjà la rumeur circulait dans tout le manoir que Primo avait un fils illégitime qui s'était fait enlevé, ce qui expliquait le côté urgent de l'expédition qui venait d'avoir lieu.

- Au fait, demanda-t-elle alors qu'elle installait un bouquet de fleur dans un vase, pourquoi Asari est partit avec Knuckle et Giotto ? Knuckle, je comprends, si le pauvre chou était blessé. Mais Asari ?

- Le gosse parlait Japonais, répondit rudement G. L'idiot de flûtiste sera le mieux à même de le comprendre s'il ne sait pas parler italien.

- Quel histoire tout de même, se lamenta Elena, ignorant l'impolitesse du Gardien de la Tempête. Et vous êtes sûr qu'il s'agit de son fils ?

- Tch, dit G en jetant un énième coup d'œil par la fenêtre. Sans parler de la ressemblance physique, le gosse avait sa Flamme qui l'éclairait. Dur de penser le contraire.

- Pauvre Giotto, Fit Elena dans un soupir, se détournant enfin des fleurs et du vase. Découvrir qu'il a un fils si brusquement, et dans de telle circonstances… On ne sait pas qui est la mère ? Elle doit être folle d'inquiétude après la disparition de son fils, il faut lui dire ce qu'il s'est passé !

- Le français est là-dessus.

Elena eut un petit sourire. Si Alaude enquêtait, ça irait vite. Elle se déplaça aux côtés de G, qui n'avait pas lâché la fenêtre pour elle aussi surveiller l'arrivé des trois hommes et du petit garçon. D'un côté, elle était excité de rencontrer le fils de Giotto, se demandant comment il était, s'ils se ressemblaient réellement autant que G lui avait fait comprendre, mais d'un autre côté, son cœur se serrait à l'idée des épreuves que cette jeune vie avait déjà dû subir.

Soudain, ils les virent. Trois cavaliers arrivant au petit galop qui venait d'apparaitre de derrière la fôret, se dirigeant vers le manoir en suivant le chemin de terre. Elena et G échangèrent un coup d'œil rapide avant de partir vers l'entrée pour les accueillir. En chemin, G hurlaient des instructions pour que les couloirs soient déserts à l'arrivée de l'enfant.

Le regard brûlant de G dispersa rapidement tout le monde, même les plus curieux, et Elena et lui sortirent sur les marches du perron pour attendre Giotto.

Sans surprise, Alaude était déjà là, les bras croisés et les yeux fermés. G renifla avec mépris.

- Tch. Déjà fini tes recherches ? Tu n'as pas dû trouver grand-chose.

Alaude ne bougea pas d'un pouce, ne réagissant pas à l'insulte, ce qui énerva encore plus l'irascible Gardien de la tempête. Il allait se mettre à vociférer quand Elena s'avança.

Giotto et ses deux Gardiens étaient arrivés. Elle se précipita sur lui pour observer de plus près la personne que Giotto tenait toujours précieusement serrée contre lui. Elle retint un petit cri de surprise en mettant sa main contre sa bouche, les yeux grands ouverts. L'enfant que Giotto retenait était son portrait craché. S'en était presque effrayant.

Giotto eu un sourire compatissant, ils avaient tous eu la même surprise. Tandis qu'Ugetsu et Ryohei descendait de cheval, lui n'osait pas bouger de peur de laisser tomber Tsuna. Ce fut G qui le sortit d'affaire en poussant gentiment Elena qui était toujours muette et en faisant glisser doucement Tsuna du cheval, en faisant bien attention à le rattraper. À son tour, il fixa le visage légèrement pâle de l'enfant, et retint un juron. Son meilleur ami avait un enfant, il ne faisait aucun doute…

En relevant la tête, il croisa le regard glacé d'Alaude qui lui aussi fixait la personne qu'il tenait dans ses bras. Tout comme Giotto, tout comme les autres Gardiens avant lui, le français rayait tout doute sur la parenté de son boss. Mais il pouvait rayer aussi toute suspicion à l'égard de l'autre blond. Giotto semblait bouleversé, plus qu'il ne l'avait encore jamais vu. Il n'était certainement pas au courant de sa lignée.

G ne s'offusqua pas quand Giotto lui reprit d'autorité son précieux chargement à peine était-il descendu de cheval. Il ne s'inquiéta pas non plus de voir son boss presque courir dans le manoir, Elena qui restait étrangement silencieuse à ses trousses. Alaude le suivit aussi, mais avec beaucoup plus de nonchalance. Il resta seul avec Ugetsu, Knuckle étant déjà partit depuis longtemps pour préparer ses affaires pour les soins.

Un soupir du Gardien de la Pluie le surprit. Cette personne était le plus souvent (et c'était affreusement horripilant d'ailleurs) de bonne humeur.

- Je ne sais pas ce qu'il va se passer maintenant, G, mais je ne crains qu'une chose, fit Asari en tendant les rennes des chevaux à deux palefreniers venu en entendant le retour de leurs maîtres.

- Et c'est quoi ? Répondit G en montant les marches.

Ugetsu le suivit et se mit à son niveau, le regard sombre.

- Que Giotto soit obligé malgré lui de laisser partir son fils avec sa mère. Il ne s'en remettrait sûrement pas.

G soupira, partageant l'avis de son homologue.

- Oui, il lui porte déjà un attachement farouche. Mais je ne pense pas que Giotto le laisse partir sans rien faire…

- C'est sûr, rigola doucement Asari.

Ils longèrent le couloir en marchant calmement, perdu dans leurs pensées.

- G.

- Hm ?

- Est-ce que Giotto a fréquenté… Une japonaise ?

G haussa ses sourcils et cligna des yeux, franchement surprit par la question.

- Non, pas à ma connaissance. Nous ne somme resté au Japon que très peu de temps finalement. Pourquoi cette question ?

- Non seulement cet enfant parle japonais, mais il porte aussi un nom japonais, Tsuna.

G fronça ses sourcils, et se remémora le voyage qui avait duré des mois vers la terre lointaine du japon, enchainant voyage en bateau, à pied, à cheval, en carriole juste pour connaitre ce pays y établir des contact et peut-être développer un commerce. Le voyage avait pris si longtemps à cause des nombreux arrêts que Giotto effectuait, multipliant amis et partenaire commerciaux sur tout le chemin. Son amis avait un don pour ça, et lui se chargeait de la logistique. Ils n'étaient que tout les deux alors, et leur famille ne s'était pas transformée en mafia.

Giotto souhaitait juste faire du commerce, comme son père avant lui, et était persuadé que des relations de niveau mondial étaient la clé qui libérerait la Sicile de sa pauvreté et de sa vulnérabilité. Après tout, s'ils pouvaient vendre leur produit à des personnes de tout pays, ils auraient alors le financement nécessaire pour se protéger contre le gouvernement avide d'impôt.

C'était ainsi qu'ils réfléchissaient alors, sans savoir que leur entreprise aurait plus de succès que prévu, et qu'au lieu d'aider simplement une ville, une région, se serait tout le pays de Sicile qu'ils aideraient et qui se retrouverait alors sous sa protection en quelques années. Quelques années…

Les yeux de G s'ouvrirent sous le choc de sa découverte.

- Ca va bientôt faire huit ans que l'on a effectué ce voyage, n'est-ce pas ?

Asari hocha la tête, un air mélancolique sur le visage. Il répondit d'un ton songeur alors que G se faisait la remarque que l'âge du gosse correspondait à l'idée d'une mère japonaise.

- Oui… Bientôt huit ans que l'on se connait… Tu te souviens la première fois que l'on s'est vu G ? Ahah, tu étais en train de vociférer contre une Geisha parce que tu croyais qu'elle voulait séduire Giotto ! Et j'ai dû intervenir pour calmer les choses ! Ahah !

- La ferme ! Explosa G, le rouge lui montant aux joues à ce souvenir plus qu'embarrassant. Comment aurais-je pu savoir que ce n'étais pas une courtisane ! Je ne connaissais rien à la culture japonaise !

- Oui, mais par ce comportement violent, tu as faillit faire échouer l'accord que Giotto avait passé avec ce commerçant de haut rang.

- Tch !

Ugetsu fit un sourire lumineux, montrant toutes ses dents tandis que G accélérait le mouvement pour finir par arriver devant l'infirmerie. Il ouvrit la porte brusquement, faisant sursauter les personnes à l'intérieur, sauf Alaude qui se contenta du coin où il était à l'écart des autres, de relever la tête et de le fusiller du regard. G l'ignora royalement à son tour, s'approchant de Giotto qui était assit sur une chaise au bord du lit.

- G, qu'est-ce qui te prend ? Demanda Giotto, une main sur le cœur.

- Je vais tuer l'abruti de flûtiste, grommela le Gardien de la Tempête, tandis que celui de la Pluie s'avançait, l'air joyeux toujours fixé sur son visage.

Giotto secoua la tête et reporta son attention sur son fils -son fils ! Il avait encore du mal à y croire- qui dormait toujours grâce aux Flammes qu'Asari lui avait injecté auparavant. Son visage avait l'air encore plus pâle à cause de la lumière qu'émettait la bague de Knuckle alors que celui-ci la promenait avec efficacité sur toutes les petites coupures et égratignures qu'il avait précédemment nettoyé et désinfecté avec de l'alcool. Son poignet était bandé, là où la chaine avait mordu assez profondément la chair. Il n'y avait pas d'autre blessure aussi grave d'après Knuckle, qui l'avait examiné avec attention.

Finalement, la Flamme du Soleil s'éteignit, et Knuckle soupira un grand coup. Il se tourna vers son boss et ami, et lui fit un grand sourire.

- Tout va bien. Grâce à DIEU, il est comme neuf !

Giotto ignora l'enthousiasme de son ami, et se détendit. C'était une bonne nouvelle. Elena, qui était de l'autre côté du lit, près de Knuckle lui tapota gentiment l'épaule.

- Bon travail, docteur ! N'oublis pas tes mérites.

- Je n'ai rien fait de spécial, fit le prêtre humblement. Mes Flammes sont après tout un don du Seigneur.

À cette remarque, son air devint perplexe, ce que ne manqua pas de voir les autres personnes présentes dans la pièce. Ugetsu prit la parole :

- Un problème, Knuckle ?

- Non, aucun, répondit-il en secouant la tête. Il a bien supporté l'utilisation de mes Flammes, et son corps les a bien assimilées. C'est ce qui me surprend d'ailleurs.

- Comment ça, que veux-tu dire ? S'inquiéta Giotto.

- Je ne sais pas si c'est parce que cet enfant possède une Flamme et sais s'en servir, mais il a parfaitement accepté que des Flammes étrangère entre en lui, il ne les a jamais rejeté. Normalement, le corps rejette naturellement une Flamme étrangère. Il vous a fallut un moment avant d'accepter parfaitement mes Flammes pour vous soigner. Et lui, c'était comme s'il était déjà habitué à cet exercice…

G se renfrogna.

- Tu crois qu'il y a d'autre personne que nous qui sont capable d'utiliser les Flammes ?

- Je ne sais pas… Répondit Giotto. Je ne peux pas m'avancer, G.

L'atmosphère s'assombrit dans la pièce. Les Flammes de Giotto étaient un avantage sans égal. Imaginer que d'autres personnes les aient découvertes et puissent les utiliser était effrayant. Elena, décidant qu'il ne servait à rien de s'inquiéter sans savoir, claqua des mains, réveillant tout le monde.

- Allez, il se fait tard, il est temps d'aller dîner.

- Tu plaisantes, fit Giotto, il ne peut pas être aussi… Tard…

Ses yeux s'agrandirent en voyant le ciel se teinté légèrement de rose alors que le soleil entamait sa descente vers l'horizon. Le temps de demander aux chefs de préparer le dîner, et il serait temps de se mettre à table. Elena se leva et prit d'autorité le bras de Giotto.

- Allons-y donc !

- A-Attend ! Je voudrais-

- T'affamer ne le fera pas se réveiller plus vite. Il ne craint plus rien ici, alors tu vas manger et reprendre des forces. Sans parler de tes hommes qui doivent attendre impatiemment des explications.

Giotto gémit mais se laissa trainer après un dernier regard en direction du lit. Il vit ses Gardiens le suivre avec des sourires joyeux ou moqueurs. Et voilà qu'il était maintenant obligé de s'expliquer devant ses hommes sur une situation qu'il n'arrivait même pas à saisir lui-même.

La porte en bois se referma dans un petit chuintement sur la pièce presque vide. Seule la respiration calme de Tsuna résonnait. Dans un coin, une personne qui s'était fondue dans l'ombre et qui avait réussit avec une aisance née de l'habitude à se faire oublier s'avança vers le lit.

Alaude promena ses yeux bleu glacier, tellement plus froid que ceux de Giotto, sur la forme immobile. Il s'assombrit en constatant que seule la couleur des cheveux était différente. C'était le seul indice qu'il disposait pour retrouver la mère. Le reste, de la hauteur des pommettes, la forme des oreilles, le menton pointu à la coiffure excentrique faisaient penser à Giotto. Bien sûr, la personne devant lui était un enfant, qui avait encore des joues bien rondes et un visage moins fin, mais il était facile de voir qu'il se transformerait avec le temps en un sosie presque parfait de son paternel.

Silencieusement, il s'apprêtait à quitter la pièce avant que les herbivores bruyants ne se souviennent de son existence et vienne le chercher pour dîner quand son regard fut attiré par des affaires posés sur une table. Les affaires que le gosse avait avec lui et qu'ils avaient ramenées. Avec un petit sourire satisfait, il prit le tout pour les examiner de plus près plus tard.

Il ne s'attendait pas du tout à ce qu'il allait découvrir.


Giotto fut bref en expliquant les raisons de l'expédition. Un message leur avait été envoyé, une demande de rançon pour un jeune garçon que les ravisseurs croyaient être son fils. Même si alors, il ne pensait pas que ça puisse être le cas, il ne pouvait pas laisser le pauvre enfant à la merci de ces personnes.

- Et cela a été une véritable surprise pour moi que de découvrir que l'enfant kidnappé me ressemblait à ce point, et il se peut qu'il soit réellement mon fils, conclut-il.

Il y eu quelques murmures dans la pièce tandis que ses hommes commentaient cette aventure. Giotto soupira discrètement et se retint de montrer la moindre faiblesse. Il y avait deux solutions. Soit ils le croyaient, et alors il garderait leur respect pour lui, soit ils croyaient qu'il savait d'avance qu'il avait un fils illégitime, qu'il l'avait abandonné avec sa mère, et alors toute confiance qu'ils avaient disparaitrait en fumée. Qui pouvait faire confiance à quelqu'un qui agissait aussi lâchement après tout ?

Ce qui le rassurait (plus qu'il n'aurait pu le dire) c'était la présence de ses Gardiens à ses côtés, l'air attentif, prêt à sauter à sa rescousse si jamais les choses tournaient mal. Il espérait que leur fidélité les incite à continuer de lui faire confiance.

Quand il décida qu'ils avaient assez parlé, Giotto se racla la gorge, obtenant ainsi un silence attentif.

- Voilà pour le moment, nous n'en savons pas plus. Pour l'instant, l'enfant se repose à l'infirmerie, et même si je sais que vous être curieux, s'il vous plait, je vous demande de le laisser tranquille. Il est assez exténué comme ça.

- Qui est la mère, boss ? Demanda un des gars au milieu de sa voix rauque d'avoir trop fumé.

Giotto secoua la tête, frustré malgré lui de ne pas connaitre la réponse à cette simple question.

- J'avoue que je n'en ai pour l'instant pas la moindre idée. Alaude va m'aider à mener l'enquête, et nous espérons que le garçon pourra répondre à nos questions quand il se réveillera.

Il y eu encore quelques murmures avant qu'une voix de femme ne s'élève clairement.

- Félicitation Boss.

Beaucoup de regard se tourna vers la femme, un et cette dernière eu un sourire à la fois carnassier et amusé. Au vu de la couleur violette de ses habit, et de l'aisance avec laquelle elle faisait tourner en l'air son poignard, Giotto devina qu'elle faisait partit du bataillon d'attaque d'Alaude. Les femmes mafieuses étaient encore rares, autrement que dans des soirées en tant que filles ou femmes de mafieux. Mais les Vongola étaient bien connu pour accepter tous ceux qui en avaient besoin les bras ouverts.

- Vous voilà le père d'un étonnant petit garçon.

Giotto cligna des yeux avant de blêmir soudainement. Il faillit perdre l'équilibre et s'accrocha désespérément à G.

- Oy, Giotto ! Reprend toi ! Qu'est-ce qui se passe ?

La plupart des Gardiens pensaient que ça avait rapport avec son Hyper Intuition, et qu'il venait de sentir que quelque chose d'horrible allait arriver. Aussi furent-il surpris, soulagé (pour certains) et furieux (pour d'autre) quand Giotto tourna un regard perdu vers G et balbutia :

- G… Je suis papa…

Une veine tiqua sur le front du Gardien de la tempête et il vociféra :

- C'est maintenant que tu le réalises ?! Idiot !

- Mah-mah~ Soit compréhensif avec lui, G. C'est une grande nouvelle après tout, fit joyeusement Ugetsu.

- Une EXTRÊME bénédiction de DIEU ! Hurla Knuckle, rayonnant avec sa bible sous le bras.

Et comme si la désinvolture de ses Gardiens ne suffisait pas, ses hommes firent leurs propres commentaires :

- Oui, félicitation Boss !

- Sacrée Boss… On ne s'attendait pas à ça de lui.

- C'est clair.

- Tel père, tel fils, hein boss ! Il avait une sacrée classe avec ses Flammes !

- Quoi ? Il avait des Flammes lui aussi, demanda un homme qui était rentré après le départ de l'expédition, et n'avais pas pu y prendre part.

- Ouais, et il était sur le dos d'un gigantesque lion enflammé lui aussi ! En rajouta un autre.

- Quoi ?! Raconte moi ça il s'est passé quoi exactement !

- Mais on te l'a déjà dit…

- Vous ne m'aviez jamais parlé de ces Flammes ou de ce lion !

- Vous avez aussi ramené le lion Boss ?

- Vous allez le garder ici ?!

- Moi je me demande qui sera le parrain du gosse.

- Se sera Signore G bien entendu !

- Mais et si le gamin en avait déjà un ?

- Signore G le tuerait.

- Ahahah !

- Moi j'en connais certaines qui ne vont pas être ravies d'apprendre que Giotto est pris.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

- Bah maintenant qu'il sait qu'il a un fils, il va épouser la mère de son enfant, ça parait normal, et toutes les filles qui lui tournent autour vont devoir se faire une raison, pas vrai Boss ?

Ce fut le coup de grâce pour Giotto. D'abord la réalisation de sa paternité. Puis le problème de la flamme et du lion, qu'il faudrait forcément prendre en compte. Et maintenant, un futur mariage qui effectivement devrait se faire dans les mois qui arrivaient. C'était trop, même pour lui. Ses yeux roulèrent vers l'arrière et il s'effondra dans les bras de G qui faillit le laisser tomber. Jurant à tout vas, ce dernier essaya de le réveiller, sans succès. Avec l'aide de Knuckle, qui avait un sourire rivalisant avec celui Ugetsu malgré les malheurs de son boss, ils le ramenèrent à l'infirmerie.

Ugetsu se contenta de rester sur place pour calmer leurs subordonnés et leur rappeler que ce qu'ils venaient d'apprendre restait confidentiel sauf changement de situation. Tous durent jurer sur L'Omerta qu'ils garderaient le secret entre eux avant de se séparer, parlant toujours avec énergie de ce qu'ils venaient d'apprendre et de la réaction de Giotto. Ils n'avaient plus aucun doute désormais sur la franchise de leur boss, vu sa réaction sincère à leurs commentaires.

Ugetsu se dirigea en chantonnant une mélodie vers la cuisine. Il valait mieux prévenir les chefs que le repas prendrait du retard.

Qui sais quand Giotto se réveillerait après tout !


Giotto finit par se réveiller. Au milieu de la nuit. Il mit un moment à comprendre où il était, car ça ne ressemblait pas du tout à sa chambre. Il finit par se rendre compte qu'il était à l'infirmerie et soupira en mettant un bras sur ses yeux. Quelle honte… Perdre ainsi connaissance devant ses hommes… Que pensaient-ils de lui maintenant ?

Décidant de ne pas s'inquiéter pour rien, il décida de se lever pour retourner dans sa chambre, où son lit serait sûrement bien plus confortable que celui où il était. Il fit basculer ses jambes sur le côté, et se retrouva assit sur le lit, totalement pétrifié.

Sur le lit voisin dormait paisiblement son fils. Il s'était tourné dans son sommeil sur le côté et la couverture avait un peu glissé. Il s'empressa de se lever pour la remettre, n'arrivant pas à s'empêcher de promener sa main dans ses cheveux. Ils étaient fins et doux, presque duveteux. Un tendre sourire apparut sur son visage alors qu'il dessinait du bout du doigt celui de son fils. Ce dernier ne réagit pas quand il frôla les yeux, les cils, mais son visage se renfrogna quand il passa près de son nez et Giotto retira sa main, amusé.

Il n'avait plus l'air aussi pâle qu'avant, sa respiration était profonde sans être laborieuse, ce qui rassura Giotto. Ce dernier se pencha en avant et déposa un baiser sur le front du garçon. Ce dernier soupira légèrement mais ne bougea pas d'avantage.

Giotto voulu partir, mais il n'y arriva pas. Brusquement, il se dit que si jamais il devait se réveiller, et qu'il se retrouvait dans un environnement inconnu, sans personne autour de lui pour le rassurer, il pouvait peut-être essayer de s'enfuir… Et si jamais il passait près d'un garde et que se dernier essayait de l'abattre ? Personne ne l'avait réellement vu de près, après tout, et de nuit… Ils pouvaient très bien le prendre pour un intrus. Giotto ne se pardonnerait jamais si ce malheur devait arriver.

Heureux d'avoir trouvé son excuse (pour G, entre autre) il décida de rester ici pour veiller sur son fils. Il se coucha sur le dessus des draps, utilisant sa cape Vongola comme couverture avant de s'installer face à Tsuna. Avec un soupir de satisfaction, il ferma les yeux et s'endormit rapidement.

Et c'est ainsi que G le trouva le lendemain, sans grande surprise. Il soupira en secouant la tête avant de laisser un petit sourire s'afficher sur son visage. Il posa le petit-déjeuner qu'il avait spécialement fait préparer sur un plateau à emporter. Son boss était trop prévisible parfois.

Alors qu'il hésitait entre lui offrir une rare grasse matinée ou le réveiller dès maintenant, il sursauta légèrement à cause d'un ricanement.

- Nufufu… Quel spectacle étonnant, fit Daemon, apparaissant de nulle part.

G se retourna, sur ses gardes et retint un grondement de colère. Il avait horreur qu'on le surprenne ainsi, et le fait que se soit Daemon était encore plus détestable.

- Tch. Qu'est-ce que tu fous là. Tu as laissé cette famille sans surveillance ?

- Oya oya. Je pourrais prendre ce manque de confiance comme une insulte. Pour ta gouverne, sache qu'en ce moment, tout ces petit mafieux sont en train de tourner en rond dans leur propre manoir. Si un essaie de s'enfuir, et de quitter la maison, il se retrouve bizarrement en train de refaire le chemin vers l'intérieur sans vraiment savoir pourquoi. Nufufu~

- Tch. Tu prends trop de plaisir à faire ton travail.

- Si peu. De plus, ces petits mafieux méritent bien cette punition, ayant à la fois privé Elena de ma compagnie et incommodé Giotto devant toute sa famille. N'est-ce pas ?

- Merci de me rappeler cette honte dès mon réveil, Daemon… Soupira Giotto en se relevant.

G se tourna vers lui et s'excusa d'avoir parler trop fort :

- Ne t'en fait pas, G, fit Giotto en étouffant un bâillement. Tu sais que je ne peux pas dormir si Daemon est dans la même pièce que moi.

À ce manque évidant de confiance, au lieu de se vexer, Daemon sourit encore plus, ressemblant presque à un psychopathe tandis que G hochait la tête avec compréhension. N'importe qui de censé aurait la même réaction. Giotto huma l'air et sentit la délicieuse odeur du café. Il repéra le plateau et eu un sourire reconnaissant.

- Merci de t'être donné cette peine, G.

Ce dernier hocha la tête et se détourna, légèrement gêné par le compliment. Spade ricana.

- Nufufu… Quel étrangeté de te voir de si bonne humeur si tôt le matin sans avoir encore pris ta dose de café. C'est à se demander la raison ce cette bonne humeur suspecte…

Ses yeux étincelèrent et se dirigèrent vers la seule personne qui dormait dans la pièce. Cet enfant était de plus en plus fascinant… À ce qu'il avait apprit en fouinant dans les mémoires des mafieux, le gosse avait été trouvé à demi-inconscient dans la rue, portant des habits bien trop grand pour lui. Ils n'avaient eu aucun mal à l'assommer pour l'emmener chez eux. Cette étrangeté et cette faiblesse apparente était en contradiction avec le récit de son évasion. Un mur presque écroulé, une porte tordue et défoncée, un déplacement digne des ninjas dont parlait souvent Asari pour enfin sauter du second étage du manoir sur le dos d'un lion enflammé sortit de nulle part.

Comment cette personne pouvait contenir autant de mystère, paraitre à la fois faible et sans défense pour ensuite dévoiler sa vraie force, son sens de la stratégie ? Vraiment… Fascinant…

Giotto se sentit mal à l'aise face au regard psychotique que Daemon avait en regardant son fils. Le fait que son œil gauche dévoilait son symbole de pique était encore plus inquiétant. Qu'avait-donc appris le Gardien du Brouillard pour agir ainsi ?

- Tu es rentré depuis quand ?

- Hier soir. J'ai pu heureusement passer ma nuit avec ma chère et tendre Elena~

Ah. Ça expliquait aussi l'humeur joyeuse de son Gardien. Giotto lui sourit, heureux pour lui et il allait continuer de l'interroger sur ce qu'il avait découvert quand la porte de l'infirmerie s'ouvrit brusquement en grand, surprenant jusqu'au gardien du brouillard. Alaude se tenait devant la porte, l'air plus que sérieux. Ses yeux ciblèrent Giotto et ne le lâchèrent pas demandant avec autorité :

- Giotto. Où es ta bague.

Giotto cligna des yeux, surprit, mais il ne fut pas assez rapide à répondre pour l'impatient français qui entra dans la pièce et s'approcha dangereusement de Giotto. G se mit entre eux et l'empêcha d'avancer plus loin. Alaude gronda et ses mains se dirigèrent vers ses poches où reposaient ses menottes. G en réponse eu le même geste vers la cachette qui contenait son arbalète démontable. Seul l'arrivé impromptue des autres Gardiens empêcha un bain de sang.

- Alaude ? Fit Ugetsu, les mains cachées dans les manches de son habit.

- On peut savoir pourquoi tu es si pressé de voir Giotto ? Demanda Knuckle, à sa suite.

Rampo, qui avait suivit le mouvement depuis qu'Alaude avait compris que Giotto serait en retard pour le petit-déjeuner et qui s'était précipité vers l'infirmerie bailla bruyamment et se plaignit de tout cet exercice si tôt le matin. Les regards conjugués de G et d'Alaude le fit frémir et il se cacha derrière Knuckle, se jurant pour la énième fois d'essayer de réfléchir avant de parler.

Se détournant de cet herbivore fainéant, Alaude se tourna à nouveau vers Giotto qui s'était levé, et avait gentiment poussé G, s'inquiétant du comportement de son Gardien des Nuages.

- Que me veux-tu Ala-

Alaude ne le laissa pas finir, sa main fusant vers le bras de Giotto et l'agrippant presque sauvagement. Giotto s'attendait à être trainé quelque part où ils se retrouverait seuls, car il était bien connu qu'Alaude n'aimait pas beaucoup la présences de trop de personnes autour de lui, encore moins quand ces personnes contenait une tête de pastèque qui pour l'instant observait tout ce qui se passait avec un air amusé.

Mais Alaude n'avait que faire des stupides herbivores (qui seront tous arrêtés après pour ne pas être partis d'eux même alors qu'il était évident qu'il avait à faire avec leur boss) et leva le bras de Giotto, jusqu'à voir la bague Vongola trônant sur l'annulaire droit de Giotto. Se dernier vit un éclair de surprise passer dans ses yeux cobalt avant qu'ils ne rétrécissent et se dirige vers la forme toujours aussi immobile sur le lit. Giotto, sachant très bien qui il regardait avec ce regard meurtrier, se plaça entre son Gardien et sa cible.

- Alaude, qu'est-ce qui se passe ?

- … Cet herbivore. Méfit toi de lui, il n'est pas ce que tu crois.

- Pardon ?

Ugetsu et Knuckle échangèrent un regard plein d'interrogation tandis que G se rapprochait de Giotto, de crainte qu'Alaude ne réussisse pas à se contenir. Rampo était toujours à moitié endormi, mais son instinct de survie fonctionnait toujours merveilleusement bien et il restait caché derrière le prêtre. Daemon, lui, posa son regard sur l'enfant, se demandant ce qui chez lui avait pu déclencher une telle réaction chez cet officier. Et c'est pour ça qu'il fut le premier à voir les premiers signes de réveil, un froncement de sourcil, la respiration qui s'accélérait, les mouvements des yeux sous les paupières.

Toujours près à s'amuser et à agacer son boss, Il n'hésita pas à s'approcher du visage de l'enfant, jusqu'à ce qu'il soit à quelques centimètres seulement de son nez. Giotto, en voyant ça fronça ses sourcils, et allait le repousser quand Tsuna ouvrit brusquement les yeux en grands.

C'était comme si au lieu de se réveiller normalement, il était passé d'un coup de l'inconscience à la conscience, et seul ses yeux légèrement groggy par le sommeil indiquait son manque de connections avec la réalité. Daemon cligna les siens surprit par cet événement imprévu. L'enfant ne réagissait absolument pas au fait qu'un inconnu soit si près de lui, c'était presque vexant. C'était sûrement dû au sommeil, aussi Daemon décida de le réveiller :

- Bongiorno bambino~

Tsuna n'eut pas la réaction escomptée. Il soupira et referma les yeux avant que…

*POUF*

Daemon ne reçoive en pleine tête son oreiller. Quand ce dernier tomba silencieusement par terre, il dévoila le visage éberlué de Daemon, une expression très rare.

- Vas-t-en Mukuro, grommela Tsuna en japonais alors qu'il se retournant sur le ventre afin de se cacher sous ses draps. Je veux encore dormir. L'entrainement avec Reborn était terrible hier… Je suis tout ankylosé…

Les dernière phrases étaient un peu étouffé par les draps, mais malgré tout compréhensible, malgré l'utilisation d'un étrange vocabulaire, qui surprenait d'Ugetsu. C'était du japonais, pas de doute, mais cette langue semblait étrange dans la bouche de cet enfant… C'était peut-être du japonais populaire. Ugetsu venait d'une famille noble, proche du shogun. Il savait que les paysans avaient un vocabulaire à eux, tout comme les nobles. Peut-être que ce garçon avait appris le japonais avec une paysanne ou une petite commerçante ?

Ce n'était absolument pas logique, car Giotto n'avait fréquenté que très peu d'étrangère japonaise, et pas de paysannes lors de son voyage. Mais il était possible que cette rencontre ait eu lieu avant qu'il ne l'accompagne. C'était possible, mais ça ne ressemblait pas à Giotto d'aller batifoler avec la première venue… Perplexe, Ugetsu continua à s'interroger sans vraiment trouver de solution à problème.

Daemon tiqua visiblement, vexé de n'avoir pas réussi à effrayé ce môme, mais en plus d'avoir reçu un projectile en plein visage. G était mort de rire, et Alaude en oublia les raisons de sa méfiance et avait un rictus satisfait. Giotto était partagé entre la peur pour son fils et la fierté. Même lui avait mit un long moment avant de s'habituer aux manières de son Gardien de la Brume. Knuckle devait partager son point de vue, car il récitait en murmurant une prière pour le jeune garçon.

Personne ne remarqua le soudain raidissement que fit la forme cachée de Tsuna en entendant le rire du Gardien de la tempête. Ce rire lui rappelait Gokudera, mais ce n'était pas possible que se soit lui… Il était sûr que ce n'était pas Gokudera. Jamais son Gardien de la Tempête n'aurait laissé Mukuro s'approcher autant de lui dans son sommeil, pas sans balancer quelques bâton de dynamite pour l'éloigner, et ainsi détruire sa chambre une nouvelle fois (il ne les comptait plus). De plus, les souvenirs de ce qui c'était passé lui revenait. Il n'avait pas des courbatures à cause de l'entrainement de Reborn (pour une fois) mais à cause de la sur-utilisation de sa Flamme pour échapper d'abord à ses kidnappeurs, et ensuite…

Il se releva d'un coup, surprenant les personnes à côté de lui et attirant leur attention, et il blêmit.

La première génération des Vongola. En chair et en os. Vivants… Et le fixant avec différentes expression sur leur visage. Certains étaient curieux, d'autre légèrement agacé, d'autre encore inquiet, un le regardait avec une indifférence feinte teinté de curiosité, et le dernier…

Tsuna retint un cri d'horreur en constatant le regard meurtrier d'Alaude sur lui. Instinctivement, il se poussa contre le mur pour mettre plus de distance entre lui et le violent Gardien, se demandant qu'est-ce qu'il avait encore fait pour mériter ça. Cette réaction eue des effets inattendus. Persuadé que le jeune garçon voulait s'enfuir (ce qui n'était pas tout à fait faux), Alaude n'hésita pas un instant et, avant même que Giotto n'ai le temps de réagir, il envoya une paire de menotte avec une précision mortelle. Rares étaient les personnes qui arrivaient à échapper à l'emprise de ces armes, et ils le savaient tous. Aussi furent-ils tous extrêmement surpris en voyant Tsuna sauter sur le lit d'à côté, évitant de peu les menottes qui se refermèrent sur la monture du lit, inoffensives.

À la fois furieux et de plus en plus intéressé par cette personne, Alaude bondit à sa suite, esquivant à son tour le bras de Giotto qui avait essayé de le retenir. Les ordres que ce dernier donna furent noyés sous le cri de terreur de Tsuna, qu'il n'avait cette fois pas réussi à retenir.

- HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

Il ne se souvenait pas que sa voix ait été si aigue. Il ne médita pas sur cet état de fait alors qu'il évitait souplement la charge d'Alaude en bondissant sur le côté. Les cris et jurons des autres personnes présentes dans la pièce était comme un fond sonore, détaché de lui. Il sentit une illusion essayant de pénétrer son esprit, mais une simple vague de ses Flamme la détruisit, et il glissa à nouveau entre les griffes du Gardien des Nuages qui le poursuivait toujours. Il sentit avec un frisson la main d'Alaude frôler sa jambe et redoutait ce qui lui arriverait si jamais il devait se faire attraper.

Une illusion plus puissante essaya à nouveau de se frayer un chemin vers sa conscience, mais il la repoussa à nouveau. Seulement cette attaque le déconcentra une seconde, et il marcha maladroitement sur un pan de drap qui trainait d'un lit, qu'ils avaient renversé dans leur course-poursuite, et Tsuna glissa et tomba par terre. Il roula aussitôt sur le côté, et il entendit plus que vit plusieurs sifflements à l'endroit où il se trouvait auparavant. Il voulu se relever mais savait qu'il n'arriverait pas à s'éloigner à temps, Alaude était trop vif. Il ferma les yeux en levant les bras pour se protéger la tête et se tendit en attendant le coup qui n'allait certainement pas tarder.

Il y eu de nouveau les sifflements dû aux menottes, mais un bruit sourd les arrêta avant qu'elles l'atteignent.

- Giotto!

Ce cri qui venait de G surprit Tsuna, qui rouvrit les yeux. Il ne vit au premier abord que le noir de la cape de Giotto. Il mit quelques secondes à comprendre que Giotto avait finit par s'interposer entre son Gardien et la personne qu'il croyait être son fils. Théorie renforcée par la série de menotte qu'il avait sur le bras, et qui lui était destiné.

Giotto ne quittait pas le regard enragé d'Alaude, furieux contre lui de l'empêcher de capturer sa proie, mais même avec tout le respect qu'il avait pour lui et la liberté d'action qu'il lui accordait, il ne le laisserait pas continuer ce combat sans en savoir la raison. Il ne doutait pas d'Alaude, il devait forcément avoir de bonne raison pour agir ainsi. Attaquer les enfants étant contre ses principes après tout.

- Alaude, dit moi ce qui se passe. Qu'as-tu découvert sur ce garçon ?

Alaude contrôla son envie de se battre et de retirer le garçon de derrière son boss. Il surveillait tous ses faits et gestes pour être sûr qu'il ne ferait pas le moindre geste douteux, que se soit contre Giotto ou pour s'enfuir. Il se redressa, faisant disparaitre les menottes qu'il avait fait apparaitre grâce à sa Flamme et reprit l'original qu'il cacha dans sa poche

- Je n'ai rien trouvé sur lui, mais dans ses affaires. Ta bague.

Merde ! Fut la pensée de Tsuna en voyant Alaude prendre un objet dans sa poche et le montrer à toutes les personnes de la pièce. Sa bague Vongola. Il baissa les yeux et les cacha avec ses cheveux pour que le Gardien des Nuages ne voie pas son expression. Manœuvre qui ne passa pas inaperçu chez ce dernier, qui continua d'une voix plus sourde.

- Au début, j'ai cru que tu avais été assez bête pour te la faire voler, et tu aurais été durement puni pour ton imprudence mais comme tu as ta bague, cela veut dire que ce gosse en possède une réplique exacte. Ça et ce qu'il vient de nous montrer de ses talents nous montre bien qu'il n'est pas un enfant comme les autres. Éloigne-toi de lui, Giotto.

Giotto obéi bien malgré lui, et Tsuna ne bougea pas. Il était maintenant la cible de tous les regards, bien moins sympathique qu'avant. Giotto, curieux, prit la bague dans sa main. Elle ne le brûla pas. Il fronça des sourcils et se demanda pourquoi il s'attendait à être brûlé. Parce que la bague Vongola n'accepte qu'un seul sang, et qu'un seul héritier de ce sang, lui souffla son Hyper Intuition. Ce n'était pas logique, ça ne pouvait pas être une vraie bague Vongola, parce qu'il n'y en existait qu'une seule, et qu'elle était en sa possession. S'il insufflait ses Flammes à cette bague, elle exploserait sûrement. Faux continua de lui murmurer son instinct.

Il essaya. Et il fut aussi surpris que les autres en voyant une douce Flamme Orange danser doucement, émanant de la bague.

- Ah…

Le petit bruit attira de nouveau les regards sur Tsuna. Ce dernier semblait être frustré, mais n'osait pas bouger de peur que ses mouvements soient prit de la mauvaise manière. Il fixait la bague d'un air presque désespéré, étant terrorisé à l'idée de ce qui pouvait se passer si jamais Giotto continuait de tenir la bague qui venait du futur aussi près que celle de l'époque. C'était un miracle qu'il ne se soit pas encore passé quelque chose.

- C'est étrange, dit soudain Asari. Les Arcobaleno ne nous avaient-ils pas dit qu'il n'existait qu'un seul anneau Vongola venant de la Trinisette ?

Tsuna fut surprit. Les Arcobaleno ? Que faisaient-ils dans cette histoire ?

- Idiot, renâcla G. Cette bague est un faux, c'est évident.

- Mais dans ce cas, elle n'aurait pas supporté la Flamme de Giotto…

- Un faux bien imité, d'accord, mais un faux quand même… Ce n'est pas possible autrement, insista le Gardien de la Tempête.

- Je n'ai jamais entendu parler d'autre bague capables de supporter des Flammes sans qu'elles ne viennent de la Trinisette, commenta soudainement Rampo, s'attirant les foudres de G.

Giotto ignorait les chamailleries de ses Gardiens. Sous l'œil attentif d'Alaude et de Daemon, il prit une décision. S'accroupissant devant Tsuna, il le fixa, et tendit la main sur laquelle était posée la bague. Avec un visage neutre, il attendait la réaction de Tsuna. Ce dernier abandonna. Ses épaules s'affaissèrent et il prit délicatement la bague à Giotto. Il n'avait plus d'échappatoire.

Sans un mot, il fit Flamber la bague à son tour, la laissant sur sa paume. Il arrêta quand Giotto soupira.

- Tu as des choses à nous dire, bambino.

- Nufufu, fit Daemon, surprenant tout le monde.

Il avait été trop silencieux jusque là, ça ne lui ressemblait pas. Mais l'air sérieux sur son visage était inquiétant.

- Plus que tu ne le crois, cher Giotto, susurra-t-il.

- Que veux-tu dire, demanda Giotto, se demandant ce qui allait encore lui arriver.

- Voyant l'alouette se débattre désespérément pour attraper une souris, j'ai bien entendu voulu lui porter secours en paralysant sa proie par une de mes illusions. Mais, quelle ne fut pas ma surprise quand mes Flammes furent repoussée, assez violement d'ailleurs, mais avec une facilité déconcertante. Presque… Vexante… J'ai insisté, avec un peu plus… D'énergie, mais avec le même résultat. Ce "bambino" est entrainé pour lutter contre les illusionnistes de ma trempe. Et très bien entrainé, en plus.

Le vocabulaire choisit dénotait son sérieux et l'ampleur réelle de sa vexation. Qu'un gamin puisse repousser ses illusions, sûrement une de ses plus puissante, l'avait profondément froissé. Giotto se tourna à nouveau vers Tsuna et vit ce dernier mettre la bague Vongola à son annulaire droit. Il la vit rétrécir pour s'adapter à son propriétaire. Cela ne l'étonnait pas tellement, la sienne avait faite la même chose quand il l'avait reçu. Le fait que la bague ne le brûle pas confirma une chose dans son esprit. Cet enfant était bien l'héritier de cette bague, et ils devaient posséder le même sang pour qu'elle les reconnaisse tout deux.

Une question de réglée. Tant d'autre encore à répondre.

Tsuna ferma et ouvrit sa main, étrangement soulagé maintenant que la bague avait retrouvé sa place. Il avait été plus surprit que Giotto en voyant la bague changer de taille, mais il savait maintenant pourquoi elle avait toujours été à sa taille, de ses quatorze ans à ses dix-neuf. Lui qui croyais que Reborn la lui avait prise en secret pour l'apporte à Talbot afin qu'il l'adapte à son doigt…

- Euh… Excusez-moi ?

Il se força à ne pas tressaillir sous les regards inquisiteurs de toutes ces personnes.

- Est-ce que je peux récupérer mes autres affaires s'il vous plait ?

Alaude croisa les bras, refusant silencieusement. Sachant que personne ne l'aiderait, Tsuna soupira.

- Écoutez. Je veux bien répondre à certaines de vos questions-

- Pourquoi pas toutes, intervint G.

- Mais je veux que vous me promettiez quelque chose, continua Tsuna sans faire attention à l'interruption.

Ils restèrent silencieux, et ce fut Knuckle, l'ai aussi grave que les autres qui demanda :

- Promettre quoi ?

Tsuna fronça ses sourcils. Giotto se fit vaguement la remarque que cet air sérieux n'allait pas du tout à un garçon de son âge avant que Tsuna ne réponde :

- Vous devez me jurer sur la bible, sur l'Omerta, ou sur tout ce qui peut vous servir de code d'honneur que tout ce que je dirais restera entre vous. Sans ça, je ne dirais rien.

Un lourd silence suivit cette déclaration, et Tsuna retint son souffle. S'ils acceptaient, il pourrait répondre à certaine de leur question. Sinon…

Il n'osait y penser.


'x'

Tadaaaaa~

Alors ? Alors ? Qu'est-ce que vous en dites ? N'hésitez pas à vous exprimer ! Je lis tout vos commentaires, et j'essaie d'y répondre aussi ! ^^

A bientôt ! o/