Bonjour à tous, chers amis de , j'espère que vous passez de bonne miennes sont désormais finies, et je prends plaisir à rester dans ma chambre pour écrire. Je n'ai pas posté depuis longtemps car voyez vous, j'avais une PIM ( Panne d'Imagination Majeure) et je n'avais plus l'envie d'écrire. Mais ça va tout de suite mieux, après avoir ENFIN vu Twilight 3. Bah il est bien, mieux que le deuxième, mais pas si génial que ça... Ah là, là, Manon, tu es jamais satisfaite!
Je remercie tout le monde pour les reviews qui ont été lus avec plaisir! J'espère que vous me lisez toujours après tout ce temps et que vous apprécierez cette suite, et que je vous retrouverais à la fin de ce sixième chapitre. ( j'en ai prévu 14 et encore, ça ne sera pas fini, au contraire, ça commencera tout juste). Bonne lecture pour ce chapitre point de vue Corah!
J'enroulai une de mes dernières mèches ondulées blondes autour de mon fer à friser. J'ai pour habitude de le faire souvent, aussi cela ne m'a pas pris très longtemps. Le week-end sonnait tout juste, après cette semaine où tous les lycéens, -alors que j'étais flanquée des amis de Jacob et de lui-même, garçons musclés, charmants et à la hauteur particulièrement plus imposante que la mienne- baissaient le regard sur mon passage. Et puis, Jacob est un loup. Difficile à croire, non? Eh bien oui, c'est vrai. Mais je ne suis pas plus normale qu'eux, puisque j'ai la faculté de pouvoir communiquer télépathiquement avec eux lorsqu'ils sont mutés. Je dis eux, car c'est toute une meute, ces loups. C'est fou, non? Je déposai un peu de fard sur mes paupières, puis une goutte de parfum sur la peau blanche de mon cou. Ma mère entra et me regarda un instant me pomponner, chose qu'elle n'avait pas grandement l'habitude de me voir faire depuis huit ou neuf mois. Pour ses trente huit ans, je suis vexée qu'on me dise souvent dans la rue que c'est ma grande sœur, tant elle paraît jeune et me ressemble. Donna Nello, née Lewis, est néanmoins bien plus grande que mon mètre soixante, mais plus menue que moi, avec ses yeux rieurs aussi turquoises qu'un lagon. Maman s'asseye sur mon lit et me demanda;
- Tu sors, ce soir?
J'attrapai une paire de boucles d'oreilles à peu près coordonnées avec mon chemisier parme et ma jupe en velours prune.
- Oui, Emily et Sam m'invitent à manger. Il y aura le fils des Black.
- Non, pas celles là, prends les petites à fleurs. Commenta-t-elle des boucles d'oreilles. C'est bien que tu sortes. Mais rentre avant minuit, veux-tu? On peut t'emmener, si tu souhaites.
- Pas la peine, Jacob vient me chercher.
- Oh, très bien. C'est une bonne chose que tu… Sortes avec lui.
- C'est un ami. Seulement un ami.
Oui, seulement, malheureusement.
J'enfilai des bottes de daim noires et répondit à ma mère que j'étais là à présent, et qu'il ne fallait pas s'inquiéter comme le week-end dernier. Elle soupira et me fit un demi-sourire.
- Et ton père, sans cesse à se lisser les cheveux lorsqu'il s'inquiète!
- Justement maman, il n'en a plus.
Et nous partîmes dans un fou rire que seules mères et filles peuvent avoir. Deux légers coups furent presque aussitôt frappés à la porte, et nous nous tûmes, inquiètes et silencieuses.
- Ce n'est pas beau de se moquer du maître de maison, aussi dégarni soit' il, tonna mon père sur le ton de l'amusement. Corah ma chérie, ton ami t'attends dans la cuisine.
- J'arrive tout de suite.
Kenny Nello est un homme grand à la stature imposante et à la calvitie très avancée. Ses deux yeux noisettes m'ont été attribués à ma naissance. Ancien peintre en bâtiment, il a décidé, 7 ans auparavant, de laisser tomber pour aider ma mère à la boutique. Il complète son salaire en rendant quelques petits services aux gens le demandant, et en rendant visite aux petits vieux. Du bout de ses quarante cinq ans, c'est le meilleur papa au monde. Jacob m'attendait dans ma cuisine, visiblement mal à l'aise de se tenir ici, chez moi, en face de mon père. Contrairement à moi, il ne s'est pas changé pour la soirée, à part qu'il est accompagnée d'une jolie rose qui je pense m'est destinée. J'allai dans l'arrière boutique prendre une jardinière de pétunias pour la maîtresse de maison m'ayant invitée, puis je revenais sur mes pas, posant le pot sur la table pour accueillir la fleur de l'Indien avec un bisous sur la joue. J'embrassai père et mère avant de monter dans la Golf noire de Jacob. Il n'était que dix huit heures à la pendule, mais Sam avait à me parler de mes… Nouvelles fonctions. Et j'aimerais bien assister Emily en cuisine. Le Quileute alluma la radio et nous tombâmes sur une vieille chanson des Rolling Stones.
- Sympa, tes deux parents. Ils doivent être cools.
- Billy n'est pas mal non plus, dans son genre.
- Tu sais, lorsque tu n'es pas à la maison, il me nourrit au pain sec et à l'eau, et je ne vois la lumière du jour que pendant les cours.
- Tu crois que je vais gober ça, toi, un loup, contre un malheureux handicapé?
- Il n'est pas si malheureux que ça, surtout lorsque tu es à la maison, et moi aussi, je suis heureux quand tu viens.
Muse résonna dans l'habitacle de la voiture, ainsi qu'un silence gêné.
Sam nous attendait sur le perron, un ballon de football sous le bras, le sourire jusqu'aux oreilles. Jacob me débarrassa de ma jardinière et prit l'initiative de partir à la rencontre de son ami et chef, -qui descendait les marches-, me précédant comme pour me protéger. J'allais m'avancer pour serrer la main de Mr Uley lorsqu'il me lança le ballon sans que je m'y attende. Il m'atteignit doucement à la poitrine puis tomba mollement au sol et effectua deux ou trois rebonds pitoyablement avant de s'arrêter complètement. Il me tendit la main en me donnant une accolade.
- On manque un peu de réflexe, Corah? Bienvenue à la maison.
- Bonsoir Mr Uley.
- Appelle moi Sam. Emily est partir faire quelques courses. On va pouvoir discuter un peu en attendant.
- Si ça ne dérange pas Corah, bien sûr. Lança froidement Jacob en le regardant dans les yeux.
Sentant venir la tension entre les deux garçons, je m'interposai.
- Pas du tout, j'en serai ravie, au contraire.
- Quand je parle d'une discussion ce sera cartes sur table. Tu réponds à nos questions, idem pour nous.
- Marché conclu.
Je ne savais pas vraiment dans quoi je m'embarquai lorsque j'ai accepté le marché de Sam et à présent, je commençai à m'inquiéter un peu. Suis-je prête à aborder ma vie avec deux autres personnes, sans secrets ni tabou? Certains sujets me seront aussi douloureux qu'une plaie dans laquelle on remuerait un couteau, et d'autres seront bien plus léger, plus doux, comme des cicatrices totalement refermées. On s'installa autour de la table ronde de la cuisine, Jacob à gauche. Il semblait tout aussi inquiet que moi. Sam, les mains croisées devant lui, me regarda un instant avant de commencer un interrogatoire digne d'un SS;
- Savais tu auparavant que ta grand-mère a connu le même sort que toi?
Parce qu'en plus de me poser des questions, il m'apprenait des choses concernant ma famille que j'ignorai.
- Non.
- Jacob m'a dit que Tyler t'a causé une vilaine blessure. Elle a cicatrisé de façon rapide?
Je lui montrai mon bras guéri sans dire un mot.
- Merveilleux. Ton père est Quileute? as-tu déjà fait preuve d'une force incroyable voire surhumaine?
- Si mon père est le fils de ma grand-mère qui est Quileute, il l'est forcément lui aussi. Pour ce qui est de la force, je suis plutôt pataude.
- Les alliées sont souvent indienne, ou de race croisée, mais jamais visage pâle à 100%. Observa Sam
- Tu t'es déjà transformée en loup? Demanda Jacob, qui prenait la parole pour la première fois.
- Non? Je suis censée? Parce qu'à vous attendre, j'ai l'impression que cela devrait être plutôt en Jack Russell croisé Fox Terrier, vu que je suis une « croisée ».
Sam chuchota à l'oreille de Jacob, assez fort cependant pour que j'entende.
- T'es sûr que c'est elle?
Jacob haussa les épaules.
- Bah ouais, j'en suis certain.
- Parce que pataude, aucun réflexe… C'en est presque étonnant que ce soit elle.
Là, ça allait un peu trop loin. Moi, ma place, je veux bien la refourguer à une autre, j'en serai bien contente; Je sais, il m'en faut peu pour m'énerver, mais se défouler fait du bien, beaucoup de bien.
- Ah oui, c'est vrai, j'aurais du arriver en soulevant une maison sur mon dos, comme Hulk par exemple en hurlant, youhou je suis là les ptits loups! J'ai l'air un peu conne, j'ai pas la tête de l'emploi, mais je suis à disposition.
- Justement, ça n'aurait pas été trop demandé, vu à quel point on a souffert pendant que tu nous envoyais les images de tes rêves! Commença à hurler Sam, rougeoyant.
Capitaine, cela ne sert à rien de s'occuper de la santé du matelot, il est toujours prêt à larguer les amarres.
- Parce que ça ne marche que dans un sens, d'après vous? Pourquoi m'a-t-on retrouvée inconsciente dans un cimetière?
Grand silence. Apparemment, ma réplique a fait mouche. Jacob m'observait avec une expression de douleur peinte sur son visage. Il ne pouvait pas prendre mon parti, ni celui de Sam, et la neutralité lui posait apparemment problème. De plus, penser qu'il m'a hurlé dessus à propos du fait que je sois tombée dans les pommes alors que c'était en partie sa faut ne devait pas l'aider. Pour ma part, j'essayais de me rappeler ce que j'avais bien pu rêver ces derniers temps; Alisha, Tim, Alisha et Tim et Oh non, Jacob, Jacob, Jacob, plein de fois Jacob. Je sentis le rouge me monter aux joues tandis que je ne savais plus où regarder.
- Et cette gamine, dans tes rêves, qui Est-ce? Demanda Sam sans savoir que ce serait la dernière question qu'il me posera ce soir et dont il n'obtiendra aucune réponse.
Je me levai de table pour me refugier sur les marches du perron. On venait de m'arracher le cœur, de m'envoyer en enfer avec pour seul bagage des braises ardentes. Je bousculai à la porte d'entrée Emily qui revenait du supermarché de Forks, un sac d'épicerie dans les bras. N'étant pas dupe de ce qu'il s'était passé, elle jeta un regard accusateur à son cher et tendre, et demanda aux deux garçons de ranger les provisions. Quelques minutes plus tard, elle vint me rejoindre, alors que j'étais assise sur les marches du perron, à regarder la nuit tomber. Emily prit place tout à coté de moi et passa un bras autour de mes épaules pour me rapprocher d'elle et me serrer dans ses bras
- Elle te manque, n'Est-ce pas?
- Plus que ce que je veux le faire croire. Toutes ses affaires sont dans mon armoire. Je ne peux pas respirer sans une seule fois penser à elle.
- Tu devais bien en prendre soin.
J'entendis des bruits de pas s'immobiliser derrière moi.
- Seulement ce jour là, si je ne l'avais pas confiée à Tim, Alisha serait dans mes bras.
- Ce n'est pas de ta faute, c'est le destin. Est-ce que tu comptes en…
- Non, je ne pense pas. Et avec qui, hein?
- Ne t'en fais pas pour ça, j'espère que tu ne m'ne veux pas, mais je n'avais pas une folle envie de cuisiner, alors j'ai ramené des pizzas à réchauffer.
- Pas du tout, Emily.
- Je peux prendre la relève, Emily? Je me sens un peu coupable. Proposa Jacob, un carton de pizza fumant dans la main.
Elle se leva doucement, puis épousseta son jean avant de remonter les marches. Tant de choses se bousculent dans ma tête à présent, et tout ce qui m'arrive tient de l'absurde. Peut-être n'Est-ce qu'un mauvais rêve? Je vais me réveiller dans mon lit, auprès de Tim et d'Alisha dans les bras de Morphée. A quoi bon te dire cela, Corah, tu ne peux pas te réveiller puisque tu ne t'es pas endormie. Arrête de te déranger la cervelle avec ça. Jacob entreprit de me donner une part de pizza, mais voyant que je ne réagissais pas, il commença à manger. Il a suivi ma conversation avec Emily et il a peut-être compris quel genre d'oiseau je suis. Comme il n'avait rien à dire sur le sujet, il se contenta de se taire pendant tout le long de la soirée. Ce fut long, mais je n'eus pas la migraine d'avoir trop parlé. Ma grand-mère aura à me donner des explications, la prochaine fois qu'on se reverra.
- Tu veux qu'on aille se dégourdir les jambes? Demanda Jacob en se levant si rapidement que j'en ai presque sursauté.
- Oui, c'est une bonne idée. Puis on ira dire au revoir à Sam et Emily, je ne dois pas rentrer tard.
L'air était légèrement humide et froid, pour ce début de mois d'avril, et j'avais peine à croire qu'on était au printemps. Pourtant les crocus commençaient tendrement à fleurir. Nous marchions côte à côte, gêné par le silence entre nous deux. Et tout d'un coup, j'eus l'envie de déballer mon sac, là, maintenant, devant Jacob. J'avais besoin de me confier, de dire tout haut ce qui est emmuré dans mes souvenirs.
« J'ai rencontré Tim alors que j'allais au supermarché. Il était beau garçon et il me plaisait. Ca a tout de suite collé entre nous. C'était un chic type, et mes parents l'appréciaient beaucoup. Je voyais ma vie avec lui. Depuis qu'il ma proposé d'être sa petite amie, les mois se sont vite écoulés. Un mois, trois mois, six mois, un an… Et puis un jour, on s'est sentis prêt tous les deux, et on l'a fait. Quelques jours avant mes seize ans, j'ai appris que j'étais enceinte de 2 mois. Ca m'a fait un choc, mais mes parents l'ont bien pris. Ils ont conscience qu'on peut tous faire des erreurs, surtout lorsqu'on est jeune, et ils m'ont laissée le choix. J'ai gardé le bébé et j'ai pris l'habitude de porter des vêtement amples pour cacher ma grossesse au lycée. »
- Et sept mois plus tard, est née Alisha Nello. Conclu Jacob
« C'était le plus bel ange que je n'ai jamais vu. Toute la famille était heureuse, et Tim aussi. Je m'en occupais en dehors de mes cours et maman prenait la relève. On ne la voyait même pas grandir. Si mignonne, si adorable. Pendant les vacances d'été, Tim a voulu emmener Alisha au bord de la mer, à la Push. J'allais bientôt avoir dix huit ans et nous allions nous fiancer. Je devais rester à la boutique pour aider, et je lui ai confié ma fille. Pour une distance si peu importante, il a jugé inutile de lui mettre sa ceinture. Il roulait trop vite, une voiture a grillé le stop. Quant à la suite, tu dois t'en douter. Son petit corps n'a pas tenu le choc, Alisha est morte sur le coup. J'ai perdu la tête, ma raison de vivre. J'ai quitté Tim et j'ai vécu le plus seulement possible pour me noyer dans mon chagrin. »
- Cela doit être merveilleux d'être parent. Commenta Jacob.
- Sauf au moment où l'on te retire ton enfant. Ce jour là, tu es le plus malheureux du monde.
- Ce n'est pas parce que tu as tout perdu que ta vie est foutue, Corah. Tu peux, on peut la reconstruire.
Seule, je m'en sors très bien.
- On ne peut pas Jacob, on ne peut plus.
Sur ce, je commençai à retourner vers le cottage des Uley.
- Tu dis ça parce que tu n'as pas fini ton deuil.
Je m'arrêtai dos à lui, les poings serrés et des larmes salées noyant mes yeux. Il ne comprenait pas, il ne pouvait pas comprendre. Comment osait' il parler de ce qui est abstrait pour lui?
- N'aborde pas un sujet que tu ne connais pas.
- Que je ne connais pas? J'ai perdu ma mère, j'avais à peine dix ans, et j'ai perdu celle que j'aimais. Je pense en savoir assez pour en parler.
- Bella?
- Oui, Bella. Elle en aimait un autre, elle est partie. Avant, Bella était tout le temps dans mes pensées, je n'arrivais pas à l'oublier. J'étais obnubilé par ce que j'avais perdu. Et ensuite, je t'ai rencontrée.
- Non, tu ne m'a spas rencontré, on est dans la même classe depuis que j'ai cinq ans.
- Enfin, je t'ai parlé. J'ai oublié Bella peu à peu, et grâce à toi. Tu m'as aidé Corah, et tu ne t'en es pas rendue compte. Maintenant, laisse moi t'aider en retour.
Que dire à un homme qui vous annonce tout cela? Qu'Est-ce qui m'empêche de faire une croix sur Tim et Alisha? Pourquoi je ne lui dirai pas oui? Je tournai mon visage calme vers lui et lui dit en lui tendant la main;
- Tu m'aides déjà, Jacob. Viens, il se fait tard.
Refaire ma vie avec quelqu'un d'autre, oublier que j'aimais Tim au point de l'épouser et se dire qu'il faut laisser Alisha où elle repose à présent, c'est plus facile à dire qu'à faire, n'Est-ce pas? Surtout lorsque l'on vient d'apprendre que l'on est mystérieusement liée à une meute de loups garous et que l'on est capable de communiquer avec eux par la télépathie. Des milliers de questions se bousculaient dans ma tête à propos de cette chose surnaturelle, mais je préfère les garder pour moi et y répondre par moi-même plutôt que de garder les garçons avec. Sam et Emily somnolaient dans le canapé devant un documentaire animalier, tendrement enlacés. J'ai laissé un mot sur la table basse, pour ne pas les bousculer et les réveiller. Nous nous sommes glissés dans la voiture et Jacob a mis le contact. Les milieux de nuit étaient plutôt frais ces temps ci et j'eus un léger frisson.
- Tu as froid? Me demanda le conducteur en allumant le chauffage.
- Rien qu'un peu. Sam et Emily sont si adorables ensemble, ils forment un couple parfait.
- Ah ça, c'est un truc de loup, l'imprégnation.
- Je serai curieuse d'en savoir un peu plus sur le sujet. Avouais je en passant mes mains devant le conduit d'air chaud.
- C'est un peu long à expliquer. Si tu me laisse rentrer dans ta chambre ce soir, j'aurais le temps.
Ca risque de jaser à la maison si mes parents découvraient Jacob dans ma chambre à une heure aussi tardive de la nuit. Voir un garçon passe encore, mais ils n'aiment pas être pris pour des billes.
- Mais comment? Mes parents, ils vont…
Et je n'ai même pas cherché à refuser son idée.
- Ne t'en fais pas pour ça. Rentre chez toi normalement, comme d'habitude, ouvre la fenêtre de ta chambre, passe dans ta salle de bain si tu en as le besoin, et je serai dans ta chambre à ton retour, le temps que j'aille garer la voiture un peu plus loin.
- Bien , d'accord, je te fais confiance.
Mes parents avaient laissé la porte d'entrée ouverte pour éviter que je les réveille à mon retour. La porte d'entrée franchie, je la claquai le plus silencieusement possible, puis j'abandonnai mes bottes sur le palier pour ne pas salir toute la maison. Aussitôt arrivée dans ma chambre, j'ouvrai comme me l'avait demandé Jacob la fenêtre et je me rendis dans la salle de bain pour mon quart d'heure humanité du soir. Tim n'aurait jamais pensé à se rendre clandestinement dans ma chambre. Il avait d'abord tenté d'amadouer mes parents et… Mais qu'Est-ce que je raconte, moi, je parle de Jacob comme s'il était mon petit ami! N'empêche, peut-être que plus tard… Mes joues rougirent alors que je brossai les dents. J'enfilai mon pyjama short bleu préféré, puis, avec une certaine appréhension, je me rendis dans ma chambre. Jacob était au milieu de la pièce, évaluant mes meubles avec un petit sourire.
- C'est chouette ici, ce décor de la mer. J'ignorais qu'en venant ici, j'allais entrer dans l'antre d'une magnifique sirène, complimenta-t-il en s'approchant de moi.
Je lâchai, sur le ton de la plaisanterie, les bras croisés sur la poitrine;
- Fais gaffe parce que dans cet antre, tu ne risques pas d'y rester longtemps. Et les sirène, ça mord.
- Ouh, c'est une proposition?
- Non, une menace. Revenons en à ce sujet sur l'imprégnation. Baissons tout de même le ton, j'ai peur qu'ils nous entendent.
Nous nous asseyâmes face à face, en tailleur sur le parquet de ma chambre.
- Peut-être cela te concerne t'il aussi, vu que tu es un membre de la meute. Imaginons que tu te promènes dans la rue, et tu vois un garçon. Et bam, ça te frappe, c'est plus fort qu'un coup de foudre. Tu tombes amoureuse à en perdre la tête de ce garçon, et c'est très souvent réciproque? C'est ça l'imprégnation, tu trouve ton âme sœur. Ca peut arriver n'importe quand, avec n'importe qui, avec une personne de 0 à 99 ans… Tu es ce que la personne souhaite de toi; un confident, un ami, un amant…
- On peut donc tomber amoureux d'une personne, quelque soit son âge, et ce, pour la vie… Jacob Est-ce que tu t'es…
- Je… Je ne sais pas.
Dommage, ce n'est pas moi qu'il aimera éperdument. Un soupir parcourut ma gorge, au vu de Jacob qui mit ça sur le compte du sommeil. Il se leva et souleva ma couette avant de me faire signe de venir me coucher. Une fois cela fait, il me borda jusqu'au menton, chose que je déteste. Je rabattis aussitôt la couverture de mes bras.
- Je peux rester dormir, si tu veux.
- Qu'Est-ce que vont dire mes parents s'ils l'apprennent? Demandais je en tripotant le bord de ma couette.
- Ne t'en fais pas pour ça et puis… Si tu as peur que… Je te touche, je resterai au dessus de la couverture.
- D'accord.
-Et puis, ne t'inquiètes pas pour le fait que tu aies rêvé de moi. Moi aussi je rêve de toi, mais de façon beaucoup moins innocente… Tiens, tu savais que Sam et Emily vont se marier à la belle saison?
- Oh, c'est merveilleux! Lorsqu'elle m'en parlera, je lui proposerai mon aide.
- Dis, ça te dirait qu'on y aille ensemble? En tant que cavalière, je veux dire.
- Oh Jacob! On a tout le temps pour penser à cela!
Il acquiesça puis me demanda de lui faire une place. Avant de venir s'allonger près de moi, il retira son T shirt pour me dévoiler son torse musclé. Je posai la tête sur celui-ci, et il passa un bras autour de mes épaules et nous nous endormîmes doucement, près l'un de l'autre.
Reviews les n'amis?
