Bonjour tout le monde! Je publie de si bon matin parce que je suis à peu près réveillée et après avoir reçu un review me demandant si j'abandonnais ma fiction. Non, je ne l'abandonne pas, j'étais seulement un peu désespérée de ne pas avoir reçu beaucoup de reviews la dernière fois, alors je me suis dit que si je postais le prochain dans un bout de temps, ça ne changerai rien puisque personne ne se rendrait compte.
Mais me revoilà, avec le 7eme chapitre, point de vue Jacob. Je suis en ce moment en train d'écrire le 11eme, et je pense que ma fiction comportera 16 chapitres ou plus.
Merci à tous ceux qui me suivent encore, malgré cet inexcusable retard. J'essaierai d'être plus régulière maintenant. Bonne lecture.
L'odeur du café bien noir posé devant moi acheva de me réveiller ce matin. Une lumière pâle et feutrée inondait la pièce par la petite fenêtre de la cuisine qui surplombait l'évier. Je suis parti en douce de chez les Nello ce matin, secouant un peu Corah pour d'une, qu'elle me lâche, et de deux pour la prévenir que je m'en allais. Apparemment, elle devait être pas mal dans le brouillard car elle grogna en changeant de côté;
- Oui, minette, je vais aller te préparer ta gamelle. Deux minuuuuutes.
J'ai préféré ne pas insister et avec un sourire sur le visage, je lui déposai un tendre baiser sur le front avant d'enjamber sa fenêtre. Mon père, lui aussi devant son café, était en plein dans un de ses monologues incessants. A vrai dire, je ne l'écoutais que par bribes, -tellement absorbé par cette nuit passée auprès d'elle-, un peu comme lorsqu'on allume une radio pour seulement créer un bruit de fond et ainsi combler le silence. Sauf qu'un poste de radio, contrairement à Billy Black, on peut l'éteindre. Rien que dormir auprès d'elle me rendit fou de bonheur, surtout lorsque, dans un moment de son sommeil, elle a cherché ma main à l'aveuglette pour entrelacer nos doigts et se serrer un peu plus contre moi. J'étais un aveugle qui découvrait pour la première fois le soleil. Par le contact de sa peau, je ressentais ses émotions aussi clairement que si elle me les aurait dites à voix haute. Et elle était heureuse.
- Je ne t'ai pas entendu rentrer cette nuit. Tu n'as pas dormi à la maison? Me demanda mon père en plein milieu de son monologue.
Non, j'étais chez les Nello, à contempler la peau de Corah que son T shirt soulevé laissait voir, sous la lumière blanche de la lune. Elle sentait le lilas fraîchement éclos.
- Tu ne m'as pas entendu, pourtant j'ai bien claqué la porte en rentrant. Des problèmes auditifs liés à l'âge?
- Me prends pas pour une andouille, Jake, tu n'étais pas dans ton lit ce matin à sept heures.
Vers sept heures? Je caressai du bout des doigts les jolies boucles de Corah, défaites par son agitation de la nuit, en me disant qu'elle était magnifique lorsqu'elle dormait et que je ne verrai malheureusement pas ses yeux s'animer à son réveil comme deux braises que l'on attise.
- Non, en effet, je n'étais pas à la maison.
- Ah, ah, où étais tu, alors?
- Je me suis imprégné, papa.
Le sourire de Billy était si radieux qu'il m'en éblouissait presque.
- De qui, Leah? Non, oublie ce que j'ai dit. Et si c'est bien Leah, tais toi, je ne veux rien savoir.
-Ce n'est pas Leah ( dieu soit loué). C'est Corah Nello. Annonçais je en mordant ma brioche.
- Ah c'est merveilleux! Elle est adorable. Elle arrivera à t'éduquer, elle, au moins. Et j'aurais des mignon petits enfants.
Ah, je m'en doutais. Soit il l'aurait voulu pour femme, soit pour belle fille et mère de ses petits enfants. Et il n'embêtait même pas Paul et ma sœur sur ce sujet là. De toute façon, mon futur beau frère n'est bon qu'à vider notre frigo. Et encore… Je posai mon bol vide dans l'évier et je me lavai les mains.
- Papa, on verra hein. Je ne suis pas ton fils unique. Je vais à Port Angeles aujourd'hui. J'ai besoin de pièces pour la Chevrolet qui est dans le garage. Je dois aussi me trouver un costume pour le mariage de Sam et Emily.
- Passe chez Corah, voir si elle est libre. Me proposa-t-il avec un sourire narquois.
Je lui tapotais l'épaule en lui murmurant;
- C'Est-ce que je comptais faire, vieux bandit.
Il me faudra une petite heure à peine, plus ou moins, pour relier Forks à Port Angeles. J'entendis mon père me crier, alors que je fermai la porte d'entrée « dis lui, que ça devrait être toi, le chef de meute, ça l'épatera! ». Mais oui Papa, je suis sûr que Corah aurait été bien plus heureuse si elle n'aurait pas été concernée par toutes ces légendes. D'ailleurs, Sam et elle n'ont pas l'air d'être des meilleurs amis du monde. Peut-être n'Est-ce qu'une impression mais leur relation est froide et distante. L'alliée de la meute semble indépendant de l'Alpha, et Sam doit être énervé de ne pas avoir d'emprise sur elle. De plus, pour nous, c'est de trop, on ne suit plus, on est désorienté. Mais nous avons prévu une confrontation, avec tout le monde, histoire que l'on marche tous au même rythme. Je frappai à la porte des Nello, et après une ou deux minutes d'attente, ce fut Mr Nello, une tasse à la main, qui m'ouvrit la porte.
- Bonjour, Jacob. Tu veux entrer un instant? Tu veux prendre un café? Me demanda-t-il en me serrant généreusement la main.
- Non merci, je viens d'en prendre un. Corah veut elle, et peut'elle m'accompagner à Port Angeles pour la journée?
- A ce qu'elle m'a dit, elle compte réviser pour les examens. Mais je ne vais pas la réveiller, elle dort encore. Promis, elle t'appellera dès que possible.
- Bien monsieur, bonne journée. Souhaitais je en me retournant.
- Jacob?
- Oui?
- Merci de prendre soin de ma fille. Tu passeras dîner, un de ses soirs.
- Entendu.
Mr Nello s'inquiétait donc pour sa fille. C'est un peu normal, après l'avoir crue disparue, après avoir perdu sa petite fille après l'irresponsabilité de son beau fils. Pour ma part, je voyais Tim comme un vieux souvenir de Corah, un Pull un peu vieux que l'on garde dans son armoire uniquement par affection, alors qu'on en a un neuf qui nous tient chaud les soirs d'hiver. Un jour, j'arriverai à la convaincre de jeter cette fripe.
Je me rappelai la fois où avec une merveilleuse voiture empruntée à Edward, j'avais relié Forks à Seattle en moins de deux heures, sur un coup de tête et parce que dans une cohue pareille, j'étais persuadé d'y trouver l'âme sœur. Leah m'avait convaincu que l'imprégnation effacerait la douleur d'avoir perdu Bella, et surtout de ne rien faire alors qu'elle était enceinte d'un bébé vampire. Qui aurait cru que je n'aurais eu qu'à frapper à la porte des Nello? J'étais malheureux comme une pierre, et je me serai jeté d'une falaise si ça aurait pu tuer un loup garou. Et pendant ce temps la, dans la réserve, Corah pleurait sa fille, qui venait de mourir. J'aurais été au courant si je n'avais pas été au secours de Bella et des vampires, me séparant de la meute d'origine.
Les Nello sont arrivés dans la réserve avec leur petite fille lorsqu'elle avait cinq ans, et pour soutenir Denise qui venait de perdre son mari d'un infarctus. Je me rappelle de ce matin au jardin d'enfants, lorsque Mademoiselle Apple est arrivée en traînant par la main une petite aussi blanche que la neige, habillée comme un garçon, paraissant minuscule et toute timide. Elle nous la présenta et nous pria d'être gentils avec elle. C'est vers dix ans que sa couleur de peau commença à poser problème. Depuis ce jour, nous avons toujours été dans la même classe, sans s'adresser un seul mot.
Ah, zut! Le magasin auquel je comptais acheter mes pièces de voiture aujourd'hui est fermé pour cause d'inventaire. J'ai vraiment du pot dis donc. Le seul jour ou je me décide à sortir de la réserve pour acheter des trucs, il faut qu'il se passe quelque chose et que je ne puisse pas atteindre mon but. Je songeais au cadeau de mariage qu'il me faudra trouver pour Sam et Emily, et au costume que je devrais obligatoirement porter. Ne devrais-je pas consulter Corah sur ces deux points cruciaux, et puis qu'elle m'y accompagne? Elle n'était pas là, et je ne pensais pas revenir ici de si tôt. Je trouverai bien quelques idées originales en flânant un peu devant les vitrines de boutique. Il y avait du monde dans la rue piétonne, ce n'était pas négligeable, mais pas insupportable non plus. La moyenne d'âge n'était pas très élevée; c'était principalement des étudiants et des lycéens en vacances qui gambadaient en ville par groupes. Et principalement des filles. Des gloussantes, des chouettes filles, des accros du shopping, des filles tout court. Il y en a pour tous les gouts, sauf pour le mien. Il n'y en qu'une que j'aime et même si Corah était tirée à des milliers d'exemplaires comme les best sellers internationaux, je n'aimerais que l'originale, pas une pâle copie d'elle. Il a fallu juste l'éclat d'un objet si petit que ma main aurait largement suffit à le tenir pour que mes yeux se posent sur la vitrine de la petite bijouterie modeste. C'était une bague, mais pas n'importe quelle bague; une bague de fiançailles. Cette bague là, montée sur un anneau d'une couleur me rappelant le blond soleil des cheveux de Corah est sertie de sept diamants représentant par leur organisation les pétales d'une fleur de lys. L'anneau lui-même était agrémenté de diamants, petits et brillants. Dans mes rêves éveillés, je vis Corah porter à son annulaire gauche cette bague, gage de mon amour éternel envers elle. Car un jour ou l'autre, j'aurais cette ultime question à lui poser, et ce sera cette bague là que je lui présenterai, et pas une autre. Certes, le prix de la bague n'était pas du tout le même que les bagues en toque des boules surprises à deux dollars et attaquerait à grandes dents mon compte en banque, mais quand on aime, on ne compte pas, non? Dix minutes plus tard, le temps de régler l'affaire, la bague reposait dans son écrin de velours noir, dans la poche droite de mon short. Reste à trouver une idée originale pour lui demander sa main.
Alors que je regardai dans une vitrine une publicité qui vantait les mérites d'un économe auto nettoyeur, un reflet attira mon regard. Un reflet que j'aurais reconnu entre mille. Ce n'était pas Bella, mais Jasper Hale qui se tenait derrière moi, me regardant avec curiosité. Je me retournai pour lui faire face, surpris de le voir ici, moi qui le pensait avec sa famille dans une sorte de pays exotique ou il pleut toujours. Je laissai passer un camion de livraison avant de le rejoindre, mais ce vampire en a profité pour s'éclipser le temps de son passage. Il ne me restait plus qu'à flairer sa trace. Autant dire que ce n'était pas gagné, avec toute cette foule, et puis Jasper est un maitre dans l'art du combat, du camouflage et sournoiseries en tout genre. Peine perdue; je ne sentais son odeur qu'à dix mètres à la ronde. Le bougre, il m'a bien eu.
Soudainement, je n'eus plus aucune envie de rester ici pour me trouver un costume de mariage potable. La villa Cullen, il faut que je m'y rende. Si Jasper est ici, les autres ne doivent pas être bien loin, du moins Alice. Ils ne se séparent jamais. Je vais peut-être revoir Bella, ma Bella, ma Bella vampire, ma Bella. Jamais elle n'aurait pu m'abandonner, non, elle m'a tout de même dit qu'elle était amoureuse de moi et qu'elle aurait été à moi, s'il n'y aurait pas eu Edward. Ma main heurta la petite boite au fond de ma poche. Petite boite qui allait fortement influencer mon avenir de père et époux. Pour l'instant, il m'est exclu qu'elle dise non, la petite Corah. Il ne peut pas en être autrement, je ne pense pas. Ca finira comme ça. Nous deux, vieux époux, se balançant sur un Rocking chair sur le perron de notre maison, se rappelant du temps où l'on était jeune. Ma vie je ne la vois qu'auprès d'elle, dans un petit cottage, entourés d'enfants aux têtes brunes et blondes courant les uns après les autres. Plus avec Bella, elle est prise, vampire éternelle. N'empêche, c'est beau d'espérer encore, pensai-je en me glissant derrière le siège de ma golf.
S'en prendraient t'ils à Corah? Non, bien sûr que non. Elle fait partie de la meute, et ce serait déclarer la guerre. Je m'opposerai à ce qu'on la touche, je ne le supporterai pas. Mais si la menace ne venait pas de l'extérieur, mais du sein de la meute? Si l'un d'entre nous perd les pédales et la blesse? Et si contrairement à Emily et Sam, elle n'aurait pas la chance de s'en tirer? Tout se passera bien, du moment que je suis là pour la protéger. Du moins, je l'espère, priai-je en regardant mon cottage. Je suis revenu les mains vides, juste une bague de fiançailles dans la poche. J'entendais du bruit à l'intérieur de la maison, et les battements de deux cœurs tapaient dans mes oreilles. Mon père n'était donc pas seul. Je grimpai les marches du perron. L'un des deux cœurs battait plus rapidement que l'autre. Pas un humain normal, ni un vampire. Un des notres. J'identifiai un timbre de voix, pas un loup garou, mais une alliée de la meute. Je pressai le pas. Je ne comprends pas, elle devait rester réviser chez elle, et pourtant, elle est chez moi. Mon père leva les yeux pour me regarder et me salua avec sourire;
- Salut Fiston! Je sais que je ne devrais pas faire la cour à Corah, mais sa brioche et sa confiture maison me font fondre!
- Papa, elle devait réviser aujourd'hui. Signalais-je sèchement en observant que mon amie avait aussi apporté son classeur de révisions.
Corah qui jusqu'à présent était assise à coté de Billy à la table de la cuisine constata que la situation devenait tendue entre mon père et moi, et tenta de me faire comprendre que c'était un malentendu. Elle se leva et se posta devant moi, les deux mains bien à plat sur mon torse comme pour m'interdire d'avancer, chose que rarement elle se permettait de faire. Le contact de ses mains produisait un agréable courant électrique qui coulait dans mes veines.
- Non, Jacob. Ce n'est pas ce que tu crois. Mon père m'a fait passer ton mot, et j'ai voulu appeler chez toi, mais tu étais déjà parti, alors Billy m'a proposé de t'attendre chez toi. Ton père m'a même aidé à apprendre. Je sais que je n'aurais pas dû mais…
Sa voix se tut alors que je baissai les yeux pour la contempler. Comme je l'avais soupçonné, j'étais incapable de lui en vouloir. Tout en elle m'empêchait de me mettre en colère contre elle. Corah brisait toutes mes résistances. Je posai ma main sur sa joue et je soupirai avant un petit sourire qui lui était destiné.
- Je peux avoir de la brioche? Lui demandais je
Son visage s'illumina d'un beau sourire radieux et j'eus pour unique réponse un bisous timide sur ma joue droite. Puisq'elle était là, autant tenter d'un peu réviser avec elle car, qui sait, peut-être que grâce à elle, je ferai des miracles aux examens de fin d'année. Billy nous regardait, emprunt d'une fierté sans limites d'avoir des personnes aimantes apportant la joie de vivre dans sa maison. Même si maman nous a quitté tôt, il n'a aucun regret, aucune tristesse sur le visage. C'est le destin qui a décidé, et puis les meilleurs partent toujours les premiers. Il me semble voir dans son regard la bénédiction que j'attends pour ce que je m'apprête à faire. Après en avoir fini avec les maths, je vis Corah bailler discrètement et décidai que c'en était assez pour aujourd'hui. L'heure du repas approchait et je ne voulais pas que les Nello se fassent du mauvais sang pour leur fille. Sur le perron, alors qu'elle commençait à partir, je la serrai fort dans mes bras tout en lui laissant la possibilité de mettre fin à cette étreinte si elle le désirait. Corah resta longtemps dans mes bras et au contraire en redemanda encore. Ce fut la remarque de mon père qui nous sépara;
- Dis donc Corah, tu pourrais me demander avant de kidnapper Jacob pour tout une nuit dans ta chambre.
Les joues de mon imprégnée se teintèrent de rouge.
- Vous savez donc, Billy?
- Oui, mais va, ne t'inquiètes pas. Ca ne me dérange pas, et je serai muet comme une tombe. Jacob est tatoué, vacciné et traité contre les puces. Vous vous protégez, au moins.
Là, c'est moi qui mis le haut là à mon père.
- Papa, la question ne nous concerne pas encore. Au revoir, Corah. A bientôt.
- Salut Jacob.
Lorsqu'elle disparut de mon champ de vision, je signalai à mon père que j'allais faire un tour à la Push, histoire de me dégourdir les jambes après toute cette route que j'ai parcourue aujourd'hui. Il bruinait toujours, mais ça m'importait un peu. Leah jetait des cailloux dans les eaux sombres du Pacifique, assise sur le bord de la falaise, la mine renfrognée. Quant à moi, je n'aimerais pas subir le sort des pierres qu'elle a lancées. Je lui tapotai l'épaule pour lui signaler ma présence et je m'installai à ses côtés, songeur aussi.
- Leah écoute, je suis vraiment désolé. Je n'aurais pas du te répondre comme ça mais j'étais sous l'effet de l'imprégnation. Et je ne voulais pas remettre en cause ta féminité je…
- Ca m'est complètement égal! Cracha-t-elle, comment as-tu pu faire pour t'enticher de cette palichonne, qui nous a fait souffrir?
- Elle n'en avait pas conscience, et c'était pareil pour nous, on la faisait souffrir. Elle est vraiment sympa, Corah, et si tu apprenais à la connaître un peu peut-être que…
- Non, je ne pense pas. Jacob, c'est toi qui t'es imprégné, et je ne veux pas ressentir l'envie que tu as de l'embrasser, pas une seconde fois!
- Leah, excuse moi le jeu de mots, mais qu'Est-ce que tu as à être d'une humeur de chien?
- Ils sont de retour, Jacob, ils sont revenus.
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