Bonjour à tous. Je suis désolée de ne pas avoir écrit beaucoup plus tôt. Mais je pense reprendre du service, maintenant que mon année de terminale est terminée et que j'ai eu mon bac. Les deux prochaines années s'annoncent plutôt pépères donc attendez vous à de nouvelles histoires.

Ce chapitre est écrit au point de vue Jacob et il est un peu court. Je vous promets un nouveau chapitre pour tres bientot.

Bonne lecture.


Etre invité à diner chez une amie, une très proche amie, avec qui on s'est légèrement embrouillé et dont les parents ne sont au courant de rien est une situation particulièrement délicate, et dans laquelle je vais me retrouver dans quelques instants. Certes, dans le contexte ou notre relation aurait évolué dans le bon sens, j'aurais pris plaisir a passer du temps avec elle. Mais depuis avoir rencontré une fenêtre fermée et une rose jetée sur le lit. Elle m'a laissée entre voir une chance d'être avec elle et m'a fait espérer pour me claquer la porte au nez. Je pensais toujours évidemment en permanence a ses jolis yeux chocolat, son parfum enivrant et doux, et à ses belles boucles dorées qui tombaient en cascade sur ses épaules. Mais je ne sais toujours pas ce qu'elle veut de moi: amant, ami ou ennemi. C'est à elle de choisir.

Je ne sais meme pas pourquoi j'ai enfilé ce jean neuf et cette chemise impeccablement repassée ( faut dire que j'y ai mis des heures, à ce qu'il n'y ait pas un seul pli, mais tout de meme, le fer à repasser reste un outil encore mystérieux pour moi ), ni même pourquoi j'ai veillé à ne pas être en retard. J'avais l'air d'un jeune premier qui attend la bénédiction de beau papa et belle maman. J'avais surtout l'air d'un imbécile, à mon avis. Je frappai à la porte, avec beaucoup d'avance, mais nous étions un peu pressés, le poisson tout frais de Billy et moi. J'entendis le cliquetis des talons sur le carrelage de la cuisine, puis le loquet du verrou s'ouvrir. Evidemment, c'était Corah qui se tenait derrière cette porte, ravissante avec sa petite robe de laine noire et ses cheveux attachés en une queue de cheval haut perchée. Elle ne souriait pas cependant. Son regard ne brillait pas autant que lorsqu'elle était heureuse.

- Salut. Je suis un peu en avance, je tournais en rond chez moi.

- Bonsoir Jacob, je ne vais pas te laisser sur le pas de ma porte pour si peu. Entre.

Un peu froid, comme discours de bienvenue. Tout le monde était là, sauf Denise qui n'a pas du être conviée. Donna remuait le contenu d'une casserole avec une spatule en bois, tout sourire - bien plus souriante que sa fille -et Mr Nello commençait tout juste à découper la viande. Leur fille vint completer le tableau en nouant un tablier autour de ses hanches et en sortant des muffins au chocolat du four. En les voyant s'affairer comme ça, j'avais oublié ce que je tenais dans la main.

- Ah au fait!, Billy m'a donné ce poisson pour vous.

- C'est très gentil Jacob, me gratifia Donna. Corah tu peux t'en occuper? Avec ton père on va aller mettre la table dans le salon.

-Je m'en charge maman oui.

- Je peux vous aider? Demandais je en imaginant que je me sentirais bien plus à l'aise avec les parents plutôt que seul avec leur fille dans la cuisine.

- Non merci ça ira. Tiens compagnie à notre fille.

Je doute fort qu'elle apprécie ma compagnie ce soir, monsieur Nello. La regarder s'occuper de tout sans même l'aider me rendait un peu fou, moi qui aime donner un coup de main. Mais je n'osais pas l'approcher tant qu'elle tenait ce couteau de cuisine bien aiguisé à la main, et à chaque fois que j'osais me rendre utile en jetant un coup d'œil au dessus des casseroles, elle me lançait un regard noir. Je ne faisais que la gêner en étant dans ses pattes. Après une énième tentative pour me rendre utile en essayant de retirer la casserole où l'eau bouillait du feu, elle planta le couteau dans la planche a découper en bois en même temps qu'elle lança sa remarque;

-Ecoute Jake, je gère, Ok?

- Pas de soucis. Tu gères. Tu gères la cuisine, les fleurs, la mort de ta fille. Tu gère aussi notre relation. Mais t'as pas géré la casserole assume le.

- Tu vas trop loin dans ce que tu dis. Murmura-t-elle en essayant de cacher son visage

- Parce que ce n'est pas vrai peut etre? Je demande qu'a être la pour toi, je ne demande qu'a t'aider, mais tu te braques et tu me rejettes comme si j'allais te détruire encore plus.

- Parce que maintenant j'ai tout foutu en l'air? Tout est de ma faute c'est ça?

- Tu peux te douter que je l'ai mal pris lorsque tu m'as laissé dehors comme un chien et que tu as meme pas pris le temps de prendre soin de ma rose.

- Tu crois vraiment que j'ai fais ca pour te faire du mal?Je n'ai pas eu le choix ce soir la. Je n'ai pas pu faire autrement et j'aurais cent fois mieux aimé être avec toi.

Bizarrement, je l'ai crue sans meme douter d'elle une seconde de plus. Puis je me rappelais d'un détail.

- Ca avait un rapport avec le 4X4 garé devant chez toi?

- Tout a fait.

J'ai été bien stupide de croire que ce soir là elle ne voulait pas me voir sans une raison valable. Comment se fait il que j'ai pu douter de mon âme sœur alors que je me suis impregné? Ce que je retiens, c'est qu'il n'y a surtout aucune raison de s'en vouloir. Je m'appuyais contre l'évier et la regardais travailler avec soin. Qui est le proprietaire de la voiture garée devant chez elle l'autre soir? Que lui voulait il ?

Après s'être soigneusement lavé les mains, elle attrapa la mienne pour me conduire dans la salle a manger. N'étant entré que dans la cuisine et dans sa chambre, cette pièce m'était encore inconnue. Ses parents nous attendaient, chacun assis respectueusement aux deux bouts de la table. L'endroit était cosy. On ne chercha pas à se complaire dans des politesse inutiles et nous passâmes à table sans plus tarder. La pluie et le beau temps, ainsi que tant d'autres sujets banals alimentaient notre conversation ce soir. Les diplomes ainsi que le mariage des Uley arrivaient à grand pas, et les Nello iraient passer leurs vacances auprès d'un lac pour feter l'entrée dans la vie active de leur fille unique. Evidemment, il restait une place vacante dans leur voiture qui m'était destinée si Billy acceptait que je parte avec eux. Au dessert, Corah posa sa main sur la mienne, un sourire confiant sur le visage. Au vu de ce geste, Mr Nello s'arrêta de boire pour commenter

- Doit on considérer comme beaucoup plus que ton ami?

- Oui, peut être. Répondit elle avec un petit sourire gêné. On peut aller reviser dans ma chambre, pour les examens?

- Bien sur ma cherie, on va débarrasser.

Si j'avais su que ses parents étaient si sympathiques et ouvert d'esprit, je leur aurais demandé la permission au lieu de m'infiltrer comme un voleur dans la chambre de leur fille, la première fois. Corah, d'un revers de la main, balaya les nombreux mouchoirs usagés qui couvraient son bureau et ils tombèrent tous dans la poubelle. Elle n'avait pas d'allergie il me semble, et semblait trop en forme pour être enrhumée. Elle avait donc pleuré amèrement, après notre conversation un peu abrupte de la dernière fois. Rien qu'à la simple idée de l'avoir fait souffrir, je m'en voulais énormément. Corah pris son cahier d'histoire et comme le bureau semblait un peu exigue pour nous deux, nous nous sommes allongés sur le lit et elle posa la tête dans le creux de mon cou pour lire son cours que je tenais a présent dans les mains. De temps en temps nous échangions quelques paroles, sans trop nous déconcentrer. Ce n'est qu'un bon bout de temps après avoir fini le cinquième chapitre que Donna entra dans la chambre pour me demander si je pouvais rester dormir ce soir. Je lui dis que Billy ne surveillant pas étroitement mes allées et venues, il n'y avait aucun probleme. Lors de ma première nuit passée ici, je n'avais pas remarqué le berceau d'enfant, dans l'un des coins de la piece. Le berceau où il y a une année environ une petite dormait encore a poing fermés, sous le regard protecteur d'une mère aimante. Il n'y avait pas que les berceau, on pouvait aussi voir des vêtements posés sur la commode, des jouets et des peluches dans un carton. Pour Corah, Alisha n'était pas encore vraiment morte. Elle jeta un regard circulaire dans sa chambre avant de déclarer;

- Je vais emballer tous ces objets et les emmener au secours populaire. Ca peut toujours servir a quelqu'un d'autre.

- Ca pourrait aussi nous servir, plus tard.

- Tu voudrais qu'on aies des enfants déjà? Ne va pas trop vite Jacob. Dit elle en laissant ses joues s'empourprer

- Un peu mon neveu! Je veux trois mioches, un chien un lapin et deux trois poissons rouges. Non sérieusement, je veux des enfants… avec toi. Les poissons rouges on peut s'en passer .


Quelques reviews pour m'encourager?