Bonjour à tous je poste un chapitre très vite après le onzième étant donné que j'ai beaucoup de temps. Je prépare actuellement une autre fiction visant le personnage de Seth Clearwater et j'espère la poster très bientôt. Point de vue Corah.

Bonne lecture !


Eh bien, ces vieux cartons me semblaient bien plus lourds lorsque je les ai entreposé dans la remise que maintenant, alors que je les empile a l'arrière de ma camionette pour les amener à Port Angeles. Bien sur, au moment ou je les ai cachés derrière une porte pour ne pas affronter la mort d'Alisha, ils m'ont semblé aussi lourds qu'une énorme pierre. Sentimentalement, aujourd'hui, c'est comme si mes bras ne supportaient rien que de l'air. Mais j'étais certaine de les avoir plutôt bien remplis, avec les jouets et vêtements. Je n'ai pourtant pas soulevé d'altères pendant ces huits derniers mois. Encore un de ces effets lupins? Une force décuplée, une bonne mine et une sportivité toute naissante? Malgré ce que pense Jacob, je ne peux pas garder ces affaires pour un futur enfant, c'est impossible. Je deviendrai folle. Non, nouveau copain, nouvelle vie, nouveau départ. Vaut mieux tirer un trait sur le passé plutôt que de l'inclure dans l'avenir, pensais je en me glissant derrière le volant de l'imposant véhicule. Je n'avais pas spécialement pensé à Jacob pour m'accompagner en ville. Il aurait surement trouvé inintéressant et barbant de venir avec moi à l'aide pour les plus démunis et dans les magasins de preet a porter féminins en quête d'une robe pour le mariage. Déjà, moi-même je risque de trouver cela mortellement ennuyeux. Certes, la nuit ou mes parents l'ont autorisé a dormir avec moi ( enfin, j'imagine que s'ils n'en auraient pas parlé, il s'en serait foutu et serait resté sans leur autorisation), nous étions biens, tous les deux, dormant dans les bras l'un de l'autre, comme protegés par une bulle qui nous isole du monde exterieur. Nous respirions au même rythme, les mouvements de l'un ne gênaient pas l'autre, même dans un lit individuel. Nous étions comme les deux parties d'un cœur, si bien ensemble, si inséparables.

Je me garais sur le bas coté, près du trottoir, devant l'agréable petite vitrine ornée de peluches et de jouets. Il n'y avait qu'un simple comptoir et une sonnette, rien de plus. J'appuyai sur cette dernière et un jeune homme aux cheveux bien plus blonds que moi sortit de l'arrière boutique. Il était plutôt petit et bien batî, et je m'étonnais qu'un homme puisse travailler dans ce genre d'entreprise.

- Bonjour, j'ai quelques cartons de jouets a vous donner. Il y a des vêtements aussi.

- D'accord. Attendez je vais vous aider a décharger.

- Volontiers !

Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai remarqué que l'homme soufflait à porter les cartons alors que je ne me sentais même pas fatiguée. Je fis meme semblant pour ne pas le vexer. Il fit rapidement l'inventaire de mon petit butin avant d'emmener le tout dans l'espece de remise, derrière le comptoir. Il y avait dans ses yeux bleus quelque chose de profond. Il me remercia chaleureusement avant de laisser place a sa curiosité.

- Vous me paraissez jeune pour avoir un enfant. Quel âge avez-vous sans indiscretion?

- Je vais avoir 19 ans au mois d'Aout.

- C'est bien ce que le me disais. Vous apportez donc vos vieilles affaires ou bien celles d'une eptite sœur qui a grandi depuis?

- Eh bien, c'était les affaires de ma fille. Répondis je en sentant le moment gênant arriver.

- Oh…

L'homme eut le souffle coupé et tritura le bord de son petit carnet, cherchant ce qu'il pourrait dire, un air desolé dans ses yeux de glace.

- C'est rien vous savez. On vit avec et on survit. Je m'appelle Corah.

- Tommy. Ravi d'avoir fait votre connaissance.

- J'imagine que je vous ai donné tout un tas de paperasse avec mes affaires. Je vais vous laisser, j'ai quelques affaires a régler en ville aussi.

- Bonne journée.

- Merci vous aussi.

Ca se passait exactement comme cela à chaque fois. Les gens se montrent trop curieux et apprennent que j'ai une fille qui gît dans un cercueil, au fond d'un trou. La bourde, les excuses, les au revoir abregés.

Je n'aurais pas pensé que faire les magasins à la recherche d'une robe dans les mêmes tons que celle d'Emily, la fameuse mariée, serait si barbant que ça. Je ne touchais pas ou très peu à la mode. Les jeunes filles isssues de la ville jouent mieux les fashionistas que moi. Mes compétences relèvent seulement du mariage des couleurs et du bon assortiment des chaussures, mais pas au delà. Aussi je suis vite tombée d'accord sur une robe décente qu'il me restera à assortir d'un châle au cas ou la soirée deviendrait fraiche. Elle me sera livrée dans les prochains jours. Vive les expéditions rapides et sans frais de port.

Je n'ai pas compris ce qu'a voulu dire Tim en m'avouant que je commettais une grave erreur en refusant de ne pas sortir a nouveau avec. Lorsque je suis rentrée dans le salon ce soir la, j'ai cru voir le Tim d'avant, celui que j'aimais tendrement mais tout était contradictoire chez lui. Je n'aurais jamais cru qu'il puisse s'énerver pour un simple non et un ordre de sortir de ma maison. Lui qui était si calme auparavant. Il me laisse bien songeuse. Que cache ce changement de comportement ?

J'allais repartir lorsque je remarquais l'heure avancée et donc qu'il était trop tard pour être a l'heure pour le déjeuner. Je me dis que manger un sandwich à la petite station essence ne me ferait pas de mal. Il est certain qu'un casse croute industriel emballé sous vide et vendu à un prix faramineux ne vaut rien comparé à un plat fait maison, mais il faut parfois faire des concessions. Apres avoir selectionné dans le rayon quelque chose d'à peu pres comestible, je suis partie m'enfermer dans mon camion pour manger. Outre le siege dur comme du béton, et ce sandwich dégoutant, seul le soleil qui me réchauffait à travers les vitres était apréciable. Et je repensais à ce que grand-mère disait ; « l'imortalité pour le couple de la réincarnation de la troisieme épouse et celle de taha aki réunis ». Etre éternel, voir ses proches mourir alors qu'on ne prend même pas une ride, être sans cesse forcé de revivre une vie censé durer un centenaire, se cacher du monde pour que le humains ne se rendent pas compte de la supercherie. D'ailleurs, cette légende est elle vraie? Je n'en doute pas depuis que j'ai appris que chaque jour je côtoyais le surnaturel. Cette planete n'est pas si normale qu'on peut le croire. Mon sandwich fini, j'eus l'envie de me promener en ville. Par un drole sentiment inquietant, je n'emmenais ni argent, portable et je cachais les clés du camion dans ma chaussette.

Je ne suis pas allée bien loin, et, avec un melange stupéfiant de jalousie et d'envie, je regardais une bague, dans la vitrine d'un petit bijoutier dans l'avenue pietonne. Elle était magnifique et je voulais plus que tout l'avoir au doigt. Le bijou était trop cher et moi-même je n'ai pas l'allure d'un promontoire . Un peu fatiguée et surtout pressée de rentrer chez moi, j'empruntais une ruelle étroite entre deux bâtiments de briques rouges pour raccourcir le retour de ma promenade. Je n'aurais pas du, je le savais. Trois hommes me suivaient au loin, sans rien dire, et lorsque je me suis engagée dans cette ruelle, j'ai compris que j'étais tombée dans une embuscade. J'ai voulu crier, me mettre à courir, mais la peur me tétanisait et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, un des trois individus m'a plaquée une main sur la bouche. Il attendit que ses amis m'encerclent pour me lacher.

- T'es sure que c'est elle?

- Oui. Et au pire, on s'en fout.

Ils me suivaient depuis longtemps et pour venger quelqu'un puisque c'est moi qu'ils veulent. Mes forces de louve m'ayant étonnées ce matin, je me suis dit qu'elle pouvaient peut etre bien m'aider à m'en sortir. Faisant mine de rien, je tournais d'un coup sur moi-même avant de décocher un coup de coude dans la machoire de l'homme le plus petit. Il se tint le visage en criant de douleur tandis que deux mains me poussaient violemment au sol. Je mordis la poussiere en un rien de temps puis une douleur sourde me frappa dans le dos. La poussiere et l'intensité du choc me mit dans un état second.

Une certitude s'empara de moi.

Il n'ont pas simplement l'intention de me faire peur.

Non. Ils sont la pour me tuer.

Mes soupçons se sont confirmés lorsque, après m'avoir généreusement tabassée, mon premier agresseur a sorti un couteau suisse de sa poche. Je suis perdue. Personne pour me sauver, pas même Jacob. Je ne pouvais pas réagir, j'attendais dans cette petite ruelle. Pas la froce de crier de me lever et d'esayer de courrir. Je me demande encore aujourd'hui si je suis bénie des dieux, car un grand gaillard apparut presque comme par magie derrière le detenteur de l'arme blanche et lui murmura quelques mots à l'oreille. L'instant d'apres, les trois hommes décampèrent sans demander leur reste. Il avait les cheveux bruns coupés courts, il était grand et carré. Sa peau était d'une blancheur exceptionnelle et ses yeux dorés juraient avec son visage de statue grecque.

- Vous allez bien? Vous pouvez vous lever?

La douleur était tenace mais je sentais mon sang de loup bouilloner dans mes veines. Une voiture ralentit sur la route au bout de la ruelle puis accelera a toute vitesse. Je n'avais pas mal vu, c'était un 4X4 noir flambant neuf.

- Oui, je pense que ca va aller. Merci.

- Je vous emmene à l'hopital?

Et si ma qualitée d'alliée de la meute se voyait dans mes analyses?

- Non ca ira. Affirmais je en commencant à me relever. La douleur était supportable.

Je ne sais pas si mon odorat me jouait des tours, mais cet homme empestait à plein nez.

- Vous êtes sure?

- Oui je vais rentrer chez moi à present. Merci encore.

- Tout le plaisir était pour moi Corah.

Je m'arrêtais dans ma marche. Comment sait il mon prenom? Je ne lui ai pas dit. Je ne fis pas de remarque. Tout méchappait dans ce monde. J'allais me retourner pour lui demander le sien. Il avait disparu.