Bonjour à tous, voici un chapitre 15 un peu court pour cloturer la partie 1, j'attends vos reviews ! ( point de vue Corah)


-Corah, veux tu m'épouser ?

Je restais bouche bée. Dans le silence inattendu des invités du mariage, je me sentais rougir. Que venait-il de me demander ? Ma main ? Pour quoi faire ? Plus le temps passait et plus je me disais qu'il fallait une réponse. Prise au piège par tous ces invités, je ne sus que dire pour pas le blesser. Des jeunes enhardis par l'alcool commençaient à entrainer les gens dans une litanie « Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! ». Jacob me fixait, impressionnant dans son costume gris souris, les yeux pleins de question, et me suppliant de dire qu'un seul mot :

-Oui.

Un tonnerre d'applaudissement s'éleva de la foule. Je m'approchais de Jacob qui, tout sourire, me serra dans ses bras et me fit tournoyer dans ses bras, me couvrant de baisers. Il fouilla dans sa poche et en sortit un écrin de velours noir. Il l'ouvrit, et je vis à l'intérieur une bague a l'anneau brillant comme un soleil d'été, des petits diamants représentant une fleur de lys. L'anneau lui-même était serti et brillait de mille feux. Il la retira de son emplacement et pris ma main. Délicatement, il passa la bague à mon annulaire droit et m'embrassa passionnément sur les lèvres. Un peu étourdie par les évènements je ne savais plus trop ou j'en étais. Nous sommes descendus de la scène sous les félicitations et je proposais à Jacob de faire un tour sur la plage. La nuit commençait à devenir fraîche et je plaçais mon châle de coton sur mes épaules. Jacob me tenait serrée contre lui, sa main sur ma taille :

-Je t'aime Corah

-Moi aussi je t'aime.

La bague pesait lourd à mon doigt, comme si je n'étais pas consciente du choix que je venais de faire. Me marier ? Moi ? Je ne pensais pas que j'allais le faire un jour. Mais avec Jacob… Il est comme une renaissance pour moi. Il a su reconstruire de ses propres mains ce que Tim avait détruit à la masse. Il a su me reconstruire. Et puis lui et moi c'est si… Unique. Comme si je pouvais prédire chacun de ses gestes, chacune de ses paroles. Je ne peux vivre sans lui alors pourquoi ne pas vivre avec lui ?

-Tu m'as un peu forcée la main, devant tous ces gens. Avouai-je en me collant un peu plus contre lui pour me réchauffer

-Quoi ? Tu ne voulais pas ?

-Si, si ! Bien sur mais je n'aime pas trop me montrer en public.

-Je suis désolé. J'ai peut etre eu un peu peur que tu dises non, je l'admets. Rigola t'il

-C'est vrai que c'est un peu précipité.

Nous nous posâmes sur notre vieille souche et je regardai le ciel. Soudain, un détail me fit frissonner

-Jacob, tu as vu la lune ce soir ?

-Oui, qu'est ce qu'il y a d'anormal ?

-Elle est rouge sang.

D'un coup, il tourna ses yeux noirs vers le ciel et je ressentis l'horreur le parcourir.

-Elle était pourtant blanche au debut de la soirée, j'en suis certain.

-C'est étrange, je me sens toute bizarre ce soir.

-Peut-être que tu as bu trop de mojitos. Dit il en espérant me faire sourire.

Devant cette lune rouge sang, je me sentais presque mal à l'aise, emplie d'une tristesse et d'un mal être profond. Perturbée par cet étrange image, je demandais à Jacob de retourner à la fête.

Nous dansâmes pendant toute la soirée, deuxième couple phare de la soirée et je ne vis pas l'heure passer. Je tournoyais dans les bras de mon fiancé au milieu de tous ces gens qui dansaient, dans leurs habits colorés. Je ne voyais cependant qu'une seule chose parmi la foule cette lune rouge qui me fixait intensément.

A la limite entre la nuit et l'aube, nous avions rangé toute la plage et reçus les félicitations de toutes les personnes présentes ici, et Billy planifiait déjà tout le mariage, la maison, les heures de visite de ses petits enfants… J'étais fatiguée, vidée. La lune rouge disparaissait peu à peu pour faire place au soleil levant et je montais dans la voiture de Jacob pour rentrer chez moi. Je consultais mon téléphone, laissé dans la boite à gants.

De nombreux appels en absences, des miliers de messages et de messages vocaux. J'appelais ma messagerie. Une seule voix, celle de ma mère, en sanglots.

Mamie est morte.