Voici la suite! Point de vue Jacob


L'eau chaude dégoulinait sur ma peau, et je me demandais, perplexe, si après cette douche ma vie changera. Notre vie, à tous, dans la meute. Propre de la tête aux pieds après une journée à réparer les vieilles motos que Bella et moi conduisions auparavant, je sortis de la douche. Ces deux vieilles bécanes que j'avais récupérées n'avaient plus servi depuis belle lurette, mais qui sait, peut-être aurais-je le temps d'apprendre à Corah comment les conduire. Je n'enfilais pas de beaux vêtements, mais de vieilles fringues trouées et sales que je devrais jeter un jour ou l'autre. Il était déjà tard, et Billy dormait devant son match de rugby du mercredi soir, une bière à moitié entamée sur le guéridon. J'ouvris la porte d'entrée et partis le plus silencieusement possible, sans prendre la voiture. Je n'en aurais pas besoin de toute façon, et puis, je réveillerais les Nello en arrivant dans leur cour. Arrivé à l'orée de la forêt, je pressai le pas jusqu'à courir. J'enjambais les troncs d'arbres au sol à une vitesse folle afin de ne pas être en retard ce soir. Nous ne pouvons pas nous le permettre cette fois ci. La maison aux hortensias semblait endormie, la boutique fermée aussi. Je savais très bien que Corah ne dormait pas. Non, elle m'attendait. Je voyais son visage diaphane derrière la fenêtre de sa chambre, en train de scruter l'horizon à ma recherche. Puis elle me vit et passa par la vitre pour me rejoindre. Elle avait enfilé un jean et un pull sombre, et je vis qu'elle enfilait une espèce de capeline noire en coton doté d'une capuche. Je n'avais jamais vu ce vêtement, peut-être l'avait-elle confectionné. Elle ressemblait à un chaperon rouge sombre et qui sortait la nuit rencontrer le méchant loup. Nous n'avons pas parlé jusqu'à ce que nous atteignions les sous-bois, pour éviter qu'on ne nous remarque.

- Les autres nous rejoignent ici ? Me demanda-t-elle en se retournant alors que je retirai mes vêtements.

Nous avions beau être en couple, Corah s'est toujours retournée par pudeur avant que je me transforme.

- Non, ils nous retrouverons sur le chemin, un peu avant la clairière.

- D'accord. Qu'est ce que je devrais faire alors ?

- Pas grand-chose. Fais juste attention à tes pensées, Edward les lis sans problème.

Je n'attendis pas sa réponse pour me transformer. De toute façon, nous sommes liés par la pensée. Lorsqu'elle se retourna et qu'elle me vit sous forme lupin, elle recula, effrayée. Elle n'a toujours pas réussi à s'y faire depuis qu'elle notre rencontre, et je devais la rassurer à chaque fois pour qu'elle ne s'enfuie pas à toutes jambes.

« N'aie pas peur, mon amour. Tu sais bien que je me contrôle. » « Eh, Jake, on est déjà là, évite de tomber dans la guimauve quand tu parles »

Aie. Leah est déjà là, toujours un peu énervée que Corah se joigne à nous pour ce soir. Elle ne l'a jamais appréciée, et pourtant il n'y a pas de raison. Peut-être parce qu'elle aurait bien aimé sortir avec moi à la vampirisation de Bella. Seulement je ne suis pas fou, sortir avec elle, c'est vraiment se passer la corde au cou. Je me couchais au sol pour que Corah puisse monter sur mon dos. J'avais conscience que c'était un peu pénible pour elle, étant donné que je n'étais pas aussi fin qu'un cheval et qu'elle avait peur de la vitesse que nous prenions pour nous élancer dans la forêt. Elle attrapa de grosse touffes de poils entre ses doigts pour s'agripper et nicha sa tête au creux de mon encolure. Nous étions prêts pour partir. Lentement, je me mis à trottiner doucement, puis à galoper de plus en plus vite pour rejoindre la meute. Je sentais les mains de Corah s'agripper encore plus fort dans ma fourrure, et je sentais son parfum lilas de si près que j'avais l'impression de renifler son cou. La nuit était sombre et légèrement humide, mais nous pouvions encore croiser quelques humains se promener dans les parages. C'est pourquoi nous avons demandé à Corah de porter des vêtements sombres pour éviter qu'on ne la remarque. Une meute de loups géants traversant à toute vitesse la forêt semble déjà étrange, alors une meute de loups dont un monté par une humaine encore plus. Peu à peu, des ombres immenses voyageant aussi vite que nous apparurent, et je vis au loin la fourrure claire de Seth. A la vue d'un horizon plus clair, nous ralentîmes peu à peu pour arriver calmement.

Arriver à trop vive allure pourrait vouloir signer notre mort à tous.

Nous débouchâmes sur la clairière parsemée de fleurs violettes et blanches, éclairée par une demi-lune argentée. Je les voyais au loin, nous attendre. Cependant je sentis dans mes pensées que Corah ne les distinguais pas.

« Je ne les vois pas. Où sont ils ? » « Là bas, regarde. » « Utilise ton odorat Corah, ne les sens-tu pas ? demanda Quil en s'approchant de moi »

Ils s'approchèrent un peu plus, et nous avançâmes de quelques pas aussi pour pouvoir échanger quelques paroles. Plus besoin de parler par télépathie à Edward, nous avions désormais notre propre porte parole. A un ou deux mètres d'eux, je dis à Corah de descendre pour aller à leur rencontre. Je la sentis frissonner. Je m'abaissais un peu pour la laisser descendre. Elle glissa doucement sur le coté puis tomba brusquement au sol, au grand désespoir de Sam.

« Rien de cassé ? Lui demandais je quand meme inquiet » « Quelle entrée triomphale, commenta Sam » « Non, je vais bien. Oh, c'est bon Sam. T'as qu'à leur parler si tu n'es pas content. »

Le concerné grogna en direction de notre alliée puis se calma. Elle se releva puis retira sa longue chevelure blonde de sa capuche noire.

Ils étaient tous alignés devant elle, leurs yeux dorés la transperçant. Nous vîmes tous dans ses pensées chacun de leur visage s'imprimer dans sa mémoire. Elle assimila la vue d'Emmett à un souvenir de lui la sauvant des amis de Tim venus l'égorger, et le visage de Bella a celui des photos qu'il y avait auparavant dans ma chambre. Le grand gaillard dont elle connaissait pas encore le nom dit tout haut à notre attention

-Les humains n'ont rien à faire dans ce traité ! Elle doit partir.

-Emmett, ce n'est pas une humaine. Remarqua Edward, qu'elle avait aussi rencontré sur le parking.

« Vas y, parle leur Corah. Lui intimais je, lis dans mes pensées ce qu'i dire»

-Elle lit dans leurs pensées, incroyable. Ajouta Edward

-Nous sommes venus ici pour refaire un pacte avec vous, l'ancien étant brisé par l'attaque d'un des notres par Renesmée. Nous demandons à ce qu'aucun vampire ne s'aventure sur nos terres sauf en cas de problème ou alors sous accord de la meute, et qu'aucune victime ne soit faîte. Dit elle tout bas, mais ils l'entendirent tous

« Heureusement qu'on à pas affaire avec le club du troisième âge, constata Leah » « Arrête un peu, ça n'a pas été facile pour aucun d'entre nous la première fois qu'on s'est retrouvé devant des vampires, elle, est devant tous les Cullen justifia Sam à son ex petite amie »

Carlisle s'avança un peu plus en avant, en chef de famille

-C'est entendu, nous ne cherchons pas les problèmes, mais nous ne voulons pas être attaqués ou pris à parti par l'un d'entre vous. Nous sommes revenus en amis.

C'est alors qu'une main poussa sur le coté Edward et Bella pour se frayer un chemin. Renesmée, encore adolescente, vint un peu plus vers nous. Je sentis Corah trembler et angoisser. Elle ne peut pas, elle n'est pas prête.

-Renesmée, reste en arrière s'il te plaît. Corah ne peut pas te voir pour le moment, ses souvenirs la font souffrir. Demanda le père à sa fille

-Merci… Qui êtes vous ?

-Edward. Et toi, qui es-tu, ou plutôt, qu'est ce que tu es ?

-Une alliée de la meute, je ne sais pas encore vraiment ce que ça implique.

-Intéressant, commenta Carlisle. En tout cas, Jacob, tu sais que tu es le bienvenu à la maison, et toi aussi Corah. J'aimerais bien faire un peu plus ta connaissance. Juste la curiosité scientifique.

-Peut-être. Un jour.

Alice, qui se tenait jusque là en retrait, à droite de sa sœur, eut un soubresaut et manqua de perdre l'équilibre. Corah surveillait la scène, étonnée. Tous s'enquirent de son état, elle avait eu une vision, et elle n'allait pas tarder à nous en parler

-Jacob, Corah, votre avenir est… Particulier. Vous allez beaucoup souffrir.