Bonjour à tous ! Voici un nouveau chapitre après encore un très long moment d'absence, mais maintenant que mon DUT est terminé, j'ai plus de temps à consacrer à l'écriture de cette histoire.

Merci à Fangirl pour son review, je l'ai bien lue, ne t'en fais pas, et c'est un peu grâce à toi que j'ai repris l'écriture de cette histoire que j'espère bientôt terminer.

Bonne lecture


-Tu crois qu'on aura beau temps, pour le mariage ? Demandais-je en regardant les gouttes de pluies s'abattre sauvagement sur la vitre de notre cuisine.

-Ca, je ne sais pas, mais en tout cas, tout ce que je souhaite, c'est enfin boucler ces invitations ! Maugrea t'elle en fermant une nouvelle enveloppe. Maman, tu aurais l'adresse de mon oncle qui vit en Caroline du Nord ?

-Ca doit traîner quelque part dans mon carnet d'adresses oui, répondit la concernée en posant un énième carton devant l'entrée.

Je versai le café bouillant dans les vieilles tasses éméchées par le temps que Denise possédait, et qui étaient nôtres depuis que Corah a hérité de ce petit cottage au milieu des bois.

La demeure n'était pas très récente, mais avait un certain petit charme. Le bois vieilli par le temps n'avait pas été repeint depuis longtemps, mais on devinait le rouge brique délavé qui restait par endroits. Les marches du porche devaient être réparées assez rapidement, certaines étaient déjà cassées et d'autres menaçaient de l'être très rapidement. Après un petit hall d'entrée où déposer manteaux et chaussures, on se trouvait face à un escalier qui menait au grenier. Les parents de Corah m'avaient expliqué lors de notre première visite ici qu'ils avaient commencé les travaux pour transformer le grenier en chambre et salle de bain, mais qu'ils avaient abandonné le projet en pensant que Denise aurait des difficultés à monter les marches. A droite, en passant sous une arche, on tombait dans une petite cuisine aux meubles vieux et grinçants, éclairée par une grande fenêtre au dessus de l'évier. A gauche de l'escalier se trouvait le salon, muni d'une cheminée et de canapés fleuris , de vieux guéridons et une bibliothèque bien fournie. Il n'y avait pas de télévisions, seulement une radio. La table a manger était longue et pouvait accueillir au moins dix convives. Les rideaux ont jauni avec le temps, mais Corah penser à les passer a la javel des qu'elle en aura le temps. Au fond de ce salon se trouvait la chambre, notre chambre. Cette chambre possédait une accès privatisé à la salle de bain attenante, qui contenait baignoire, récemment une douche et des toilettes.

Comme mes bras et ceux des parents de Corah ne suffisaient pas à tout ranger, nous avions invités nos amis pour vider le grenier et jeter ce que nous ne souhaitions pas garder. Corah s'est sentie vexée de ne pas pouvoir nous aider, mais je ne souhaitais pas qu'elle se blesse. Elle était donc la, a remplir les invitations pour notre mariage, à l'aide de Billy qui collait les enveloppes et d'Emily qui complétait la liste des invités, le ventre déjà bien rond elle aussi. Leur petit atelier de découpage avait l'air de bien se dérouler, sauf pour Billy qui avait un peu de mal avec les rubans roses. Voyant que le ventre de Corah commençait à s'arrondir, nous n'avions pas attendu pour annoncer la nouvelles à nos parents, qui ont été ravis d'avoir un petit fils ou une petite fille. Seule Corah ne semblait pas enchantée de cette nouvelle. Elle se posait des questions à propos de l'enfant et ne voulait pas le condamner à vivre l'éternité avec nous. Elle m'en voulait énormément de lui avoir caché être le vrai alpha de la meute, et donc de nous avoir condamnés à vivre éternellement dans la peau de nos 20 ans. Elle restait seule toute la journée, assise dans le salon avec une couverture sur les genoux, regardant par la fenêtre l'automne s'installer avec ses couleurs orangées. Carlisle Cullen, nous sachant aussi concerné par ce problème d'immortalité, a pris en charge la grossesse de Corah dès le début. Et Alice les préparatifs du mariage. Nous ne souhaitions pas attendre trop longtemps pour nous marier, car nous ne savions pas ce que cette grossesse nous réservait. Corah n'allait pas mourir, mais que va-t-il se passer exactement ? Nous n'en savions rien du tout.

-Corah ! J'ai trouvé ce carton au grenier, et je suis sure que ça va t'intéresser. Cria Seth en déboulant avec un paquet dans les mains.

Accoudé au plan de travail de la cuisine, je la vis ouvrir le carton et tout le monde se pencher par-dessus son épaule. Je vis un petit sourire se dessiner sur son visage, et sa main caresser le contenu du carton. Emily aussi semblait aux anges et je me rapprochai aussi pour pouvoir voir de quoi il s'agissait, lorsque la femme de mon meilleur ami m'en empecha :

-Le futur mari ne doit pas la voir, ça porte malheur, me dit elle en souriant

C'était une robe de mariée, la robe de mariée de Denise.

-Merci de vouloir garder le secret, Emily, commença Corah avec une pointe de regret dans la voix, mais je ne pourrais pas la porter, car ce n'est pas ma taille du tout. Grand-mère était bien plus fine que moi à l'époque. Mais je vais la garder. Merci de l'avoir trouvée Seth.

Puis elle referma doucement le carton et resta là à le contempler. La journée continuait de s'écouler et le soir arriva sans qu'on ne s'en aperçoive. Après un énième café, nos amis et notre famille s'en allèrent et nous nous retrouvâmes seuls dans la cuisine, Corah en train de cuisiner un gratin de pommes de terre. Elle savait très bien que ça me rendait fou de la voir faire la cuisine et le ménage alors qu'elle était enceinte. Mais, à chaque fois que je lui faisais la remarque, elle mettait ses deux poings sur ses hanches et me faisait remarquer qu'elle avait dejà été enceinte contrairement à moi et qu'elle savait bien mieux ce qu'elle pouvait faire ou non. Voyant que j'allais me marier à une pareille tête de mule, je me suis dit que ca ne servait à rien de lutter, et je la laissais faire. Le repas se déroula dans le silence, comme d'habitude, et je commençais à m'apercevoir que peu à peu je perdais la Corah que j'ai connu et dont j'étais amoureux. Elle semblait mourir peu à peu, un peu comme Bella lorsque Edward l'avait quitté. Elle n'avait pas faim, triturait son assiette plutôt que de manger, et finissait par en jeter le contenu à la poubelle. Lavant la vaisselle de notre repas, ce soir-là, je me mis derrière elle et caressait son ventre encore un peu plat. Elle observait l'horizon par la fenêtre, et la nuit tomber doucement.

-Penses-tu que ce bébé peut être mortel, et vieillir ? me demanda t'elle presque en chuchotant

-Je ne sais pas, seul le temps nous le dira.

-Je ne sais pas ce que je prefère, m'avoua t'elle en plaçant ses mains sur les miennes. Qu'il vive une éternité comme nous et que nous soyons tous ensemble, ou qu'il soit normal, vive une vie normale et qu'il vieillisse. Mais je me fais pas à l'idée que mon fils vieillissent et meurent en voyant ses parents rester jeunes et insensibles à la mort.

-Notre fils ? Peut être que ce sera une fille. Admettai-je en essayant de changer de sujet.

-J'ai le sentiment que ce sera un garçon. Et nos parents, qu'allons nous dire à nos parents lorsqu'ils ne nous verront pas prendre une ride ? Est-ce que l'on va devoir disparaitre ?

A cette idée, je sentis ses mains se crisper sur les miennes.

-Corah, nous ne pouvons pas répondre à ces questions pour le moment. On doit vivre le moment présent, et ne pas se soucier du futur. Tout ce qui compte, c'est qu'on soit ensemble, car je ne veux pas vivre l'éternité sans toi.

-Les Cullen arrivent, remarqua t'elle, ses yeux toujours rivés sur l'horizon.

Des petites silhouettes approchaient le cottage et je me souvins qu'ils devaient passer ce soir pour la visite médicale de Corah. Toute les semaines, nous rendions visite au docteur Cullen , mais maintenant que nous nous sommes installés dans cette maison, nous les avions invités à se déplacer. Rapidement, on entendit toquer à la porte. Corah insista pour aller ouvrir, et elle se traîna péniblement jusqu'à la porte. Elle ne voulait pas le dire, mais je voyais bien qu'elle était épuisée. Tous entrèrent dans la pièce, à la file indienne, Alice en dernière. Elle serra Corah dans ses bras et lui dit :

-Montre moi cette merveilleuse robe que j'ai vu en vision, peut etre que tu ne peux pas la porter, mais j'ai une solution ! S'enthousiasma t'elle en décrochant son téléphone pour composer un sms

Tous les Cullen n'étaient pas présents. Seulement Emmett et Esmée avaient fait le chemin, en plus de Carlisle et d'Alice. Tous se dirigèrent vers la chambre, seule pièce de la maison où Corah peut s'allonger à son aise. Carlisle disposa tout son matériel sur la petite table de nuit que chacun de nous deux disposait de son coté du lit et prit son stéthoscope.

-Alors, quoi de neuf docteur ? Demanda t'elle en soupirant, des cernes sous les yeux.

Ses mains, de part et d'autre de son corps tremblaient faiblement, et quelques gouttes de sueurs perlaient sur son visage blême. Carlisle souleva le haut de son pull et posa le stéthoscope sur son ventre. Le contact froid du métal fit sursauter Corah et la chair de poule commença à naître sur sa peau.

-Selon mes calculs, le bébé grossit plus vite que la normale. Il se peut que la grossesse ne dure pas 9 mois mais environ… Cinq ou six mois. Et comme ce petit est un bébé loup, il va te demander beaucoup d'énergie pour se développer. Tu risques de commencer à fatiguer dans quelques semaines.

-Et la prise de sang que nous avons tous les deux effectuée ?

-Vous possède le même gêne d'immortalité que nous, mais vous êtes sensibles à la douleur, aux blessures, à la maladie aussi… Mais vous vous auto-guérissez rapidement. C'est pour cela que tu te sens fatiguée et patraque meme si techniquement, tu es immortelle.

-Et le bébé, est ce qu'il…

Elle ne put pas terminer sa phrase. Son corps fut secouée de soubresauts et ses mains s'agrippèrent avec force à la couette du lit. Elle hurla de douleur, son visage devenant rouge et ses yeux ouverts vers le plafond. Elle transpirait de plus en plus et ses nerfs saillirent sous sa peau. Carlisle demanda à tout le monde présent dans la pièce de sortir, moi y compris.

-Je ne laisserai pas Corah seule. Décrétai je en lui serrant la main

-Je ne sais pas ce qu'il se passe Jacob, je ne comprends pas !

De longs poils commençèrent à apparaitre sur ses bras et son visage. Son ventre, quand à lui, faisait de nombreuses vagues.

Le bébé bougeait.

Et Corah en train de se transformer.