Bonjour :)

Première fiction et première SwanQueen pour ma part.

Il y aura 27 chapitres. Ils sont déjà écrits. Donc aucune pause de prévu !

Donnez-moi votre avis ;) J'ai hâte de savoir ce que vous en pensez.

Bonne lecture,

Comme chaque matin, depuis maintenant quelques mois. Regina se réveillait dans son lit, au côté d'un homme qu'elle appréciait, un homme qui essayait de prendre une place importante dans sa vie. Et tout cela malgré leur différence d'âge.

Regina Mills, capitaine de la police criminelle de New York depuis maintenant cinq ans, avait réussi à gravir les échelons en 20 ans de carrière au sein de la même unité de police. Elle avait commencé à l'âge de 22 ans en tant qu'inspectrice, et était devenue sergente quelques années après, pour enfin finir capitaine de son département.

Du haut de ses 42 ans, c'était une femme incroyablement forte. Un tempérament bien trempé, et une volonté de fer. C'était une personne passionnée par son travail, une femme dévouée. Beaucoup de personnes la trouvaient au premier regard, aussi belle qu'énigmatique. Elle attirait le regard des hommes et des femmes. Une aura, un charisme. Un magnétisme se dégageait d'elle en permanence.

S'en rendait-elle vraiment compte ?

Elle poussait à l'admiration.

Le capitaine Mills avait de beaux cheveux bruns soigneusement relevés et coiffés. Sans trop de maquillage, elle avait un joli teint et un regard de biche aux couleurs noisette.

Son plus grand bonheur n'était pas cet homme à ses côtés, mais un autre homme. Disons plutôt un jeune garçon de sept ans, qui était entré dans sa vie alors qu'il n'avait encore que quelques jours.

Il s'appelait Henry, Henry Mills. Il avait été abandonné par sa mère, une prostituée trainant dans les rues de Manhattan, et qui avait souvent été arrêté par la police de New-York, pour possession de drogue. Elle fut assassinée par son proxénète. Et c'est Regina qui avait découvert le corps de la jeune femme, et avait donc retrouvé lors de cette intervention, cepetit bébé cacher dans un placard de la pièce. Elle était tombée amoureuse de ce regard si angélique que possédait ce petit garçon.

Elle s'était battue contre vent et marée pour pouvoir s'occuper de ce petit bonhomme et puis finir par l'adopter, de longs mois plus tard.

Regina avait passé une grande partie de sa vie seule. Elle n'avait pas vraiment de famille sur qui compter, seulement des collègues qui avec le temps étaient devenus une petite famille à ses yeux.

Abandonné dès son plus jeune âge par ses parents qui selon leurs dires « avaient mieux à faire », avait grandi en acquérant une grande maturité, et une indépendance à toute épreuve. Cela avait dû beaucoup l'endurcir face au coup dur de la vie, et avec les années une carapace s'était créée autour de ses émotions.

Pour beaucoup, elle paraissait froide, et n'était pas accessible, telle une chimère. Alors que le peu de gens la connaissant réellement, savait qui était Regina Mills, bien cachée derrière ses remparts.

Heureusement au cours de sa vie, elle rencontra des gens qui s'attachèrent à elle. Mais elle n'était pas du genre à s'éprendre facilement dans les débuts d'une relation que ce soitamoureuse ou amicale, de peur d'être trop déçu ou briser par les adieux qui suivait souvent ses rencontres. Dans certains cas, elle n'essayait pas de les retenir ou de leur montrer un qui elle était vraiment. Ça n'en valait vraiment pas la peine, se disait-elle. Elle avait réussi à recréer des liens avec son père quelques années plus tard, mais il mourut peu de temps après dans d'atroces souffrances dû à un cancer, prit en charge à un stade déjà avancé.

Henry avait donc été le rayon de soleil de sa vie, celui qu'elle avait attendu depuis surement des années. Malgré ses multiples déceptions, elle ne renonça jamais à avoir un enfant. Quand elle eut entre les mains les papiers d'adoption pour Henry, elle sue qu'elle ne connaitra pas plus grande joie que cela.

Et en ce qui concerne Graham, l'homme se trouvant dans le lit avec elle. Il était âgé de 32 ans, c'était l'une des dernières recrues de sa section au département de la criminelle. Il travaillait avant à Boston, et fut muté dans les beaux quartiers de New York. Une fois arrivé il avait rapidement pris ses marques. C'était un homme blond, avec une très belle crinière, un regard bleu azur. Un homme décrit par beaucoup comme très séduisant, et il était donc très apprécié des jeunes femmes. Il le savait et se servait régulièrement de ses charmes.

Il avait une grande confiance en lui, et à ce qu'on pourrait penser, il n'était pas volage. Il était fidèle, que ce soit dans son travail, auprès de ses coéquipiers ou en amour.

Il était arrivé seul dans cette grande ville, souvent surnommé la grande pomme et avait déjà émis des vues sur la belle capitaine du département de la criminelle.

Il n'avait pas froid aux yeux, mais ne voulait pas non plus faire du rentre-dedans. Il ne voulait pas non plus être perçu comme un macho, il le savait, les femmes n'aiment pas ça.

Il lui avait donc fait la cour durant de longs mois, mais la belle brune n'y prêtait pas grande attention, même si dans le fond elle était flattée qu'on lui apporte de l'intérêt.

Puis une fois, durant une grande conversation qui se déroula dans le bureau du capitaine, Graham n'en pouvait plus de l'attendre et lui déballa tout ce qu'il avait sur le cœur. Il lui expliqua sans vraiment savoir pourquoi, qu'il tenait à elle, qui l'était prêt à tout et qu'il la trouvait magnifique.

Regina ne pouvait le nier, il avait été persévérant de longs mois, mais elle lui avoua que la différence d'âge était beaucoup trop importante pour elle, le regard des autres et les jugements, elle ne le supporterait pas. Elle aimait la discrétion et les vies bien rangées, pensait-elle.

Graham continua de se battre pour conquérir le cœur de la femme qui l'aimait et elle lâcha prise quelques semaines après. Au départ cela commença par des petits diners loin du travail, pour n'être vu de personne. Puis quelques après-midi ensemble durant les week-ends, une présentation avec Henry, et petit à petit un quotidien s'installa.

Un quotidien certes, mais avec des règles importantes, imposait par le capitaine.

Il ne devait avoir aucun geste doux l'un envers l'autre au travail, ou dans dès les lieux avoisinant le poste de police. Graham devait rester discret au maximum devant Henry, pour lui laisser le temps de s'adapter à cette nouvelle situation. Puis la dernière règle était de ne pas trop s'installer chez elle, même s'ils passaient en réalité beaucoup de leur temps chez elle. Il n'avait qu'un tiroir et était autorisé à dormir seulement quelques nuits par semaine,chez elle.

Elle ne pouvait pour l'instant lui accorder plus que cela, elle n'avait pas l'habitude d'avoir autant d'attention, et elle ne voulait en aucun cas, dépendre de l'amour de quelqu'un. Elle avait besoin régulièrement de se retrouver seule avec son fils et de dormir seule, de prendre du recul et de s'isoler pour ne jamais oublier les choses importantes de sa vie, ses objectifs et son travail qu'elle affectionner énormément.

La belle brune se réveilla donc aux côtés de Graham, quand son réveil sonna à avait pour habitude chaque matin de se préparer un café et de préparer le petit-déjeuner de son fils, puis d'aller le ré comme chaque matin ils déjeunèrent tous les deux, puis elle lui prépara ses vêtements et l'incita à les mettre, ce qu'il fit sans fois fait, il se posa devant les dessins animés, pendant qu'elle fila prendre une douche, en passant elle réveilla aussi le jeune homme qui était étendu dans son lit et qui lui n'était pas décidé à bouger, comme à son habitude.

« Allez, dépêche-toi, tu es pire que Henry... J'ai deux enfants à réveiller le matin ! Mais je n'ai pas que ça à faire ! » Grommela, Regina.

Graham à moitié réveillé ne savait pas si la femme qu'il aimait était énervée ou lassée de ce quotidien.

Elle resta environ vingt minutes dans la salle de bain. Le temps pour elle de prendre une douche, de s'habiller et de se maquiller. Elle vérifia comme à son habitude et à plusieurs reprises que sa tenue, son maquillage et sa coiffure soient parfaits, à l'image de la femme qu'elle se devait de renvoyer.

Une fois sortie, elle attrapa son sac à main et appela Henry qui l'attendait sagement dans le chemin elle remarqua que Graham était à peine sorti du lit. Donc loin d'être prêt pour partir en même temps qu'eux. De peur d'être en retard à l'école de Henry et par conséquent se retrouver en retard à son propre travail, elle s'énerva contre Graham.

Elle attrapa les premiers vêtements qui lui venaient et lui balança à la figure.

« Bon maintenant c'est fini ton cinéma, tu te lèves et en vitesse. Tu t'habilles illico presto et tu te rends au poste. Ce n'est pas parce que tu sors avec moi que tu peux te permettre d'arriver en retard. Me suis-je bien fait comprendre ? »

« Oui chérie »Et puis tête baissée, il s'habilla en quelques secondes.

Quelques instants après, les voilà partis. Regina et Henry installé dans la belle berline noire, partie à toute allure en direction de l'école.

Graham dans sa petite voiture de patrouille, lui en direction du poste de police. Puis en chemin il décida de faire un détour pour passer chez lui prendre une petite douche, avant de se rendre au travail.

Comme à son habitude, Regina descendit de sa voiture pour embrasser son fils et lui souhaiter une bonne journée.

« Sois sage mon fils, et sois attentif. »

« Maman, tu viendras me chercher ce soir ? Ou c'est nounou Lucy qui viendra ? »

« Normalement ça devrait être moi, mais je ne sais pas encore Henry. Allez fil, je t'aime ! »Et puis il partit en courant en direction de ses copains, mais pas avant d'avoir embrassé sa mère qu'il aimait tant.

Elle reprit le volant de sa voiture, en quinze minutes elle arriva devant le grand établissement de police de New York, se gara et se dirigea vers l'ascenseur. Qui d'ailleurs allait se fermer sur Graham, elle put y glisser ses mains avant que l'ascenseur ne se ferme

« En retard Inspecteur Graham Stanway ?»

« Très amusant, Regina !»

« Pas de familiarité au travail ! Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment, mais ça ne me convient pas. »Puis le capitaine arriva à son étage, et sans un mot disparu comme elle était apparue laissant Graham très dubitatif de la situation.

Elle s'engouffra dans son bureau sans saluer son équipe, ce qui leur parut étrange. Car le capitaine Mills était proche de son équipe, et prenait d'ordinaire le temps de les saluer.

«Bonjour Capit... » Tenta Ruby, avant que la porte ne se claque. Ruby, était une jeune inspectrice brune, aux mèches rouges, très appréciée du capitaine pour son travail, et sa dévotion lors d'enquête difficile.

«Ba qu'est ce qui lui arrive ? » Dit David Nolan, le plus vieil inspecteur, bientôt promu Sergent. Ami très proche d'Regina depuis maintenant quelques années.

«Je ne sais pas, peut-être est-elle en manque de sexe ? » Cette blague venait forcément de John, le clown de la bande.

«Vous pensez qu'elle a un petit copain haha ? » Plaisanta Graham en arrivant les bras chargés de gobelet de café. Bien sûr Graham, le dernier arrivé dans l'équipe du capitaine Mills.

«Pourquoi n'aurait-elle pas de partenaire ? C'est une très belle femme ! » Aboya Ruby.

«Mais qu'est ce qui te prend ? C'est que tu nous aurais caché ton côté lesbien ? »

«La ferme Graham ! » Rétorqua Ruby, qui après ses mots s'en alla en direction du bureau de la belle brune pour essayer de s'échapper de cette équipe, qu'elle trouvait légèrement loufoque à l'exception de Nolan, avec qui elle se sentait toujours à l'aise et à l'écoute.

Ruby Lucas toqua à la porte du bureau de son chef, ce qui fit sortir Regina de ses pensées.

À son arrivée dans le bureau elle avait jeté son sac et sa veste sur sa chaise de bureau et puis était partie s'asseoir dans son canapé pour essayer de comprendre ce qui l'embêtait en ce moment.

«Entrer !»

«Capitaine, c'est moi. Bonjour. Comment allez-vous aujourd'hui ? » Avait-elle dit d'une voix si douce.

«Oh, Ruby, ça peut aller. J'étais perdu dans mes pensées... Et vous ? Vous aviez besoin de quelque chose ? »

«Juste prendre de vos nouvelles. Nous n'avons pas d'affaire en cours, mais nous devrions recevoir un appel d'ici peu. La juridiction d'à côté nous envoie un macchabée pour une autopsie.»

«Pourquoi cela ? D'où exactement ? »

«De Philadelphie. Je ne sais pas exactement, le dossier sera transféré et puis le capitaine de la crime, de là-bas aurait voulu vous parler à vous. »

«D'accord, merci ! »

Puis la blonde s'éclipsa, laissant la brune attraper son téléphone pour pouvoir téléphoner au capitaine de l'État d'à côté. Même si son esprit voulait être ailleurs, et malgré ses tourments du moment, elle n'en oubliait pas pour autant son travail.

Pendant ce temps à l'extérieur du bureau du capitaine.

«Tu fais chier Graham, tu sais ça ! » Se permit de dire David. Cet homme était plus souvent d'écrit comme calme qu'autre chose. Mais il n'aimait pas le manque de respect qu'avait Graham envers Ruby.

David et Regina avaient commencé l'école de police en même temps. Elle avait une grande confiance en lui. Préparant le concours de sergent. Il était amené régulièrement à gérer les problèmes d'équipe en interne. Souvent sans en parler au capitaine, pour lui éviter des soucis inutiles.

C'est probablement pour toute la dévotion qu'il avait envers son amie et son service, que Regina lui proposa de devenir son sergent. Et qu'elle l'aida pour l'inscription au concours de sergent.

«Lâche moi un peu, tu veux... C'était une blague !» Répondit Graham sans grande conviction.

«Mais ce n'était pas drôle, ni pour Ruby. Ni pour Regina... Tu es vraiment méprisable aujourd'hui.»

«Ah oui, j'avais oublié que notre belle capitaine était ta meilleure amie. Et que du haut de votre grand âge, vous avez eu surement le temps de faire les 400 coups ensemble.»

John qui était resté alors muet jusqu'à là, tira Graham par le bras pour l'emmener dans le couloir. Voyant la tension monter, il comprenant qu'il fallait apaiser cela. Puis il ne comprenait pas l'agressivité de son coéquipier.

Depuis l'arrivée de Graham, John avait toujours fait équipe avec lui, il commençait à bien le connaitre. Et sa colère il ne l'a comprenait pas.

«Mais tu t'arrêtes cinq minutes là ? Il se passe quoi ? Tu t'es embrouillé avec ta dulcinée secrète ? » Avait commencé à dire John.

«Ouais c'est un peu ça l'histoire... Je ne sais pas trop ce qui se passe. Mais je crois qu'elle a des choses à me reprocher.»

«Tu ne veux toujours pas me dire qui c'est ? Je pourrais peut-être t'aider.»

«Non...»

«Comme tu veux, mais les histoires de couple restent à la maison. D'accord ? Pas de mélange avec le travail » Précisa John.

«Si tu savais !»

«Quoi ? »

«Non rien, laisse tomber.»

Puis les quatre collègues se remirent au travail chacun de leur côté. Se plongeant chacun dans de la paperasse en retard.

Au bout d'une petite heure, le capitaine sortie de son bureau.

«Venez tous les quatre dans mon bureau. Et maintenant ! »

«Bon, je vous fais un petit debrief, de ce que je sais pour l'instant. Nous avons un tueur qui fait des victimes sur deux états, ici et nos chers voisins de Pennsylvanie. J'ai pu avoir au téléphone, un des capitaines de la criminelle de Philadelphie. Ils sont apparemment overbooké, on a donc décidé de travailler ensemble sur ce coup. Mais tous les prélèvements, recherche, autopsie et tout ce qui suis, se feront, ici dans nos locaux. Par manque de moyen chez eux. Ce qui je pense nous conviendra à tous les cinq.»

John rajouta « Mais notre médecin légiste est déjà réquisitionné en ce moment.»

«Je sais, c'est pourquoi ils vont nous envoyer 2 inspecteurs et un médecin légiste pour nous aider dans cette enquête. C'est non négociable donc ne râler pas je vous en prie. Cela m'apporte à moi déjà plus de paperasse et de supervision. Donc je vous demande de bien les accueillir. Et vous travaillerez ensemble. Nolan, je te laisse évidemment gérer les binômes.»

«Bien, Capitaine ! »

Puis l'équipe d'inspecteurs sortis de la pièce, excepter Graham qui referma la porte sur ses collègues.

«Tu veux quelque chose peut-être ? » Cracha Regina, les yeux rivés sur un dossier.

« Mais tu vas m'expliquer ce qu'il y a ? »

Le capitaine décida enfin de lever les yeux sur le jeune homme, en le regardant au-dessus de ses lunettes d'un air dédaigneux.

«Je ne sais pas Graham.»

«C'est probablement ça le problème...»

«On en parlera plus tard, mais pas ici ! »

«Ouais comme d'habitude. Ça t'arrange bien ! » Puis il sorti du bureau.

Les inspecteurs se remirent au travail, car ils savaient que terminer le plus rapidement possible la paperasse mise trop longtemps de côté, serait bénéfique pour eux. Ce n'était pas le moment de rendre les dossiers à leur capitaine en retard. Et tout cela faciliterait l'arrivée de leurs collègues de Philadelphie.

Les enquêtes en collaboration avec un autre État, n'étaient pas de coutume. Et l'équipe du capitaine Mills n'en avait pas l'habitude. Cela se terminait en guerre de territoire.

Mais John et Ruby, connaissant très bien le comportement très diplomatique de leur supérieur, ne doutaient pas du bon fonctionnement de leurs prochains binômes de travail.