POST TENEBRAS, LUX ("After Darkness, Light" ; Après l'Obscurité, la Lumière)

DISCLAIMER DE L'AUTEUR : Si les personnages m'appartenaient, croyez-moi, les choses se seraient terminées plutôt différemment. Je les ai juste emprunté pendant quelques temps ; Malheureusement, je vais devoir les rendre à la fin.

DISCLAIMER DE LA TRADUCTRICE : L'histoire ne m'appartient pas, elle est l'oeuvre magnifique de "LOTEN".

NOTE DE L'AUTEUR : Attention : le rating va devenir M pour cette raison : il y aura des lemons à partir de maintenant. Si vous ne voulez pas lire de grivoiseries, envoyez-moi un message et on pourra s'en sortir autrement. Si vous êtes mineur et si vous lisez néanmoins ceci, ce n'est pas de ma responsabilité, mais je ne le dirai à personne. Amusez-vous bien.


« C'était une chaude nuit d'été et la mère brûlait

Il y avait du brouillard qui fourmillait au-dessus du sable

Quand j'écoute ton cœur j'entends tourner le monde entier

Je vois les étoiles filantes tomber sur tes mains tremblantes. »

– Meat Loaf, 'Hot Summer Night (You Took The Words Right Out Of My Mouth)'.


Cette après-midi là, elle revint de nouveau à la caravane et trouva Severus en train de lire au soleil. « Désolée, je suis en retard. »

« Je pensais que vous deviez seulement nourrir votre chat. » Répondit-il d'un ton neutre.

« J'ai pris un bain et je me suis lavé les cheveux. J'en avais besoin, j'avais l'air épouvantable. »

« Je n'aurais pas dit cela. » Répondit-il indistinctement et dans sa barbe, en se levant dans le même temps, pour aller chercher à l'intérieur une bouteille d'eau froide dans le frigo.

Hermione le regarda fixement. Elle le suivit, choquée. Elle avait presque mis ça de côté, puisqu'elle avait été sujette à plusieurs remarques alors qu'il n'avait pas l'intention d'être entendu, jusqu'à ce qu'elle se rende compte que s'il avait vraiment voulu qu'elle ne les entende pas, il se serait simplement tut. C'était Severus Rogue, et il ne parlait pas sans réfléchir. Après tant de temps passé à agir ainsi, elle n'était pas sûre qu'il puisse abandonner cette habitude. « Qu'auriez-vous dit, alors ? » Le défia-t-elle, en voyant ses épaules se tendre alors qu'il se tenait devant le frigo, lui montrant son dos.

Comme toujours, il se ressaisît en se redressant et en répondant calmement : « Je n'aurais rien dit du tout sur le sujet. » Malgré elle, Hermione ne put s'empêcher d'être surprise par le calme rétablissement de l'homme. Elle aurait dû laisser tomber et accepter sa réponse, mais… Il lui avait permis de lui faire entendre ça pour une bonne raison, et elle était simplement trop bornée pour abandonner si facilement.

« Et si je vous demandais votre opinion ? » Interrogea-t-elle doucement.

Il ne lui répondit pas immédiatement, il s'appuya contre le comptoir et prit nonchalamment une petite gorgée d'eau en agissant comme si c'était de la pure coïncidence s'il évitait ses yeux. Elle avait l'impression que son cerveau s'emballait. Si, comme elle le pensait, il avait souhaité qu'elle fasse suite à ce qu'il avait dit, il ne semblait pas avoir prévu pour autant de réponse. « Vous ne manquez certainement pas tant d'assurance que ça si vous ressentez le besoin d'interroger tous les hommes des alentours sur votre beauté. » Dit-il finalement d'une voix traînante.

« Je ne demande pas à tous les hommes aux alentours. » Répondit-elle simplement, en approchant d'un pas. « Je vous le demande à vous. »

« C'est pareil, étant donné l'endroit où nous nous trouvons. » Dit-il d'un ton agacé.

« Ça ne l'est pas, et vous le savez bien. » Le corrigea-t-elle.

Il soupira théâtralement, semblant hautement ennuyé. Hermione, et ce n'était pas la première fois, appréciait l'ironie du fait qu'il en faisait trop parfois. S'il paraissait ennuyé, cela signifiait en général qu'il était déstabilisé et qu'il essayait de le cacher, s'accordant du temps pour réfléchir, alors que s'il en avait vraiment assez, il paraissait légèrement intéressé. Lui parler pouvait parfois s'avérer être très difficile. « Si vous insistez pour obtenir des compliments, bien. Dans la mesure où je suis en position de juger, vous aviez aussi bonne allure que n'importe qui peut l'espérer étant donné que vous aviez une gueule de bois et que vous aviez passé la nuit dans les pommes sur le sofa, et vous aviez bien meilleure allure que la plupart des gens qui tentent de se reprendre dans ce genre de situation. Vous êtes satisfaite ? »

Afin de parer sa question avec l'une des siennes, elle demanda : « Saviez-vous que votre voix change lorsque vous cachez quelque chose ? Vous parlez d'une façon plus formelle, plus prudente. »

Son regard se durcit, mais après tout ce temps elle en savait assez pour lire les signes. C'était également un mécanisme de défense. Ce n'était pas réellement de la colère mais il se démenait plutôt pour rétablir l'équilibre et soudainement, il était incertain, de façon évidente. « Fascinant. Et je suppose que vous avez une théorie à propos de ce que je suis censé cacher ? » Cracha-t-il.

« J'en ai une ou deux, oui. » Répondit-elle avec précaution. La dernière chose qu'elle voulait était de le pousser dans ses retranchements, mais elle avait très envie de parler au vrai Severus, et pas au masque qu'il utilisait par pur réflexe. Après un moment, elle ajouta prudemment : « Aucune d'entre elles ne sont… Gênantes. »

Il était silencieux, et n'avait clairement aucune idée de quoi dire. Elle non plus, mais si aucun d'entre eux ne parlait, alors tout aurait été vain et la paisible amitié qu'ils avaient partagée deviendrait difficile et douloureuse. Lentement, elle se rapprocha un peu, prenant soin de garder de la distance entre eux. Si elle le harcelait maintenant, il n'y avait aucune façon de savoir quel genre d'explosion il pourrait en résulter. « Je pensais autrefois que ça avait rapport avec moi, le fait que vous vous ouvriez autant à moi et que vous me faisiez assez confiance pour me laisser voir des choses vraies. » Dit-elle doucement. « Cela dura jusqu'à ce que je réalise à quel point c'était stupide et arrogant. Ça n'a rien à voir avec moi, pas vraiment. N'importe qui pourrait prendre le temps d'apprendre à vous comprendre… S'ils s'intéressent assez à vous pour essayer. C'est simplement ça, n'est-ce pas, Severus ? Personne ne s'est jamais intéressé à vous, en tant qu'être humain. Seulement à ce que vous pouviez faire pour eux. Et je sais très bien ce qu'on peut ressentir dans cette situation, trop bien. »

Les yeux noirs familiers évitaient les siens, après un regard presque désespéré. Severus semblait extrêmement tendu, mais le fait qu'il n'ait pas essayé de se dégager de la conversation de la manière dont il l'avait fait à la Tour d'Astronomie était une preuve de la fragile confiance qui existait à présent entre eux. Il regardait le sol, ses cheveux tombaient devant son visage pour le cacher, et elle entendit à peine quand il répondit enfin. « Il y a certainement un peu de ça… mais ce n'est pas toute la vérité… »

« Ça ne l'est pas ? Alors qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-elle doucement.

« Il y a toujours eu – et encore – un rapport avec vous. Vous seriez quelqu'un d'autre, vous n'en auriez rien à faire, et la question serait complètement théorique. »

« Ça va dans les deux sens, Severus. Je vous ai justement dit hier que vous étiez la première personne à vraiment montrer un intérêt pour ce que je voulais faire de ma vie. Nous nous ressemblons plus que nous l'avons réalisé. »

« Vous n'avez rien à voir avec moi, heureusement pour vous. »

« Ne dites pas ça. Vous n'êtes pas mauvais, Severus. Vous n'êtes pas l'homme que la plupart des gens pensent que vous êtes. Vous n'êtes certainement pas l'homme que vous pensez être. Et je ne vois rien de honteux à être comme vous. J'aimerais vous ressembler davantage. »

Sa tête se leva brusquement, et il la fixa. Mais elle pensait chacun de ses mots. Elle ne pouvait pas croire qu'ils en étaient rendus là maintenant. Le courage des Gryffondors, Hermione… Elle vint plus proche de lui, à l'intérieur de ce fragile espace entre eux, en accrochant ses yeux et en refusant de regarder ailleurs. Courage.

Quand elle toucha son visage, il tressaillit, mais il ne s'éloigna pas ni ne lui dit d'arrêter. Souhaitant distraitement que sa main ne tremble pas, elle promena ses doigts dans ses cheveux, les repoussant pour qu'elle puisse voir son visage. Les cheveux noirs étaient doux sous ses doigts. La cicatrice qui laissait voir une mince raie blanche était légèrement grossière, en contraste. Il semblait avoir complètement arrêté de respirer, et ses yeux montraient un tel mélange complexe d'émotions qu'Hermione ne pouvait même pas se fonder sur la lecture de son expression, mais la tension dans son corps était immanquable tandis qu'il baissait le regard vers elle.

Ils se tinrent bloqués ainsi un moment qui sembla durer des heures, se regardant l'un l'autre dans un silence complet, avant qu'elle ne serre gentiment ses cheveux de ses doigts, et qu'elle se mette sur la pointe des pieds, attirant sa tête à lui vers le bas. Pendant un bref moment, elle pensa qu'il résisterait, ou qu'il s'éloignerait, et qu'alors tout serait fini entre eux, mais il céda à la faible pression de ses mains et abaissa sa tête. Leurs lèvres se scellèrent. Il fut immobile pendant un temps, avant qu'elle ne sente son souffle contre sa joue alors qu'il exhalait, et sa bouche remua timidement contre la sienne.

Après les premiers moments de maladresse qui arrivaient quand on embrassait quelqu'un pour la première fois, ils trouvèrent le bon angle, et elle découvrit que Severus embrassait très bien. Ce n'était pas comme si c'était une surprise, se dit la petite part de son cerveau qui était toujours consciente. Il était comme elle, complètement obsessionnel, et ne ferait jamais rien sans être sûr d'être bon à ça. Le pensée disparut alors qu'elle se concentrait sur les sensations du baiser et de la chaleur qui affluait en elle.

Il était plus doux qu'elle ne l'avait espéré, attentionné et presque hésitant. Ses bras se levèrent, ses mains reposant légèrement sur ses épaules plus que s'agrippant à elle, et quand ses lèvres s'écartèrent il retraça sa lèvre inférieure de sa langue, dans une demande plus qu'une exigence. C'était une courtoisie bienvenue, et elle les ouvrit sans hésitation, fermant ses yeux tandis que sa langue entrait dans sa bouche et que le baiser s'approfondissait. Il sentait la molasse, quelque chose de sombre et de légèrement sucré, avec une nuance amère distincte qui lui faisait penser à du sucre brûlé, faiblement traversée par un autre goût qui était frais, net et pur. Inconsciemment, elle se rapprocha de lui, se pressant contre la chaleur de son corps, et elle lui rendit son baiser, de la même façon qu'il l'embrassait – c'était une lente, prudente et minutieuse exploration, pour mémoriser la sensation de sa bouche et son goût. Il avait même une cicatrice sur le haut de sa langue. Et il lui manquait une dent, découvrit-elle, une des molaires gauche du haut. Elle retraça l'interstice de sa langue pendant un moment avant de la reculer et de le laisser mener encore les choses.

Ses mains bougèrent, lentement. L'une s'emmêla dans ses cheveux, berçant délicatement son crâne, l'une glissant dans son dos, la tenant plus fort contre lui. Se serrant encore plus, elle glissa une jambe entre ses cuisses et elle eut un vertigineux frisson de désir quand elle sentit son corps lui répondre, se délectant de la preuve absolue qu'il la désirait vraiment. Ils s'écartèrent un moment et se regardèrent sans un mot, les deux respirant plus fort et plus vite. Elle n'aurait jamais pu imaginer que ces yeux noirs glacials pouvaient contenir une telle chaleur, un besoin si obscène. Ils s'unirent une fois de plus, s'embrassant férocement à présent, et elle le sentit durcir contre elle tandis que ses mains s'abaissèrent et glissèrent sous son tee-shirt. Il se raidit alors, brisant le baiser, et elle se tint immobile contre lui, levant son regard vers lui, complètement consciente du tissu de cicatrices qu'elle pouvait sentir sous ses mains.

Severus agrippa gentiment ses épaules et la repoussa d'un pas, la chaleur dans ses yeux s'affaiblissant un peu. « Stop. » Dit-il doucement. Ça aurait pu sembler plus sincère si sa voix n'était pas réduite à un ronronnement rauque qui envoya un frisson de pur désir en elle. « Tu ne sais pas ce que tu fais. »

« Si, je le sais. » Répondit-elle, essayant de ne pas sembler être trop à bout de souffle. « On en a besoin tous les deux, Severus. » Il frissonna quand elle dit son nom. « Je le veux. Je te veux. Et je peux dire que tu me veux. »

« Ce n'est pas… » Il se battait contre les mots à présent. « Tu ne me veux pas moi. Tu ne sais pas… Bordel. » Il fit une pause et prit une respiration, et la relâcha lentement. « Tu n'as pas conscience de ce que tu réclames. »

« Je ne comprends pas… » Dit Hermione lentement, commençant à se refroidir. Est-ce qu'il la rejetait vraiment ?

« Je… Regarde. » Il prit de la distance par rapport à la porte du frigo, et elle le laissa faire, incertaine de ce qu'il tentait de dire. Il s'arrêta, saisit l'ourlet de son tee-shirt et le tira brusquement au-dessus de sa tête d'un seul mouvement rude, et le laissa tomber.

Elle le regarda silencieusement. Il était maigre, le contour de sa cage thoracique et des os de ses hanches était clairement visibles, mais il avait aussi des muscles. Des poils noirs bouclés parsemaient son torse, diminuant en nombres jusqu'à dessiner une fine ligne qui menait à son estomac, sous la ceinture de son jeans jusqu'à l'évidente rondeur de son érection. Il portait toujours le collier yin-yang. Mais ce qui attira ses yeux, ce qu'il avait voulu lui dire, c'était les cicatrices. Elle en connaissait déjà certaines, mais il y en avait d'autres. Une paire d'entre elles serpentait en travers de sa clavicule et sur ses épaules. La pire de ses cicatrices faisait un profond sillon dans les poils de son torse. Une autre, dentelée, coupait les muscles de son estomac. De plus petites marquaient ses côtes et ses bras. Sans le camouflage du tee-shirt, la marque de morsure sur son cou ressortait clairement en contraste avec sa peau pâle. Lentement, sans la regarder, il se retourna.

Hermione avait su quand elle avait senti les cicatrices sous ses mains que son dos était marqué très sérieusement, mais tandis que ses yeux retraçaient la réalité, elle pouvait à peine y croire. Au premier regard, il ne semblait pas y avoir un seul carré de peau sans cicatrice, mais après un moment, elle commença à remarquer des marques individuelles. Les pires traversaient ses épaules, des lignes brisées horizontales qui paraissaient avoir été infligées avec un fouet ou quelque chose de similaire. Un long sillon balayait le plat d'une épaule. Une cicatrice arrondie et plissée marquait l'autre. Quelque chose comme des marques de griffes étaient visibles en bas de son dos, ce qui devaient être celles qu'elle avait senties. Et il y avait des douzaines de petites marques, entre celles-ci, quelques unes semblant être des brûlures, d'autres qui étaient clairement des marques de sortilège, et d'autres – elle eut un frisson. Oh, mon Dieu. Quelqu'un – peut-être plus d'une personne – avait dessiné des motifs sans réel objet sur sa peau. C'était comme s'ils lui avaient gribouillé dessus… avec des couteaux.

Elle aurait pu pleurer pour lui, dans d'autres circonstances moins intenses, simplement parce qu'il avait dû souffrir atrocement, mais ce n'était rien comparé à son expression quand il se retourna pour la regarder une fois de plus. Son visage s'était fermé, un masque sévère cachant toute trace d'émotion excepté une faible résignation alors qu'il attendait qu'elle recule d'horreur, qu'elle parte, ou – probablement le pire de tout de son point de vue – qu'elle le prenne en pitié. Sa garde avait quand même chuté après leur baiser intense, et il ne pouvait pas cacher l'air fragile dans ses yeux. Il était aussi toujours très excité, manifestement. Hermione comprit. Il ne la rejetait pas, il attendait qu'elle le rejette. Il s'était juste ouvert à elle, pour lui laisser tout voir de lui, pour lui montrer la confiance qu'il avait en elle, qu'il n'avait montré à personne d'autre, et il attendait qu'elle l'abandonne à la suite de ça.

Et, soudainement, elle sut exactement quoi dire en réponse. Elle marcha vers lui de nouveau et le regarda en posant une main sur sa poitrine. « Après que Bill Weasley eut été attaqué par Fenrir Greyback, nous avons tous pensé que sa fiancée l'aurait quitté. » Dit-elle calmement. Il semblait terriblement confus, autant qu'il le pouvait, mais c'était utile et elle lui donna une chance de commenter ce qu'elle avait dit, puis continua. « Mais Fleur surprit tout le monde. Je me rappelle de ce qu'elle dit à l'hôpital… Je ne peux pas faire l'accent, mais elle dit : « Toutes ces cicatrices montrent que mon mari est courageux ». »

Elle regarda son expression changer comme il comprenait ce qu'elle disait, vit l'espoir fragile et incertain dans ses yeux, et elle lui sourit gentiment. « Ces cicatrices montrent ta bravoure, Severus, c'est tout. Elles sont les symboles de ton honneur, chacune d'entre elles. » Lentement, elle enleva sa main de sa poitrine et posa ses doigts sur son poignet gauche, saisit sa main et retourna son bras pour exposer la Marque des Ténèbres. « Même celle-ci. » Dit-elle doucement. Elle pencha la tête et pressa ses lèvres contre le crâne en un doux baiser. Il frissonna, et quand elle recula ses yeux étaient fermés. Ils s'ouvrirent lentement, plein de désir brut, et il la regarda presque en la suppliant. Elle n'était plus du tout nerveuse, elle lui sourit. « J'ai des cicatrices, moi aussi. » Murmura-t-elle à moitié. « Tu veux les voir ? »

Severus tremblait presque à présent. Le masque avait glissé, et elle vit clairement le moment où il arrêta brusquement de lutter et où il se permit de s'abandonner. « Oui. » Le mot était pratiquement un soupir. Il arriva jusqu'à elle et la tint encore proche contre lui, et pendant qu'il l'embrassait elle laissa ses mains parcourir son corps, en explorant les cicatrices mais aussi sa peau impeccable de blancheur. Le baiser devint plus profond et une ardente faim commença à brûler en eux.

C'était il y a bien longtemps la dernière fois que quelqu'un l'avait regardée avec désir. Et encore plus longtemps qu'elle avait ressentit du désir en retour, et elle n'était pas certaine qu'un homme l'ait déjà embrassée avec autant de douceur et en même temps si profondément. Ses mains descendirent dans son dos, la pressant plus fort contre son érection, avant qu'il ne se déplace de tout son poids. La tension dans ses muscles était le seul signal qu'elle eut avant qu'il ne la décolle du sol. S'accrochant à ses épaules pour se tenir elle-même, Hermione enveloppa ses jambes autour de sa taille. Aucun des deux ne brisa le baiser tandis qu'il la poussait contre le placard, sa langue glissant et jouant avec la sienne.

Quand ils reprirent leur souffle, il pencha sa tête plus bas, et ses lèvres retracèrent son cou et sa gorge. Sa langue encercla son pouls et elle frissonna avant de sentir la légère pression de ses dents qui, guidées par sa réaction, mordillèrent de façon experte un point en-dessous de la mâchoire, ce qui lui envoya de l'électricité dans son corps. Elle ne pouvait pas stopper le gémissement qui s'élevait du fond de sa gorge et n'essaya même pas, et elle le sentit frissonner avant qu'elle n'enroule ses doigts à ses cheveux et qu'elle l'embrasse encore. Il bougea et se plaqua contre elle, son baiser devenant plus sauvage, avant que ses bras ne se contractent pour la redresser et la porter sur toute la longueur de la caravane d'une démarche rapide et qu'il n'entre dans sa chambre.

Hermione était plus ou moins consciente que deux portes extérieures se fermèrent et elle brisa le baiser assez longtemps pour dire à bout de souffle : « Si tu peux te concentrer assez pour faire de la magie sans baguette, c'est que je dois faire quelque chose de mal. »

Il rit, doucement, la regardant avec chaleur. « Je ne l'ai pas fait consciemment. En fait, j'avais oublié que les portes étaient ouvertes. Je t'assure… ce que tu es en train de me faire n'a définitivement rien de mauvais. » C'était bon à savoir, décida-t-elle, mais il l'embrassait de nouveau, et cela cessa de la tracasser alors qu'il l'abaissait jusqu'au lit.

Elle se détacha de lui et s'assit à moitié, pour atteindre les boutons de son chemisier. Il attrapa ses mains, la stoppant, et quand elle le regarda, il murmura : « Permets-moi. » Elle céda et regarda son visage alors qu'il défaisait lentement chaque bouton en prenant son temps – la lueur dans ses yeux montrant qu'il provoquait autant de choses à lui qu'à elle – avant d'enlever tout aussi lentement le vêtement de ses épaules. Elle aurait alors pu se sentir gênée, mais le côté rationnel de son cerveau n'était plus assez efficace pour lui permettre de penser à ça, et tout ce qui comptait était le contact de sa peau alors qu'il commençait à la toucher. La cicatrice longue et peu profonde sur sa poitrine attira son attention, sans qu'il ne pose de question. A la place, il la suivit de ses lèvres, de ses dents et sa langue, à partir de son point de formation en-dessous de sa clavicule, traversant son sternum, jusqu'à sa fin, juste en-dessous de son soutien-gorge. Puis il retourna son attention sur sa gorge et finalement trouva sa bouche une fois de plus.

Il était presque impossible de penser. Elle se noyait dans le désir pur, brûlante, mourante de désir, et elle était vaguement consciente de ses doigts retraçant son flanc jusqu'à sa taille, qui défirent sa ceinture. Une fois qu'elle s'en rendit compte, elle l'aida, arquant son dos pour qu'il fasse glisser son pantalon de ses hanches avant qu'elle ne l'envoie ailleurs avec les pieds, plus intéressée à l'embrasser. Il était étendu sur le lit avec elle à ce moment-là. Elle ne pouvait pas être plus proche de lui, et trop de vêtements étaient toujours sur leur voie. Elle s'assit pour défaire son soutien-gorge. Regardant son visage, elle se défit du vêtement et le laissa tomber, et elle adora la lueur pratiquement émerveillée dans ses yeux qui pouvait vraiment lui faire croire qu'elle était belle.

Lentement, Severus la saisit et la rapprocha de lui, tous deux frissonnant alors que ses seins nus touchaient sa peau, avant qu'il ne les fasse rouler pour l'allonger sur le dos. Il l'embrassa encore avant de commencer à tracer un chemin désespérément long de ses lèvres à son cou, de sa clavicule, traînant le long de sa cicatrice et s'y attardant pendant un long moment, pour finalement embrasser les courbes de ses seins. La première légère pression de sa langue contre son mamelon envoya un feu intense à travers elle et elle gémit, en arquant son dos. Elle le sentit sourire contre sa peau tandis que ses lèvres se rapprochaient de la pointe durcie, et il la suça doucement, la sensation faisant réagir son corps tout entier. Sa main entoura son autre sein, ses doigts taquinant le mamelon, et elle enterra ses mains dans ses cheveux pour s'assurer qu'il ne parte pas.

Finalement, il s'en éloigna toutefois, et ses lèvres trouvèrent encore les siennes pendant que sa main continuait à descendre sur son corps, glissant sur la rondeur de sa hanche et à l'entrée de ses cuisses. Elle approfondit le baiser et remua les hanches par anticipation de son toucher, sachant qu'elle était plus que prête pour lui. Le contact, quand il vint enfin, était désespérément léger, un faible effleurement du bout du doigt sur sa petite culotte, et elle geignit presque de frustration avant de grogner à moitié : « Severus… Arrête de me taquiner, bordel ! »

Il gloussa d'un rire venant de la profondeur de sa gorge, et baissa un regard brillant vers elle. « Patience… » Ronronna-t-il, et le seul son de sa voix lui envoya des frissons de plaisir ondoyer en elle. Luttant pour rester immobile, elle s'arqua contre lui alors que ses doigts se glissaient sous le tissu fin et enlevaient lentement le dernier de ses vêtements, puis il lui lança un petit et simple regard. Elle pouvait pratiquement sentir son regard déterminé comme une pression tangible contre sa peau, et ses yeux flamboyaient.

Finalement, finalement, il commença à la toucher de la façon à laquelle elle s'attendait, ses doigts plongeant entre ses jambes, et elle se tordit sous son toucher alors qu'il la caressait. Quand, enfin, il introduisit un doigt en elle, elle cria. Un second doigt rejoignit le premier, et il tourna sa main pour faire en sorte que son pouce la masse tandis que ses doigts bougeaient. Ca ne prit pas longtemps. Elle était au bord de la jouissance, et après seulement quelques instants elle s'entendit crier encore en arquant son dos, et en allant contre sa main, tandis que l'extase brûlait en elle.

Hermione récupéra lentement, elle retint un gémissement alors qu'il retirait sa main, et elle ouvrit ses yeux pour le voir sucer ses doigts de façon délibérément lente tout en ne lâchant jamais ses yeux des siens. C'était l'une des choses les plus érotiques qu'elle n'avait jamais vu, et quand il l'embrassa encore elle pu se goûter elle-même dans sa bouche. C'était le pur paradis, mais le feu entre ses jambes était une torture. Heureusement, ils pourraient continuer ce genre de jeu plus tard, si les choses se passaient assez bien pour qu'il y ait une suite, mais à ce moment-là elle le voulait – avait besoin de lui – en elle, et elle le poussa jusqu'à ce qu'il cède et roule sur le dos.

Severus était douloureusement dur alors qu'elle le touchait doucement à travers son jean. Elle suivit sa longueur du bout des doigts et il en frissonna sous elle. C'était le genre de dureté que l'on a seulement après des années d'abstinence. Elle défit sa ceinture, et rit pratiquement quand elle réalisa que son jean avait une braguette boutonnée. C'était absolument typique de lui. Une fois encore, c'était probablement tout aussi bien. Le désir frénétique et les fermetures éclairs aux zones sensibles n'étaient pas la meilleure combinaison. Ses doigts frôlèrent les siens alors qu'il essayait de l'aider, maladroit et presque pataud dans sa hâte de se dégager de son jeans. Ses jambes avaient aussi des cicatrices, remarqua-t-elle vaguement, mais ça ne l'intéressait pas vraiment à ce moment-là, puisqu'elle glissa ses doigts sous l'élastique de son sous-vêtement et l'aida à l'enlever.

Il était magnifique. Il n'y avait pas d'autre mot. La lumière du soleil entrait à flots à travers la fenêtre, elle surlignait le contour de son corps et touchait la tête luisante de son érection. Elle tendit le bras, enveloppa doucement mais fermement sa main autour de sa hampe, et son dos s'arqua alors qu'il gémissait. Il semblait que les vieux stéréotypes étaient vrais. Il était superbe, long et épais, et si dur qu'elle put sentir son pouls en le serrant, avant qu'elle ne commence à bouger sa main en de lentes caresses, guidée par ses réactions.

Haletant et à bout de souffle, il attrapa son poignet. « Assez, » haleta-t-il en tremblant et en la regardant.

« C'est trop ? »

« Par Merlin… Presque. » Dire des mots cohérents devint impossible ensuite. Il l'embrassa sauvagement, s'abandonnant enfin à la chaleur qui brûlait en eux deux, et il roula sur elle pour l'immobiliser sous sa taille. Elle écarta ses jambes pour lui, en frissonnant et en retenant un gémissement tandis qu'elle sentait son érection contre elle. Il se pressa assez fort pour que le bout de son érection soit presque – mais pas complètement – entrée en elle, avant de s'arrêter en la regardant.

« S'il te plait, » Soupira-t-elle, en repoussant ses cheveux de son visage pour fixer la profondeur noire et infinie de ses yeux. « S'il te plait, Severus. »

Il frémit, bougea un peu sa taille, et rentra en elle d'une fluide poussée qui les firent crier tous les deux. Enfoui enfin complètement en elle, il resta immobile en tremblant, tous les deux profitant de la splendeur du sentiment. Puis, il entama un mouvement, et toute pensée cohérente se dissolu en pures sensations. C'était différent d'avec tous les hommes avec qui elle avait été auparavant. Même le plus léger mouvement faisait se répandre du feu en elle. Cela lui prit quelques minutes pour qu'elle comprenne pourquoi, alors qu'elle essayait de penser à travers les vagues de plaisir. Parce que son genou malade était si inflexible, il bougeait d'un mouvement étrange de rouleau, et chaque poussée touchait des endroits légèrement différents en elle, et donc le stimulus était toujours nouveau. Tout ça, combiné au fait de savoir simplement qui était en train de la prendre si intensément, c'en était presque trop.

Perdus dans leurs sensations, ils avaient seulement de vagues impressions – la chaude lumière du soleil qui remplissait la pièce, la friction de leur peau en sueur qui se léchait, la sensation de lui si profondément en elle que c'en était presque insupportable, le sentiment croissant de plaisir et de fougue qui s'immisçait en elle jusqu'à ce que elle atteigne presque la fin et qu'elle en tremble. Puis, le rythme minutieux de ses poussées chancela. Severus ferma ses yeux un moment et grogna d'une voix enrouée. Tout contrôle s'était envolé et il n'avait plus de restriction maintenant qu'il commençait à bouger d'une manière erratique, plus fort et plus vite.

Chaque mouvement envoyait une impulsion de plaisir à travers elle, puis il remua légèrement et trouva le bon endroit, et le monde disparu alors qu'elle vint avec un cri qui était pratiquement un hurlement de pure extase. Quelques battements de cœur plus tard, tandis que les dernières vagues de son orgasme l'atteignaient, elle entendit son cri agonisant au-dessus d'elle. S'enfonçant une dernière fois, il se figea et frissonna alors qu'il se déversait en elle.

Sa vision revint par étapes pendant que le brouillard se dissipait lentement. Il s'était à moitié effondré sur elle, se retenant juste assez pour ne pas l'écraser. Elle sentit sa chaude respiration dans son cou alors qu'il haletait. Après un moment, il se relâcha lentement, il se retira d'elle et roula sur un côté. En frissonnant de part la perte de son corps qui la quittait, Hermione roula, se blottit tout contre lui, et reposa sa tête contre sa poitrine sans y penser. Il se tendit un instant, puis se relaxa et glissa un bras autour d'elle. Elle soupira de contentement, s'installa plus confortablement, ferma les yeux, et écouta sa lente respiration revenir à la normale.

Après ce qui leur sembla être une éternité, il soupira, ses doigts jouant distraitement avec une mèche indisciplinée de ses cheveux. Elle redoutait de penser à ce que devaient ressembler ses cheveux à ce moment-là, mais il ne semblait pas s'en soucier. « Ca faisait… très longtemps pour moi. » Dit-il doucement.

Il se passa un long moment avant qu'elle ne comprenne ce qu'il était vraiment en train de dire – ou plutôt demander – et elle en rit presque. C'aurait été une grave erreur qu'elle le fasse, peut-être littéralement, mais qu'il manque d'assurance par rapport à ça était vraiment ridicule. « Pour moi aussi. » Répondit-elle quand elle eut fini sa réflexion, « mais ça ne s'est pas vu. Tu as été magnifique. »

Il se détendit un peu plus et fit un son de contentement dans sa gorge. « Permets-moi de te retourner le compliment. » Murmura-t-il, en bougeant légèrement pour s'étendre. Son esprit dériva pendant un moment, elle s'assoupissait à moitié dans la chaleur du soleil qui rayonnait à travers la fenêtre et du fait de celle de son corps. Elle allait sérieusement se mettre à dormir quand il parla encore, d'une manière un peu plus hésitante. « Hermione… Qu'est-ce que c'était ? »

Pas quelque chose dont elle voulait parler maintenant, pas quand elle profitait encore de sentiments de satisfaction persistants, mais, au moins, il semblait davantage appréhensif et incertain que suspicieux et sur la défensive. Elle étudia ses mots prudemment, n'étant pas complètement certaine de quoi dire, et opta pour la vérité. « Je n'en suis pas sûre, » Admit-elle doucement. « Quelque chose dont nous avions grand besoin tous les deux. Quelque chose que nous avons tous les deux apprécié. Quelque chose qu'il ne me dérangerait pas de refaire. » Ajouta-t-elle bravement. « Je ne sais pas s'il y a autre chose de plus. » Elle n'était pas amoureuse de lui, elle en était sûre. Elle n'était pas certaine que c'était encore possible pour elle, et peut-être que lui ne l'avait jamais été. Mais elle se souciait de lui, et était raisonnablement sûre que lui aussi, au moins un peu, et leur passion mutuelle semblait incroyablement forte. Pour le moment, c'était bien assez.

« Cela semble… Acceptable. » Dit-il précautionneusement, et elle ne put s'empêcher de rire, soulevant sa tête pour le regarder.

« Acceptable ? » Répéta-t-elle.

Il eut la grâce de paraître légèrement embarrassé. Il y eut un bref flash de dureté et de dangerosité dans ses yeux quand elle rit, mais cela se tassa et un soupçon de bonne humeur adoucit son expression. « C'était un pauvre choix de mots. Je viens de lutter pour penser aussi clairement que d'habitude, pour une étrange raison. » La taquina-t-il, et elle lui sourit.

« Bien. » Elle s'installa encore une fois plus confortablement et ferma les yeux, se demandant vaguement si cela était ce que voulait dire l'expression « sex friend » ou pas et elle songea que ce serait sûrement la plus étrange des relations qu'elle ait eu, si elle pouvait appeler ça une relation. Qu'importe ce que c'était, elle lui avait dit la vérité. Ils en avaient besoin tous les deux. Tout le monde avait besoin de se sentir désiré.

« Merde. » Dit-elle soudainement, se secouant de ses réflexions somnolentes à cause d'une pensée désagréable.

« Quoi ? » Demanda-t-il avec méfiance.

« Nous n'avons rien utilisé. » Marmonna-t-elle en attrapant sa baguette.

« Ah, c'est tout. » Il se détendit. « Ne t'inquiètes pas pour ça. »

« Severus… »

« Ce n'est pas ce que je voulais dire. Tu as vraiment brouillé mon esprit cette après-midi. » Il ne semblait pas s'en soucier, cependant. Après un moment, il continua, paraissant un peu éveillé, mais un peu moins content. « La contraception n'est pas un problème… Je suis dans l'incapacité d'avoir un enfant. »

« Quoi ? » S'exclama-t-elle, en se reculant et en s'appuyant sur un coude pour le considérer.

« L'un des sortilèges de diagnostic de Poppy Pomfresh releva cela lors d'un bilan de santé, à l'époque où je la laissais encore faire ça. Je l'ai su depuis que je suis jeune. »

« Les Guérisseurs n'ont rien pu faire ? »

« Non. Personne n'a pu en déterminer la cause. » Il haussa les épaules et s'étira nonchalamment, véritablement indifférent en apparence, et continua paresseusement : « Je n'ai jamais souhaité avoir d'enfants de toute façon. »

« Oh, Severus… » Dit-elle doucement.

Il fronça les sourcils. « Quoi ? C'est vrai. Je n'ai jamais voulu d'enfants. »

« Ce n'est pas la question, tu le sais, n'est-ce pas ? C'est autre chose : tu n'en as jamais eu le choix. » Il cligna lentement des yeux et ne répondit pas, ce qui voulait exactement dire qu'elle était arrivée à frapper au bon endroit. Elle se pencha et l'embrassa doucement avant de se blottir de nouveau contre lui. « Bon, je suppose que c'est une chose de moins dont il faut s'inquiéter. » Remarqua-t-elle en traçant de façon absente la corde de son collier du bout des doigt, alors que son bras l'entourait. « Alors, qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ? Je veux dire, tout marche normalement, et plutôt bien, en fait… »

Il gloussa doucement. « Je doute que j'aurais été aussi tolérant si c'était ça le problème. » Acquiesça-t-il sarcastiquement. « Je n'en ai aucune idée, franchement. Peut-être encore une lésion due à un sortilège – pas le Doloris cette fois, néanmoins, car j'étais trop jeune – mais ça pourrait être quelque chose de simplement génétique. Je suis infertile. Complètement stérile. Un tireur à blanc, comme l'aurait sûrement dit mon père. »

« Charmant. »

« C'était un homme charmant. » Acquiesça Severus sardoniquement, avant d'étouffer un bâillement et de se mettre dans une meilleure position. « J'espère que tu te rends compte que ça va complètement me dérouter dans mon rythme de sommeil déjà très erratique. »

« Mes humbles excuses. » Répondit-elle alors qu'elle bâilla aussi. « C'est ta terrible influence par rapport au travail, tu sais. Je n'aurais jamais imaginé passer une après-midi décadente à faire l'amour si ce n'était pas pour toi. »

« Je pourrais m'y habituer. » Dit-il en sommeillant.

« Moi aussi. » En convint-elle, en se pelotonnant plus fort.

Après quelques minutes, Hermione réalisa qu'elle était en train de retracer inconsciemment ses cicatrices avec le bout de ses doigts et cessa précipitamment, en murmurant une excuse. « C'est bon. » Répondit-il doucement. Elle sentit la vibration de son rire dans sa poitrine. « Vu les circonstances, ça n'aurait aucun sens d'avoir peur d'être touché. » Ajouta-t-il ironiquement, et elle sourit, en lui jetant un coup d'œil pour être sûre qu'il était vraiment d'accord avant de retourner à sa curieuse exploration.

« Comment… je veux dire… non, rien. » Finit-elle rapidement, en réalisant qu'il n'y avait pas de façon subtile de demander comment il avait eu ces cicatrices.

« Non, c'est bon. » Il semblait plus éveillé à présent, mais il ne tenta pas de bouger. Elle pouvait sentir ses doigts s'enrouler paresseusement à ses cheveux de nouveau. « Pour être honnête, je ne me rappelle pas de la façon dont je les ai eues pour la plupart. Et pour celles dont je me rappelle, je n'ai pas l'intention de te le dire, parce que tu n'as pas besoin d'entendre ça et parce que je n'ai pas besoin d'en parler. C'est assez évident pour la plupart d'entre elles cependant… Ce sont presque toutes des cicatrices de combat, ou des cicatrices de punitions. Certaines étaient juste des accidents de travail, des brûlures de potions et ainsi de suite, ou elles viennent d'incidents d'enfance. Et certaines – peu, en réalité – je les ai acquises durant mes voyages. La plupart lors de bagarres dans des bars. »

« Des bagarres dans des bars ? » Répéta-t-elle, incrédule, ne sachant pas ce qui était le plus surprenant dans cela. Elle avait beaucoup de mal à se représenter Severus dans un bar, seul, à se bagarrer. « Pourquoi t'es-tu bagarré dans des bars, et plusieurs fois en plus ? »

« Parce que j'étais à la limite d'être psychotique. » Répondit-il d'un ton neutre. « Et les gens avaient tendance à s'insurger face à un alcoolique violent qui tempêtait et criait sur eux. Je démarrais la plupart de ces bagarres, et souvent parce je croyais avoir vu quelqu'un que je connaissais et que j'essayais de le tuer. Je te l'ai dit, Hermione, j'ai beaucoup changé depuis la guerre. J'ai été dangereusement instable pendant un long moment. J'hallucinais fréquemment, j'avais des attaques de panique, j'avais la phobie de tout ce que tu peux imaginer et mes émotions étaient tout le temps faussées. Heureusement, pour tous les concernés, je n'étais pas capable de magie pendant les pires moments, ou Dieu seul sait ce qu'il aurait pu se passer. »

Elle n'était pas certaine de ce qu'elle devait dire à propos de ça, et se résolut à demander plaintivement : « N'as-tu pas des cicatrices dont l'histoire est amusante ? J'en ai une sur mon genou que je me suis faite quand je suis tombée d'une balançoire à six ans… »

Il gloussa doucement et bougea légèrement. « Et bien, il y en a une sur ma jambe droite dont je suis presque fier, d'une étrange façon. Une morsure sur mon mollet que tu devrais reconnaître… »

Il la laissa levée et elle fronça les sourcils, en y réfléchissant pour essayer de se rappeler la fois où elle sut qu'il s'était blessé à la jambe. Après quelques instants, elle sourit en étouffant un petit rire bête. « Touffu ? »

« Parmi tous les noms ridicules pour un cerbère… » Dit-il avec mépris. « Oui, « Touffu ». C'est un miracle que je n'ai pas perdu ma jambe. Cette stupide brute a essayé de me mordre avec deux de ses têtes en même temps et il y a réussit, d'une certaine façon, autrement ça aurait été une toute autre histoire. »

« Et tu es fier de ça ? »

« Je suis probablement le seul à avoir une cicatrice due à une morsure de cerbère. » Pointa-t-il avec douceur. « La plus grande partie des gens qui ont été mordus n'ont pas survécu. »

« Je suppose que c'est vrai. » Acquiesça-t-elle en souriant et en jouant sans s'en rendre compte avec son collier. Elle pensait toujours que c'était adorable qu'il le porte. Ce n'est pas comme s'il avait été cher ou même particulièrement bien fait, pas comme son anneau. « Severus, ça fait un moment que je voulais te demander quelque chose… »

« Vraiment ? Tu m'étonnes. »

Elle lui donna un coup dans les côtes. « Petit con. Je voulais te poser une question à propos de mon cadeau de noël. Ca ne te correspond pas vraiment… »

« C'est vrai. » en convint-il en paraissant amusé. « C'était plutôt un achat compulsif. Je me baladais dans le marché de Camdem* et je me suis arrêté à un stand de bijoux par simple curiosité. Quand j'ai vu la loutre, c'était si approprié que ça paraissait dommage de ne pas l'acheter. Une fois que je l'eus, et bien, ça n'était manifestement d'aucune utilité pour moi, j'ai donc décidé que je te l'offrirais un jour. Elle aurait pu être ton cadeau d'anniversaire, mais j'ai changé d'avis à la dernière minute. » Après une pause, il ajouta ironiquement : « C'était propice à ce moment-là. »

« D'accord. » Elle n'était pas entièrement sûre de le croire, mais ça semblait assez plausible pour qu'elle ne le défie pas. De toute façon, elle ne voulait définitivement pas entamer une dispute maintenant. Elle ne voulait vraiment rien faire. « Je vais avoir besoin d'une autre douche. » Murmura-t-elle. « Je dois avoir l'air encore plus moche que ce matin. »

Severus grogna et répondit avec amusement : « N'est-ce pas cela qui provoqua tout ça en premier lieu ? »

Elle leva la tête et lui sourit. « J'ai apprécié le résultat. »

« Tu devrais te rappeler que je suis vieux. »

« Tu ne l'es pas. En tous cas, tout ce que j'ai dit, c'est que j'avais besoin d'une douche. Je ne t'ai pas mentionné du tout. »

« C'est ma douche. » Pointa-t-il, ses yeux brillant d'un rire sourd et d'une pointe de chaleur rappelant les instants d'avant.

Etouffant un sourire, Hermione recommença à suivre une cicatrice en la suivant à travers son estomac. « C'est un bon point. » Convint-elle avec douceur, en le sentant frissonner tandis qu'elle faisait courir ses doigts sur sa hanche. « Tu es trop maigre, tu sais. » Ajouta-t-elle d'un ton absent.

« On dirait Poppy Pomfresh ou Molly Weasley, et comme je n'ai pas envie de penser à aucune d'entre elles dans ces circonstances particulières, je te prierai d'arrêter ça. » Répondit-il d'un ton acerbe. « De toute façon, je suis en meilleure forme maintenant que je ne l'ai jamais été. »

« J'ai remarqué, oui. » Répondit-elle d'un ton moqueur, en traçant de petits cercles sur le haut de sa cuisse.

« Arrête ça. » Murmura-t-il sur un ton réprobateur.

« Pourquoi ? » Demanda-t-elle innocemment. « Es-tu chatouilleur ? »

« Non. » Répondit-il, trop rapidement. Elle le fixa avec une incroyable joie et il se renfrogna. « N'y pense même pas. »

« Trop tard. »

« Je t'avertis, Hermione. Ne fais pas ça. »

Surprise par le ton d'avertissement catégorique dans sa voix, et consciente que ses doigts avaient trouvé ce qui semblait être une très vilaine cicatrice à l'intérieur de sa cuisse, elle garda un ton clair tandis qu'elle dessinait un chemin de retour vers sa hanche. « Très bien, je ne le ferai pas – à moins que tu ne m'agaces vraiment, quand même, ce qui en ce moment ne semble pas très probable. » Quoi qu'ait déclenché la brève obscurité dans sa voix, il était à présent détendu, et il commençait à réagir à son toucher. Elle était plus que contente à l'idée d'un second tour, mais elle se sentait moite et la caravane devenait étouffante avec les portes fermées. « Allez, le 'vieux'. » Dit-elle méchamment, s'écartant de lui avec réticence, puis elle s'assit. « On a tous les deux besoin d'une douche. A moins que tu ais besoin de plus de temps pour te remettre ? » Ajouta-t-elle avec défi, en baissant les yeux vers lui.

La chaleur dans ses yeux était vraiment la seule réponse dont elle avait besoin, mais son grognement la fit sourire alors qu'il s'asseyait. « Jeune fille impudente. Respecte tes aînés. » Complètement nu, couvert de sueur et avec ses cheveux qui ressemblaient à une masse de fouillis humide, il ne pouvait pas réussir à paraître dangereux, mais d'une certaine manière il était confiant. Hermione leva un sourcil quand il récupéra sa baguette de son jean à trous.

« Est-ce nécessaire ? »

« Je la garde toujours à un endroit où je peux l'atteindre. » Répondit-il, avant d'arquer un sourcil en réponse, un sourire satisfait sur le visage. « De plus, quand tu avais treize ans, tu étais parvenue à me mettre en feu, à me voler et à me Stupéfixier – tout en me jetant contre un mur, ce qui m'a donné une légère commotion et presque une fracture du crâne, d'ailleurs. Je pourrais en avoir besoin. »

Elle crachota un rire indigné, et se leva. « C'est loin d'être juste ! J'ai mis le feu à tes robes, pas à toi, et je l'ai seulement fait parce que je pensais que tu étais mauvais et que tu essayais de tuer mon ami. Je t'ai volé parce que j'avais besoin d'ingrédients de Potion, ce n'était pas personnel… » Il la coupa par une méthode assez simple en l'embrassant profondément, et au moment où il se recula elle avait presque oublié ce dont elle parlait. « … Et ça c'est tricher. » Le réprimanda-t-elle à bout de souffle.

Son petit rire chaud et profond glissa le long de sa colonne vertébrale et la fit frissonner. « Je triche toujours, Hermione. Tu ferais bien de t'en rappeler. » Il boitilla en dehors de la pièce, et sa voix lui parvint de la salle de bain. « Et le sort de Stupéfiction ? »

« Ce n'était pas du tout un Stupéfix. » Répondit-elle, en le suivant et en lui souriant d'un air piteux au souvenir de l'instant. « On a tous essayé de te Désarmer en même temps, et cette force te jeta contre le mur. Aucun de nous ne voulait te blesser, en réalité. Vraiment, une commotion ? » Ajouta-t-elle d'un ton coupable.

« Hum. » Répondit-il d'un air absent, en posant sa baguette sur l'étagère et en mettant en marche la douche. « Oui. Et c'était probablement aussi bien que tu m'aies Stupéfixié, par accident ou pas. Je n'étais pas très rationnel cette nuit-là. »

C'était probablement ce qu'il pouvait faire de mieux pour arriver à une excuse, et plus qu'elle n'avait espéré. « Je ne te blâme pas. Dans cette situation, je doute que quiconque aurait été rationnel. » Dit-elle doucement, en le dépassant pour vérifier la température de l'eau avant de s'engouffrer dans la cabine et d'incliner sa tête sous le jet d'eau. « Et c'était vraiment une nuit un peu étrange. » Ajouta-t-elle d'un ton évocateur.

« A ton niveau, j'aurais pensé qu'elle était assez normale. » Répondit Severus avec un sourire en coin, en la suivant dans la douche. « Chacun de vous essayiez d'attirer les ennuis plus ou moins continuellement. »

« Il semble que certains d'entre nous le font encore. » Répondit-elle, en se tournant pour lui sourire. « Au fond, j'aime bien ça. »

Sa seule réponse fut un rire tandis qu'il attrapait le shampoing, et il la surprit en se glissant derrière elle et en commençant à couvrir ses cheveux mouillés de savon. C'était un geste tendre et inattendu, et elle l'appréciait. La sensation de quelqu'un d'autre lavant ses cheveux était l'un des sentiments les plus reposants du monde. Il paraissait partager son opinion, puisqu'il lui laissa lui retourner la faveur sans rien de plus qu'un ronchonnement symbolique. Quand ils finirent de laver aussi le corps de l'autre – et pour une raison bizarre, cela semblait prendre beaucoup plus de temps que d'habitude – toute cette conversation à propos du passé avait cédé la place au présent alors que le désir s'intensifiait entre eux deux. Elle se pencha en arrière contre lui, elle sentit son érection se presser contre elle et sourit, et tourna sa tête pour chercher un baiser.

Là où la première fois il avait été question de besoin, de chaleur et de faim ardente, il y a avait dans celle-ci de la lenteur et de la douceur, alors qu'il la soulevait finalement pour être en elle. Elle s'arc-bouta contre le mur de la douche, en enveloppant ses jambes autour de sa taille, et elle bougea lentement avec lui tandis qu'ils s'embrassaient. Sa jambe boiteuse n'affectait pas nettement ses mouvements dans cette position, dans la mesure de ce qu'elle pouvait remarquer en dehors de la chaleur qui se propageait en elle. Son orgasme était également moins explosif. Pas d'étoiles ni de quasi perte de conscience cette fois-ci, mais seulement des vagues d'intense plaisir béat qui changèrent ses soupirs et ses gémissements en de légers cris, et ils se mélangèrent à son grognement alors qu'il venait avec elle.


Plus tard – après un long moment – ils s'étendirent sur son lit dans le soleil, en discutant doucement, tous les deux assez habillés pour paraître acceptables si quelqu'un marchait devant la porte à présent ouverte de la caravane. « Tu es vraiment chatouilleux ? » Demanda-t-elle en traçant d'un doigt des formes sur le dos de son avant-bras.

« Si c'est comme ça que tu nommes ça, oui. » Répondit-il d'un ton absent. « Je ne l'ai jamais été, mais depuis que mes nerfs ont été réparés, il semble que je sois plus sensible. »

« Et tu détestes clairement être chatouillé… Je n'essaie pas d'être indiscrète. Je veux seulement être sûre de ne pas faire quelque chose que tu ne veux pas que je fasse. »

« Ce n'est pas l'acte mais le principe. » Expliqua-t-il maladroitement, en regardant ses doigts pour éviter de rencontrer ses yeux. « Il y a plusieurs associations désagréables que je fais avec le fait d'avoir une sensation contre ma volonté, même avec quelque chose d'aussi innocent que ça… Etre si vulnérable – de toutes les façons possibles – est incroyablement pénible, et c'est presque… presque effrayant. »

Cet aveu lui avait clairement coûté cher, et elle s'approcha pour s'appuyer sur son épaule dans l'intention de le réconforter et de s'excuser, en essayant dans le même temps de garder un ton clair. « Okay, donc, pas de bagarre de chatouilles. D'accord. Tu aurais probablement gagné de toute manière, je suis horriblement sensible. Y a-t-il autre chose que nous devrions éviter ? »

Il paraissait presque amusé. « Tu me poses des questions sur mes préférences sexuelles ? Ce n'est pas vraiment le sujet le plus romantique du monde. »

« Aucun d'entre nous n'a de tendance à être romantique, Severus. Tu es trop cynique, et je suis trop pratique. Je préfèrerais savoir ce qu'il faut éviter par avance, plutôt que d'essayer quelque chose et que tu piques une crise ou que tu perdes ton sang-froid. » Répondit-elle raisonnablement. « Ce n'est pas comme si je planifiais quelque chose d'extrêmement déviant ou exotique, mais mieux vaut prévenir que guérir. »

« Tu fais allusion à beaucoup de choses, là, tu sais. » Dit-il d'une voix traînante.

Hermione lui fit un sourire en coin. « Et pourtant, tu ne sembles pas vouloir en discuter. »

« Touché.** » Il s'installa plus confortablement contre les oreillers et considéra la question. « Je n'ai jamais rien fait d'autre que du sexe avec de la vanille, franchement. Tout ça semble plutôt inutile. »

« C'est vrai. » En convint-elle, en souriant pour l'image.

Après un moment, ses yeux s'obscurcirent un peu et il exhala lentement. « Je ne trouve aucun jeux de domination et de soumission agréable, pour des raisons évidentes, peu importe de quel côté je suis. »

« Ne t'inquiètes pas, je n'entretiens définitivement pas de fantasmes secrets et refoulés sur une détention professeur-élève. » Lui assura-t-elle (ce qui était vrai en grande partie, mais pas complètement), et il la regarda avec une faible expression révoltée.

« Je suis vraiment soulagé d'entendre ça. » Répondit-il sèchement, en frissonnant un peu. « Ce serait extrêmement dérangeant. »

Elle tomba absolument d'accord avec lui à propos de ça. Elle ne s'était certainement jamais entichée de lui quand il avait été son professeur. Elle avait apprécié son intelligence et le potentiel de sa voix, et avait admiré à contrecœur sa bravoure pendant la guerre avant qu'il ne tue Dumbledore. Mais au-delà de ça, son apparence et sa personnalité avaient été trop désagréables pour qu'une quelconque pensée de ce genre vienne de la part de ses étudiants, et encore moins de l'irritante Miss-Je-Tout, amie de Harry Potter, à la chevelure broussailleuse et aux dents de lapin. La différence d'âge n'était pas un problème maintenant, mais elle aurait été trop importante à ce moment-là, et même leurs situations émotionnelles auraient été différentes.

« Je dois aussi t'avertir. » Continua Severus avec précaution. « Que tout essai d'asservissement sexuel m'amènera certainement à « piquer une crise », comme tu l'as dit. Je ne réagis pas bien aux contraintes de toutes sortes. »

« Je n'ai jamais été friande de ça. » Répondit-elle d'un ton rassurant, certaine qu'elle ne voulait jamais connaître l'histoire derrière les ombres présentes dans ses yeux. « Je pense que nous sommes assez compatibles à ce sujet, alors. Et pas de douleur, je suppose. »

« Ah. Et bien ceci dépend du contexte. » Il roula sur le dos, semblant plus détendu maintenant que l'obscurité sur son visage s'était estompée. « Certainement pas de la douleur en tant que fétiche… mais la douleur accidentelle n'est pas nécessairement un problème. »

« La douleur accidentelle ? » Répéta-t-elle, abasourdie.

Il lui fit un sourire en coin. « En effet. Je crois que tu as fait des marques sur mon dos avec tes ongles un peu plus tôt. »

« Oh, mon Dieu, j'ai fait ça ? Je suis désolée. »

« Ne le sois pas. C'est justement ce dont je parle. Je ne suis pas pour la douleur, mais je ne fais pas d'objections à un certain niveau de… d'enthousiasme. En fait, c'est plutôt un compliment. » Murmura-t-il malicieusement.

Hermione savait qu'elle rougissait, et elle lui fit une grimace. « Salaud. »

« Tu as demandé. »

« Ca m'apprendra. »

Il éclata de rire, ce qui était un rare et spontané étalage d'émotion irréfléchie de sa part. « Oh, Hermione, le jour où tu arrêteras de poser des questions sera le jour où le soleil implosera. »


NOTE DE L'AUTEUR : Bon, maintenant…

*Camdem Market : c'est un marché qui se tient à Londres et qui regroupe plusieurs grands marchés. On y trouve plutôt des vêtements, des souvenirs et de l'artisanat.

**Touché : en français dans le texte original.

NOTE DE LE TRADUCTRICE : Désolée pour l'attente, la philosophie m'occupe beaucoup... J'espèce que celui-là vous a rassasié au moins ;) Merci pour les reviews, au prochain!