… Attention! quoi ? là ! droit devant ! de la mièvrerie ! elle est ENORME ! noooon *la mièvrerie dégoulinante percute le navire et tout le monde se jette en hurlant dans l'eau devenue grenadine avant de mourir par overdose de sucre*
Last chapter :
Il était deux heures et quarante-cinq minutes du matin quand Harry cessa de faire semblant de dormir. Il se redressa, dans son dortoir plongé dans la pénombre et dont le seul bruit était le concert des respirations de Dean, Seamus, Neville et Ron, tellement discrètes qu'elles en devenaient inaudibles. C'était hélas un soir où Ron ne ronflait pas. Le froissement des draps vint rompre cette harmonie de silence.
Harry mit ses pieds dans ses chaussons, il s'assit sur le rebord de son lit en pensant à ce qu'il s'apprêtait à faire.
Il ne pouvait de toute façon pas reculer, car alors il serait à nouveau plongé dans ce même état de frustration que ces précédentes semaines. Sa colère n'avait cessé d'escalader et il sentait bien qu'il avait atteint le point de non-retour.
Il devait exiger des réponses. Contraindre Malefoy à le voir. C'était étrange de voir comme c'était en l'ignorant que Malefoy avait atteint son but : attirer son attention. Il prit sa cape d'invisibilité dans sa valise, sans avoir heureusement à remuer trop d'affaires. Après quoi il la déploya sur lui, et marcha jusqu'à la salle commune, où enfin il se glissa par le trou du portrait.
Il avait les entrailles dévorées par le trac. Son cœur, il battait la chamade. Harry supposait que ce qui l'effrayait le plus était cet inconnu dans lequel il allait plonger. De réfléchir à ce qu'il allait dire ne faisait qu'amplifier son angoisse, aussi préféra-t-il ne pas y penser.
Avancer, c'est tout. Jusqu'à la statue du Faune qui jouait de la lyre.
Il savait que sa présence ne pouvait passer totalement inaperçue, à cause du bruit de ses pas feutrés. Malefoy allait donc l'entendre arriver.
S'il avait choisi de venir.
C'est lui qui t'a donné rendez-vous, évidemment qu'il va venir, se dit Harry.
Il avait gardé le papier dans la poche de son bas de pyjama. C'était une preuve. Malefoy avait intérêt de venir. Ou Harry ne serait pas prêt de lui pardonner ce coup bas de sitôt.
La statue était enfin en vue. Mais personne autour.
C'est parce que je suis en avance
Il avait entretemps retrouvé sa détermination. Il se trouvait même excité par ce qui allait se produire bientôt. Tout ça n'était qu'un affrontement de plus après tout, Harry en avait plus que l'habitude.
Il dépassait une alcôve qui précédait de peu la silhouette immobile du Faune lorsqu'on lui attrapa soudain le bras et le tira à l'intérieur. Cet endroit avait auparavant été aménagé pour y exposer des statues imposantes, mais il avait été abandonné puis camouflé par un rideau poussiéreux qui sentait l'ancien.
Harry savait trop qui c'était, mais il n'en fut pas moins surpris. Abrité dans le renfoncement du mur, il resta complètement immobile et laissa Malefoy se débattre rapidement avec les pans de la cape d'invisibilité, qui le cachaient encore à sa vue. Puis la cape tomba à terre en électrifiant les cheveux de Harry au passage. Malefoy le fit se retourner et brusquement Harry se retrouva face à son visage, qu'il arrivait à peine à distinguer dans l'obscurité. Il rencontra ses pupilles dilatées par le noir. Les yeux de Malefoy glissèrent rapidement sur ses lèvres, pendant une seconde où son coeur battit à mille à l'heure Harry crut qu'il allait empoigner son tee-shirt pour l'attirer à lui et l'embrasser sauvagement. Ou alors c'était Harry qui voulait lui faire ça, sentir sous ses doigts le haut de pyjama en soie de Draco afin de le rapprocher.
Mais à la place Draco fit un grand pas en arrière. Il avait l'air incroyablement stressé.
- Ne dis rien! chuchota-t-il lorsque Harry ouvrit la bouche. Ne dis rien...
Harry demeura donc silencieux.
- Je... Je vais te poser certaines questions, et j'aimerais que tu y répondes simplement en hochant la tête.
Il regarda Harry avec espoir. Celui-ci réfléchit un moment avant de lentement hocher la tête, comme demandé.
Pour tout dire, ça l'arrangeait presque.
- Bien, soupira Malefoy.
Et Harry remarqua à nouveau comme ses mains tremblaient, et cela lui rappela une autre situation où lui et Malefoy s'étaient trouvés en tête-à-tête et où ses mains avaient tremblé.
Le Serpentard se laissa glisser dos contre le mur jusqu'au sol, et Harry fit de même, adoptant une position en tailleurs tandis que Malefoy ramenait ses genoux contre lui et les entourait de ses bras.
- Tu te souviens donc de ce qui s'est passé j'imagine ?
Harry voyait évidemment très bien de quoi il voulait parler, et il acquiesça.
- Dans les moindre détails ?
Harry répondit de nouveau par l'affirmative.
- Donc tout ce que je t'ai dit aussi ?
Même hochement de tête.
- D'accord... dit Draco Malefoy.
Il se mordit la lèvre inférieure, faisant désirer à Harry d'être celui qui aurait le privilège de faire cela, puis soupira.
- Et malgré ça... tu veux me voir ? murmura-t-il.
Le coeur de Harry fit un saut étrange lorsqu'il vit avec quels yeux fiers Malefoy le regardait.
Harry hocha la tête. Si ce n'était pas le cas, il ne serait pas là. Il ne serait pas devenu à moitié fou parce que Malefoy avait choisi de ne plus le regarder.
- Tu n'es pas plus flippé de savoir que je suis fou amoureux de toi ?
Il respira fort. Harry devina que cela n'avait pas du être facile de le dire, peu importe combien il cherchait à le cacher.
Cette fois-ci le coeur de Harry fit une telle pirouette que cela envoya des vagues de plaisir dans son corps. Et tout cela sans même le toucher.
Cela lui donna une idée.
Les joues en feu, il choisit de regarder le sol et rien que le sol, lorsque sur une impulsion sa main partit à la recherche de celle du Serpentard, toujours agitée de légers tremblements. Compte tenu de l'espace restreint de leur cachette, il n'avait eu d'autre choix que de rester très près de lui.
Elle était étonnament douce, encore plus que dans son souvenir. Sans doute comme les mains d'un aristocrate... Il fut soulagé de voir qu'il se laissait faire, ne se mettait pas à lui rire au nez, en l'accusant d'être mièvre par exemple.
Draco prit une grande bouffée d'air en fermant les yeux.
- Je t'en prie, dis-moi au moins que ce n'est pas de la pitié.
Harry fut presque tenté de rire que Malefoy le pense capable d'un tel élan de générosité pure envers lui. Certes, il lui avait sauvé la vie, mais s'il s'imaginait que Harry serait prêt à venir lui tenir la main rien que pour l'écouter pleurnicher sur des sentiments non réciproques, il se fourrait le doigt dans l'oeil.
Comme il était toujours "contraint" au silence, Harry prit son courage à deux mains et lâcha du regard les dalles du sol. A la place il le regarda lui. Il ne savait pas trop comment on était censés s'y prendre, pour faire comprendre sans aucune parole à une personne combien on la désirait. Mais à la façon dont Draco serra sa main plus fort (et tant pis si leurs peaux devenaient moites) il se dit qu'il avait compris le message.
- Et... Cette fille, Jessica ?
Harry fit non de la tête.
Malefoy eut un petit rire.
- J'aurais du savoir que c'était faux, mais j'ai paniqué.
Harry se demanda à quoi devaient ressembler les disputes de ménage avec Malefoy pour compagnon, si sa définition de paniquer était d'exploser un verre par terre au milieu de plusieurs centaines d'élèves.
Comme il se taisait, Harry pensa que Malefoy avait fini. Se contentant de tracer paresseusement avec son pouce les lignes de la paume de sa main. C'était très agréable et Harry avait l'impression qu'il pourrait ne vivre rien que pour ça.
Comme s'il avait anticipé que Harry allait se mettre à le questionner il parla spontanément, ses yeux regardant droit devant lui.
- Je n'avais pas prévu de t'embrasser ce jour-là. Je ne sais même pas ce que j'avais espéré exactement. Au début j'avais voulu t'empêcher d'aller voir l'autre garce et rien d'autre, mais au final... j'ai craqué. L'occasion était trop belle. Je t'avais enfin à ma merci, et il y avait quatre-vingt dix pour cent de chance que tu ne te souviennes de rien...
Il tourna légèrement sa tête sur le côté.
- J'avais oublié que c'était face à toi que j'étais.
- Je n'ai pas autant de chance que tu le crois, ne put-il s'empêcher de dire.
- Si tu le dis, Harry.
Harry frissonna.
- Tu aimes que je t'appelle par ton prénom ? lui demanda le serpentard sans détour.
- Oui.
L'exploration du corps délicat de Malefoy se limitait toujours à sa main et son poignet, mais au moins Harry était lui-même maintenant.
- Qu'est-ce que tu pourrais bien avoir envie de savoir d'autre... Je n'ai pas abusé de toi, je te rassure. Bien que j'avoue que l'idée me plait. Presque autant que l'idée de toi abusant de moi. Après t'avoir stupéfixé tu es de nouveau tombé inconscient et je t'ai fait léviter jusqu'à l'infirmerie. Personne ne m'a vu faire. Là, j'ai eu de la chance. Après quoi je t'ai déposé au sol. Ah oui, désolé au fait, si t'as eu un bleu, c'était surement moi. J'ai toqué à la porte. Lorsqu'elle l'a ouverte, l'infirmière était trop affolée de te trouver sans-vie pour remarquer que quelqu'un était en train de l'observer en cachette.
Pour être honnête, Harry n'avait presque rien entendu après que Draco ait laissé entendre qu'il avait déjà considéré l'idée d'abuser de lui. Une certaine partie de son anatomie réagissait particulièrement.
- Alors ce n'était pas la première fois que tu y songeais ? A m'embrasser je veux dire ?
Draco écarquilla les yeux.
- Non ! Je croyais avoir été clair Potter, ça faisait deux moins que je mourais à petit feu, parce que j'avais l'impression qu'une fois le procès bouclé tu avais oublié mon existence. Et... je n'ai plus envie de me battre comme avant. Après tout ce qui s'est passé. Qu'une autre de ces filles s'approche de toi et je ne répondrai plus de rien, mais je ne veux plus être comme avant. C'est comme si l'envie m'était passée, Pansy est restée tellement gamine...
Il y eut un temps de pause.
- Et je te déteste.
- Je n'avais pas oublié ton existence, répliqua Harry d'un ton ferme. Je t'ai beaucoup observé ces derniers mois.
- Je ne m'en suis pas rendu compte...
- Je... Je m'inquiétais, dit Harry, en essayant de peser ses mots. Et pas seulement parce que quelque part je me sentais responsable, je voulais que tu sois toi, comme avant.
Draco baissa les yeux sur leurs mains.
- Ca ne te plait pas alors ?
- Si ! répondit immédiatement Harry. Bien sûr que si.
Il était inquiet que Draco puisse penser le contraire. Il pressa sa main.
- J'ai mes autres démons aussi, tu n'es pas le seul. Revenir ici n'est pas ce que j'appellerais facile.
Harry comprenait trop bien ce qu'il voulait dire. Leurs mains avaient cessé de se caresser, mais elles se tenaient toujours.
- La guerre... commença-t-il.
- Ne parlons pas de la guerre maintenant. Tout ça est déjà suffisamment bizarre.
Harry se tut.
- J'ai tout de suite su que tu n'avais pas oublié, continua de parler Malefoy, et Harry n'aurait jamais cru qu'il puisse être aussi bavard. Je voulais m'en assurer ce soir, c'est vrai, mais ça se voyait comme le nez au milieu de la face. Tu tournais la tête dès que j'entrais en classe, et sursautais dès que je menaçais de t'effleurer. J'aurais pu rester une heure à te fixer, tu aurais toujours obstinément refusé de croiser mon regard. Je me suis dit : Très bien, il se rappelle et maintenant il est dégouté par toi. Apprends à vivre avec ça Draco. En fin de compte ça facilitait beaucoup de choses. J'ai donc exaucé tes désirs et je t'ai ignoré en retour. Je dois dire que je fais ça plutôt bien contrairement à toi...
- Ne fais plus jamais ça, gronda Harry.
Draco fut surpris de sa réaction, il eut un sourire ironique.
- Au moins maintenant, je sais quoi faire pour que tu sortes de tes gonds...
Harry secoua la tête.
- Comment tu as pu penser que j'étais dégouté par toi ?
- Je sais que je suis attirant. Ne pense pas le contraire. Mais... Tu as toujours été quelqu'un de compliqué.
Cela fit sourire Harry, sachant qu'il considérait qu'il n'existait pas de personne plus simple que lui.
- Mais c'est étrange, de me dire que je ressens ça pour toi alors que tu es un homme. Que je te veux de cette façon.
- Moi aussi je te veux de cette façon, s'entendit répondre Harry.
- Eh bien c'est mal.
- Je ne suis pas d'accord avec toi.
Draco soupira et ses yeux regardèrent le haut de l'alcôve.
- De toute façon à quoi bon, je suis déjà perdu.
- Que veux-tu. J'ai entendu dire que moi aussi, j'étais plutôt attirant.
Cela arracha un rire à Malefoy, et Harry se félicita.
- Tu n'as pas idée de combien. Je pense que c'est ça, qui te rend irrésistible, dit-il honnêtement.
Harry se demanda ce qu'il avait fait pour gagner ces compliments. Mais d'entendre Malefoy les lui dire, ce n'était comparable à rien d'autre.
- Je vais mieux depuis ces dernières semaines, j'ai eu l'occasion de réfléchir, dit Draco lentement et à voix plus basse. Notamment sur ton comportement étrange lorsque tu étais sous l'emprise de la potion.
- C'est-à-dire ?
- Il n'est pas habituel, que la personne enchantée obéisse à un autre comme tu l'as fait. Si tu avais rencontré n'importe qui d'autre que moi, tu l'aurais envoyé paitre, tu serais même surement devenu violent. Ces potions rendent fou, surtout lorsqu'elles sont très puissantes comme celle que tu as bu.
- Il me semble que je t'ai envoyé paitre à un moment, se défendit Harry.
- Oui mais, ta réaction était disproportionnée. Comme si tu étais sur la defensive parce que je te faisais voir une réalité tu n'aimais pas. Toi-même tu es forcé de reconnaitre que tes pensées étaient particulierement confuses, tandis que lorsqu'on boit un filtre d'amour on pense pourtant de façon claire et synthétique, normalement. Notre seul objectif est de concrétiser ce soit-disant amour que la boisson nous fait ressentir.
Harry croyait voir où Draco essayait d'en venir et cela le mit infiniment mal à l'aise. Il était convaincu qu'il souhaitait à peu près tout sauf parler de ça maintenant avec lui. Harry se rendit compte de l'injustice. Draco avait pu se dévoiler de sa propre volonté, alors que Harry avait été clair comme un livre ouvert avant même de pouvoir décider s'il était prêt.
L'erreur à ne pas commettre aurait été de demander quelle était cette realité que Harry aliéné par la potion n'aimait pas. Quelque part au fond de lui, Harry avait compris de quoi il s'agissait. Mais il se referma et construisit ses propres remparts.
- Et puis, de tous les endroits où tu aurais pu te perdre tu as comme par hasard choisi chez les Serpentards...
- Pourquoi tu as pleuré ?
Au regard que lui lança Draco, un sourcil légèrement haussé, il vit qu'il avait compris ce qu'il essayait de faire. Pendant un moment il craignit que le Serpentard le lui fasse remarquer.
Mais il ne le fit pas. Il détourna le regard et Harry retint un soupir de soulagement.
- Parce que je ne veux pas ressentir ça. C'est profondément malsain. En dehors du fait que tu n'es pas une fille, j'ai été mangemort Harry. J'ai commis des atrocités. Même toi tu ne peux effacer ce passé là, personne n'en est capable.
Harry serra fort la main de Draco qui s'était remise à trembler. Ses yeux étaient remplis de larmes qui ne coulèrent pas.
Harry songea que s'il n'était pas encore prêt à lui dire, il pouvait au moins le lui montrer. N'avait-il pas toujours été une personne d'action ?
Alors que Draco soufflait "quel con" et s'essuyait les yeux avec la main qui n'était pas tenue par Harry, celui-ci écouta ce que lui disait son instinct, en quelque sorte. Il transféra son poids sur ses genoux. Il fit doucement déplier ses jambes au Serpentard, qui ne disait plus rien et le regarda les yeux écarquillés.
Il se mit à califourchon sur ses jambes, le coeur battant la chamade.
Harry était soudain très conscient du bruit de leurs respirations. Mais aussi d'à quel point ils étaient proches. Il prit le bras de Malefoy, et fut ébahi de voir comme le corps de l'autre garçon était différent au sien. Beaucoup plus fin, délicat. Il remonta la manche et Draco ferma les yeux en les crispant pour ne pas voir l'immense marque noire qui s'étalait sur sa peau pâle.
Harry toucha sa peau d'une caresse aérienne, et il vit la chair de poule hérisser le peu de poils qu'avait Draco sur les bras.
Il évita de toucher la tête de mort, ne fit que passer autour. Puis il pencha la tête et embrassa la marque des ténèbres, il entrouvrit les lèvres et sa langue passa même dessus.
Draco soupira lourdement. Il lâcha la main de Harry et la passa dans ses cheveux de jais.
- Harry...
Harry releva la tête.
Puis lui et Draco unirent leurs lèvres.
Leur baiser n'avait pas duré très longtemps. Il était même resté extrêmement "chaste", trouvait Harry avec du recul et une pointe de regret. C'était un timide baiser de découverte. Mais chaque cellule de son corps le garderait à jamais en mémoire.
Draco avait recommencé à lui toucher les cheveux. Il avait eu sa langue dans sa bouche. Harry avait senti sont torse se lever contre le sien de plus en plus vite et il avait rapidement du interrompre les choses avant qu'elles ne deviennent hors-contrôle.
Il s'était enlevé des genoux de Draco et assis contre le mur avait essayé de penser à certaines horreurs qui ne fassent pas partie de sa vie, mais qui pourraient faire redescendre sa température corporelle.
Cela n'avait pas aidé quand Draco avait cherché à tâtons sa main pour la lui reprendre.
Le contour de ses yeux brillait de larmes mal essuyées.
- Je sais ce que Voldemort t'obligeait parfois à faire.
Draco l'avait regardé avec des yeux ronds.
Il avait parlé dans un murmure à peine audible :
- Comment ça se fait ?
- C'est une longue histoire... Je te promets de te la raconter une fois.
Draco avait acquiescé, apparemment séduit par l'existence d'une promesse entre lui et Harry.
- Tu veux me poser d'autres questions ? avait-il demandé après un temps.
- Veux-tu sortir avec moi ?
Il avait senti Draco se tendre. Rien qu'en lui tenant la main.
- Je reformule ma question : sors avec moi.
- Je... Je ne sais pas...
Il défit sa main de celle de Harry, puis se redressa de contre le mur. Il prit une grande inspiration.
- Il faut que je réfléchisse... Laisse-moi du temps.
Harry pesa le pour et le contre. Puis il décida qu'il se sentait capable d'attendre, et il acquiesça.
- En public, en secret. N'importe comment. Mais sors avec moi.
Puis pour rappeler à Draco ce qu'il risquerait de perdre il lui tint le visage et embrassa rapidement ses lèvres.
Au moment de partir chacun de leur côté pour regagner leur dortoir, Draco avait eu une dernière hésitation. Puis il avait empoigné une des fesses de Harry qui de surprise avait même eu un hoquet.
- Et je ne veux surtout pas que tu en déduises que je ne suis qu'une sainte-nitouche. Le sexe, crois-moi ça me connait. C'est juste que je n'en ai pas l'habitude avec les hommes.
De retour chez lui, protégé de sa cape d'invisibilité, Harry n'avait même pas essayé d'effacer le grand sourire niais qui avait pris place sur son visage.
Le même genre de sourire qu'avait eu Malefoy, une fois qu'il avait eu le dos tourné en ayant auparavant levé les yeux au ciel. Ca c'était quand Harry, suite à quelques secondes d'inexplicable silence, lui avait demandé de faire attention à lui les cent mètres qui le séparaient de son dortoir.
Une semaine était maintenant passée. Ca avait été le deal. Malefoy avait eu une semaine pour réfléchir. Ils ne s'étaient pas donne de lieu de rendez-vous précis mais Harry avait espéré que Draco le lui indiquerait par un message qui viendrait s'écraser contre un des carreaux de la fenêtre, comme la dernière fois. Et c'est effectivement ce qui se produisit.
Ils avaient rendez-vous au même endroit, à la même heure.
Harry ne savait pas trop à quoi il s'attendait. Il savait juste que de patienter une semaine avait été une torture, plus dure que ce qu'il avait soupçonné. En particulier de le voir à plusieurs reprises loin de lui, en cours ou dans la Grande Salle, tout en gardant pour lui seul ce secret.
Il avait appris de Hermione que quelqu'un avait encore insulté Draco au cours de la semaine. Celui-ci avait répliqué et ça avait fait toute une histoire. Bouillant de colère quand il l'avait appris, Harry s'était estimé heureux après réflexion de ne pas s'être trouvé présent, car il n'aurait pu s'empêcher d'intervenir et du peu qu'il savait encore de Draco, il doutait que cela lui aurait plu.
Absorbé par ses pensées il n'anticipa même pas que Draco allait le tirer sans prévenir, comme la dernière fois.
Le même schéma se répéta. Draco se dépêcha de découvrir Harry de sa cape. Il le fit tourner face à lui et put le contempler.
- Ne dis rien ! Ne, dis, rien.
Après quoi il écrasa ses lèvres contre les siennes.
La réponse du corps de Harry fut immédiate. Quelque chose en lui s'embrasa avec une puissance phénoménale.
Il y était. Il embrassait Malefoy encore une fois.
Le baiser était pressant, à la manière d'un assoiffé qui se jetterait sur une source d'eau en plein désert. La langue du Serpentard franchit la barrière de ses lèvres, alors que Harry ne comprenait toujours pas ce qui était en train de se passer. Chacun des membres de Malefoy sembla perdre de sa raideur lorsqu'il fondit dans le baiser rendu par Harry, qui enfin prenait possession de sa bouche, dans un mélange de désir urgent et de dévotion extrême. Son dos s'affaissa contre le mur de pierre et Harry s'empressa de le suivre pour ne pas perdre ses lèvres.
Il lâcha finalement sa prise sur le tee-shirt bleu marine qui servait de haut de pyjama à Harry, et l'enlaça en passant ses bras sous ses épaules, ce qui le fit se rapprocher de lui encore.
- Drago...
- Tais-toi. Tais-toi, haleta l'autre.
Harry se remit à l'embrasser. Ca lui paraissait si juste tout à coup, surtout après tous ces rêves à lentement se rendre compte à quel point son ancien ennemi de classe était follement attirant. Lorsqu'il avait cessé de fuir son regard et s'était plus attentivement intéressé à ses traits fins, sa bouche peine ou ses cils blonds qui caressaient ses joues. Harry s'était même demandé comment cela se faisait que toute l'école ne parle pas que de ça. Le sex-appeal ravageur de Draco Malefoy.
Ils ne s'arrêtèrent que lorsqu'ils furent essoufflés. La distance les séparant avait été réduite à nulle. Harry avait son corps complètement collé au sien, l'enfermant dans une chaleur étouffante, une odeur de pins et de lessive propre. Les bras de Drago étaient autour de lui, et il l'avait également entouré avec une de ses jambes.
- Je ne compte pas partir tu sais, ne put s'empêcher de plaisanter Harry.
Malefoy demeura silencieux. Ses yeux inspectaient le visage de son vis-à-vis, qui était gêné qu'on l'observe de si près mais à la fois ressentait une agréable satisfaction en voyant comme ses yeux avaient l'air émerveillés par ce qu'ils voyaient.
- Je suis dingue d'accepter ça...
Harry lui toucha la joue.
- Qui sait, si ça se trouve je rêve...
Il n'avait pas encore repris sa respiration. Son torse se soulevait contre celui de Harry.
- Mais je suis bien réel.
La main qui était restée sur son dos glissa à l'intérieur de son caleçon et ce fut comme si une décharge d'électricité se propagea sous sa peau quand elle lui pinça les fesses.
- Je sais, dit-il d'un air innocent.
Harry l'embrassa encore, et alors qu'il approfondissait le baiser Malefoy lui massa les fesses à pleines mains. Une doigt vint même se glisser entre elles.
- Tu es vraiment cinglé, dit-il, en inspirant précipitamment de l'air lorsque Draco toucha cet endroit particulier.
- Ne me fais pas croire que tu n'aimes pas.
- Je n'ai pas dit le contraire...
Il n'arrivait pas à croire qu'il était en train de le laisser le toucher là. Harry était tellement excité que ça en devenait douloureux, il gémit probablement un peu trop fort car Malefoy lui dit à nouveau de se taire et il pressa son entrejambe contre celle de Drago, lui aussi apparemment prêt à exploser dans son pantalon.
Harry leva son genou pour le frotter contre le sexe en érection de Malefoy, qui répondit avec un « oui ! » retentissant.
- Chuut !
- M'en fous, geignit l'autre. Continue.
Harry sentit qu'ils s'emballaient tous les deux trop, mais lorsque Malefoy commença à onduler de lui-même ses hanches contre lui il se dit que ce n'était pas important.
Un peu plus tard, Harry s'écarta, se tenant sur ses mains au-dessus de Malefoy allongé :
- Secret ? ou pas ? haleta-t-il.
Draco cligna des yeux. Ses joues ses lèvres et la partie du cou que Harry avait pris tant de plaisir à sucer étaient rougies. Harry ne l'avait vu jamais aussi... débraillé. Ses cheveux décoiffés faisaient de la concurrence à ceux de Harry et son col de pyjama ouvert était chiffonné. Le bas avait depuis un moment disparu.
- Je me fous de ce que peuvent penser ces blaireaux, mais mes parents...
- D'accord. D'accord, dit-il, en se remettant à l'embrasser.
Cette nuit Harry avait du plusieurs fois couvrir la bouche de Draco avec sa main pour qu'on n'entende pas ses râles de plaisir dans tout le château.
Quelques semaines plus tard, après avoir fait l'amour, Harry dira enfin à Draco cette réalité que Harry abruti par la potion n'avait pas voulu voir.
C'était lui seul qu'il aimait. Comme Harry l'avait dit très justement dit, "qu'elle aille se faire foutre", Romilda.
fin.
Nda :
oui j'aime voir un draco traumatisé et mûri par la guerre, oui j'ai fait ce vice qui est de ne mettre aucun lemon alors que j'aurais pu les faire se jeter l'un sur l'autre comme des lapins dès le moment où ils se sont revus. je ne suis tout simplement pas douée pour les écrire alors j'ai préféré ne pas m'y frotter
ouiii j'ai fait de draco un fétichiste des fesses de harry voilà x)
ce que dit l'auteur qui aime trop parler de ses bébés : D'après moi, Draco n'a aucun mal à être physique. Comme il le dit, le sexe ça le connait, il initie très très rapidement Harry. Une fois qu'il s'est rendu compte que Harry était cinglé comme lui (comprenez qu'il voulait aussi qu'ils couchent ensemble) il n'a plus aucun mal à lui dire ses sentiments et à les lui montrer (ok, je le vois avec une libido énorme, c'est souvent lui qui initie le truc, et Harry est le premier content). Il est né unique héritier de la famille malefoy après tout, et je trouve que quoiqu'on en dise c'était un cadre plus aimant que la famille Dursley, ce qui fait qu'il n'a pas le blocage de Harry.
bon, j'espère tout de même que ce chapitre n'était pas trop la catastrophe ! bisous
