De la part de Violette b et Miss de Lune, à Picotti... Unies pour une vengeance...
Saurez vous retrouvez les phrases de chacune ...
Aujourd'hui, il était dix heures du matin. Teddy était dans son lit, encore endormi, le regard vague. Songeant à ce doux rêve qui avait bercé sa nuit. Décidément, même dans ceux-ci, Victoire le hantait. Il se souvenait de tout, frissonnant. Il voulait de tout son être repartir à ses côtés dans ce songe merveilleux. Retrouver ces sensations, ces corps l'un contre l'autre. La peau satinée de cette muse frôlant la sienne, le faisant soupirer de désir. Ses murmures au creux de son oreille, son cœur à fleur de peau. Ses lèvres si douces et tellement sucrées. Il irait presque la rejoindre de ce pas, en pyjama, juste pour la sentir à nouveau près de lui. À peine partie, elle lui manquait déjà.
Mais sortir du lit à dix heures, un dimanche... Même pour elle, il n'en était pas capable, même avec toute la force de ses sentiments, même pour lui avouer enfin qu'il l'aimait. Il eut un instant de doute intense, il réfléchissait et soudain une goutte froide perla sur son front ... L'an prochain serait leur dernière année ensemble. Cette idée le fit frissonner, mais pas de plaisir cette fois-ci. Ne plus la voir. Ne plus la sentir près de lui. Ne plus savoir qu'elle était là, toute proche. Impossible. Il ne le pouvait pas.
Il allait devoir s'échapper de ces draps et de son lit si moelleux pour passer sa journée avec elle tant qu'il le pouvait... Profiter de tout ce temps qu'il avait, de ce dimanche providentiel. Profiter d'elle, surtout. Aller se promener dans le parc, s'allonger dans l'herbe avec sa Victoire calée contre son torse. Rester là, juste là. Laisser les minutes s'égrener sans s'en soucier. Ils avaient le temps. Tout leur temps.
Il ne restait qu'une semaine avant les vacances de Pâques qu'ils allaient passer ensemble en famille. Tous au Terrier. Peut-être oserait-il le lui dire ce jour-là... Enfin s'il n'avait pas trop peur de la réaction de ses oncles tantes cousins... De toute sa famille en fait. Ils allaient encore se moquer de lui, comme quand ils étaient petits. Mais il leur prouverait. Victoire serait sa victoire à lui. Il était peut-être fou, mais il en rêvait encore.
Soudain, Teddy s'aperçut qu'il avait encore laissé filer de précieuses heures à rêvasser sur un futur qui n'existerait que s'il se levait enfin. Il sauta enfin hors du lit, attrapa à la volée ses vêtements avant de s'enfermer dans la salle de bain de leur dortoir. Il allait la rejoindre, il allait profiter de cette dernière année ensemble comme jamais. Pour le reste, ils avaient tout leur temps...
