Un bel après midi d'été, dans la banlieue Dijonaise.

Le bleu pastel du ciel tranchait peu avec le blanc des voiles nuageux naissants, tel des rubans de soie, laissant une impression de trouble.

Cependant les rayons lumineux venaient réchauffer l'atmosphère et traversaient les branchages pour venir se déposer sur les pages jaunies qui se tournaient lentement synchrones à la douce mélodie des oiseaux comme l'aurai fait du papier à musique.

Ses yeux noisettes rivés sur les lignes noires qu'elle parcourait, se délectant de cette prose, là assise en hauteur, sur une grosse branche d'un chêne touffu, loin des regards des passants.

Le parc était bondé, on y venait se rafraîchir loin de la chaleur étouffante du centre ville.

C'était, pour elle, depuis quelques jours, devenu une habitude de se réfugier ici, elle y passait tout ces après midi se plongeant dans ses histoires préférées. Aujourd'hui elle avait opté pour Métamorphoses d'Apulée, elle aimait l'histoire de Pamphile, cette grande sorcière, elle la fascinait, bien que ses intentions n'était pas des plus louables, mais en tant que féministe acharné elle appréciait l'idée de transformer les hommes insoumis.

Un froissement d'ailes dans les feuilles brisait le rythme calme qui enveloppait ces heures d'août, et la tirai de sa lecture.

Deux yeux d'ambre la regardaient fixement dans l'ombrage de la branche voisine.

Il ne lui fallu que peu de temps pour reconnaître la grande chouette. Tant bien que mal elle quitta le tronc qui lui servait de dossier et avança sur le bras de l'arbre pour se rapprocher de l'oiseau. Arrivée à sa hauteur, elle lui tendit la main pour que la grande blanche vienne se poser sur son avant bras. À sa patte droite était accroché un petit rouleau de parchemin, que la jeune fille détacha.

Après avoir remercié l'oiseau en lui offrant un peu d'eau la jeune sorcière repris place sur son siège naturel et déplia la lettre de son ami.

Chère Hermione.

Je voulais te remercier pour ton cadeau, il est superbe. Tu l'as bien choisi, comme toujours, tu es vraiment la meilleure.

Ici toujours aucune amélioration, j'ai de plus en plus de mal à supporter les Dursley et Tante Marge qui n'est là que depuis quelques jours. Je reste dans ma chambre à rédiger le devoir d'histoire de la magie. Je m'ennuie à mourir, Poudlard me manque, et vous me manquez encore plus.

Pour la semaine à Londres je ne peux pas te dire maintenant, mais j'aimerai bien et ferai mon possible pour vous y retrouver.

Amitiés

Harry

Elle essuya une larme, il lui manquait énormément aussi, et elle était touchée qu'il ai pris le temps de lui écrire, à elle qui était en voyage. Cela lui fit mal au coeur de savoir que son oncle et sa tante le persécutait toujours.

La tête en arrière, elle scrutait le ciel mouvant entre les feuillages, elle réfléchissait.

Hedwige traversa la Manche chaque jour, redonnant le sourire à son jeune maître.