Chapitre 7: Le supplice.

Georges resta incapable de bouger en regardant son frère partir avec cette Mangemorte sadique. Qu'allait-il devoir endurer avec elle ? Voldemort fit un geste à Augustus Rookwood que le rouquin n'eut pas le temps de voir, et en quelques secondes, le Mangemort lui sauta dessus, baguette en main, le bloquant au sol.

- Je pourrais empêcher Bellatrix de toucher à ton frère, Weasley. Mais je ne le ferai qu'à une condition que tu connais déjà.

Le jeune Weasley garda le silence. Si il parlait, il détruirait tout ce pour quoi son jumeau s'était battu quelques secondes auparavant.

- Allez, Weasley, fais pas l'enfant. A moins que tu n'essaies de jouer les héros en mettant en péril la vie de ton cher frère ?
- Vous me prenez pour un idiot ? Vous ne pouvez pas le tuer car si vous le faîtes, vous n'aurez plus aucun moyen de pression sur moi.
- Tu n'es pas aussi stupide que tu en as l'air, bien joué, Weasley.

Un cri déchirant se fit entendre de l'étage. Fred, bien sûr, ça ne pouvait être que lui. Georges sentit son coeur battre de plus en plus vite à l'idée de ce que son jumeau pouvait endurer.

- Ah! Je me demandais quand il allait se mettre à hurler. Il aurait dû crier bien avant. Il a l'air bien solide, le petit Weasley!
- Bellatrix aurait pu le faire craquer bien avant, effectivement. Mais fais parler celui-ci, Augustus!

Avec la pression du Mangemort, Georges avait presque oublié que Voldemort se trouvait dans la même pièce, qui venait de lui rappeler son existence, et Malefoy, qui se trouvait un peu plus en retrait. Mais le seul membre de l'Ordre présent dans cette pièce ne pouvait détourner le regard du Mangemort qui le maintenant au sol et qui avait sa baguette juste devant son visage, menaçant.

- Oui, Maître, comptez sir moi.

Répondis simplement Rookwood, tandis qu'un deuxième cri se faisait entendre, plus déchirant et implorant que le premier. Georges n'avait jamais entendu son frère crier ainsi, il se demandait ce qu'il subissait en ce moment-même, mais en même temps, il préférait ne pas le savoir. Ses yeux se mirent soudainement ) briller en imaginant la souffrance de son jumeau.

- Allez, parle, Weasley, et tu éviteras les souffrances de ton pauvre frère!

Le Weasley en question réfléchit un instant? Son frère souffrait, il savait que ça lui était égal si il empêchait Voldemort d'entrer au château. Fred s'était battu face à lui-même pour ne pas céder devant la souffrance de Georges, qui ne pouvait pas briser ce que son frère avait accompli, ce pour quoi il s'était battu. C'est à ce moment-là qu'il entendit Bellatrix crier depuis l'étage:

- CA SUFFIT! TU NE MERITES PAS D'ETRE UN SANG-PUR, NI TOI NI TA FAMILLE NE LE MERITEZ! ALORS MAINTENANT, REGARDES TON SOI-DISANT SANG PUR COULER, WEASLEY!

Un autre cri de douleur de la part de Fred se fit entendre, encore plus fort que le précédent. Qu'est ce qu'elle a fait subir ) Fred, et qu'avait-il dit pour qu'elle s'énerve ainsi ? Les cris se faisaient de plus en plus fréquents, et on entendait dans sa voix qu'il commençait à fatiguer. Georges l'entendait, en tout cas. Voldemort reprit la parole après un silence qui ne fut perturbé que par les hurlements de Fred.

- Mh... Il l'a énervée... Ce n'est pas bon pour lui... A moins que celui-ci ne revienne à la raison et ne le sorte de là ?
- Vous pouvez toujours tourner cinq fois sur votre crâne chauve que ça ne changerait rien! Je ne parlerai pas.
- J'ai du mal à savoir si tu es trop tête, trop fou ou trop stupide... Augustus!
- Oui Maître, je m'en occupe.

Le Mangemort raffermit sa prise sur sa baguette avant de lancer au rouquin un Endoloris informulé. Le poids de l'homme empêcha Georges de se tordre de douleur, ce qui amplifia cette souffrance. Le sortilège prit fin et un poing partit dans la figure du jeune roux alors que les cris de Fred se faisaient toujours entendre depuis tout à l'heure. Ils s'arrêtèrent brusquement et quelques secondes plus tard, Bellatrix passa la porte, tenant le deuxième jumeau par le col.
Mais c'était un Fred bien différent de celui qui était parti avec la Mangemorte une demi-heure auparavant. Du sang coulait de son visage, qui était déjà bien ensanglanté. Du sang coulait aussi de ses bras et de ses poignets, et ruisselait jusqu'à ses mains. Elle le lâcha et il tomba lourdement au sol, face contre plancer, dévoilant d'autres traces de sang derrière sa tête. Georges observa son jumeau, restant sans voix, les yeux toujours plus brillants. Bellatrix se tourna vers son Maître.

- Il a tenu plus longtemps que la plupart des gens, mais j'espère que celui-ci a parlé, il est presque inconscient, il ne peut plus crier, ça ne m'amuse plus. Visiblement satisfait de l'état du jeune homme, Voldemort lui sourit légèrement en le voyant étalé sur le sol.

- Il n'a malheureusement pas parlé, mais tu as fait du très beau travail.

Ayant retrouvé sa voix, Georges réussit à demander:

- Qu'est ce que vous lui avez fait ? Qu'est ce que vous avez fait à Fred ?!
- La ferme, Weasley!
- Calme-toi, Bellatrix. Il risque de te prendre au mot et de ne rien nous dire.
- Maître, son frère ne peut pas être pire que ce qu'il n'est déjà, nous n'avons presque plus de moyens de pression sur lui...
- Tu as raison, Augustus. Emmenez-les dans un cachot.

Rookwood se releva avant d'attraper Georges par le bras pendant que Bellatrix prenait Fred par le t-shirt. Ils se dirigèrent donc de nouveau vers les cachots. En ouvrant la grille d'une des cellules, Augustus poussa Georges dans le cachot tandis que Bellatrix jetait négligemment le second jumeau par terre et ferma ensuite la grille. Le premier frère sauta sur ses jambes pour se précipiter vers son frère. Il le retourna pour placer sa tête face à lui et s'agenouilla à côté du corps de son jumeau. Il plaça finalement la tête de Fred sur ses genoux et essuya le sang de son visages avec sa mange.
Le rouquin regarda le sang qui coulait toujours des poignets et des bras de sa moitié et enleva son pull pour empêcher plus de sang de couler en l'enroulant autour d'un des bras de son frère.

- Weasley!

Georges tourna la tête vers la grille. Malefoy se trouvait derrière et tenait des objets en main.

- Tiens, pour son deuxième bras. Et voilà de quoi manger.
- Merci...

Le roux se leva et déposa la tête de Fred au sol puis se dirigea vers la grille. Drago lui donna un pull et quelques boîtes de conserves à travers les barreaux et parti, pendant que le jeune homme allait mettre le pull autour du second bras de Fred, attendant un réveil pour manger. Il ne savait même pas si il allait se réveiller, en fait.