Chapitre 12: Echange de lettres.
George;
Angelina est rentrée au château visiblement perturbée. Je lui ai demandé ce qu'elle avait, je me demande si je n'aurais pas dû me taire. Maintenant, elle ne parle plus QUE de Fred. C'est dingue! D'après ce que j'ai compris, elle s'inquiète pour lui car il est blessé. Elle parle tellement de lui que je me demande si elle n'est pas un peu amoureuse de ton frangin sans oser l'avouer! Merlin, je n'en peux plus, elle ne sait pas changer de sujet ?! Bon alors, qu'est ce qui vous est arrivé et dans quelle histoire vous êtes-vous encore fourrés ?! Je suppose qu'envoyer un hibou à Fred ne servirait à rien, le temps qu'il réussisse à aller ouvrir la fenêtre, l'oiseau sera mort, si il est dans un état aussi critique qu'Angelina le dit. Oh, et pitié, ne montre pas cette lettre à ton frère! Angie me tuerait si elle apprenait que Fred sait combien elle parle de lui!
Avec toute mon amitié,
Katie B.
Il sourit, constatant que ses doutes sur les sentiments de la Gryffondor se confirmaient un peu plus. Mais peut-être que c'était Katie, la solution de son problème ? Elle, elle pourrait l'aider. Bon sang, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Ca coulait de source, pourtant! Katie serait sûrement ravie qu'Angelina sorte avec Fred et George le serait aussi. Il alla chercher un parchemin, un plume et un encrier pour répondre.
Katie,
Je suis déjà content de voir qu'Angie est arrivée au château sans encombres. Fred est dans un sale état, en effet. Il dort, en ce moment. Dis à Angelina de ne pas s'en faire autant, je le soigne correctement. Ce qui nous est arrivé est une longue histoire que je te raconterai quand je te verrai. J'ai un petit service à te demander. Je voudrais que tu te renseignes discrètement sur ce que notre amie pense vraiment de mon frère. Tu me rendrais un immense service. Je ne montrerai rien à Fred, si tu ne montres rien à Angelina.
Avec toute ma sympathie,
George W.
Il donna le parchemin au hibou qui s'envola aussitôt. Il le regarda partir et bientôt, l'oiseau disparut dans le ciel. Le jeune homme retourna dans le salon où Fred dormait encore et sourit en imaginant la jeune Johnson dans tous ses états, harcelant Katie pour lui faire comprendre son inquiétude.
Le rouquin resta là un moment, n'osant pas dormir pour pouvoir accueillir son frère à son réveil, sans bien sûr lui parler de la lettre de la poursuiveuse de Gryffondor. Il entendait encore les cris insupportables de son frère, dans quel était il l'avait retrouvé ensuite... Il fut sorti de ses souvenirs par un nouveau toquement à la fenêtre qui réveilla aussi Fred. Merlin, comment allait-il lire la lettre de Katie avec Fred à côté ?
George fit comme si il n'avait pas vu le réveil de son jumeau et alla ouvrir la fenêtre en silence pour prendre la lettre discrètement.
George,
Merci! Je lui ai dit que tu le soignais, et elle arrête enfin de me parler de lui! J'attends avec impatience le récit de cette histoire, qui doit être intéressante! Si ça ne te dérange pas, j'attendrai ce soir pour demander ce qu'elle pense de ton frangin à Angelina, parce que j'en peux plus d'entendre « Fred Weasley « toutes les dix secondes! Mais je pense que tu as ta petite idée, et je la partage sûrement. Je ne dirai rien à Angie là-dessus, je la tiendrai en revanche au courant de l'état de ton frère, ce qui me semble logique. Pas besoin de me répondre, je t'enverrai un hibou quand j'aurai parler avec notre très chère Poursuiveute!
Katie B.
Le hibou s'envola immédiatement et le rouquin sourit en lisant la nouvelle lettre de Katie. Comme il s'y attendait, il entendit la voix de Fred dans son dos.
- C'est de qui ?
- Katie. Angelina lui a dit que tu... Qu'on était blessés. Alors elle veut savoir ce qu'il s'est passé.
- Tu vas lui dire ?
- Quand je la verrai. Pas par lettre, ce serait trop compliqué.
Il déposa la lettre sur l'appui de fenêtre, après avoir fermé la fenêtre en question et s'assit sur une chaise à côté du canapé où son frère se reposait.
- Comment tu te sens, Freddy ?
- Mieux qu'hier. Et moins bien que demain, sans doute.
- Je vais changer tes bandages.
George se leva et alla rechercher de nouveaux bandages. Il enleva les usagés du corps de son frère d'un coup de baguette pour placer les nouveaux.
- Merci, Georgy.
- Pas de quoi me remercier. Tu es mon frère, après tout...
Ils échangèrent un mince sourire et sursautèrent quand la porte s'ouvrit en trombe sur deux silhouettes improbables.
