Voilà suite et fin. Encore merci à tous pour vos encouragements ainsi qu'Aurelie447 que je ne peux malheureusement pas remercier en MP :)
Bonne lecture à tous et à bientôt avec " Et Soudain, Tout le Monde me Manque "
L'infirmière était venue pour la troisième fois, réveillant définitivement Angela au passage ; la garde de nuit était terminée et le service allait reprendre.
Jane ne bougea pas, toujours logée au creux de l'épaule de son ami. Elle se fixa dans le grand lit blanc. La Mama Rizzoli s'étira et prit la main de sa fille, caressant doucement la peau du pouce. Jane ne ressentit rien. Il n'y avait toujours aucun contact avec ce corps étendu.
- Ça finira par revenir, murmura Frost qui avait senti la crispation de son ancienne coéquipière.
- Tu l'as déjà dit et pourtant il n'y a aucun changement, grogna Jane dans sa frustration.
Quel animal impatient pensa Frost dans un sourire.
- Et qu'est-ce que je t'ai déjà dit aussi ?
- Que ça ne dépendait que de moi…
Et elle n'allait pas tarder à prendre conscience de cela. Trois coups légers sur la porte et Maura apparut dans la chambre. Jane se redressa de suite, prête à se lever.
- Bonjour Angela.
- Maura, chérie, il ne fallait pas venir si tôt, la gronda Angela sans vraiment y penser. Je t'avais dit de te reposer.
La légiste accepta son étreinte et tourna son attention vers la Jane inconsciente.
- Je tournais en rond à la maison, j'ai cru que j'allais devenir folle, expliqua-t-elle d'un sourire triste.
Angela lui baisa la joue et attrapa son sac à main :
- Tu as mangé ? Tu veux que je te ramène quelque chose ?
Mais Maura ne l'écoutait plus, son attention toute tournée vers Jane. Elle avait déjà pris place sur le fauteuil près du lit quand Angela hocha la tête, comprenant que la jeune femme voulait être seule un instant avec sa fille.
Puis Angela disparu dans le couloir.
Jane se leva enfin. Elle hésita un instant avant de s'approcher de Maura. La jolie blonde se pinça l'arrête du nez et ferma un instant ses yeux rougis et fatigués. La nuit avait été longue. Longue et horriblement difficile. Jane pouvait voir la tension dans ses épaules affaissées. Elle pouvait voir la fatigue sur ses cheveux ternes.
La grande femme tendit la main. S'en était trop. Elle voulait la toucher. Même si c'était en vain. Juste peut-être pour se réconforter elle-même.
- Bonjour Jay… murmura Maura.
Jane serra les doigts dans son poing, la main toujours en lévitation près de la peau du cou.
- C'est bête mais… la légiste releva le menton, retenant les larmes au creux de ses yeux. Je t'ai téléphoné cette nuit.
Après un moment, Maura étouffa un rire dans un sanglot.
- Je suis stupide. Mais j'avais tellement besoin de toi…
Les doigts qui se délient à nouveau. Jane pouvait presque sentir sa chaleur.
- Puis il y a eu ta voix sur le répondeur et je me suis souvenue pourquoi j'étais triste, elle serra fortement la main de la détective dans le lit d'hôpital. Parce que tu n'étais pas là…
Le contact, enfin.
Alors c'est l'étincelle, la piqure jusqu'au coude qui mord et engourdit son bras. La lumière blanche qui pulse dans sa tête comme un flash. Jane retira vivement sa main, surprise, effrayée, perdue. Mais c'était tellement bon en même temps.
Un bip frénétique secoua les constantes de Jane pendant une demi seconde et Maura se passa la main sur l'épaule dénudée de part le col de son pull trop grand. Elle tourna légèrement la tête sur le côté :
- Jane ?
Paniquée la concernée se tourna vers Frost. Le jeune homme n'était plus dans la chambre. Alors elle reporta son attention sur Maura. L'avait-elle senti ?
Ce fut le silence qui répondit à la légiste. Après un moment, elle finit par sourire et se pencha vers Jane, les lèvres collées tout contre son oreille.
- Jane, tu vas trouver ça certainement aussi insensé que moi mais… Je sais que tu es là.
La belle brune laissa un frisson la parcourir.
- Je peux te sentir…
Et Jane aussi pouvait presque la sentir. Elle pouvait presque sentir le souffle chaud sur sa peau. Jane s'approcha de Maura à nouveau.
La légiste abandonna tout principe. Pour une fois, rien n'avait de sens. Ou plutôt si, tout en avait enfin un. Les lois de la médecine et de la vie n'avaient plus aucun poids face à la foi qu'elle avait en Jane.
- J'ai des choses à te dire, continua-t-elle en posant le menton sur l'épaule de la détective, Jane, elle, appuyée sur les accoudoirs du fauteuil, la dominait de tout son corps. Je suis sûre que tu peux m'entendre.
La grande femme se pencha :
- Alors parle moi, Maura, parle moi.
Et un baiser fut déposé sur la joue de la légiste. Il n'y eu pas d'électricité, il n'y eu pas de lumière blanche. Pas de douleurs dans le coeur ou dans le ventre. Juste une chaleur grandissante dans le creux de Jane et pour Maura, une légère caresse sur la joue.
Maura sourit de plus belles ; Jane était là.
- Mille fois j'ai imaginé te le dire mais jamais dans ces conditions je te l'avoue, murmura la légiste en caressant la crinière noire de jais. Puis il faut toujours que tu sauves le monde alors je vais devoir m'habituer à ce genre de scénarios n'est-ce pas ?
Jane grimaça et s'excusa silencieusement.
- Et si jamais je n'ai osé te le dire c'était par peur de te perdre. Maura inspira un instant et se mordit l'intérieur de la joue. Parce que, bon sang, Jane, j'avais beau te tendre des perches, flirter avec toi ou même te dire clairement que c'était avec toi que je voulais être, tu ne faisais jamais un pas vers moi.
Dans un gémissement Jane enfouit son visage dans les cheveux soyeux et respira le parfum. Les effluves commencèrent à s'imprégner en elle. Elle y était presque… Qu'elle avait été bête… Bête et aveugle.
- J'avais deux hypothèses concernant ton comportement Jane Rizzoli, taquina Maura. Soit je t'étais complètement indifférente et dans ce cas je ne m'expliquais pas certains de tes gestes, de tes mots… la main glissa le long du cou et la peau de Jane se réchauffa. De tes regards… De la façon protectrice dont tu agissais envers moi ou de ta jalousie. Soit tu étais complètement têtue et tu refusais de voir ce que je m'épuisais à te montrer.
Frost avait raison. Depuis le début il avait raison.
- Maura… souffla Jane dans le creux de son cou.
Les petits cheveux se dressèrent sur la nuque de la jolie blonde et un frisson traversa son corps engourdie.
- Mais il y avait quand même le risque Jay… Le risque de te perdre si jamais je t'avouais tout et que la première hypothèse était la bonne. Puis nous savons toutes les deux que je ne suis pas celle qui ose si je ne sais pas à quoi m'attendre… Maura s'essuya les joues d'un revers de la main. J'ai quitté Jack cette nuit…
Le coeur qui se serre, les frétillements d'une lumière lointaine.
- Je pensais vraiment qu'il allait m'aider à avancer. Te remplacer ça non, mais peut-être m'aider à t'aimer un peu moins…
C'était comme si ça tête était prise dans un étau. Jane suffoqua et perdit l'équilibre. Elle bascula jusqu'au mur derrière elle, non loin de Maura et s'y affaissa.
- Oui Jane, je t'aime.
Une première pulsation jaillit et lui donna l'impression de s'évanouir. Jane se cramponna au rebord de la fenêtre.
- Je suis amoureuse de toi, avoua enfin Maura dans un souffle qui lui libéra la gorge.
La légiste respirait pour la première fois. Jane quant à elle, eu l'impression d'étouffer. C'était comme si son corps de substitution voulait cesser d'exister. C'était comme si l'image d'elle même se sentait aspirer par son homologue réel allongé sur le lit.
- Maintenant je n'ai plus peur de prendre des risques et je veux que tu reviennes, pleura Maura. Je t'aime…
Sans plus attendre un seul instant parce que Maura ne s'en sentait plus capable, elle embrassa les fines lèvres, goutant enfin à la caresse tant rêvée. Voilà ce que c'était d'aimer d'amour.
La lumière blanche se mit à crier. Jane se retrouva débordante de chaleur, de plénitude absolue. Le souffle lui manqua soudain et elle se retrouva haletante et tremblante de plaisir, d'incertitude, de joie explosive. Jane se tint les lèvres. Elles étaient chaudes, chaudes et légèrement humides.
- Tu as pu le sentir.
Elle tourna vivement son attention vers Frost. Le jeune homme lui sourit. De ce sourire d'enfant qui lui manquait tant. Ce n'était pas une question, Barry savait qu'elle l'avait senti cette fois.
- J't'en supplie Frost, fais moi revenir, il faut que je revienne !
- Les portes Jane, n'oublie pas que c'est à toi de choisir celle que tu veux ouvrir, l'image de Frost se brouilla, cela ne dépend que de toi.
Jane se tourna vers Maura et il n'y avait plus qu'une seule chose graver dans son esprit :
- Tout ce que je veux faire, c'est rentrer à la maison.
Sa maison ? Maura.
Tout se qui se passait autour d'elle s'arrêta net. Soudain, c'était comme un retour dans le temps. La caresse de Maura sur sa peau, son arrivée dans la chambre, Angela qui était endormie près du lit, Frost et elle assis dans le canapé du fond, serrés tout contre l'autre. À vitesse grand V elle revoyait le voyage vécu, le chemin extraordinaire qu'elle avait parcouru. Maura au bar, à la BPD, dans la chambre d'hôpital. Wescourt allongé à la morgue, l'agitation autour d'elle lors de son arrivée à l'hôpital et l'opération pour ses côtes fêlées qui avaient touché un de ses organes.
- Frost…
Le transport en ambulance, Maura qui la maintient en vie.
- Frost ! paniqua Jane. Elle voulait le revoir, juste encore une fois, elle voulait lui dire au revoir.
Maura qui la sort de l'eau. Maura qui crie par dessus la rambarde du pont.
Puis c'est la sensation de chute. La lumière éclatante. Jane ouvrit doucement les yeux. Retour à la case départ. À ce blanc immense. À cet infini de lumière.
- Alors partenaire, dure journée ? s'amusa-t-il à répéter pour l'impression de déjà vue.
Jane se retourna vivement. Elle se jeta dans ses bras et soupira de soulagement.
- J'ai cru que tu étais définitivement parti…
Le détective resserra son étreinte et Jane prit sur elle pour retenir ses larmes.
- Je voulais te dire au revoir avant.
Elle avait conscience que c'était le moment. Qu'il ne pourrait pas rester indéfiniment près d'elle. Mais elle était reconnaissante. Cette fois, elle avait la chance de lui dire, la chance de le serrer, de savoir qu'il allait bien, qu'il n'était pas triste. Elle avait cette chance, une dernière fois.
Ils se dégagèrent de leur étreinte et se firent face. Jane remercia à nouveau, au plus profond d'elle même, qu'on le mette une nouvelle fois sur son chemin. Cette fois-ci par contre, elle savait qu'elle n'allait pas être en colère qu'on vienne le lui enlever.
- Est-ce que ça va aller ? demanda-t-elle doucement.
Il haussa les épaules dans un sourire. Tout était possible ici. Il y avait encore tellement à voir.
- Je serais toujours là Jane.
- Je sais… Comme tu l'as toujours été.
- Profite de la vie. Fais moi le plaisir de ne jamais oublier ça.
- Je te le promets.
Frost lui offrit une dernière étreinte et commença à reculer, l'attention toujours portée sur sa coéquipière :
- Au revoir Jane.
Il n'y avait pas de grésillement, pas de flash, pas d'angoisse. C'était comme s'il y avait enfin une finalité à une chose. C'était comme si, après tout ça, dire au revoir avait un sens différent.
- Au revoir Frost… Merci pour tout.
La lumière éclatante brilla de mille feu, enveloppant la détective dans son voile chaud et réconfortant. L'image du jeune homme se déforma comme un mirage en plein désert et Jane ferma les yeux.
Lorsqu'elle les rouvrit enfin, l'image n'était pas nette de suite. Elle du cligner plusieurs fois des yeux afin de voir au delà de la lumière. Il faisait chaud dans la chambre blanche et les cliquetis des machines fournissaient une vibration de fond. Jane pouvait sentir la douceur des cheveux contre sa joue, le souffle régulier contre son cou. Elle ne prêta aucune attention à la douleur dans ses côtes et ses épaules. Non, elle se concentra seulement sur le bien être d'être de retour. C'était doux, calme. C'était être à la maison.
Alors elle tourna la tête et embrassa le front offert. Les deux yeux noisettes abasourdis qu'elle rencontra lui arracha un sourire. Avant que Maura n'ai pu dire ou faire quoi que ce soit, un cri strident de joie se répercuta sur les murs et Jane sursauta, sentant la douleur se propager dans sa cage thoracique.
- Putain, Ma… grogna-t-elle en se tenant la poitrine, la voix plus rauque que d'habitude.
Angela se jeta sur elle et lui embrassa le visage de toute part. Maura porta la main à sa bouche afin de cacher son léger ricanement. Lorsque leurs regards se croisèrent, la légiste, les yeux humides, la remercia silencieusement. Jane tendit alors la main, Angela l'ayant dégagé de son étreinte et s'étant précipitée vers le poste d'infirmières pour les prévenir du réveil de sa fille ainsi que pour téléphoner au reste de la famille.
- Il faut aussi que je te dise quelque chose.
Le corps entier de Maura se tendit. C'était vrai alors ? Elle était vraiment là tout à l'heure n'est-ce pas ?
Jane incita Maura à se pencher vers elle. La grande femme encadra son visage et dégagea les mèches tombantes d'un mouvement de doigts. Maura retint son souffle, totalement paralysée. Dans un sourire tendre, Jane murmura enfin :
- Ta deuxième hypothèse était la bonne.
Les bouches qui fusionnent. Les lèvres qui se caressent et clament leur bonheur d'être enfin réunies. La machine représentant les constantes de Jane eut un raté et Angela cria à nouveau de joie lorsqu'elle arriva dans l'encadrement de la porte, deux infirmières sur les talons.
[…]
Jane était restée une nuit de plus à l'hôpital. Aujourd'hui elle pouvait sortir à condition que quelqu'un s'occupe d'elle 24h/24h durant quelques jours. Malheureusement, l'opération avait laissé quelques séquelles et la détective ne pouvait pas se remettre de ses blessures du jour au lendemain. Angela n'avait pas eu son mot à dire. Jane allait s'installer chez Maura. Pour des raisons pratiques bien entendu. Angela en avait rit intérieurement.
Les deux femmes avaient été inséparables durant la dernière journée et la Mama Rizzoli laissa même sa place à Maura pour la veiller cette nuit là. Oublié le fauteuil, Maura s'était nichée contre le flan de la grande femme, protégeant ses cotes douloureuses du mieux qu'elle pu.
Jane lui avait dit qu'elle l'aimait aussi. Qu'elle l'aimait à se damner et ce depuis plusieurs années déjà. Elles avaient beaucoup parlé. Parlé de tout ce dont elles auraient du parler depuis longtemps. Mais Jane garda pour elle ce merveilleux voyage. Elle garda pour elle sa rencontre avec Frost et la découverte de certain secret. Si elle l'avait entendu, c'était qu'elle n'était plus très loin dans les tréfonds de l'inconscience. Maura avait accepté cette version. Pourtant elle l'avait senti sa main sur sa nuque ou encore sa bouche sur sa joue. Mais elle ne dit rien. Elle avait déjà tout depuis le réveil de Jane. Le reste pouvait bien arriver plus tard.
Il faisait gris dehors. Les nuages dominaient le ciel et la pluie n'allait pas tarder à tomber. Après avoir signé les papiers de décharges et emballé ses quelques affaires, Jane essayait tant bien que mal de mettre son sac dans le coffre de la Prius de Maura.
- Jane ! gronda Maura qui venait d'arriver, arrachant des mains le baluchon. Toujours aussi têtue, la réprimanda-t-elle.
La détective rit difficilement, ses côtes toujours douloureuses. Elle attrapa sa béquille par le bout et se servit de l'appui main pour attirer Maura vers elle. La légiste fut entrainée contre le corps chaud et se laissa embrasser.
- Tu as beau dire quoi que ce soit je sais que tu aimes ça, la taquina la détective.
Maura passa les mains autour de son cou. Jane sourit, triomphante et se pencha pour un nouveau baiser. C'est alors que Maura se dégagea de son étreinte, lui dérobant sa béquille au passage. Surprise Jane resta sans voix.
- On fait toujours la fière, détective ?
Décidément, la vie se promettait d'être encore plus d'elle dorénavant. Alors qu'elle avait finit par s'installer dans le siège passager, Jane attendit que Maura monte à son tour. Elle survola la façade de l'hôpital et tourna son attention sur la rue, détaillant les passants qui s'activaient sous l'apparition de la pluie fine. Sans surprises elle le trouva là, debout fixement dans la foule agitée. Elle en était persuadée maintenant, tout ce qui s'était passé, s'était vraiment passé. Sans quitter Frost des yeux, Jane demanda :
- Maur'…
- Hmmm ? répondit la légiste en accrochant sa ceinture.
- Est-ce que tu te souviens ce soir là, il y a quelques mois à la BPD, où tu avais rendez-vous et que j'ai été désagréable avec toi, je t'ai dit de partir et de ne pas t'occuper de moi ?
Maura réfléchit un instant. Il y plusieurs fois où cela c'était passé. Elle n'arrivait pas à se rappeler exactement.
- Quand tu es partie, tu as murmuré quelque chose, continua Jane.
La jolie blonde se souvint alors. C'était ce soir là. Maura avait toujours su, de part le comportement de Barry après leur rencontre au Dirty Robber cette nuit là, qu'il avait compris ses sentiments pour Jane. Depuis ce moment, il avait toujours fait en sorte d'être à ses côtés et de devenir le confident dont elle aurait eu besoin.
- Oui je me souviens.
Jane regarda Frost hocher la tête. La foule se densifia et son image se brouilla à cause des précipitations sur le pare-brise. Quelques secondes plus tard et il disparut.
- Qu'est-ce que tu as dit ?
Les mains se trouvèrent sur l'accoudoir entre elles. Maura porta celle de sa détective à ses lèvres.
- Tu m'avais dit de ne pas penser à toi, les yeux qui se rencontrent. Or je ne pouvais faire que ça, penser à toi.
Jane ferma les yeux sous la sensation de douceur et caressa sa joue du revers de la main. Maura appuya son visage dans sa paume et se laissa reposer contre l'appui tête.
- Il s'est passé quelque chose après l'accident…
Les yeux pétillants ne quittèrent pas Jane une seconde.
- Quand j'étais dans le coma… Il s'est passé quelque chose.
Une lumière vive éclaira l'intérieur de la voiture. Jane porta son attention sur l'extérieur. Il ne pleuvait plus. Les nuages venaient de s'effacer, laissant place direct aux rayons de lumière. Jane sourit. Il sera toujours là. Après tout, c'était une promesse.
- C'est un vieil ami qui m'a ramené à la maison.
