Bride's Worst Nightmare.

Note de l'auteur : Hello Hello ! Je tiens par cette petite note à remercier ceux qui prennent la peine de laisser un commentaire. J'ai eu pas mal de difficultés à rédiger cette fiction, à trouver le juste milieu dans le crossover, surtout que je maniait ces deux univers pour la première fois. Quoi qu'il en soit, merci à l'infini...

Lily.

11 - Une illusion fabriquée.

La douleur vint en premier. Elle avait surgi partout et enveloppait tout. C'était un bras ankylosé, une respiration rendue difficile par une gorge sèche, une migraine qui vrillait les tympans, et un coeur affolé. Puis suivit l'espoir, qui submergea tout, effaçant chaque petit désagrément, nourrisant cette lutte implacable contre les blessures. L'espoir était une façon et une raison de vivre.

Jake est rentré.

Ce fut cette petite pensée, ces 3 mots, cette bonne nouvelle qui donna à Bella tout le courage et la force nécessaire pour sortir de sa torpeur et éloigner sa douleur. Elle tendit d'abord l'oreille, discernant plusieurs respirations mais pas l'ombre d'une conversation. Puis, satisfaite, ses yeux s'ouvrirent. Difficilement, comme des papillons tentant de prendre leur envol par temps de vent. Il y avait de la lumière, beaucoup de lumière, un éclair aveuglant, rendu encore plus désagréable par le bruit des mouvements tout autour. Mais il fallait tenir bon. Jake est rentré, je dois me réveiller.

Lentement, les yeux finirent par faire la mise au point. Il y avait 3 personnes dans la pièce. 3 personnes qu'elle connaissait, mais pas l'ombre de celle qu'elle espérait. Edward, Charlie, Sam. Pas de Jacob.

Tout effort pour reprendre une respiration et un rythme cardiaque normal furent oublié douleur la submergea à nouveau, les larmes menacèrent de couler, et dans sa tête, une unique pensée. Où est-il ?

" Bella ?"

Elle connaissait cette voix, elle aimait cette voix, et elle s'apprêtait à épouser cette voix. Elle lui donnait la force de continuer à avancer, l'envie de se raccrocher, elle le méritait. Ouvrant de nouveau ses yeux, elle porta son regard sur Edward qui la regardait avec tendresse et inquiétude.

"Où est-il ? Murmura-t-elle."

Il l'observa, déconfit. Jeta un coup d'oeil aux deux autres hommes. Il ne s'attendait pas à cette question là.

" De qui tu parles ?

- Jacob."

Les coups d'oeil furent à nouveau échangés. Empreint de patience, Edward lui expliqua doucement, en caressant son visage :

" Bella, il est parti. Tu ne te souviens pas ?

- Parti ? Non, non, il est revenu ! Il est revenu ! Je l'ai vu, et entendu. C'est lui qui m'a sorti de la voiture."

Je me souviens de ça.

" Bella, c'est Sam qui t'a sorti de la voiture."

Celui-ci s'avança jusqu'au pied du lit.

" Je voulais juste m'assurer que tout allait bien. Dit-il comme pour justifier sa présence."

La main d'Edward continua à caresser la joue de Bella, mais celle-ci eut un mouvement de recul.

" Non, c'est faux ! C'est Jacob qui m'a sorti de la voiture. Et il m'a même dit cette phrase, cette phrase qui m'a pas fait rire au début, mais y'avait que lui pour se moquer de moi à cet instant là."

Faisant un effort pour se souvenir, Bella finit par retrouver la phrase en question, mais, alors qu'elle s'apprêtait à la prononcer, Sam la devança :

" Tu n'es finalement pas plus douée avec une voiture qu'avec une moto."

Le monde de Bella s'écroula alors. Non, non, c'est impossible. C'est Jake que j'ai vu. Avant qu'elle ne puisse les contrôler ou admettre qu'elle s'était trompée, les larmes s'étaient mises à couler. Elle devait leur dire, leur prouver qu'elle n'était pas folle, qu'elle n'avait rien inventé. Jake était là, elle le savait.

" Papa, dis leur que je suis pas folle, c'est toi qui m'as dit qu'il était rentré !"

Charlie lui jeta un regard inquiet et mal à l'aise. Puis, lentement, comme pour ménager sa fille, il murmura :

" Bella, je ne t'ai jamais dit ça."

Eclatant alors en sanglot, Bella sentit tout espoir la quitter. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle ! Il devait y avoir une explication, cette situation ne pouvait en aucun cas être le fruit de son imagination. Jake, pourquoi m'as tu abandonnée ... ?

" Je ne suis pas folle..."

Puis, comprenant ce qui était en train de se produire, elle leva un doigt accusateur vers Edward et siffla entre ses dents, comme une démente :

" C'est elle ! C'est elle qui a fait ça, elle veut me faire passer pour une folle ! Mais je suis pas folle ! C'est elle la folle ! C'est elle qui a fait ça..."

Et alors qu'elle pensait qu'un nouveau débat s'ensuivrait, Edward se contenta de se pencher dans sa direction et lui dit en la regardant droit dans les yeux :

" Je sais."

Interloquée, Bella ne savait plus comment réagir. L'espoir qui affluait et refluait sans cesse, ne savait s'il devait rester ou s'en aller.

" Tu le sais ? Vraiment ? Tu n'es pas en train de dire ça pour me faire plaisir ? Je suis pas folle Edward, je sais que c'est elle qui a tout manigancé !"

Puis, se souvenant de la raison pour laquelle elle était là :

" C'est elle qui a trafiqué mes freins ! Et qui a obligé Charlie à me faire croire que Jacob était rentré. C'est elle ! "

Puis, se recroquevillant dans son lit, elle maugréa plus pour elle même :

" Elle va y arriver cette garce, elle va finir par réussir à me tuer."

Edward tendit à nouveau la main dans sa direction. Elle le laissa approcher lentement.

" Je ne la laisserai pas faire. Promit-il."

Elle acquiesça distraitement.

" Qu'est-ce qu'on va faire alors ?"

Edward caressa tendrement ses cheveux pour l'apaiser. Avec douceur il pencha son visage sur le sien et embrassa son front. Elle se détendit.

" Je vais m'en occuper.

- Elle va te tuer.

- Elle en est incapable.

- De tuer ? Tu plaisantes !

- Non, de me blesser. Elle m'aime."

Le coeur de Bella se remit à battre à toute allure. Elle détestait cette évidence, elle détestait qu'il le dise à voix haute. Il le ressentit et s'en excusa. Mais cela ne changeait rien au fait qu'elle savait qu'il avait raison. Il était le seul à pouvoir véritablement régler le problème. La question qui demeurait néanmoins, était celle de savoir s'il aurait la force de lui résister. Car Katherine n'était pas seulement une folle furieuse quelconque. Elle était et resterait probablement pour l'éternité, une folle furieuse amoureuse.