Pairing: Fred Weasley/ Remus Lupin

Rated: K+

Titre: Le loup tapi dans mon cœur.

La guerre fait rage et pourtant je ne peux m'empêcher de penser à toi, égoïstement. La guerre sépare ceux qui s'aiment. Mais nous elle nous rapproche. Parce qu'elle nous donne des excuses pour être ensemble.

Je sais que tu fais semblant. Tu prétends que les groupes de patrouilles sont fait par hasard, mais je sais bien que tu le fais exprès. Je sais que tu ne supporterais pas que je meurs seul, sans toi, et tu sais que je ne supporterais pas que quelqu'un d'autre te dise adieu.

Je sais aussi que ton cœur est partagé, torturé. Parce qu'elle aussi tu l'aimes. Tu m'as rencontré avant elle mais tu m'as réellement connu après. Je me rappelle quand tout a commencé. Après le mariage de Bill. J'étais à côté de toi quand tout est arrivé. Tu m'as attrapé le bras et tu m'as emmené avec toi. Aujourd'hui encore je ne sais pas pourquoi. Mais c'est comme ça qu'on s'est retrouvé dans une maison isolée de tout, seuls plusieurs mois, en essayant de retrouver les autres.

Peut-être que c'est la solitude qui nous a rapproché, peut-être que tout ça n'était pas réel, au début tout du moins, que c'était juste que ta femme te manquait. Je t'ai trouvé surprenant, attachant, beau, séduisant, tout ce que je n'avais pas vu jusque là. Tu t'es accroché à moi comme une bouée. Tu sais c'est la première fois que je te voyais pleurer.

Et puis il y a eu ce soir de pleine lune où tu n'avais pas pris ton médicament et où j'ai passé la nuit avec toi malgré le danger. Ce matin là a ton réveil tu m'as embrassé. Passionnément, presque avec colère. A vrai dire tu m'as fait peur. Mais mon cœur a explosé dans ma poitrine. Je ne savais pas avant. Et puis tu t'es à nouveau éloigné de moi. Tu avais honte. Je t'ai compris et j'ai patiemment attendu. Et tu es revenu vers moi, doucement, comme un animal sauvage apeuré. Je t'ai apprivoisé. Comme un enfant, alors que c'était moi le plus jeune.

Tu m'as fait grandir. Je suis devenu ton amant. Je ne savais pas au fond si tu m'aimais mais je m'en contentais parce que moi je n'imaginais plus ma vie sans toi. Et puis on a retrouvé les autres et tout s'est arrêté. Tu as retrouvé ta femme et une vie qui ressemblait à celle d'avant. J'ai beaucoup pleuré. J'ai souffert. J'ai cru que tout était faux.

Et puis tu as commencé à m'emmener avec toi en mission. Et un jour tu me l'as dit. Nous avons faillit y passer tous les deux dans une embuscade de Mangemorts mais on s'en est sorti. Tu m'as regardé et tu m'as dit « J'ai eu peur pour toi Fred ». Et tes yeux m'ont dit « Je t'aime ». Depuis tu continues à m'emmener avec toi et tu prétends que c'est un hasard. Personne ne sait. Juste moi.

Aujourd'hui a lieu la grande bataille. Tout le monde a peur pour les siens. Tu me regardes de l'autre côté de la grande salle, juste avant le début des combats. Et tes yeux me disent tout ce que tes lèvres ne peuvent former. On ne peut même pas échanger un dernier baiser.

Je suis posté dans la même tour que toi. À quelques mètres seulement. Encore un de tes hasards. Percy me fait une blague et je ris. Ou je fais semblant. Je ne sais même pas parce que la seule chose que je vois c'est toi.

Et puis soudain tes traits se tendent et tu te retournes dans ma direction. Tu cours vers moi, alors que Nymphadora te suis, sans avoir l'air de comprendre. Moi j'ai compris. J'ai compris que par la meurtrière tu as vu un Mangemort lancer un sortilège. J'ai compris que c'est un sortilège puissant. J'ai compris que nous allons mourir. C'est pour ça que tu cours vers moi.

Je souris. Je souris parce que j'ai compris. Je souris parce qu'en ce dernier instant c'est vers moi que tu cours et pas vers elle. La guerre fait rage et pourtant tu ne peux t'empêcher de penser à moi, égoïstement.

Tout explose. Mon visage a figé un sourire et pourtant mon dernier souffle est triste. Parce que tu es déjà mort, sur le coup de l'explosion. Nymphadora a côté de toi. Je suis à un bras de distance. Si j'avais encore la force, je me traînerais jusqu'à toi. Mais la seule chose que je peux encore faire c'est penser à toi et te dire que je t'aime.


Le retour de l'auteur: Vous pouvez me détester à présent...