Holà à vous !

Vous croyez à l'adage selon lequel « qui ne pipe mot, consent » ? J'ai bien envie d'y croire, comme ça je peux me dire que si personne n'a émis un quelconque avis sur le troisième récit, c'est qu'au fond ce n'était peut-être pas si mauvais ni n'a demeuré de l'ordre du pas bon (du tout) ; ou alors, c'est juste que vous n'avez pas voulu être castré… J'opte pour la deuxième hypothèse, c'est plus confortable pour moi et mon ego :) Ou bien, c'est vous qui me dites… ou pas (et j'sens bien que ça va continuer plutôt dans ce sens-là, pas vrai ?).

Sinon, l'idée traitée dans ce quatrième écrit m'est venue très spontanément et me plaît pas mal ; rien qu'imaginer la scène, ça me fait bien sourire. Sûrement que j'dois être une trop grosse utopiste — chacun sa tare, que voulez-vous — mais j'espère malgré tout que vous aussi, vous apprécierez au moins un peu cet amuse-bouche (car c'est pas avec ces pauvres 250 mots que je vais vous rassasier…).

Finish, pour le blabla merdique et place à la lecture qui peut-être sera bonne pour vous !


Passion de groupie

Dégouline, la sueur. Perle, la raideur. Se fige, l'œil.

Ressens l'émotion pulluler l'air. Subis la chair transpercée ; mille dagues frissonnantes. Son du corps, celui des roulements cardiaques ; tambour du feu veineux. Ce n'est pas seulement pulser à cent à l'heure ; tu bouts de l'intérieur. Le cerveau s'empoisonne de toxines, celles piquantes d'adrénaline. Parfum goûteux de l'émoi attaqué, percé, lacéré. Se tord l'affect vierge, comme dépouillé de parures salvatrices. Seulement un sentiment fou qui écrase ; le fouet du cœur. Endure l'incompressible fougue du sang chaud, car sa froideur a brûlé sous la vague déferlante de l'anxiété.

Tu ne respires pas ; tu t'affoles.
Seul sur ton pallié.

Te perdant à scruter.
Emmitonné dans le drap du paralysé.

Peur.
Ici, face à lui.

Celui qui te mutile.
Te fais ressentir.

Angoisse.
De ce qu'il te réserve.

Tourment.
De ce qu'il représente.

Pour toi ; toi qui tremble.
Hésite. Redoute.

Car trace ton devenir.
De bonne ou de mauvaise augure.

Tant de possibles, de calamités peuvent en surgir.
Si tu décides.

Oser. Avancer. Toucher.
Sans ticket retour.

Le découvrir.
Tout entier.

L'ouvrir.
Lui et seulement lui.

Ce paquet, innocent de vue.
Qui t'égratigne de délires.

Ce présent, teinté d'intentions.
Qui gît en parfaite malice.

Cette offrande, emballée d'un sourire maléfique.
Qui ne demande qu'à t'engloutir.

Ce cadeau, signé Jubia Loxar.

Pour lequel tu craints et tu transpires.
Pour ta vie, ton métabolisme.
Car c'est une pure fanatique.
Et tu es sa victime.

Sa passion de groupie.


Le prochain écrit sera posté fin juillet ; dans deux semaines quoi.

Merci en tout cas à vous de votre lecture qui j'espère n'a pas été trop plate ni… pas bonne du tout :)

Bon début de vacances pour les uns, et bon courage pour les autres qui triment !

À la revoyure mes cocos !