Holà tous !
Eh ben, j'ai l'impression que ça fait belle lurette que j'ai pas posté quelque chose — ce qui est le cas… C'est dingue comme le temps file entre nos doigts quand on a une flopée de choses à faire ! Même lire des fics, c'est chaud du bouillon — alors ne parlons pas d'écrire, car c'est encore pire.
Ce récit, il me plait et j'espère que cela en sera de même pour vous — au moins un peu. Il reflète bien l'image de déglinguée qu'est Jubia Loxar je trouve, et c'est que du bon quand elle est comme ça.
Sur ce, je souhaite une agréable lecture à vos mirettes !
Martyres d'un soir
Elles ne t'auront pas.
Toutes qu'elles sont à te prendre. Je les haïs ; noirceur qui passe dans le regard, et dans mes doigts. Folle envie de lapider leur corps. Entendre ce déchirement caresser l'ouïe ; bruit de jouissance. Enfin leur bougie de vie s'éteint et ainsi tu redeviens ma proie, juste et seulement pour moi. Plusieurs fois l'imaginaire s'enfonce dans cette vision de paix où nulle autre que ma faim te dévore. Comme cela se doit, il n'y a de place que pour un amour fou : le mien. Ces autres ne sont que des copies disgracieuses et présomptueuses ; elles que je découpe, en cette nuit de croissant de lune.
Oui, toutes gisent là, face à la pâleur du crépuscule et de mes traits ; je souris.
Tant de fois le désir fut là, de chacune les dessaisir du cosmos ; ne jamais plus les voir. Elles et leurs mirettes trop fixées sur ta carne, je ne peux les savoir là, présentes et aussi près de toi. Tels ces suceurs de sang, elles drainent et s'emparent de ce que tu dégages : ton aura, celle-là même que tu implantes dans ma fibre sensorielle. Folle d'impur que je deviens alors, et il est hors de question que quelconque en ressente de même. Surtout elles, qui s'excitent de leur pitoyable tromperie. Saisir l'entier de ton être ? Elles rêvent — fabulation qu'aujourd'hui je démembre.
Oui, elles sont là ; toutes agglutinées devant moi.
Entends-tu ? Ce crissement sortir de leurs formes saucissonnées.
Je ris ; écho dément glaçant l'alentour.
Que c'est bon, divinement bon ; les voir ainsi souffrir, mourir entre mes doigts n'est que délice.
Tant et tant elles le méritent.
Leur allure si terrible de suffisance se tord sous les coups de cisailles ; fini, la parade outrageuse.
Des petits morceaux qui jamais plus n'auront la folie de vouloir te capturer.
Je lèche du regard ce spectacle — mon massacre.
Le ravissement m'éclabousse, me tâche de ces quelques gouttes carmin.
Encore ce sourire d'aliénée, sublimé par l'halo lunaire.
Et les voilà, sans plus rien de vivant.
Elles.
Que j'ai charcutées.
Elles.
Qui payent pour ma jalousie.
Elles.
Qui ont fait surgir ma soif assassine.
Elles.
Qui pourrissent en enfer !
T'es à moi, Grey Fullbuster.
Non à elles.
Et je ris, ris de ma réussite.
Car rien ni personne ne surpassera mon obsession.
Pas même ces affreuses pécheresses.
Celles qui t'exhibent à mon insu.
Je les arrache à ma vue et au Monde.
Elles.
Ces photos du Sorcier Magasine.
Qui sont mes martyres d'un soir.
Je ne donne pas de date pour la prochaine publication car je ne sais pas du tout quand je posterai le 10ème récit. Non pas qu'il n'est pas écrit, du tout (il est bien au chaud dans mon disque dur) mais juste qu'à chaque fois que je publie je suis obligée d'amputer sur mon temps d'étude donc… Suite il y aura, pour sûr mais quand ? Telle est la question.
Je vous remercie pour votre lecture en tout cas et j'espère que ça a été — que vous avez passé un moment plutôt sympa en compagnie de ma plume.
À la revoyure et surtout, bonne lecture et écriture à vous !
