Avant de commencer ce chapitre, je rappele que, comme vous, je suis un être humain, qui a besoin de dormir, de manger, de sortir s'aérer, de voir ses amies... EN CLAIR, JE NE SUIS PAS UNE MACHINE PARFAITE QUI PASSE TOUT SON TEMPS A ECRIRE ET QUI PEUT POSTER CINQ CHAPITRES TOUS LES JOURS ! J'ai quelques problèmes à régler un peu plus grave que satisfaire mes lectrices, et j'en suis désolée, car je préfererais nettement pouvoir passer mon temps à écrire et poster... Mais la vie ne permet pas à tout le monde de passer toutes les deux heures ici ^u^'
Ne vous sentez pas toutes visées par ce petit 'tir' de ma part, c'est juste que je reçois parfois des mps ou commentaires qui me semblent un peu injuste ! Je comprends l'impatience du lecteur, car à une époque pas si lointaine, j'étais à votre place... Mais soyez un peu compréhensives... C'est tout ce que je demande !
Sinon, Enjoy quand même :)
Bisous à toutes mes 'fidèles' que j'admire pour leur patience et leur gentillesse !
Chapitre XII
Sentir une balle se loger dans son corps n'avais pas été douloureux en soi, c'était se faire tirer dessus, par Helen Magnus, qui avait amené Nikola à se faire plus coopératif et supportable. La plaie c'était vite refermée, et la petite balle d'argent qui s'était logée dans son estomac avait été rejetée par son organisme sans aucune douleur particulière.
Alors qu'Helen s'était directement enfermée dans le laboratoire de son père au sous sol, Nikola s'était retrouvé seul, avec pour loisir la visite du cottage, sans guide ni plan.
Complètement rectangulaire, l'habitation comportait cinq pièces. Les visiteurs entraient dans petit hall d'entrée qui donnait sur un grand salon rustique aux murs crépis à la chaux blanche, où les poutres avaient été conservées apparentes. Dans un coin de la pièce trônait une cheminée imposante autour de laquelle un sofa et plusieurs fauteuils étaient disposés.
La pièce était flanquée de deux chambres meublées simplement, mais avec un goût qui trahissait la richesse des propriétaires. Les lourds velours qui ornaient les chambres de la villa Magnus à Londres n'était présent ici que dans les ciels de lits et ses rideaux. Les rideaux qui pendaient aux fenêtres étaient fait en dentelle crochetée au point irlandais.
Partout dans le salon et les deux chambres, le sol était en parquet brut, que Nikola jugea être en chêne. Derrière le salon, deux portes menaient respectivement à la cuisine et à un lavoir alimenté par un puits que l'on voyait depuis les fenêtres donnant sur le jardin de derrière.
Quant à l'état de la cuisine… Seul le sol de terre cuite était encore au goût du jour. Le vampire se prit à sourire en voyant les installations de la cuisinière qui devait fonctionner sans nul doute à la tourbe. Ne mangeant pas autre chose que du sang, ou du moins jusqu'à ce qu'Helen trouve un traitement adapté à son cas, il ne serait pas celui qui aurait l'immense honneur de la faire fonctionner après Dieu seul savait depuis combien de temps elle n'avait pas été utilisée…
Dans l'ensemble, la maison était confortable, et elle lui rappelait quelque peu sa propre maison à Smiljan. La seule chose qui étonnait Tesla était l'absence de décoration tape-à-l'œil. La famille Magnus avait un goût prononcé pour l'art sous toutes ses formes, et la nudité des murs était plus que choquante pour quelqu'un qui avait eu le plaisir de faire le tour du propriétaire dans la villa londonienne.
Manquant d'occupation, il décida d'allumer un feu dans la cheminée et de mettre les chambres en ordre.
Il y avait déjà du bois sous l'âtre, et allumer le feu fut assez facile. En réalité, le plus difficile pour le vampire fut de juger de la possibilité de séduire Helen avant de devoir arranger deux lits, ce qui serait plus simple pour laver les draps en partant, ainsi que pour des raisons de chauffage évidentes : Dormir à deux dans un lit nécessitait moins de chauffage dans la chambre, et donc moins de bois à aller ramasser. Mais compte tenu du fait qu'Helen n'avait pas hésité à lui tirer une balle dans l'estomac, il doutait sérieusement de ses capacités de séduction.
Non, pour l'heure, deux lits nécessitaient ses soins délicats…
Il soupira. Helen passerait son temps dans le laboratoire, et il se retrouverait seul le temps qu'elle lui trouve un remède. Il aurait voulu l'aider, histoire d'avoir un peu de compagnie, mais n'étant pas spécialisé dans la cryptozoologie et la tératologie, il ne lui serait d'aucune utilité.
Tout au plus il pouvait espérer que son amie s'alimente à intervalles réguliers, lui laissant le temps de discuter de la pluie et du... oui enfin, de la pluie. Mais ce ne serait déjà pas chose facile de la sortir du sous sol pour l'obliger à se reposer quelques heures.
S'il avait pu plaisanter sur le sujet, il aurait demandé à Helen avec un de ses sourires incroyablement irritant si son entêtement était du à une attirance particulière envers lui qu'elle tenterait de refréner, mais il avait encore assez de bienséance pour ne pas retenter l'expérience douloureuse de se faire tenir en joug par la fille Magnus.
Il savait du moins une chose : Seul à tourner en rond comme dans une cage dans le cottage, ne serait-ce que deux jours d'affilé, sans compagnie et sans pouvoir satisfaire son appétit vampirique, et il deviendrait encore plus fou qu'il ne l'était déjà.
Le matériel datait de Mathusalem, et aucune des quatre lampes à huiles stockées dans l'armoire du sous sol ne contenait encore d'huile. Helen était donc furieuse et obligée de s'éclairer à la bougie. Comment allait-elle travailler ? Cela restait un mystère. Résoudre le problème de Nikola risquait de prendre plus de temps qu'elle ne l'avait pensé. Et elle était contrainte à passer elle ne savait pas combien de temps en cohabitation avec le dernier vampire de la planète. Vampire qui était assoiffé, et qui semblait prendre un malin plaisir à la mettre hors d'elle à chaque occasion.
Lui tirer dessus lui avait sur le coup procuré un soulagement intense, puis avec le recul, le remord l'avait assaillie. Le pauvre homme était insupportable, certes, mais il était tout de même son ami, et son patient… Sans parler de ce qu'elle avait ressenti la veille quand il l'avait mordue. Et son comportement était en grande partie dicté par ses gênes, gênes qu'elle avait elle même réveillés…
Elle soupira, et laissa sa tête reposer sur ses bras croisés sur sa table de travail.
