Ouuuuuuh deux chapitres le même jour !
Je sais que vous pensez à ça les gens :p Nan, c'est juste que j'ai envie de vous faire plaisir, et partagé la suite de cette fanfic. M'EN FOUS DES FAUTES ! Elles sont pas si graves que ça !... Si, Flo ?
Bref, c'est un chapitre court encore. J'espère qu'il vous plaira quand même, et bientôt je posterais la suite (si ma bêta ne peut pas corriger mes fautes, taaaant piiis ! Nan, Flo au moins tu peux me donner ton avis et c'est ça qui me fait avancer)
Bref, bonne lecture ! :D
La lumière m'aveugla, et j'eus besoin d'un temps d'adaptation avant de pouvoir me repérer. Je pouvais entendre ricaner près de moi, et des hommes parlaient.
- Deux cents millions de berry pour sa jolie p'tite tête, le patron va être content !
Je constatais la présence de cette cage, dans laquelle j'étais enfermée. Je me raclais la gorge, et on s'approcha. Les gars étaient tous habillés avec du noir, et une grosse étoile rouge sur leur pantalon.
- Excusez-moi messieurs, mais où suis-je ?, demandais-je le plus calmement du monde (étonnant, hein ?)
- T'es dans la Franky House cocotte !
Je soupirais, et détaillais mes geôliers. Je n'aurais aucun mal à me débarrasser d'eux.
- Où est-il ?
- Qui ?, demanda l'un.
- Mon compagnon. Vous avez dit que vous me cherchiez sur demande. Ou d'après ce que j'ai entendu, vous m'avez baratiné comme de bons chasseurs de prime.
N'ayant pas de réponses, je soupirais de nouveau. Lorsque je posai mes mains sur les barreaux, l'un des gars éclata de rire.
- Rêves pas, tu peux pas t'échapper !
Au même moment, les barreaux craquaient entre mes mains écartées. Je profitais de la stupéfaction des hommes pour sortir de ma cage, puis les cognais suffisamment fort pour les assommer. Je les ligotais ensemble, et attendit leur réveil. J'avais fais le tour de la « Franky House » et aucune trace de Seth. Lorsqu'enfin, les hommes se réveillèrent, je leur souris.
- Bien dormi ?, fis-je ironiquement.
- Détache-nous !
- Non. Je veux savoir où est mon compagnon.
- On l'a pas !
Je sortis une photo de Seth et la montrait.
- L'avez-vous vu dans Water Seven ?
- Ah ouais ! Il est dans la Galleyla Company !
Une porte s'ouvrit, et je me retournai aussitôt. Deux femmes, se ressemblant beaucoup, et un homme entrèrent.
- Cheeef !, s'écrièrent les hommes.
- Alors c'est toi le patron de ces ringards ?
L'homme, une crête bleue avec une chemise hawaïenne et… En slip ?!
- Fisher Raven. Deux cents millions sur ta tête, et tu es en liberté chez moi. Y'a un problème.
Je m'avançais et montrais la photo de Seth.
- Je le cherche. Tu peux m'aider l'nudiste ?
- Nudiste ?!, s'écrièrent les filles, indignées.
- Les deux cloches je vous ai pas sonnés.
Elles en tombèrent à la renverse.
- Comment je vais à la Galleyla Company ?
La crête bleue m'indiqua le chemin à suivre. Je décidais d'attendre le jour, car faire une visite à 4h du mat' n'était pas très approprié…
M. Icebarg me reçut dans son bureau dès mon arrivée. Une fois encore, je lui présentais la photo de mon compagnon de route.
- Je l'ai engagé il y a trois jours !, me dit-il en caressant sa souris.
- Sur un chantier naval ? Alors qu'il ne sait rien faire ?
- Il aide aux déplacements de matériaux. Vous voulez que je vous conduise à lui ? A cette heure-ci, il est sur le dock 1.
- D'accord, je vous suis monsieur.
Ce chantier était vraiment TRÈS impressionnant. J'avais du mal à croire qu'un aussi grand chantier soit si bien ordonné, et qu'il n'y ait pas de problèmes de fonctionnement. Icebarg saluait ses employés, s'arrêtait pour parler avec eux et leur donner des conseils. Cela me déplaisait fortement, je n'avais pas de temps à perdre pour retrouver Seth. Lorsque nous arrivions au dock 1, une troupe d'ouvrier se tenait près du galion en construction. La coque était magnifiquement dessinée, mais là n'est pas la question.
- Que se passe-t-il ?, demanda Icebarg à l'un des ouvriers qui passait.
- Le p'tit nouveau s'est pris une poutre !
- Comment ?!, s'écria Icebarg.
Je traversai la foule comme une flèche fendant l'air. Ce que je voyais était horrible. Une flaque de sang dépassait de l'énorme bout de bois rectangulaire, et Seth était coincé dessous. Seuls ses côtes et ses épaules, ainsi que sa tête heureusement, n'étaient pas écrasés. Je tombai à genoux près de Seth qui leva ses yeux ambrés vers moi.
- Raven ?, fit-il faiblement.
Mes lèvres formèrent des mots, mais le son qui les rendait concrets ne daigna pas sortir de ma gorge. L'air commençait à me manquer, et je me mis à trembler. Mes doigts furent pressés, et je baissais les yeux vers ma main. Je tenais celle de Seth, et réciproquement.
- Amenez les secours !, ordonnait Icebarg.
- Raven… J'suis désolé d'avoir été un boulet…
- Tais-toi j't'en prie Seth… Faut que tu économise tes forces.
- J'en ai déjà plus… Tu sais, t'es ma nakama…
Je sursautais. Après tout ce que je lui avais fait, il me considérait comme son amie.
- M'en fou de ce que tu dis, t'es la seule amie que j'ai eu…
- Mais tais-toi ! Crétin !
Seth me sourit et pressa à nouveau mes doigts.
- Pourquoi t'as si peur d'être aimée, Raven ?
Comme si les mots de Seth avaient été des coups de poings, je sentis une douleur m'étreindre le cœur.
- Tu me répondras pas, je sais… Mais sache que…
- Non, coupais-je. N'en dis pas plus.
- Raven, s'il te plait.
- Non !, m'écriais-je la voix tremblante. Ne le dis pas ! Je ne veux pas l'entendre, pas dans ces circonstances !
Des larmes roulèrent le long de mes joues. Je ne pouvais plus contenir ma douleur qui se manifestait par des tremblements.
- La dernière personne qui m'a dit ceci, poursuivais-je, est morte la seconde suivante.
- Alors je ne te dirais rien…
Seth jeta un œil derrière moi, et je sentis qu'on me poussait contre lui. J'amortis ma chute avant de lui tomber sur le torse. Je sentais le bois contre ma joue, et Seth me fit tourner la tête vers lui. Je me rapprochais de lui, me tenant au-dessus de lui quasiment.
- Si je ne dis rien, je préfère te montrer…, murmura-t-il.
Je crois que la folie m'avait soudain prise dans ses bras. Machinalement, je m'étais rapproché du visage de Seth et je l'avais laissé caresser ma joue. Moi qui fuyais les contacts physiques, j'aurais pu m'enfuir en hurlant lorsqu'il me serra contre lui. Je sentais son souffle chaud contre ma nuque, puis plus rien. Tous observaient dans le silence, tandis que je pleurais.
- Je vous promets mademoiselle, que votre ami restera dans nos souvenirs.
Les paroles d'Icebarg ne tenaient pas la route, à mon avis. Je me contentais de hocher la tête et de monter sur le pont de mon navire. Je levais l'ancre et déployais les voiles. Et les flots me portèrent au large de l'île de Water Seven. Lorsqu'elle ne fut plus en vue, je me mis à parcourir mon navire de long en large. Chaque parcelle de bois me rappelait qu'à un moment, il y avait eu deux êtres vivant ensemble sur ce bateau. Je revoyais chaque instant passé avec Seth, chaque dispute, chaque connerie. Je voyais tout cela en tant que spectateur, comme si une pièce de théâtre se jouait devant moi. Comme si les deux acteurs avaient été des fantômes, ils disparaissaient pour réapparaître dans une pièce différente, avec un script différent. Puis je m'installais sur mon lit avec un des livres de l'époque que je gardais. Et, pour une des rares fois où j'y parvenais, je m'endormis. Dans mon sommeil, j'entendais Seth me demander en boucle : « Pourquoi t'as si peur d'être aimée ? ». Alors, à mon réveil, je répondis machinalement :
- Parce que ça fais trop mal lorsqu'on se sépare…
