Chaluuuuuuu :D

Allez, voici le nouveau chapitre que vous attendiez avec impatience ! :p (trop de modestie en moi...) Ce chapitre fait environ 2000 mots, ou plus. Comprenez pourquoi je parlais de chapitres courts précédemment ?
J'espère qu'il vous plaira !

Enjoy ^^


Je tournais dans mon lit, ne voulant pas me lever. Mais ne rien faire m'agaçait, et je me décidais à me lever. P'tit dèj et ménage. Alors que je rêvassais sur le pont, j'entendis un bruit de choc. Immédiatement, j'inspectais la mer depuis les rambardes. Là, je vis une espèce de caisse en bois, sur laquelle reposait quelque chose. Ou plutôt, quelqu'un.

- Hé ! Est-ce que ça va ?

Pas de réponses de la personne, qui glissa et se mit à couler. Je plongeais à sa suite immédiatement, et la remontait à la surface. Je me rendis enfin compte que je tenais un enfant. Un petit garçon châtain. Je remontais sur le pont et vérifiais s'il respirait. Par chance, c'était le cas, mais il était très faible. Maigre et grelottant, je décidais donc de le déshabillé et de le sécher avant de le mettre au lit. Il était épuisé, et il n'ouvrit pas même un œil tandis que je le bougeais. Je mis ses vêtements à sécher sur le pont, et allais lui préparer quelques fruits avec un peu de viande. Il devait avoir faim, et c'est pour ça que je me dépêchais. Lorsque je retournais dans ma chambre en lui apportant à manger, il commençait à émerger de son sommeil. Je posais le plateau sur la table de chevet, puis m'asseyais sur la chaise que j'avais tirée près du lit. Le garçon s'assit et regarda autour de lui. Il sursauta quand il capta ma présence.

- Ne crains rien, le rassurais-je. Je ne te veux aucun mal.

Il me fixa de ses yeux gris, et ouvris la bouche. Ses lèvres remuèrent, et le son était à peine audible. Mais je lui répondis tout de même.

- Tu étais dans une caisse en bois. Elle a percutée la coque de mon bateau, et je t'ai récupéré quand tu as commencé à couler.

Je pris le plateau sur mes genoux, et le lui tendis.

- Tiens, j'ai pensé que tu aurais faim.

Je lui posais le plateau sur les genoux, et il se rua sur la nourriture. J'avais raison, il avait vraiment faim.

- Je reviens.

Je sortais sur le pont, voir si les vêtements du gamin étaient secs. Evidemment, ils ne l'étaient pas. Me vint alors une idée, qui me conduisit dans la chambre de Seth. Il restait encore quelques vêtements lui appartenant, et j'avais un nécessaire à couture dans ma cabine. Bien qu'il soit mort depuis un moment, je n'avais rien jeté. Je retournais avec l'enfant, et ajustais les vêtements de Seth pour qu'ils lui aillent. Il mangeait comme un glouton, et lorsqu'il eut finit, j'avais déjà terminé le pantalon.

- Essaye ça.

Il se leva et enfila le pantalon, qui lui allait bien. Légèrement trop grand, mais avec une ceinture ça irait bien.

- Nickel !, dis-je. Comment tu t'appelles ?

- K-K-Ku-Ku…

- Kuku ?

- Kuro !

Je souris, et lui tendais ma main.

- Bienvenu sur mon bateau, Kuro.

Il prit ma main puis me lâcha. Je lui demandais ce qu'il lui était arrivé, et il me raconta que son oncle (un marchand) l'avait emmené en voyage pour la première fois. Malheureusement, les eaux impétueuses de Grand Line avaient eu raison du navire qui avait sombré. L'oncle de Kuro l'avait mis dans une caisse avant de se noyer.

- Même nos esclaves n'ont pas réussi à survivre !

Je me raidis. Avait-il bien dit « nos esclaves » ?

- D'où viens-tu Kuro ?

- De Marie-Joie…

Je serrais les dents. Un enfant, ayant des esclaves, était sur mon navire. Il était le fils de Dragon Céleste. Il se mit à verser quelques larmes.

- Je voudrais rentrer chez moi, mais je ne sais pas comment faire…

J'eus comme un coup au cœur. Ce gamin n'était, justement, qu'un gamin. Et puis, il devait avoir maximum sept ou huit ans. Il voulait surement retrouver ses parents…

- Kuro ? Tu sais ce qu'est l'archipel Shabondy ?

- Oh oui ! Ma maman va faire ses courses là-bas !

Une chaleur violente envahissait ma poitrine. C'est là que je le sentis.

- Je fais cap dessus !, dis-je en montrant la carte accrochée au mur. Je peux t'amener jusque là-bas.

- Vraiment ?

Je hochais la tête, un petit sourire étirant mes lèvres à la vue des étincelles du regard de Kuro.

- Dans quelques temps, nous y serons.

Et c'est ainsi qu'un mois plus tard, nous débarquions sur l'île.

Kuro sautait à quai, et je le suivis. Lorsqu'il s'éloignait trop, je le rappelais. Il courut vers moi et me prit la main. Je fixais Kuro de mes yeux améthyste, et le suivit. Il fallait qu'on atteigne le poste de la marine. Ou en tout cas, Kuro.

- Nee-chan ! On peut aller au Shabondy Park ?

Je frissonnais. C'était bien la première fois que Kuro m'appelait ainsi. D'habitude, il ne prononçait même pas mon nom car il le trouvait « agressif pour les oreilles ».

- D'accord. Mais on traine pas trois ans ok ?

- Promis !

Nous nous dirigeâmes donc vers le parc d'attractions, et Kuro sautillait devant moi. Arrivés devant l'entrée, l'image d'Arlong Park se juxtaposa avec celle du parc d'attractions. Je frissonnai, tandis que mon cœur se serrait.

- Arlong-san…

- Nee-chan !, appela Kuro qui me sortit de mes pensées.

- J'arrive !

Je secouais la tête pour effacer l'image que ma nostalgie commençait à former, et suivit Kuro. Après quelques manèges et une glace, nous retournâmes en zone navale, là où j'avais amarré le navire. Il fallait atteindre le grove 60 pour parvenir à rejoindre la marine. C'est sur cette zone que s'étendait la base. Nous dépassions le grove 58, là où tous étaient agenouillés. Je continuais d'avancer avec Kuro, quand une femme poussa un cri. Je me retournais aussitôt pour la voir.

- Kuro !

- Maman !

Le petit alla se jeter dans les bras de sa mère qui fondit en larmes. Je me contentais d'observer. C'est là que je le vis. Mon ancien maitre. J'écarquillais les yeux et reculais. Malheureusement, Miosgard tourna les yeux vers moi.

- Mon esclave !

Je serrais les dents, et restais immobile.

- Ai-je l'air d'une esclave, Saint Miosgard ?

- Comment oses-tu prononcé mon nom ? Prosterne-toi comme les autres !

Mais je ne flanchais pas. Le Tenryubito sortit alors un pistolet qu'il pointa sur moi.

- Père !, intervint Kuro. Ne lui faites pas de mal je vous en prie ! Elle m'a sauvé la vie !

- Quoi ?, s'écria sa mère en le repoussant.

Kuro tomba sur les fesses, et fixa ses parents. Il ne comprenait pas pourquoi sa mère le rejetait, ça se voyait dans ses yeux.

- Mon fils… Devant la vie à une vermine ?!, s'exclama Miosgard.

Je me glissais alors entre lui et Kuro, et arrêtait son bras. Je ne pouvais plus me contenir.

- Vous, les Tenryubito, vous croyez supérieur à tous. Vous pensez même ne pas mériter de respirer l'air de la planète.

Miosgard tentait de se libérer, mais je tenais fermement son poignet.

- A moi !

Je savais très bien que chaque personne présente était paralysée. Je resserrais ma pression sur le bras du Tenryubito qui grimaçait de douleur.

- Mais vous n'êtes rien. Il y a des gens bien mieux que vous ici. Que savez-vous faire, à part appeler au secours et donner des ordres ? RIEN !

Miosgard hurla quand un horrible craquement osseux se fit entendre. Mes yeux s'étaient assombris, et fixaient intensément mon ancien bourreau.

- Vous n'êtes que des brindilles ! Un coup de vent et vous vous brisez ! Regardez-vous dans une glace et vous verrez qui sont les véritables VERMINES de ce monde !

Mon poing libre partit, et éclata la bulle qui se trouvait autour de la tête de Miosgard. Je lâchai son bras, et il vola sur plusieurs mètres. Je bandai mon arc et tirai une flèche sur l'homme qui s'avançait avec une massue. Où l'avait-il trouvé d'ailleurs ? La Marine ne tarda pas à débarquer. J'imagine que quelqu'un avait sonné l'alarme. Ah, tiens ils sont tous armés. Les fusils pointaient tous vers moi, et le chef me fixait.

- Rends-toi, Fisher Raven ! Il ne te sera fait aucun mal !

Je partis dans un fou rire qui en surpris plus d'un.

- Mais bien sûr !, dis-je. Je serais saine et sauve sur un échafaud !

Je repris tout mon sérieux, et devins menaçante. Ma rage se matérialisa comme une ombre dansante autour de moi.

- Vous m'avez pris pour une conne ?

Ma voix était froide et tranchante. Lorsque j'entendis le cliquetis des armes qu'on enclenchait, je sautais dans les airs, vers la mangrove la plus proche. Je me maintins contre le tronc en me tenant à une flèche que je venais de planter dedans. Je n'ai rien fais contre eux et ces stupides humains tentent de me tuer ! Ma rage se détacha de moi et fila sur la troupe, l'encerclant dans les ténèbres. Je souris en coin avant de sauter de la mangrove. Les soldats criaient et appelaient à l'aide, tandis que je m'approchais du tourbillon noir qui les retenait. Je n'ai jamais su ce qu'il se passait lorsque je laissais ma rage prendre le dessus. Tout ce que je savais, c'était de j'étais débarrassée de mes ennemis. Je tendais la main, et ma rage tourbillonna une dernière fois avant de revenir à moi.

- Mais que fais-tu Raven !?

Je sursautai. Une détonation retentit, et une douleur me brûla l'épaule. Les soldats étaient tous étalés au sol, les cheveux blancs et les yeux vitreux avec une expression de terreur sur le visage. Seul le chef de l'escadron était encore debout, et venait de me tirer dessus. Je reculai de quelques pas et me stoppais en sentant qu'il était là.

- J'comprends pas… Je… Je…

Tiger posa sa main sur mon épaule blessée.

- Je voulais juste les tuer car ils ne méritaient pas de vivre !

- Tu reprends les mots d'Arlong, maintenant ?

Je sursautais de nouveau.

- Je ne suis pas comme lui… Non je refuse de tuer des humains parce qu'ils sont différents de nous !

Une seconde balle se logea dans mon bras droit, me forçant à bouger de ma position. Œil pour œil, dent pour dent. Je décochai comme je le pouvais une flèche dans l'épaule du général et une autre dans son bras.

- Sale pirate !, cracha-t-il.

- Va te faire foutre !

De nouveaux soldats s'approchaient en courant. Et merde, il a appelé à l'aide lui aussi ? Je refusais d'utiliser ma rage. Et mes membres les plus précieux étaient touchés. Je ne pouvais pas combattre. Alors je pris la fuite, avec la marine au cul. Je devais rejoindre l'eau, là je serais en sécurité. J'évitais les balles comme je le pouvais, mais en prenais de nombreuses. Je sentais enfin l'odeur et la puissance magnétique de la mer. Je n'avais qu'à faire un pas de plus et sauter ! Mais une balle dans la jambe me cloua au sol. Je me relevais sur les coudes, et me retournais pour voir les soldats foncer vers moi. Soudain, une personne imposante s'interposa. Avec son arme, elle faucha les soldats qui s'étaient approchés. Une autre attaqua les soldats à l'aide de six sabres, et une autre se battait au corps-à-corps. Malgré le fait que l'individu qui m'avait protégé soit face au soleil (et que je l'ai ainsi en contre-jour), je reconnus l'arme. Une lame taillée en dent de scie. Je ne pouvais y croire, j'écarquillais les yeux et restais muette de surprise.

- Tu l'avais senti, au fond de toi…, murmura Tiger à mon oreille.

Je finis par retrouver l'usage de ma voix, tandis qu'ils se battaient tous contre ces soldats (bien faiblards à mon avis).

- Arlong !