Hééééé ! :D
Vous l'avez attendu ce chapitre ? Eh bah le voilà, j'espère qu'il vous plaira :)
Enjoy ^^
Je laissai Hachi s'occuper de mes plaies. J'avais extirpé les balles de ma peau moi-même, ne voulant pas laisser Hachi se salir les mains. Assise dans l'herbe, je fixai un point imaginaire.
- Eh voilà, nyu !
- Merci Hachi, dis-je avec un sourire reconnaissant.
Arlong, Smack et Kuroobi discutaient entre eux, un peu plus loin. Lorsque j'entendis le rire unique du requin scie, je ne pus m'empêcher de tourner vivement la tête dans sa direction. Il semblait tellement heureux, ce baka. Ça devait bien faire deux, non quatre ans que je ne l'avais pas vu. Depuis ce jour où j'étais allée à Arlong Park, qu'on s'était battus…
- Raven ?
Je tournai la tête vers Hachi. Il me demanda ce que j'avais fait pour me retrouver avec la Marine au cul, et je lui racontais toute l'histoire. De ma rencontre avec Kuro jusqu'à ma confrontation avec Miosgard.
- Mais tu es folle !, s'exclama l'homme poulpe.
- C'est pas nouveau !, dis-je en riant.
Je sentis le regard lourd et pesant d'Arlong sur moi, mais je fis comme si de rien n'était.
- Je vais y aller. J'ai des affaires à régler, et j'aimerais partir le plus vite possible pour le Nouveau Monde !
Je me levais et chancelais un peu avant de trouver mon équilibre. Je ramassais mon arc et mon carquois, que je fixais dans mon dos avant de m'éloigner. Je me retournais, et agitais ma main.
- Merci les gars !
Je souris, tandis que Smack, Hachi et Kuroobi me saluaient de gestes de la main. Arlong, bras croisés, faisait la gueule. Je posais mes yeux améthyste sur le requin, en continuant de marcher à reculons. Je n'avais aucune affaire à régler, je ne savais même pas si je voulais aller dans le Nouveau Monde, mais je ne supportais pas la vue d'Arlong. Cela m'était tout bonnement insupportable. Je me retournais, et partis en courant.
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Arlong fixait la jeune fille s'éloigner.
- Elle n'a pas changé !, lança Hachi.
- J'ai tout de même l'impression qu'elle a mûrit, dit calmement Kuroobi.
- Elle a toujours la même intensité de regard ! – chuu
Arlong laissa un grognement lui échapper. Heureusement qu'il passait par ici…
- Je ne donnais pas cher de sa carcasse si nous n'étions pas intervenus.
Les compagnons d'Arlong tournèrent leur regard vers lui. Les bras croisés, il semblait contrarié. Ou plutôt préoccupé.
- Arlong-san, tu ne crois pas que tu devrais aller lui parler ?, fit innocemment l'homme poulpe.
- Tss ! Et pourquoi donc je ferais une chose pareille ?
- Tu n'as pas été très gentil avec elle, lorsqu'elle est passée à Cocoyashi.
Kuroobi s'abstint de tout commentaire, mais n'en pensait pas moins.
- Elle n'en n'a rien à foutre. C'est une gamine, humaine et…
- C'est faux !, coupa Hachi. Raven est une fille-poisson ! Elle n'a que l'apparence humaine, mais elle a un cœur semblable au nôtre ! Elle pense comme nous, tu n'as pas le droit de l'insulter comme ça !
L'homme-poulpe savait très bien que le mot « humain », sortant de la bouche de son capitaine, était une insulte. Contrairement à ce qu'on pouvait attendre, Arlong ne s'emporta pas mais fusilla Hachi du regard.
- Il a raison.
Le requin posa ses yeux sur Kuroobi.
- Arlong, cette gamine a peut-être une apparence humaine, elle n'en n'est pas moins la fille de Tiger. Quoi que tu dises, elle reste ta nièce.
Le requin garda le silence, puis soupira.
- Vous faite vraiment chier.
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Eh merde, je me suis perdue. Où suis-je ? Et pas de mangrove numérotée dans le coin, putain ! Je m'arrêtais et me laissais tomber dans l'herbe en soupirant. Peut-être qu'en trouvant la mer, je pourrais faire le tour de l'île et retourner au bateau. A ce moment-là, je retrouverais mon chemin.
- Oï, Raven !
Je sursautais et me retournais immédiatement, bandant mon arc avec une flèche à décocher.
- Ne m'approche pas, sale requin !
Arlong partit dans un fou rire, ce qui me déplu fortement. Pour lui montrer que je ne blaguais pas, je décochais une flèche qui lui frôla la joue. Il arrêta immédiatement de rire et me fixa de ses yeux clairs.
- Pourquoi tu me suis.
- Je veux te parler Raven.
- Toi et moi on n'a rien à se dire Arlong, compris ?
- Au contraire, je crois que si.
Je cru apercevoir une lueur d'espoir dans le regard du requin tandis que je baissais mon arc. Toutefois, nous restions à distance l'un de l'autre (quelques mètres, donc aucune proximité).
- Je t'écoute, fis-je froidement. Ah, au fait comment se porte ces misérables gens que tu tyrannise sur l'archipel de Konomi ?
- Ce n'est pas de ça dont je veux te parler.
- Ah bon ? Pourtant il n'y a que ça qui compte pas vrai ?
Arlong serra ses poings, et dévoila ses dents pointues dans une expression de rage et de douleur profonde qui me surpris.
- C'est ça que tu cherches après tout. Etablir ta domination sur des humains innocents.
- Raven laisse-moi parler je t'en prie !...
- Wahou !, coupais-je. Le grand Arlong me prie de le laisser parler ? T'es à l'article de la mort, c'est ça ? Tu me fais pitié.
- Tais-toi !, dit-il en m'attrapant le bras.
Il s'était déplacé si vite que je n'avais pas eu le temps de réagir.
- Je ne veux pas te blesser, déjà. Ensuite, je voudrais qu'on parle de ce qu'il s'est passé lorsque tu es venue à Cocoyashi.
- Pourquoi ? T'as encore mal des coups que t'as ramassé ? Personnellement, j'en ai rien à foutre.
- Tu veux pas te taire un peu !
- Non !, criais-je en me dégageant. Je n'ai pas à me taire pour ton bon plaisir ! T'es qui pour me faire chier comme ça ! T'es pas mon père, ni quoi que ce soit d'autre à mes yeux !
Arlong esquissa un sourire en coin, et se pencha vers moi. Il était vraiment flippant, quand il révélait ses dents pointues dans un sourire inqualifiable.
- Tes yeux te trompent, dit-il calmement.
J'eus un hoquet de surprise, et me dépêchais de détourner le regard.
- Tu ne sais pas de quoi tu parles Arlong.
- Oh que si. Je te connais, Raven.
- Non, tu ne me connais pas ! Comment pourrais-tu me connaitre, je suis tout ton contraire !
- C'est bien pour ça que je te connais.
Je fixais le requin d'un regard haineux qui se voulait intimidant, mais Arlong se contenta de hausser un sourcil, avec son petit sourire en coin.
- Nos chemins se sont séparés. Je ne suis plus la même Raven que tu as connue à bord de l'équipage de Tiger.
- Ça ne m'empêchera pas de m'excuser.
- QUOI ?!
J'ai bien entendu ? Arlong, s'excuser ? Ok, je dois surement rêver là, c'est pas possible autrement.
- Je regrette ce que j'ai fait à Cocoyashi. Je ne pensais pas qu'on en arriverait à se battre réellement.
Devant mon silence ébahi, il continua :
- Je ne voulais pas te blesser. J'ai vu ton apparence humaine avant la gamine que je connais, et j'en ai perdu mes moyens. J'en suis désolé…
Je pouvais voir dans son regard la sincérité de ses mots, et la franchise avec laquelle il les prononçait. Non, je ne pouvais que rêver, c'est la seule explication logique que je pouvais trouver à ce moment-là. Arlong posa ses yeux sur les légères marques pâles qui parcouraient ma peau à certains endroits découverts (comme mes bras et mes jambes).
- Tu as encore des cicatrices de notre combat ?, demanda-t-il, choqué.
- Ce ne sont pas les pires blessures que tu m'as infligé.
Le requin releva son regard vers moi. Les mots étaient sortis tout seuls, je ne pouvais pas faire marche arrière.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
Je m'en doutais. Il n'avait pas compris. Je soupirais et remettais mon arc dans mon dos.
- Laisse tomber.
Je me détournais d'Arlong, et je ne pus faire qu'un seul pas. Il me tenait au poignet. D'un côté, j'avais espéré qu'il le fasse. D'un autre, j'espérais qu'il me laisserait partir sans plus de cérémonie.
- Non Raven, explique-moi. Je veux savoir.
- Mais qu'est-ce que t'en as à foutre !, crachais-je. Je suis une saleté d'humaine, bonne à crever pour toi, c'est tout !
- Bien sûr que non !, rétorqua le requin aussi fortement que moi.
- Pourtant c'est ce que tu as dit avant de me jeter par-dessus ta foutue muraille de ton putain de parc !
Arlong me tira vers lui, et malgré mes protestations il ne me lâcha pas.
- Si je l'avais réellement pensé, tu crois pas que je t'aurais abandonné à ces soldats comme un vulgaire corniaud ?
- Il marque un point, songeais-je après un instant de réflexion. J'ai besoin de personne pour me protéger !, dis-je.
- Peut-être, mais tu ne peux pas empêcher les gens de le faire.
- Ouais bah ils peuvent tous aller crever, j'en ai rien à s'couer !
- T'es trop fière pour dire merci !
- A toi ? Non, ma fierté n'a rien à voir, c'est juste que je n'ai pas besoin d'un boulet dans ton genre !
- Boulet !? J'te sauve la mise avec les gars et tu me traites comme un chien !
- Je te rends la pareil, baka !
- Moi j'te traite comme un chien ?!
- Non, tu m'as abandonné c'est bien pire !, hurlais-je finalement.
Je sentais les larmes monter, et tout commençait à devenir flou. Ma tête n'était qu'un épais brouillard, et ma vue n'était pas meilleure.
- Tu m'as transpercé le cœur, Arlong-san… Avec seulement une phrase, vieille de quatre années…
Le requin me lâcha doucement, voyant que je tremblais comme une feuille.
- Même si je n'étais pas près de toi…, poursuivis-je la voix tremblante, j'étais certaine de pouvoir compter sur toi. J'avais même réussi à te pardonner pour le meurtre de ces soldats, après la mort de mon père. Je t'avais pardonné pour avoir provoqué oncle Jinbei et l'avoir blesser, je t'avais TOUT pardonné… J'avais espéré pouvoir te raisonné, à Cocoyashi, mais je m'étais juste illusionnée. Tu sais, j'ai accepté le fait que tu aies oublié les principes de l'équipage, et ceux de mon père. J'aurais peut-être pu te pardonné ta folie misanthrope… Seulement tu m'as déchiré le cœur, et tu l'as piétiner sans scrupule…
Je me remerciais intérieurement de ne pas m'être coupé les cheveux comme je l'avais prévu. Ainsi, Arlong ne voyait pas mes larmes couler.
- Tu sais que j'en ai bavé pendant mon enfance à cause de mon apparence humaine. Et t'as pas hésité à utiliser ça contre moi… Mais ça m'a appris une chose. Je n'ai pas besoin de qui que ce soit pour avancer. Je ne dois pas m'attacher aux gens, et vivre ma vie à fond. Je n'ai plus rien à perdre désormais. Et je ne veux plus m'attacher à qui que ce soit parce que… Parce que…
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Le requin était choqué, et se maudissait intérieurement. Il était en train de faire pleurer Raven. SA Raven, SA nièce. LA seule personne pouvant le remettre en question, et qui le faisait douter de lui-même.
- Je ne veux plus avoir aucun lien avec qui que ce soit !, cria-t-elle la voix pleine de sanglots. Parce qu'on peut se perdre, et… Ça fait trop mal !
La brune pleurait sincèrement, et Arlong ne tint plus. Il tira Raven contre lui en l'enlaça de ses bras puissants. La jeune fille fut surprise, et tenta de se libérer mais elle n'avait pas autant de force que le requin scie.
- Lâche-moi putain !, criait-elle. Lâche-moi !
Mais Arlong n'en fit rien, il attendit simplement que l'orage passe.
- Pourquoi, même dans un moment pareil, tu continues de me faire mal… !
Le requin savait très bien ce que voulait dire Raven. Il la soutenait, sentant qu'elle ne tenait plus sur ses jambes.
- Je suis vraiment désolé Raven. Tu ne peux pas savoir à quel point…
La fille de Tiger continuait de pleurer à chaudes larmes, et s'accrochait au t-shirt de son oncle comme à une bouée de sauvetage.
- Si je pouvais, je retournerais en arrière pour ne pas te faire autant de mal. Je sais, on pourrait refaire le monde avec des « si ». Mais sache, Raven, que tu es la seule à me faire changer. T'es qu'une gamine, et pourtant tu arrives à me faire réfléchir et à me remettre en question. Personne, à part Aniki, n'a réussi à faire ça.
Raven écoutait attentivement Arlong, ne pouvait pas répondre car elle n'était toujours pas calmée.
- Je sais que tu ne veux plus t'attacher à qui que ce soit. D'accord, c'est ton choix. Mais tu ne m'empêcheras pas de veiller sur toi. Dès le premier jour où Taï-aniki t'as appelé « ma fille », Jinbei et moi lui avons fait la promesse de te protéger. Nous lui avons promis que nous serions présents pour toi, et il nous a fait promettre de respecter nos engagements comme si nous étions tes oncles. Ce qu'on a fait, et que nous ferons jusqu'à la fin. Peu importe où tu te trouves, tu pourras toujours compter sur nous. Ton avis et le mien divergent beaucoup, mais ça ne veut pas dire que je t'abandonnerais. Je serais toujours là Raven, et ça je te le promets comme je l'ai promis à ton père.
Bien qu'il ne sente plus les tremblements de la jeune fille, Arlong ne la lâcha pas pour autant.
- Je serais toujours ton oncle.
Raven écarquilla ses yeux humides, puis souris avant de serrer le requin.
- Oncle Arlong ?
Bien que ces simples mots réchauffent le cœur du requin, il ne laissa rien transparaitre.
- Oui ?
- Je crois que tu deviens sentimental…, rigola Raven.
Oui, je sais, Arlong sentimental ça colle pas DU TOUT au personnage de Oda-sensei. Mais bon, il l'a déjà fait pleurer, pourquoi on pourrait pas le rendre gentil et débile pendant UN moment SPECIAL ?
Bref, des avis ? :)
