Hey ! :D
Donc voici le dernier chapitre :)
Réponses aux reviews :
Elise' : ha ah, je sais je n'ai pas écris ce chapitre. J'avais bien envie que Raven et Law se connaissent, mais je n'avais pas envie de l'écrire... Disons que sur ce coup-là, c'est à vous, lecteurs, d'imaginer "l'aventure" de notre hybride ^^ (traduisons cette phrase par : j'avais la flemme d'écrire aujourd'hui).
Bon, maintenant... Le nouveau chapitre ! J'espère qu'il vous plaira... :)
Je baissais la tête et regardais ailleurs.
- J'ai dit que j'avais le même groupe que toi à Aladin, car je savais que Tiger n'accepterait pas une transfusion venant de moi. Je suis comme les humains, et il aurait fallu tout le sang se trouvant dans mon corps pour le soigner. Aladin avait d'ailleurs refusé qu'en cas de problème, je propose mon sang à l'un de nous. Et puis, je sais bien que Tiger avait du mal à m'accepter…
- Pourquoi dis-tu cela ?
- J'ai et aie toujours eus du mal à trouver le sommeil. Et une nuit, je t'ai entendu avec Tiger. Lorsqu'il te disait que, même s'il m'aimait il n'arrivait pas à m'accepter car j'étais la fille d'un humain.
Une larme roula le long de ma joue. Je me sentais faible, et affreuse.
- Jinbei, je ne sais pas où nous sommes.
- Au palais Ryûgu…
Je souris légèrement, gardant la tête tournée pour ne pas croiser le regard de mon oncle.
- Parfait…
- Raven. Je comprends pourquoi tu n'as rien dis lors de la mort de Tiger. Et sache que je ne t'en veux pas.
Je relevais la tête et la tournait vers Jinbei.
- Il est vrai que nous avons tous souffert lorsque ton père nous a quittés, mais maintenant je comprends que ta douleur a été bien plus profonde que la nôtre, car tu as été obligée de le regarder mourir en étant impuissante malgré ta capacité à le sauver. Alors ne t'en veux pas, car moi je n'ai aucune rancœur contre toi.
Je souris avant de me mettre à pleurer. Jinbei me prit contre lui, et lorsque je fus calmée il me laissa seule pour aller trouver son ami Luffy et ses compagnons. Parmi ces humains il y avait deux filles. Une brune et une rousse. La dernière me rappelait vaguement quelque chose. Son air choqué me conforta dans l'idée vague que je me faisais d'elle.
- Eh bien, tu as bien grandi depuis la dernière fois... Nami, c'est ça ?
Deux ans s'étaient écoulés depuis ma première rencontre avec les Mugiwaras. Le dico (la rousse, ha ah...) me fixa avec des yeux ronds avant de sourire.
- Je savais bien que je t'avais reconnu ! C'est toi la villageoise qui a affronté Arlong !
Je me raclais la gorge.
- Je ne suis pas une "villageoise" mais une hybride.
- Une hybride ? Ça se mange ?!, demanda Luffy.
- Tu peux toujours essayer, dis-je, mais tu risque de souffrir avant d'y parvenir.
Jinbei expliqua alors mes origines, et le sang qui coulait dans mes veines.
- Wahouuuu c'est trop cool !, s'écrièrent Luffy, Usopp et Chopper avec des paillettes dans les yeux.
- Si tout le monde pouvais penser comme vous...
Ayant éveillé la curiosité de tous avec cette simple phrase, je racontais donc mon histoire aux Mugiwaras. Franky, le cyborg, ainsi que Chopper et Brook le squelette fondirent en larmes.
- C'est tellement triiiste !, dirent-ils en choeur.
- T'es vraiment une warrior !, s'écria Franky. Respect crevette ! Snif !
- JE NE SUIS PAS UNE CREVETTE !
Luffy éclata de rire. Ainsi, nous étions à onze dans la chambre à discuter et à plaisanter. A vrai dire, il était difficile de ne pas succomber à la camaraderie et la gentillesse dont les Mugiwaras faisaient preuve.
- Jinbei, Raven. Je vous VEUX dans MON équipage !, s'écria Luffy.
Surprise, je regardais Jinbei.
- Ce sera avec plaisir, mais j'ai encore des choses à faire avant. Mais je te promets, Luffy, de vous rejoindre ensuite !, déclara mon oncle avant de se tourner vers moi.
- Eh bien...
- Oh alleeeeeez !, fit Luffy avec des étincelles à la place des yeux.
Je le fixais, puis souris.
- Comment je pourrais refuser ?
- OUAIIIIS !
Ils restèrent encore un peu avec moi, avant de sortir sur ordre de Chopper. Je devais me reposer, pourtant j'avais d'autres projets en tête. Je me levais, la douleur me tiraillant le ventre. J'enfilais ensuite un t-shirt noir, et quittais la chambre. Je devais les voir, savoir comment ils allaient. Je longeais les couloirs, m'appuyant contre les murs. Il n'y avait personne, pas même un garde. Une ombre se détacha dans un angle, gigantesque.
- Altesse...
- Raven ? Tu ne devrais pas te reposer ?
Je fixais Fukaboshi, blasée. Il soupira et baissa les yeux vers moi.
- Tu n'écoute jamais rien, pas vrai ?
- J'ai toujours été ainsi.
Une expression de surprise se peignit sur son visage, et sa main se déplaça à mon cou. Je baissais les yeux, avant de les relever vers mon ancien ami.
- Tu l'as encore ?
Il parlait bien entendu du collier qu'il m'avait offert avant que je ne devienne esclave. Je levais alors mon bras gauche, orné de deux bracelets.
- Je ne l'ai jamais retiré, tout comme les bracelets que vos majestés m'avaient offerts à la même occasion.
- Arrête...
Il releva les yeux vers les miens, ne lâchant pas le coquillage qui faisait office de pendentif.
- Quoi ?
- Nous sommes amis Raven. Tu n'as pas besoin de faire tant de manières...
Je retirais sa main du pendentif et me reculais, le regard dur.
- Nous n'étions que des enfants. Depuis le temps de votre bien-aimée mère, l'eau a coulé sous les ponts. Il n'y a pas d'amitié ayant survécu aux ravages du temps.
Fukaboshi eut un hoquet de surprise, et moi un coup au coeur. Je passais à côté de lui, sans plus de cérémonie.
- Où vas-tu ?, demanda le bleu.
- Je dois voir le roi.
Je tombais à genoux, me tenant le ventre. Je sentis alors les mains fortes de Fukaboshi sur mes bras.
- Je vais t'aider à marcher.
Une main à mon coude, l'autre sur mon épaule, il m'aida à me lever et me soutint dans ma marche. Arrivés à la salle du trône, nous trouvions le roi avec Ryuuboshi et Mamboshi.
- Te voilà éveillée Raven !, lança joyeusement le benjamin.
- Oui altesse, dis-je en m'agenouillant alors que la douleur me brûlait.
Fukaboshi resta près de moi. Je gardais la tête baissée, afin qu'on ne lise pas la douleur dans mes yeux.
- Je tenais à m'excuser auprès de vos majestés. Je n'ai pu aider lors de la bataille contre ce traître de Hody Jones.
- Tu n'as pas à t'excuser, fit Neptune. Tu as eu le courage d'intervenir et de l'affronter.
- Malgré les stéroïdes, tu as réussi à lui tenir tête et a décimé une partie de ces pirates !, dit Ryuuboshi. Peu aurait réussi un exploit pareil-do-ré-mi.
- Et nous te remercions d'avoir fais preuve d'autant de courage. Relève-toi maintenant..., m'intima Fukaboshi.
Un silence s'installa.
- Qu'il y-a-t-il, Raven ?, me demanda le roi en voyant que je ne bougeais pas.
- Je vous remercie... D'être si indulgents...
- Ce n'est rien voyons !, firent les trois princes. Tu es notre nakama !
Je frémis. Comment devais-je le prendre ?
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Les trois frères m'avaient emmenés dans le jardin du palais. Je m'étais assise, et retrouvais un peu mes amis d'enfance, et mes compagnons d'adolescence. Le tutoiement était revenu tout seul, et nous rigolions de tout et rien. Je leur annonçais que j'allais partir avec l'équipage de Luffy, et pensais aussitôt à les rejoindre. Je tentais de me lever mais la douleur de ma blessure m'en empêchait.
- Plus tard, prétendis-je.
- Dis plutôt que tu n'arrives pas à te lever !, fit Fukaboshi.
- Fuka-baka, chut.
Il rit avant de m'aider à me lever. Je le regardais de la tête au bout de la queue.
- T'es trop grand. Me sens minuscule.
- T'as toujours été petite !, dit-il en riant.
Je me pliais alors en deux, me tenant au ventre.
- Raven !
- Que t'arrive-t-il ?!, s'exclama Mamboshi.
Ce fut la panique lorsque je commençai à m'effondrer. Fukaboshi me retint en me tenant les bras, et Ryuuboshi courut trouver Chopper. Pourtant je sentais cette étrange humidité, chaude, sur mon corps, et couler. Je m'affaissais contre Fukaboshi, sa main glissant sur mon haut noir. Il ouvrit des yeux ronds de surprise avant de regarder sa main, rouge. Je savais très bien ce qui m'arrivait. Et tous le surent lorsque Fukaboshi me prit dans ses bras et traça à travers le palais en criant qu'il me fallait une transfusion de sang. Il me répétait que tout irait bien. Je savais que non.
- Bakaboshi… Arrête de chialer tu me mouilles…
- Raven... !
- Mais tais-toi merde, tu me fais parler alors que je ne devrais pas…
Nous entrâmes dans la salle du trône, pourquoi je sais pas. J'eus l'impression qu'on me frappait dans ma blessure, et criais malgré moi.
- Raven !
J'entendis la voix des Mugiwara et de Jinbei m'appeler. Ils arrivaient en panique. J'avais tellement envie de fermer les yeux…
- Eh, majesté…
Fukaboshi me regarda, essayant de stopper ses larmes. Péniblement, je levai ma main pour la poser sur son torse (oui, il est trop grand pour que j'atteigne son visage. Si vous saviez le nombre de claques que j'aurais voulu lui mettre…)
- T'arrête de pleurer, c'est pas la peine…
- Mais, Raven je…
- Je sais, coupais-je. Moi aussi. Mais c'est impossible, tu le sais…
- Raven, économise tes forces !, m'ordonna Jinbei.
Je tournai la tête vers lui et souris.
- Merci de t'être occupé de moi, oncle Jinbei… Et merci, Mugiwaras…
Ils semblèrent surpris, ils avaient les larmes aux yeux.
- Grâce à vous, j'ai pu voir que les humains pouvaient être bons… Moi qui n'ai connu que ceux qui vous enlèvent et vous vendent comme esclave à d'autres humains…
- Elle perd trop de sang !, hurla un Chopper paniqué.
- Raven bats-toi je t'en prie !, s'exclama Fukaboshi.
De toute la famille royale, c'est de lui dont j'avais été la plus proche, après la reine Otohime. Je le regardai et souris. Alors que tout devenait noir, j'entendis les cris des gens autour de moi. Ce n'étaient plus que des murmures. Puis, une voix me parvint clairement aux oreilles. Celle de Tiger.
