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Chapitre 27 : Vérité
Harry entra comme une furie chez lui, manquant de renverser Drago qui venait de remonter de la cuisine.
- Qu'est-ce que… commença-t-il avant de s'interrompre en voyant Blaise.
Drago devint aussitôt très pâle alors que ses yeux s'assombrissaient.
- Drago, murmura Blaise tout aussi désorienté.
Les deux jeunes hommes laissèrent transparaître beaucoup d'émotions sur leur visage alors qu'ils s'observaient. Finalement, n'y tenant plus, Drago s'avança vers lui et le serra contre lui, retenant à grande peine des larmes.
- Merlin merci, chuchota Drago. Si tu savais comme je suis heureux de te revoir, je te croyais mort, lâcha-t-il aussitôt en s'écartant de lui.
- Mort ? répéta Blaise d'une voix blanche.
Drago hocha tristement la tête.
- Attends, mais tu vis avec Harry ? Vous êtes…
- On n'est pas ensemble si c'est ça que tu insinues, je suis avec quelqu'un et lui aussi… Mais oui, on habite ensemble, longue histoire… Mais que lui est-il arrivé ? s'enquit-il avec un froncement de sourcils.
- Tu es proche de lui ? demanda Blaise pour toute réponse.
- Oui pourquoi ?
- Il te parle facilement ?
- En général oui, mais où veux-tu en venir ? s'impatienta Drago.
- Va le voir alors, je pense qu'il a besoin de parler… Son regard en dit long sur ce qu'il ressent…
- Mais…
- Pas de mais Drago ! le coupa-t-il.
- Tu me dois des explications ! s'exclama-il.
- Et toi aussi, rajouta Blaise.
- Reviens ce soir alors, vers vingt-et-une heures…
- Je peux venir avec Daph' dans ce cas ? lui demanda-t-il.
- Quoi ? Daphnée ? Non… Mais… Non… bredouilla Drago en palissant de nouveau.
- Tu la croyais morte aussi ? murmura Blaise.
Drago ne put qu'hocher la tête, une partie de son passé était en train de ressurgir dans sa tête… Son père lui avait menti, ils lui avaient tous menti…
- Ce soir Blaise, chuchota Drago après avoir repris ses esprits.
Blaise acquiesça et partit aussitôt.
Drago resta planté deux bonnes minutes dans le hall, refoulant ses souvenirs et débattant avec lui-même s'il devait ou non aller voir Harry. Il finit par monter les marches et se dirigea vers le salon. Il entrouvrit légèrement la porte et put voir qu'il était bien là.
Il était assis par terre, adossé au canapé, les jambes serrées contre lui et le front posé sur ses genoux. Drago approcha doucement, sans bruit et au fur et à mesure qu'il avança, il put voir qu'il tremblait de la tête au pied et qu'il essayait d'étouffer des sanglots.
Il sortit finalement sa baguette pour insonoriser la pièce et bloqua aussi la porte afin de ne pas être dérangé par les filles. Dès que ce fut fait, il alla s'asseoir à côté d'Harry qui n'eut aucune réaction.
Drago soupira et passa finalement un bras autour de ses épaules. Il sentit Harry se tendre brutalement et il releva finalement les yeux vers lui.
Drago frissonna lorsqu'il vit toute la douleur qui habitait les deux prunelles de son ami. Blaise avait raison, Harry venait de revoir des choses qu'il avait préféré oublier. Jamais Drago n'avait vu une telle douleur dans ses yeux émeraude, même lorsqu'il lui apprenait l'occlumancie.
- Raconte-moi Harry, chuchota Drago en le serrant contre lui pour essayer de faire diminuer ses tremblement.
Harry sembla hésiter puis il se jeta à l'eau. Il lui raconta tout, les paroles de Will et ses conséquences, c'est-à-dire la remontée de souvenirs plus que douloureux, sa rage quand il avait frappé le mur, sa rage qui avait eu du mal à s'en aller et qui était revenu quand ils avaient croisé Will avant de rentrer…
Drago ne l'interrompit pas une seule fois et il sentit Harry se détendre au fur et à mesure qu'il parlait, ses prunelles s'éclaircissaient et ses larmes s'étaient arrêtées.
Quand il eut fini, Harry laissa tomber sa tête sur l'épaule de Drago et ferma les yeux avant de chuchoter un "merci". Drago eut un sourire et pressa doucement son épaule. Il sortit de nouveau sa baguette et leva les sortilèges qu'il avait placés en entrant.
Il fixa son regard dans l'antre vide de la cheminée et il se perdit dans ses pensées, repensant à tout ce qu'Harry venait de lui avouer et la réapparition de Blaise. Tout d'un coup, il entendit les voix d'Hermione et Ginny qui les appelaient. Il savait qu'Harry s'était endormi et il ne voulait pas le réveiller en répondant, il attendit donc qu'elles entrent dans le salon.
- Harry ? Drago ?
- Chut, siffla-t-il dès qu'elles furent dans la pièce.
Hermione et Ginny restèrent interdites quelques secondes en les voyants. Finalement, elles approchèrent à pas de loup et s'assirent par terre, face à eux.
- Que s'est-il passé ? demanda aussitôt Ginny qui avait compris que quelque chose n'allait pas dès qu'elle avait vu le visage d'Harry.
- C'est en rapport avec sa main cassée de ce matin ? s'enquit doucement Hermione.
Drago hocha la tête tandis que Ginny fronçait les sourcils en regardant la main bandée d'Harry.
- Sa main cassée ? demanda-t-elle.
- Je vais vous expliquer, murmura Drago en jetant un regard à Harry qui dormait toujours sur son épaule.
Il leur raconta alors toute l'histoire et dès qu'il eut fini, Ginny se leva comme une furie.
- Je vais aller lui régler son compte à celui-là ! cracha-t-elle.
- Il n'en vaut pas la peine, dit Harry dans un murmure.
- Tu ne dors plus depuis longtemps ? demanda doucement Hermione.
- J'ai entendu la fin, admit-il en ouvrant enfin les yeux et en se redressant. Désolé d'avoir squatté ton épaule, ajouta-t-il à l'attention de Drago.
- Ce n'est rien et… Si ça t'as réconforté et bien tant mieux, sourit-il en enlevant son bras.
Harry hocha la tête et lui rendit son sourire.
- Ginny, viens te rassoir, je trouverai un moyen de me venger de lui mais pour l'instant… Kreattur ! appela-t-il.
- Oui ? demanda l'elfe en apparaissant devant lui.
- Tu veux bien nous apportez le diner ici s'il te plait ? lui demanda Harry.
- Bien sûr maître Harry, Kreattur revient tout de suite ! s'exclama l'elfe ravi.
Pendant qu'ils mangeaient, Drago leur parla de Blaise et Daphnée et les prévint qu'ils les avaient invités ce soir.
- Qu'est-ce qui ne va pas avec eux ? demanda doucement Harry. Tu sembles complètement chamboulé…
- Ils… Mon père mais aussi leurs parents m'avaient affirmé qu'ils étaient morts… Ils avaient soi-disant désobéit à Poudlard et comme ils étaient des sang-purs et en plus de Serpentards, ils avaient été tués pour l'exemple, pour montrer que les ordres de Vous-Savez-Qui ne pouvaient pas être contestés…
Quand la sonnette retentit à vingt-et-une heures, ils purent tous voir Drago se tendre brutalement.
Harry alla ouvrir la porte et les entraina aussitôt dans le salon où Drago, Ginny et Hermione attendaient.
Daphnée se jeta aussitôt sur Drago et l'étreignit avec force. Ils installèrent ensuite tous autour de la petite table basse et Drago prit la parole.
- Daphnée, Blaise, comment ? murmura-t-il. Mon père mais aussi vos parents m'ont certifié que vous aviez été tué… Vous auriez désobéit aux ordres des Carrow…
- Une partie est vraie, admit Blaise. On a bien désobéit aux Carrow… Tu y étais aussi Wea… Ginny, se reprit-il. Et vous, vous avez bien dû entendre parler de comment ça se passait à Poudlard à cette époque ? leur demanda-t-il.
- Bien sûr ! s'exclama Harry d'une voix dure. Vous aviez des cours de magie noire, les punis pouvaient recevoir le doloris… J'imagine très bien le reste, je n'ai pas besoin de détails.
- Les Serpentards devaient faire appliquer l'ordre, ils devaient user du doloris sur les autres élèves lors des punitions mais certains refusaient, murmura-t-il alors que ses yeux s'assombrissaient.
- Et vous faisiez partis des Serpentards qui refusaient d'appliquer ces méthodes, déclara doucement Harry qui commençait à comprendre.
Il hocha la tête et échangea un regard avec Daphnée.
- La dernière année a été dur pour nous deux… continua Daphnée. Après les vacances de Pâques, on n'est pas retourné à l'école et on a disparu dans la nature si on peut dire…
- Vous n'étiez pas à la bataille finale ? les interrogea Ron.
- Non, on a réapparu seulement au mois de septembre et on a aussitôt été voir le nouveau Ministre pour… Pour discuter de notre fuite pendant la guerre… On a été interrogé sous veritaserum… Il nous a notamment posé des questions qui lui permettait de prouver qu'on avait rien à voir avec Vous-Savez-Qui…
- Pourquoi ? s'enquit Ron. Je veux dire, pourquoi vous avez fui ? Vous étiez des Serpentards et en plus des sangs purs selon les critères de l'autre cinglé… Alors, pourquoi ?
- Cette année-là, on s'arrangeait pour être tout le temps ensemble… Même la nuit on ne se quittait pas, on avait trop peur… En plus Drago, tu n'étais plus là, on ne savait pas ce qui t'étais arrivé… On savait que l'année d'avant tu avais eu une mission mais ensuite, on n'a plus jamais eu de tes nouvelles… Jusqu'à aujourd'hui, on ne savait pas ce que tu étais devenu, si tu étais toujours vivant… finit-il la voix brisée
- Je vous expliquerais après, murmura Drago les yeux brillants. Continuez votre histoire.
- On avait tout le temps peur… Peur de certains Serpentards qui étaient ravis de torturer les élèves… Peur des Carrow… Peur de Snape en qui on avait pourtant confiance avant… Daph' ne voulait plus aller dormir dans son dortoir où Pansy et Millicent se réjouissaient de ce qui se passait… Le soir, elle se glissait dans le dortoir des garçons et on dormait ensemble, dans mon lit, auquel on appliquait un tas de sorts de protection mais même avec ça on dormait mal, on avait la trouille… se rappela-t-il avec peine. Les Carrow mettaient des Serpentards en fraction dans les couloirs après le couvre-feu, comme ils nous savaient proches, ils ont décidé de nous laisser ensemble pour les rondes, disant qu'on serait plus efficace et évidemment, on a surpris des élèves hors du dortoir… On ne voulait pas les punir alors on faisait comme si on ne les avait pas vu et on filait dans un autre couloir. A chaque fois qu'on faisait nos rondes, on procédait ainsi… Cependant, un soir de décembre, Alecto a compris pourquoi on ne ramenait jamais personne de nos rondes, elle a vu ce qu'on faisait… Elle nous a alors trainé dans les cachots et…
- Et on a subis un tas de sortilèges dont le doloris, murmura Daphnée en comprenant qu'il avait du mal à continuer. Après ça, les Carrow nous ont testés… A chaque ronde on était surveillé mais on a toujours refusé de ramener des élèves alors c'est nous qui subissions leurs châtiments… On ne sait pas comment on a réussi à tenir tout ce temps… Quasiment une fois par semaine on subissait une pluie de sortilèges plus douloureux les uns que les autres. Puis, le jour des vacances de Pâques, Snape nous a convoqués dans son bureau et on s'est dit que tout était fini… Dès que la porte de son bureau fut fermée, on l'a vu mettre en place un tas de sorts sur la porte et nous, on était paralysé par la peur. Il nous a alors expliqué qu'il avait organisé notre départ, qu'il fallait qu'on parte se cacher. On n'en croyait pas nos oreilles, il voulait nous sauver, on ne comprenait plus rien… Il nous a laissé dans son bureau le temps qu'il aille chercher nos affaires et tout le temps qu'il fut parti, on n'a pas décroché un mot. Quand il est revenu avec nos deux malles, il nous les a données en précisant qu'il nous avait aussi mis des vivres et des potions de soins…
- On était en sale état à ce moment, nos plaies n'étaient pas soignées puisque les Carrow nous interdisaient d'aller à l'infirmerie pour recevoir des soins, expliqua rapidement Blaise qui s'était reprit. Après ça, il nous a donné un vieux livre en nous disant que c'était un portoloin qui allait nous conduire en Irlande. Une fois qu'on serait là-bas, il nous a dit comment nous protéger et de ne jamais revenir en Angleterre tant que la guerre n'était pas finie… Et c'est ce qu'on a fait. On a suivi ses conseils à la lettre et on ne nous a jamais retrouvés. On écoutait "Potterveille" pour se tenir informé de ce qui se passait en Angleterre, on vivait dans une tente que Snape nous avait donnée et on changeait régulièrement d'endroit…
- Grâce à ses potions, on a pu guérir le plus gros de nos blessures et le livre qui nous avait servi de portoloin était justement un livre pour faire les potions de soin et apprendre les sorts de bases pour soigner quelqu'un. Je me suis mise à l'étudier et j'ai fini pas réussir à préparer les potions et réaliser les sorts. Il nous a sauvés la vie et ça, on ne pourra jamais l'oublier, on aurait aimé le remercier… soupira-t-elle tristement.
- C'est grâce à un article de la Gazette qu'on a enfin su toute la vérité sur lui. On a été soulagé d'apprendre qu'il avait toujours été du côté de Dumbledore et non de l'autre assassin… acheva Blaise.
- Vous auriez dû en parler avant, déclara Harry. Il ne faut pas garder en soi ce genre de chose, après ça nous ronge de l'intérieur, comme un acide…
- Pourquoi dis-tu "nous" ? releva aussitôt Daphnée.
Harry se mordit la lèvre et échangea un regard avec Hermione.
- Parce que je sais ce que c'est que de garder trop de chose en soi, on finit par se renfermer… On ne vit plus si quelqu'un ne nous fait pas ouvrir les yeux, admit-il lentement en se rappelant le mois qui avait suivi la guerre.
Ginny lui pressa doucement la main, elle avait vu les ombres voiler de nouveau son regard. Il lui adressa un petit sourire d'excuse auquel elle répondit par un léger baiser sur ses lèvres.
Le silence dura plusieurs minutes mais ce n'était pas un silence pesant et il n'avait pas besoin d'être comblé. Blaise le rompit finalement.
- Je suis curieux Drago, dit-il. Comment Harry et toi êtes devenus amis et surtout, comment Hermione et toi êtes parvenus à sortir ensemble ?
Hermione et Drago échangèrent un petit sourire avant qu'il ne réponde :
- Je vais commencer par répondre à la première partie de ta question, sourit-il. J'étais en vacances dans un coin reculé d'Irlande où je pensais être tranquille. Il n'y avait pas de villes sorcières ou moldues à proximité et un jour, alors que je me rendais sur ma plage favorite, j'ai vu un homme assis sur un rocher…
- C'était Harry, devina Blaise.
- Ouai, je ne te dis pas le choc, s'amusa-t-il.
- Complètement ! renchéri Harry. Je vais là-bas pour prendre mes distances avec mon passé, les journalistes et tout ce qui va avec ma fichue célébrité et qui apparaît ? Mon meilleur ennemi de Poudlard ! rit-il à ce souvenir.
Drago reprit son récit, racontant les multiples accrochages qu'ils avaient eu au début et comment, ils avaient fini par réussir à passer plusieurs heures ensemble sans avoir envie de jeter un sort à l'autre. Il révéla ensuite qu'Harry et lui avaient continué à passer beaucoup de temps ensemble et comment Harry l'avait intégré dans sa bande d'amis, tous d'anciens Gryffondors, Serdaigles ou Poufsouffles. Il en arriva finalement à révéler les sentiments qui avaient commencé à l'animer dès qu'il pensait à Hermione et comment, grâce à Harry, il avait eu le courage de lui dire, enfin de l'embrasser même…
Quand il eut achevé son récit, le silence s'installa de nouveau.
- Tu ne nous as toujours pas dit ce que tu faisais de tes journées ? le questionna Daphnée.
- Je suis professeur de défense à Poudlard, répondit-il avec un grand sourire.
- Professeur ? s'exclamèrent Blaise et Daphnée d'une seule voix.
- Oui, rit-il. Encore une idée d'Harry d'ailleurs.
- Cette nouvelle vie te va à merveille, déclara soudain Blaise. Je ne t'avais jamais vu autant sourire, aussi détendu… J'ai l'impression d'enfin découvrir le vrai Drago…
Drago sourit, échangeant un regard lumineux avec Blaise.
- Et comment vont tes parents ? s'enquit-il.
Drago se figea aussitôt et Blaise comprit qu'il avait gaffé.
- Ma mère est tombée malade, mon père n'en avait rien à faire alors je suis parti… Quand elle est sortie de l'hôpital, je lui ai trouvé une maison dans le monde moldu et je suis parti en Irlande… Je ne vois plus mon père et je me porte très bien ainsi, résuma-t-il sur un ton détaché. Et vous, vos parents ? demanda-t-il à son tour.
- Morts, répondit Daphnée avec indifférence. Et je peux t'assurer qu'on est mieux ainsi, on a hérité et grâce à cet argent, on a pu acheter une petite maison dans Londres.
Drago hocha la tête, ne sachant de toute façon pas quoi rajouter.
- Et euh… Ginny, tu fais quoi toi ? s'enquit timidement Daphnée.
- Je suis poursuiveuse dans l'équipe des Harpies, répondit-elle avec un sourire après s'être remise du fait que Daphnée lui ait adressé la parole si gentiment.
- Joueuse professionnelle ? releva Blaise à voix basse.
Elle acquiesça tandis que ses joues rosissaient légèrement.
Ils continuèrent de discuter une grande partie de la soirée et quand Daphnée et Blaise retournèrent chez eux, il était déjà largement plus de minuit.
Le cours de droit qu'eurent les premières années chez les aurors dès neuf heures du matin fut particulièrement long pour Harry et Blaise puisque leur nuit avait été assez courte. Ils prirent cependant sur eux-mêmes pour prendre des notes et comprendre ce que racontait leur professeur, Mrs Parker. Néanmoins, il fallait bien admette qu'un cours de droit était aussi ennuyant qu'un cours d'histoire à Poudlard.
Avant leur cours de métamorphose de l'après-midi, ils eurent largement le temps de faire leur devoir de droit, ainsi, en fin de journée ils n'avaient plus que leur devoir de métamorphose à faire.
Harry fut heureux de voir le weekend arriver cependant, lorsqu'il rentra au Square le vendredi soir, il vit qu'un hibou l'attendait. Il récupéra la lettre avec un froncement de sourcils mais eut un sourire lorsqu'il vit le sceau de Poudlard. Il s'agissait d'une lettre de McGonagall qui lui demandait de venir le lendemain pour continuer ses leçons pour devenir animagus. Il avait rendez-vous avec elle à quinze heures, lui laissant du temps de se reposer le matin.
Avant de commencer sa leçon, McGonagall l'interrogea sur sa première semaine de cours et elle fut ravie d'entendre qu'Harry se plaisait chez les aurors. Elle lui raconta aussi que Drago s'adaptait très bien à son statut d'enseignant et qu'il n'était pas trop jugé par les élèves.
A la fin de sa leçon, Harry était dépité. Encore une fois il n'avait pas réussi à passer au-dessus des difficultés. McGonagall lui expliqua néanmoins le processus pour la transformation mais lui ordonna de ne pas essayer tant qu'il ne serait pas prêt.
Lorsqu'il rentra au Square son humeur n'était pas au mieux et ses amis comprirent aussitôt que la séance s'était encore une fois mal passée. Ils n'en dirent rien et il les remercia intérieurement car en parler l'aurait sûrement mis en colère une nouvelle fois. Ginny l'informa juste qu'ils étaient tous les quatre invités chez Charlie et Romane le lendemain midi.
Il hocha la tête et monta directement au cinquième dans le but de s'affaler sur son lit et de se reposer. Une fois entrée dans sa chambre, il alla jeter un coup d'œil par la fenêtre et pour la première fois, il remarqua quelque chose sur le mur, juste à côté de celle-ci.
Il y avait en effet un petit lion gravé dans le mur et il semblait avoir fait fondre le lambris qu'Harry et Ginny avait mis. Curieux, Harry sortit sa baguette et toucha cette petite gravure. Aussitôt, le mûr s'écarta, faisant apparaître un petit escalier qui montait. Il hésita quelques secondes puis se souvenant que c'était la chambre de Sirius, il se faufila dans le passage.
Il grimpa une vingtaine de marche et atterrit dans une vaste pièce aux couleurs rouge et or.
A demain !
