Chapitre 37 : Nouvelle perte


Hermione accoucha finalement le 28 août 2004 d'un petit Sam Phil Malefoy. Harry fut choisi pour être le parrain tandis que Romane fut désignée comme marraine.

La vie au Square s'anima rapidement avec la présence de deux bambins, pour le plus grand bonheur des parents.

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Le 14 février 2005, Harry et Ginny, Drago et Hermione mais aussi Ron et Padma se marièrent. Les mariages eurent lieu au Terrier avec seulement la famille et les amis, pas un seul journaliste ne put atteindre le Terrier ce jour-là, pour leur plus grande déception. Ce fut une magnifique journée où le trio d'or montra qu'il était resté soudé malgré tout ce qui avait pu se passer entre eux, notamment avec l'histoire entre Ron et Hermione.

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Quelques mois plus tard, au début du mois de juillet, Harry fut convoqué d'urgence à Sainte-Mangouste. L'angoisse lui serrait l'estomac, il n'arrivait pas à mettre un nom sur la personne qui l'avait fait venir.

Un médicomage le conduisit au deuxième étage, virus et microbes magiques, et le laissa sans plus de cérémonie devant une chambre. Après quelques secondes d'hésitation, Harry entra dans la pièce.

A peine la porte fut-elle fermée qu'un petit enfant aux cheveux noirs atterrit dans ses bras. Teddy. Il croisa aussitôt son regard, des yeux noirs remplis de larmes. Harry sentit son cœur se serrer, quand les yeux et les cheveux de Teddy étaient noirs, quelque chose de mauvais se passait. Enfin, il vit qui était allongé sur le lit, le visage pâle, de grosses cernes sous les yeux : Andromeda.

Harry s'avança lentement vers le lit, gardant Teddy dans ses bras. Il s'assit sur le fauteuil près du lit et prit délicatement sa main dans la sienne, une main glacée aussi pâle que son visage.

- Andromeda, chuchota-t-il la gorge nouée.

- Grand-Mère malade, pleura Teddy.

- Teddy, murmura Harry, essuyant ses larmes. Elle va s'en sortir, elle est forte ta Grand-Mère…

Les yeux d'Andromeda papillonnèrent avant de se poser sur Harry. Elle eut même un léger sourire, sourire qui se fana presque aussitôt. Harry pouvait voir dans son regard qu'elle souffrait et quelque chose au fond de lui se brisa. Il le sentait, elle était mourante.

- Harry, articula-t-elle d'une voix rauque.

- Je suis là, murmura-t-il en serrant sa main.

- Pour toi, souffla-t-elle en lui désignant l'enveloppe sur la petite table.

Le cœur plus serré que jamais et les mains tremblantes, Harry prit la lettre.

Harry,

Je m'en veux tu sais, je n'aurais jamais dû te cacher ça si longtemps mais je n'ai pas pu, je ne pouvais pas te dire la vérité alors que tu vivais enfin ta vie sans la menace d'un mage noir.

Je suis malade Harry, gravement malade. On ne peut pas me guérir de ce virus, le virus Gnio. Les guérisseurs ont seulement pu repousser l'échéance. Tu l'as compris Harry, je vais mourir.

Je suis tellement désolée ! Tu as été l'étoile qui m'a maintenue en vie, avec Teddy, après la mort de Ted et Dora mais vois-tu, ce virus en a décidé autrement, je dois partir, je vais les rejoindre.

Ne sois pas triste Harry, Teddy a besoin de toi, tu es tout ce qui lui reste, tu es son parrain et je ne peux que féliciter Dora et Remus pour ce choix.

Je sais qu'il sera heureux avec toi, prends-soin de lui, dis-lui que je l'aime de tout mon cœur, qu'où que je sois, je ne l'oublierais jamais et que je veillerais sur lui avec Ted, Dora et Remus…

Tu sais, j'ai tout organisé avec Narcissa et ne lui en veux pas de t'avoir caché la vérité, je lui ai fait promettre de ne rien dire.

Quand je ne serai plus là, tu seras le tuteur de Teddy, tu auras juste à signer les papiers, tout est réglé avec le ministère.

Merci pour tout Harry, pour ces années de bonheur, ces années où tu m'as fait oublier les horreurs passées, ces années où tu m'as réappris à vivre…

Merci.

Sois heureux avec Teddy, pour Dora, pour Remus, pour moi…

Andromeda

Harry releva les yeux de la lettre, il sentait les larmes rouler sur ses joues sans qu'il ne puisse les arrêter tout comme il sentait le petit corps de Teddy secoué de sanglots.

- Andromeda, chuchota-t-il dans un gémissement.

- Monsieur Potter ? l'appela doucement un guérisseur.

Harry eut un sursaut et croisa son regard.

- Venez avec moi dans mon bureau, je dois vous parler.

Harry hocha la tête et se leva, gardant toujours Teddy avec lui. Ils entrèrent dans le bureau de l'homme et s'installèrent dans les fauteuils.

- Mrs Tonks vous a désigné comme personne à contacter en cas d'urgence, lui apprit-il. Et ce n'est pas la première fois qu'elle vient…

- Depuis quand est-elle malade ? s'enquit-il faiblement.

- Presque deux ans, répondit-il avec un regard désolé.

- Deux ans ? répéta Harry avec ahurissement, séchant ses dernières larmes.

- Le virus de Gnio agit par période, expliqua-t-il. Pendant environ un an, il n'est actif que tous les trois ou quatre mois pendant seulement quelques jours. Les symptômes sont des douleurs musculaires violentes empêchant le déplacement, des maux de tête et des vertiges. Après la première année, soit il continu sur ce rythme, soit tout s'accélère. Pour Mrs Tonks, ce fut hélas une accélération brutale de la maladie. Les médicaments l'ont beaucoup aidé, d'après ce qu'elle nous disait, personne dans son entourage ne suspectait quoi que ce soit, jusqu'au jour où une crise l'a prise devant sa sœur, Mrs Black. Cette dernière l'a aussitôt emmené ici et elle a été obligée de lui apprendre la vérité. Son état est devenu critique il y a un peu moins d'un mois et nous avons voulu l'hospitaliser, ce qu'elle a refusé. L'un de nous passait donc chaque matin chez elle pour voir comme elle allait, continua-t-il. Ce matin, lorsque je suis allé la voir, c'est son petit fils qui m'a ouvert, me disant qu'elle n'était pas levée, une première en un mois. Je me suis précipité à son chevet et je n'ai pu que constater son état. Je l'ai fait hospitaliser et nous vous avons contacté, nous attendons aussi Mrs Black d'ici quelques minutes.

Harry resta quelques minutes sans voix, les yeux rivés sur le guérisseur.

- Comment agit ce virus ? demanda-t-il dans un murmure.

- Il détruit lentement tous les organes vitaux et son cœur est sérieusement touché depuis quelque temps, répondit-il.

- Combien… Combien de temps ? articula-t-il la gorge serrée.

- Quelques heures, avoua-t-il. Je suis sincèrement désolé, son cœur est beaucoup trop touché par Gnio, il n'irrigue plus correctement son corps, comme vous l'avez peut-être remarqué.

- Ses mains sont gelées, chuchota-t-il.

Le guérisseur hocha la tête mais n'ajouta rien alors que quelqu'un frappait faiblement à la porte.

- Entrez ! s'exclama-t-il en se levant. Ah Mrs Black…

Harry tourna la tête et croisa les yeux bleus de Narcissa, des yeux beaucoup plus brillants que d'habitude.

Harry se leva, il avait l'impression d'être dans un cauchemar, ça ne pouvait pas être réel. Andromeda n'allait pas les laisser, elle était forte, c'était une battante !

Avec Narcissa, ils se dirigèrent vers la chambre d'Andromeda dans un silence de mort.

- Teddy, tu ne veux pas aller à la maison avec Ginny ? lui proposa-t-il.

Il secoua la tête, s'accrochant encore plus à son parrain et Harry n'insista pas.

- Grand-Mère va rejoindre Papa et Maman hein ? s'enquit-il d'une toute petite voix.

Harry opina et déposa un baiser sur le front de son filleul. Teddy le surprendrait toujours, il comprenait des choses qu'un garçon de sept ans ne devrait pas saisir. Il avait compris, et qui sait depuis quand, que sa Grand-Mère était malade, qu'elle allait mourir.

Teddy finit par s'endormir dans les bras de son parrain, sa petite main fermement agrippé au tee-shirt d'Harry.

Harry et Narcissa restèrent auprès d'Andromeda de longues heures, la regardant partir sans souffrance grâce à une potion. Quand ils se rendirent compte que sa poitrine avait cessé de s'élever au rythme de ses respirations chaotiques, les larmes se mirent à dévaler sur leurs joues. Narcissa montrait plus de retenu mais la douleur était inscrite sur chaque trait de son visage.

Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes, jusqu'à ce que le guérisseur les rejoigne. Avant de sortir de la chambre, Harry réveilla Teddy.

- Parrain ? murmura-t-il d'une voix endormie.

- Elle est partie Teddy, chuchota-t-il. Elle a rejoint tes parents et ton Grand-Père…

Teddy sauta brutalement de ses bras et courut jusqu'au lit. Il prit la main de sa Grand-Mère, la serrant contre son cœur et chuchotant des paroles à son oreille. Harry le laissa, il l'avait réveillé exprès pour qu'il lui dise au revoir.

Cependant, après plusieurs minutes, Harry se rendit compte que Teddy ne voulait pas la laisser, il s'accrochait désespérément à elle en laissant sortir tout son chagrin.

- Teddy, souffla Harry en s'accroupissant pour être à sa hauteur.

Teddy secoua la tête, s'accrochant encore plus à la main de sa Grand-Mère.

- Elle va revenir ! Elle va revenir ! sanglota-t-il.

- Teddy, répéta doucement Harry en passant la main dans les cheveux noirs de son filleul.

Teddy leva ses petits yeux noirs remplis de larmes vers lui et Harry lui tendit une main. Après quelques secondes d'hésitation, Teddy prit la main de son parrain, sans pour autant lâcher la main de sa Grand-Mère.

- Pourquoi ? demanda-t-il avant de se remettre à pleurer bruyamment.

Harry le prit alors dans ses bras et se rassit dans le fauteuil après que Teddy eut lâché sa Grand-Mère.

- Elle était malade et personne ne pouvait la guérir, lui expliqua-t-il.

- Ils sont tous partis… Papa… Maman… Grand-Mère… Pourquoi ?

- Je suis là Teddy, murmura Harry. Je ne te laisserai jamais, c'est promis…

- Je vais habiter avec toi ? s'enquit-il en se calmant.

Harry hocha la tête.

- Pour de vrai ? Avec Ginny et Enzo ? souffla-t-il perdu.

- Oui Teddy, tu fais partie de notre famille, tu vas habiter avec nous.

Teddy esquissa un léger sourire au mot famille et Harry déposa un baiser dans ses cheveux.

- Il faut qu'on y aille Teddy…

Teddy ne répondit rien mais se laissa glisser au sol, s'approcha de nouveau du lit de sa Grand-Mère et déposa un baiser sur sa joue. Il se tourna ensuite vers Harry et lui tendit ses bras. Son parrain le prit aussitôt et Teddy recommença à pleurer.

Harry et Narcissa passèrent près d'une heure dans le bureau du guérisseur à signer de la paperasse et à parler des funérailles, si bien que Teddy finit par s'endormir d'épuisement dans les bras d'Harry.

Quand Harry retourna au Square, il n'était pas loin de vingt-et-une heures et Ginny, Hermione et Drago commençaient à sérieusement s'inquiéter. Cependant, l'air qu'aborda Harry en pénétrant au Square les figea. Sans un mot, il alla s'installer dans la cuisine, entrainant les trois autres à sa suite. Il lui fallut plusieurs minutes avant d'être capable de parler.

- Andromeda est morte, lâcha-t-il. Virus de Gnio depuis deux ans, fut tout ce qu'il fut capable de dire pour l'instant.

Il entendit les filles éclater en sanglots et aperçut du coin de l'œil que Drago avait remis son masque d'impassibilité sur son visage, signe qu'il cachait tout ce qu'il ressentait.

- Maman… commença-t-il.

- Est au courant, l'interrompit Harry. Elle était avec moi à l'hôpital.

- Et Teddy ? souffla Hermione en le regardant dormir.

- Va habiter ici avec nous, je suis son responsable légal, leur apprit-il. Je suis passé au ministère avant de rentrer et j'ai signé tous les papiers qu'Andromeda avait fait préparer…

Personne n'ajouta un seul mot après ça et Harry se releva, portant toujours Teddy et monta au troisième. Il entra dans la première des six chambres, celle qui était dans les tons bleu et marron, que Teddy avait déjà occupée lors de ses séjours ici. Il le déposa délicatement sur l'un des lits avant de métamorphoser le deuxième en un canapé où il s'installa.

Il ne sut combien de temps il resta ainsi, simplement perdu dans ses pensées mais ce fut Hermione qui le ramena à la réalité en s'installant à côté de lui.

- Harry, soupira-t-elle.

- Je m'en veux Hermione, lâcha-t-il.

- Il ne faut pas ! Pourquoi t'en voudrais-tu ? gémit-elle.

- Elle était malade, j'aurais dû le voir, je la voyais suffisamment pour ça ! s'exclama-t-il en colère contre lui-même.

- Tu n'aurais pas pu ! répliqua-t-elle. Le virus de Gnio peut passer complètement inaperçu pour les proches, sauf si une crise se déclenche… Et même si tu l'aurais su, tu n'aurais pas pu la sauver, personne ne pouvait la sauver, déclara-t-elle doucement.

- C'est ce que le guérisseur m'a dit, grimaça-t-il. Mais pourquoi ? Pourquoi ne peut-on pas combattre un vulgaire virus ? On est des sorciers par Merlin !

- Harry, sais-tu de quoi se nourri le virus de Gnio ? Sais-tu pourquoi on ne peut pas le combattre ? demanda-t-elle.

Harry secoua la tête et fixa son regard dans celui de son amie.

- Car il se nourrit de notre magie, il se développe grâce à elle et on ne peut pas enlever la magie d'un corps, expliqua-t-elle. Il se répand dans tous nos organes, les empêchant de fonctionner correctement et cela, jusqu'à la mort de la personne.

- Que devient le virus ? l'interrogea-t-il mortifié.

- Il meurt avec la personne, répondit-elle simplement.

Harry se frotta le visage dans ses mains, cette journée l'avait épuisé.

- Tu devrais aller dormir, lui dit-elle avec douceur.

- Je reste avec Teddy, contra-t-il aussitôt.

- Il sait où il est, va dormir ! lui ordonna-t-elle fermement.

Harry capitula face à son amie et monta lentement les marches jusqu'au cinquième. Une fois dans sa chambre, il se laissa tomber sur le lit et s'endormit presque aussitôt. Sa nuit fut cependant très agité et vers trois heures du matin, il abandonna son lit et trouva refuge dans la chambre de Teddy. Il s'installa de nouveau dans le canapé et se contenta de le regarder dormir.

Il dut s'endormir car lorsqu'il ouvrit les yeux, un petit corps chaud était installé sur ses genoux et une couverture avait été déposée sur eux. Harry ne bougea pas, d'un tempus, il regarda simplement l'heure : huit heures quinze. Il caressa doucement les cheveux, toujours aussi noirs, de son filleul, espérant qu'il irait un peu mieux aujourd'hui.

Les funérailles d'Andromeda allaient avoir lieu après-demain et Harry se sentait déjà angoissé à ce propos. La dernière fois qu'il était allé à un enterrement, il s'était ensuite isolé pendant un mois.

Teddy le sortit de ses pensées lorsqu'il se mit à remuer. Harry l'observa et quelques secondes plus tard, il croisait son regard, un regard gris qui lui rappelait celui de Drago dans ses mauvais jours.

- Ça va être ma chambre ? demanda-t-il angoissé.

- Oui, on ira chercher tes affaires plus tard, répondit Harry. Tu pourras y mettre tout ce que tu veux, cette chambre sera toujours la tienne, le rassura-t-il.

Teddy opina mais le soulagement fut lisible sur son visage.

- Mais tu sais Teddy, tu n'as pas que moi comme famille. Tu as encore ta tante Narcissa et ton cousin Drago, lui rappela-t-il.

Teddy hocha de nouveau la tête et Harry constata que ses yeux s'étaient encore éclaircis.

- Viens, on va déjeuner, déclara finalement Harry.

Ils se levèrent tous les deux et Teddy prit la main d'Harry dès qu'ils furent sur le palier. Ils gagnèrent la cuisine en silence et retrouvèrent Hermione et Ginny en train de nourrir Sam et Enzo.

Harry parla de choses banales avec Ginny et Hermione pendant tout le petit déjeuner alors que Teddy ne prononça pas un seul mot.

- Où est Drago ? s'enquit Harry avant de quitter la cuisine avec Teddy.

- Dans notre chambre, soupira Hermione. Il n'a pas décroché un seul mot depuis hier soir…

Harry opina et entraina son filleul dans les étages. Il alla frapper à la porte de la chambre de ses amis et voyant qu'il n'obtenait pas de réponse, il entra. Drago était allongé sur le lit, les yeux grands ouverts fixant le plafond d'un regard vide.

- C'est injuste, marmonna-t-il.

- La vie a toujours été injuste, répondit doucement Harry en s'asseyant sur le lit, Teddy sur les genoux.

Drago dévia son regard sur lui et ses yeux s'assombrirent lorsqu'il vit Teddy.

- J'avais retrouvé une tante Harry, une tante avec un cœur, lâcha-t-il la gorge serrée.

- Drago ? appela doucement le petit garçon.

Drago se redressa, s'adossa au montant du lit et croisa le regard du petit.

- Tu seras toujours mon cousin hein ? demanda-t-il inquiet.

- Bien sûr Teddy, pourquoi penses-tu des choses comme ça ? répondit-il surpris.

Teddy ne répondit rien mais cacha son visage dans le torse de son parrain pour dissimuler ses larmes.

- Teddy, l'appela Drago. Teddy, viens me voir…

Avec hésitation, et après avoir échangé un regard avec son parrain, il se glissa sur les genoux de Drago. Harry décida alors de les laisser et quitta silencieusement la chambre.

Deux jours plus tard, ils assistaient aux funérailles d'Andromeda. Les larmes roulèrent sur les joues de beaucoup de monde, Andromeda avait toujours été très appréciée.

Drago, qui avait montré beaucoup de retenu durant toute la cérémonie, craqua complètement lorsque le cercueil fut mis en terre. Hermione le serra contre elle, caressant doucement son dos pour le calmer mais il sembla inconsolable, tout comme Teddy. Le petit garçon était fermement accroché à son parrain, pleurant sans jamais s'arrêter.

A la fin, Narcissa se dirigea vers son fils et celui-ci lui tomba dans les bras, encore secoué de sanglots.

Peu de temps après, presque tout le monde avait quitté le cimetière. Harry était resté car Teddy s'était précipité sur la tombe, retraçant le nom de sa Grand-Mère sur la pierre en marbre blanche.

Narcissa et Drago étaient aussi restés, bien que légèrement en retrait.

Teddy resta un moment autour de la tombe, plaçant soigneusement toutes les fleurs. Quand il eut fini, il s'avança lentement vers son parrain, les mains dans les poches et la tête baissée.

A peine arrivé à sa hauteur, il cacha son visage dans la cape de son parrain, passant ses deux bras autour de sa taille.

- Teddy, murmura Harry en caressant doucement ses cheveux.

- Grand-Mère partie… Partie pour de vrai, bredouilla-t-il.

Harry se baissa de façon à se retrouver à sa hauteur et le serra contre lui, lui murmurant des paroles apaisantes.


A demain !