J'étais en train d'écrire un nouveau chapitre de MOC2... mais n'étant pas satisfaite du résultat, j'ai effacé la fin... nouveau délai à prévoir donc ;-).

Quoiqu'il en soit, j'ai passé ma frustration avec cette nouvelle fic... Une thématique que je ne me souviens pas d'avoir souvent lue. Callie en médecin / mère célibataire, et Arizona en directrice d'une école primaire particulière...

Dans cette histoire l'idée est vraiment de conserver les caractères des deux personnages, changeant juste leur environnement, et biensur l'histoire !


DANS TES YEUX,

Chapitre 1,

« Sofia s'il te plaît assieds toi et fini ton bol ! ...Sofia ?! Je vais compter jusqu'à 3...1,2... »

Le téléphone sonna et une conversation se fit en entendre en arrière plan.

«...Oui biensur Richard...Je-... » fin de la conversation

C'est une latina au bord des larmes qui s'adressa au mur lui faisant face.

« - fais mon possible... »

Se retournant vers sa fille, la jeune femme tenta d'effacer toute trace de malaise de son visage et s'approcha de la petite brune.

« Sofia... Ma chérie, il faut vraiment que maman aille travailler... Il faut qu'on se dépêche pour que je t'emmène à l'école ! C'est ton premier jour dans ta nouvelle classe, tu ne voudrais tout de même pas faire mauvaise impression à la maîtresse ? »

Contemplant la situation, la petite fille de 4 ans hocha la tête et s'activa à manger ses céréales. Sa maman profita de ce moment de calme pour enlever la nourriture de la veille collée dans ses cheveux et lui tresser deux nattes. Elle connaissait sa fille et savait que les moments d'accalmie étaient rares. Il lui suffisait de contrarier sa petite fille pour qu'elle entre dans des crises de colères monstrueuses. Il suffisait d'un nouvel élément dans son environnement pour qu'elle se mure dans le silence pendant des jours.

Car Sofia n'était pas comme toutes les petites filles. Le Dr. Calliope Torres avait mis du temps à mettre des mots sur le comportement de sa fille. Elle avait fait abstraction de ses propres observations, elle n'avait pas donné d'importance aux remarques de ses collègues, elle pensait que son bébé était juste une passionnée, comme elle... Jusqu'au jour où l'ancienne institutrice de Sofia la convoqua pour parler de son comportement en cours et prononça les mots qu'elle ne voulait pas entendre.

Presque 3 mois plus tard, la petite fille allait entrer dans une école pour « enfants spéciaux ». Une école pour enfants exprimant des troubles du comportement incompatibles avec une scolarité classique.

Passée sa colère et sa frustration vis à vis de cette situation, Callie pris sur elle et décida d'écouter les avis des psychologues ayant vu sa petite fille. Malgré tout, ce premier jour d'école représentait le début d'une nouvelle vie pour elles deux. Cette journée marquait l'officialisation du handicap de son enfant.

Calliope Torres était ce qu'on pourrait appeler une mère célibataire. Elle était médecin, plus précisément chirurgien orthopédique dans le plus grand hôpital de Seattle et exerçait son métier avec passion depuis de nombreuses années. Faisant passer sa carrière avant toute autre chose, elle avait vu les années défiler et ses histoires d'amour se terminer le plus souvent dans le drame. Lassée et blessée par la vie, elle avait pris une décision qui allait radicalement changer sa vie. A 36 ans, elle avait alors décidé d'avoir un enfant... toute seule.

Peu importe le regard des gens, son envie de maternité était la plus forte. 4 ans après la naissance de Sofia, elle ne regrettait pour rien au monde sa décision, sa fille resterait toujours pour elle la créature la plus parfaite qu'elle n'ai jamais vue.

Oui, Sofia était sa priorité, son soleil, l'amour de sa vie, et même si elle savait que le chemin s'annonçait compliqué, elle était prête à tout pour sa fille.


07H40

Callie venait de se garer devant la nouvelle école de Sofia et entreprit de détacher la petite fille. Elle avait 50 minutes d'avance sur le début des cours mais son travail lui imposait de la déposer à la garderie.

Malheureusement, la petite brunette vit la situation d'un très mauvais œil et commença à se tortiller dans son siège en gémissant lorsque sa mère tenta de la détacher.

Sentant la situation se détériorer, elle essaya de capter l'attention de sa fille.

« Sofia ? Écoute moi ma puce... »

« Sofia ! »

Ses appels ne firent que redoubler les protestations de la petite fille qui se mit à crier de toutes ses forces attirant l'attention des quelques passants présents.

Callie pris une profonde inspiration et tenta de calmer son agacement, elle savait que ses émotions avaient un grand impact sur sa fille et elle ne voulait pas aggraver la situation.

« Sofia, on est devant ta nouvelle école... Tu sais, maman t'en a parlé...tu vas te faire plein de- »

Les cris de la petite s'accentuèrent et la maman débordée se sentait lâcher prise. Elle se savait déjà en retard à l'hôpital, rappelée à l'ordre une nouvelle fois par son directeur.

C'est dans ces moment que Callie se sentait seule au monde. Incapable de maîtriser à la fois sa carrière et sa vie de maman. Ne supportant plus les cris, elle implora sa fille de se calmer tout en essuya rapidement les larmes de détresse qui coulaient sur ses joues. Elle se sentait en ce moment complètement impuissante.

C'est alors qu'une voiture se gara à quelques places d'elle. La latina hocha la tête en entendant le moteur de la Mini Cooper s'arrêter, fermant les yeux pour ne pas voir le regard très certainement irrité et dégoutté du conducteur.

Après avoir entendu par dessus les pleurs une portière se refermer ainsi que le bruit de la fermeture automatique des portières, Callie poussa un soupir et ravala ses larmes de nouveau. Comme par magie, sa fille commença à se calmer et ses pleurs se transformèrent progressivement en plaintes de plus en plus espacées.

« Je peux vous aider ? »

Sursautant, en entendant cette voix qu'elle n'attendait pas, la brunette se cogna la tête contre la portière ouverte de la voiture. Elle grogna et passa une main dans ses cheveux avant de se retourner.

Elle se retrouva alors nez à nez avec une magnifique blonde au yeux bleus azur, et ne pu empêcher la surprise de se former sur son visage. Réalisant qu'elle avait du rester muette trop longtemps, elle entendit à nouveau cette voix venue d'ailleurs.

« Est-ce que vous avez besoin d'aide ? J'ai entendu votre fille pleurer et je me disais que peut-être... »

Sortant de sa torpeur, la brunette réagit vivement à cette proposition.

« Je suis tout à fait capable de prendre soin de ma fille! »

Voyant qu'elle avait visiblement heurté un point sensible, la blonde se contenta d'un sourire poli avant de s'éloigner « alors dans ce cas je vous souhaite une bonne journée ».

Mais pour qui se prenait cette blonde super mannequin, super belle gosse, super tout ? Est ce qu'elle avait juste ne serait-ce que l'idée de ce que c'était de s'occuper d'un enfant ?! Non, biensur, elle était trop occupée avec son charmant fiancé. Callie se faisait des films dans sa tête. Elle ne parvenait pas à s'expliquer pourquoi elle avait réagit si vivement à la proposition de la blonde. En réalité elle lui avait par sa présence rappelé tout ce qu'elle n'était plus. La blonde conduisait une voiture immaculée alors que Callie n'avait toujours pas fini de nettoyer les taches de compote de son SUV. La blonde était parfaitement maquillée, coiffée, habillée... Alors que Callie n'avait même pas eu le temps de se laver les cheveux avant d'enfiler les premiers vêtements venus. Et en plus la blonde lui avait proposé son aide... Comme pour lui rappeler encore qu'elle n'était pas aussi bien.

LA BLONDE, LA BLONDE, LA BLONDE... !

C'est tout ce que Callie avait en tête depuis les 3 minutes qui s'étaient écoulées depuis son départ.

Finalement, elle retourna son attention vers sa fille qui suçait tranquillement son pouce, des larmes encore fraîches sur ses joues.

Elle l'embrassa affectueusement et la pris dans ses bras. La petite, épuisée par sa crise n'opposa aucune résistance et la jeune femme se dirigea vers l'entrée de l'école. Elle fut reçu par une certaine Mme Bailey, une afro-américaine qui suscitait spontanément de la peur malgré sa petite taille, mais en la voyant sourire à sa fille elle fut aussitôt rassurée. Son regard dur et accusateur ne semblait réservé qu'aux adultes.

Après avoir remplit les derniers papiers, Callie appris que sa fille allait intégrer la classe d'une certaine Miss Robbins, soit disant une excellente institutrice. Regardant sa montre, la brunette se décida à regret à lâcher Sofia et se promis de revenir faire connaissance avec sa nouvelle institutrice dès que possible.


A peine arrivée à l'hôpital, elle fut immédiatement bippée dans le bureau du chef. Richard Weber l'attendait avec impatience et ne pu réprimer un regard réprobateur en la voyant arriver échevelée et visiblement exténuée.

« Dr Torres ! Asseyez vous »

Terminant d'enfiler sa blouse en entrant dans le grand bureau, la jeune femme se fit toute petite en s'asseyant dans un des fauteuils à sa disposition.

« Dr Torres... je suppose que vous savez pourquoi je vous ai convoqué ? »

N'attendant pas réponse à sa question, l'homme continua d'une voix grave. Il la connaissait depuis bientôt 10 ans et avait assisté à la plupart des événements marquants de sa vie aussi bien professionnelle que personnelle. Même si il ne le lui avait jamais dit, il avait toujours eu une profonde affection pour elle et avait toujours reconnu ses talents de médecin.

« Torres... Cela fait des semaines que je vous ai prévenue, des semaines que je vous dit de vous reprendre... Et pourtant aujourd'hui, encore un retard... sans parler de votre mine exténuée... »

La brunette senti les larmes lui piquer les yeux et elle leva le visage vers le plafond pour essayer de reprendre le contrôle sur ses émotion.

« Je ne sais pas ce qui se passe dans votre vie, je ne sais pas ce qui vous perturbe autant, mais il va falloir que cela arrête d'interférer avec votre travail...Est-ce que c'est clair ?! »

« Oui Monsieur » Sa réponse sorti comme un automatisme. Elle voulait juste en finir avec cette confrontation et était prête à accepter n'importe qu'elle sentence.

« Je suis inquiet pour vous Torres, inquiet pour votre carrière...Si vous... Si vous voulez me parler de quelques chose, je suis là »

D'un regard concerné, il hocha la tête avant de lui indiquer la porte. La jeune femme se leva à la hâte et disparu dans les couloirs de l'hôpital.

Callie savait qu'il avait raison, elle savait qu'elle n'avait pas été à 100% ces derniers temps. Certains de ses collègues s'étaient pleins de voir leurs horaires se rallonger à cause de ses retards, ses absences... Mais pourtant Callie ne pouvait faire autrement. Elle essayait de jongler au mieux avec sa vie de médecin et sa vie de maman mais il semblait encore une fois qu'elle avait lamentablement échoué.

Tout en se préparant pour sa première chirurgie de la journée, la jeune femme se rappela de la blonde qu'elle avait brièvement rencontré. Elle était sure qu'elle, elle suscitait les louanges de ses supérieurs, quel que soit son métier...


17H45

Callie couru à travers la cours de l'école pour chercher sa fille. Elle savait que la garderie fermait à 17H30, là où elle fermait à 18H dans l'ancienne école.

Elle arriva essoufflée dans le couloir principal, ne sachant pas trop où chercher. Essayant de se faire discrète, elle arpenta les couloirs et les salles de classe désertes avant d'entendre une voix vaguement familière.

« et le petit garçon couru pour rattraper son petit chien et lui caressa doucement la tête... »

La brunette resta à écouter quelques instants, avant de reconnaître la voix de sa petite fille.

« le Sien ! »

« le Chien » la corrigea tendrement l'autre voix. Émerveillée d'entendre sa fille parler, ou du moins prononcer un simple mot, elle tapa doucement à la porte avant de tourner la poignée.

Le bruit attira l'attention de la petite fille qui se leva à la vision de sa maman. Elle se jeta sur ses jambes et la latina la pris immédiatement dans ses bras. Elle tourna ensuite son regard vers le centre la pièce et son sourire se figea. La blonde, LA blonde... était assise par terre, un livre dans les mains, elle la regardait avec un sourire poli, avant de le poser et de se lever.

Elle s'approcha alors de la brunette et lui tendit la main.

«Je suis Arizona Robbins, l'institutrice de Sofia. Je suppose que vous devez être Mme Torres... »

« Docteur Torres ». Callie était mortifiée par ce qui venait de sortir de sa bouche. Pourquoi avait -elle corrigé la jolie professeur ? Jolie ? Nan elle n'avait en aucun cas pensé ça...

Un peu choqué par la réponse brute de la latina, la blonde se contenta de reprendre son sourire poli.

« Bien Dr Torres, si vous le voulez bien, je vous invite à sortir de la classe. La garderie est fermée et j'ai un RDV important dans 30 min. »

Malgré le ton très courtois employé par la blonde, Callie se senti une nouvelle fois irritée. Oui elle était en retard et alors ?

« Comme je vous l'ai dit, je suis médecin, j'ai des responsabilités, je suis désolée, mais 15 minutes c'est le temps de sauver une vie... »

Elle regarda Arizona d'un air fièr et la jeune femme s'arrêta net de ramasser ses affaires.

« Madame Torres...que nous soyons bien clair, bien que je sois très honorée que vous nous ayez confié votre fille, je dois vous préciser qu'en tant que directrice de cet établissement j'ai toute autorité ici ! »

En quelques seconde la blonde passait d'ennuyeusement sympathique à incroyablement intimidante. Elle la regardait avec aplomb et ses yeux bleus qu'elle avait trouvé quelques secondes auparavant si doux lui semblaient soudain menaçants.

Constatant qu'elle avait pour la première fois toute l'attention de la brune, Arizona continua.

« La garderie ouvre à 7H30 le matin et ferme à 17H30 le soir... Si pour une raison ou pour une autre vous aviez des besoins différents, il est possible d'en discuter. Dans une conversation normale, entre adultes... »

Callie se sentait soudain ridicule et baissa la tête. Elle avait envie de s'excuser mais elle ne savait pas comment faire. Elle retourna alors son attention sur Sofia qui semblait suivre leur échange avec grand intérêt.

« C'est noté... merci » La sincérité dans son regard suffit à adoucir la blonde qui hocha la tête.

Alors que la brunette s'apprêtait à quitter la salle, Arizona l'interpella.

« Dr Torres, c'est une magnifique petite fille que cous avez là... Vous pouvez vraiment en être fière... »

Entendre ces mots eut un effet immédiat sur Callie qui se retourna et lança un sourire éblouissant à la jeune femme. La blonde se senti presque percutée par la vue de ce visage illuminé et ne pu réprimer son propre sourire. Elle avait eu raison. La petite était magnifique... à l'image de sa mère.

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