Chapitre 2

Callie arriva à 7H30 pile le lendemain matin pour déposer Sofia à l'école. A son grand étonnement, la petite fille semblait plutôt apprécier son nouvel environnement et n'opposa aucune résistance. La brunette avait le sourire aux lèvres en arrivant devant Mme Bailey qui leva les sourcils d'un air interrogateur. Se sentant mal à l'aise, la latina s'empressa de dire aurevoir à sa fille non sans lui avoir rappelé à l'oreille leur accord secret concernant ce que la petite avait dans la main...

Elle espérait juste que la petite fille s'en souviendrait. Car Callie savait que Sofia ne comprenait pas tout. Elle ne parlait pas, commençait juste à prononcer certains mots... et pourtant, quand elle lui avait expliqué pourquoi elle avait coupé des fleurs dans le jardin ce matin, elle aurait juré que la petite avait tout compris.

C'est pour une fois le cœur léger qu'elle retrouva l'hôpital, bien décidée à faire des étincelles.

Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

8H25

Arizona arriva juste à temps pour le début des cours. Elle alla cherché ses élèves rassemblés dans la garderie et les conduisit jusqu'à sa classe. La blonde adorait son métier. Elle avait pourtant cherché sa voie pendant longtemps avant de se sentir pleinement satisfaite de son travail.

Agrégée de littérature, elle avait exercé comme professeur dans des classes préparatoires littéraires avant de décider de changer de public. Elle passa alors le concours de professeur des écoles avec succès et se trouva totalement comblée au contact des enfants. Sa volonté de travailler auprès d'enfants dits « différents » était venue progressivement alors qu'elle avait constaté le manque flagrant d'infrastructures adaptées dans les écoles classiques. Elle avait alors réussi à convaincre les banques et quelques associations de parents de la suivre et avait ouvert son propre établissement. 7 ans après, la jeune femme ne regrettait pas son choix de vie. Elle avait l'impression de faire la différence pour ces enfant rejetés par le système classique.

Sa structure avait la particularité d'avoir des effectifs très réduits par classe, permettant aux professeurs de répondre aux besoins de chaque enfant. La blonde regarda ses « petits » comme elle aimait les appeler se tourner vers elle un à un en entendant leur prénom et bien vite tout le monde fut à sa place.

C'est alors que la jeune femme remarqua que la petite Sofia avait l'air particulièrement concentrée. La petite fille semblait fixer quelques chose mais l'institutrice ne parvenait pas à distinguer quoi que se soit depuis sa position.

Après avoir distribué des coloriages, elle s'approcha de la fillette.

« Bonjour Sofia, est-ce que tout va bien ? » Elle lui sourit le plus tendrement du monde et la petite pourtant très sauvage se contenta de hocher la tête en la regardant sérieusement. Amusée, Arizona continua.

« Tu as l'air bien sérieuse mademoiselle ! Qu'est ce que tu regardes comme ça ? »

A sa grande surprise, la petite fille leva brusquement son bras et Arizona découvrit ce qu'elle avait dans sa main.

Un « bouquet » ou du moins ce qu'il en restait, visiblement composé de fleur du jardin. Elle fit un grand sourire à la petite fille « c'est pour moi ?! »

La petite hocha la tête une nouvelle fois, faisant trembler ses boucles brunes. La blonde la remercia chaleureusement et la gratifia même d'une bise. Elle profita ensuite d'un moment de calme pendant sa matinée pour inspecter le « bouquet ».

Les fleurs avaient vraisemblablement été écrasée par un objet (ou une personne) assez lourde mais on pouvait reconnaître quelques roses roses, des branches de mimosa et une magnifique (du moins elle avait du l'être) pivoine rouge. En inspectant le lien qui unissait les tiges entre elles par dessus le papier d'aluminium, Arizona remarqua qu'un papier y était accroché.

Elle le déplia et ne pu réprimer sa surprise en prenant connaissance de son contenu.

On pouvait y lire inscrit à l'encre bleue la phrase suivante :

« Je suis désolée pour hier...

Callie (Dr Torres) »

Touchée par ce geste auquel elle ne s'attendait pas du tout, la blonde contempla le papier pendant quelques secondes avant de le reposer. Elle était sure qu'il y avait bien plus à découvrir chez le Dr Torres que son apparence brute et agressive. Elle en avait eu un aperçu hier soir, et maintenant aujourd'hui ces fleurs...

Perdue dans ses pensées, elle n'entendit pas l'appel du petit Alexandre qui n'eut pas le temps de rejoindre les toilettes...

Une journée classique pour une institutrice de maternelle, à la différence près que la plupart de ses élèves étaient incapables de s'exprimer. Elle devait donc détecter leurs appels en décodant leur gestuelle. Tout un métier !

Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Une semaine s'était déjà passée depuis leur rencontre et les deux femmes ne s'étaient pas revues. Callie avait uniquement eu à faire à Mme Bailey pour la garderie du soir et du matin. Même si elle refusait de se l'avouer, la brunette regrettait de ne pas avoir eu l'occasion de revoir la jolie blonde. Elle décida alors de prendre les devant et s'adressa à l'intimidante « Miranda ».

« Est-ce qu'il serait possible de voir Mademoiselle Robbins ? »

La femme la regarda suspicieusement tout en la reluquant de haut en bas « et vous aviez rendez-vous ? »

Se sentant encore une fois mal à l'aise devant cette petite bonne femme, la brunette ne se démonta pas pour autant.

« Non, je voulais juste discuter de Sofia... parler de sa première semaine ».

Se retournant pleinement pour lui faire face, Miranda la regarda d'un air incrédule

« Et vous présumez que Mme Robbins est disponible sans rendez vous à 17H30 pour « discuter » ? »

« Heu... »

N'ayant pas eu le temps de répondre, elle vit Miranda la regarder en hochant la tête d'un air désapprobateur, avant de se diriger dans un des couloirs de l'établissement.

Pendant ce temps, Sofia continuait à jouer avec des cubes, peu intéressée par ce qui se passait autour d'elle.

Miranda apparu quelques minutes plus tard un air satisfait sur le visage.

« Je suis désolée, Mme Robbins est partie... Vous pouvez ne revanche la voir demain si vous voulez... je peux laisser un message ? »

« Heu... oui merci... Dites lui que... je passerai la voir demain ».

Miranda arrêta une nouvelle fois ce qu'elle faisait pour regarder le Dr Torres bien en face une expression caractéristique d'un « sans déconner ?! » sur son visage. Elle lui tourna ensuite le dos tout en gribouillant quelques chose sur un bout de papier et Callie profita de ce moment pour partir avec sa fille sous le bras.

Il n'y avait pas à dire, cette Miranda Bailey était tout ce qu'il y avait de plus effrayant !

Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

La journée suivante fut une véritable épreuve pour Callie. Après avoir eu toutes les peines du monde à préparer sa fille pour l'école, après être arrivée en retard à sa réunion de service, après avoir subit les remarques de ses collègues sur ses retards, après avoir appris que son ex-mari, lui aussi médecin dans le même hôpital allait être papa, après avoir renversé son café sur sa seule tenue propre restante...

Le Dr Calliope Torres venait de perdre un patient. Un petit garçon de l'age de Sofia. Steve. Même si elle avait malheureusement eu à faire à de nombreuses pertes de patients depuis qu'elle était médecin, perdre un enfant restait toujours particulièrement difficile.

Outre le fait qu'elle ne pouvait s'empêcher de penser à sa petite fille, elle devait également composer avec la douleur des parents qu'elle ne pouvait qu'essayer de comprendre.

Comment annoncer la mort d'un enfant ?

Malheureusement, après 5H d'opération et des tentatives de réanimations infructueuses, la brunette prononça le décès devant le regard impuissant des personnes présentes dans le bloc. Elle s'empressa ensuite de retirer son masque et ses gants avant de se poser quelque seconde dans le sas d'entrée.

Là elle se recomposa du mieux qu'elle pouvait avant d'aller annoncer la terrible nouvelle aux parents.

En les voyant s'approcher d'elle précipitamment les yeux pleins d'espoirs, une boule se forma dans son estomac et Callie commença le speech qu'elle avait pratiqué de nombreuses fois...

« Monsieur et Madame Perkins, je suis désolée... Steve n'a pas survécu à l'opération ».

Des cris, des pleurs... les deux parents s'écroulant l'un sur l'autre, essayant de comprendre, de supporter le poids de ses mots.

Après les avoir quitté, elle regarda son portable et constata avec effroi qu'il était déjà 19H...7 appels en absence...

Pas le temps de se morfondre, elle passa en quelques secondes en mode « maman » et se rua dans son casier avant de prendre sa voiture. Elle arriva à 19H15 à l'école, ne réalisant même pas qu'elle portait toujours sa tenue d'hôpital et son calot d'opération.

Elle couru dans les couloirs et ouvrit brusquement la porte de la salle de classe de Sofia. Elle fut accueillie par la même scène que lors de sa première venue, mais le regard que lui adressait Arizona ne semblait pas des plus tendre.

« Je suis désolée... » tout en caressant les cheveux de sa fille venue se blottir contre ses jambes, Callie essaya de convertir ce qu'elle ressentait à ce moment là dans son regard, implorant la blonde. Comme si elle comprenait sa demande inaudible, la blonde se leva en la regardant avec insistance.

« dure journée... ? »

Cette simple phrase eu l'effet d'un révélateur pour la brunette qui poussa un soupir entre rire et sanglot.

Ne sachant pas pourquoi, la blonde venait de perdre à l'instant son agacement concernant la latina et elle se surpris même à s'inquiéter pour elle...

« Vous voulez en parler... » Voyant Arizona la regarder fixement alors qu'elle se sentait vulnérable, la brunette se contenta de hocher la tête fièrement avant de se baisser pour ramasser les affaires de Sofia.

« Je suis désolée... vraiment...Merci d'avoir gardé Sofia ». Elle refusait de regarder la blonde dans les yeux, de peur d'y voir de la pitié. Lorsqu'elle se releva, l'institutrice continua.

« Vous savez Mme Torres, ces situations ne peuvent malheureusement se reproduire à l'infini...Si vous avez besoin d'aide, nous pouvons vous aider... »

Se sentant encore une fois attaquée par les mots pourtant sincères de la blonde la latina réagit vivement.

« Je vous ai dit que j'étais désolée ! Vous voulez combien pour les 2 heures supplémentaires ? Dites le moi et on en reste là ! »

l'agressivité dans sa voix la surpris une nouvelle fois et elle s'empressa de s'excuser.

« Je ne voulais pas dire ça... Vous avez raison... Je suis fatiguée... ». Elle sentait les larmes lui monter aux yeux. Tout ce qu'elle voulait c'était rentrer chez elle et ne plus repenser à cette horrible journée. En ce moment elle se sentait seule, elle manquait de soutien...Elle se rendait compte qu'elle aurait eu bien besoin de quelqu'un pour prendre soin d'elle, rien qu'une fois...

Hochant la tête, Arizona grimaça en voyant la jeune femme visiblement marquée. Elle ne voulait pas la laisser rentrer dans cet état. Ce n'était ni sain pour elle, ni pour Sofia.

« Dr Torres... j'estime que pour toutes les méchancetés que vous avez prononcées à mon encontre, vous me devez bien quelques chose... »

Etonnée par la tournure que prenait les choses, la latina regarda la blonde avec intérêt.

«Je vous écoute... »

« Je veux que vous et Sofia veniez diner chez moi, disons... tout de suite ? Mon logement de fonction est au sein de l'école... »

Prise au dépourvu par cette demande, Callie se dépêcha de refuser.

« Je suis désolée mais... je suis vraiment fatiguée. Il y a 40 min de route entre la maison et l'école, nous allons y aller... »

Levant un sourcil avec défiance, Arizona ne se démonta, elle savait qu'elle s'en voudrait de laisser la brune repartir.

« Ce n'était pas une question...Sofia tu aimes les pizzas ? »

A l'évocation de ce mot, la petite se rappela immédiatement qu'elle avait faim et ses yeux s'illuminèrent. Sachant très bien que sa fille ne prendrait plus non pour une réponse, et se sachant psychologiquement incapable de supporter une crise ce soir, la brunette soupira en levant les yeux au ciel.

Arizona la regarda amusée et tendit sa main à Sofia qui se précipita de la saisir. Bientôt les trois silhouettes traversèrent la cours de l'école et montèrent au dernier étage du bâtiment principal.

Une fois à l'intérieur, Callie fut émerveillée par la beauté du lieu. L'appartement devait avoisiner les 150m² et possédait une vue panoramique sur la ville. Il était décoré avec goût, dans un style que seules les personnes sans enfant pouvaient se permettre.

Arizona l'invita à s'asseoir et demanda à Sofia de la rejoindre pour choisir les pizzas. Callie en profita pour se détendre quelques minutes, les yeux fermés, en essayant d'oublier sa journée.

Quand elle les rouvrit, la blonde avait posé un verre de vin devant elle. Elle l'accepta volontiers et écouta distraitement sa fille essayer de prononcer quelques nouveaux mots.

Une fois les pizzas arrivées, la discussion continua autour de Sofia. Malgré son esprit embrouillé, la brunette ne pouvait s'empêcher de remarque à quel point Arizona et Sofia semblaient s'apprécier. Ce simple fait lui fit chaud au cœur et elle savait en cet instant qu'elle avait pris la bonne décision en changeant sa fille d'école.

Peu après, la petite fille s'endormit sur les genoux de son institutrice qui alla gentiment la déposer sur le canapé. Callie s'émerveilla de la douceur avec laquelle Arizona s'occupait de sa fille et senti une nouvelle fois l'émotion s'emparer d'elle. Tellement peu de gens arrivaient à percer Sofia, tellement peu de personnes pouvaient l'approcher...que cela en était devenu problématique pour Callie qui devait être là en continue pour sa fille. Mais en voyant la blonde, elle se disait qu'il y avait enfin quelqu'un qui pouvait prendre le relais.

Observant la brunette visiblement perdue dans ses pensées, Arizona essaya de capter son attention.

« Je vous sens distraite depuis le début de soirée, est-ce que tout va bien ? »

Devant le regard concerné d'Arizona, la brune soupira. En cet instant elle avait envie de tout lui dire...Lui raconter sa journée, lui parler de Sofia, de ses difficultés à l'éduquer, de ses problèmes professionnels.

Pourtant elle se contenta de hocher la tête par la négative.

La blonde compris et ne poussa pas l'issue plus loin, elle posa alors une question qui lui semblait innocente.

« Vous êtes dans quelle spécialité d'ailleurs ? A voir votre calot vous êtes chirurgien ? »

Callie s'empressa alors de passer la main dans ses cheveux et retira le morceaux de tissus. Elle senti le besoin de s'excuser.

« Je suis désolée, je suis venue immédiatement en sortant du bloc... je n'ai pas eu le temps de me changer... »

Arizona lui fit un sourire rassurant avant de reprendre les propos entendus la semaine passée.

« Pas de problème, j'imagine que quand on sauve des vie les temps n'a plus d'importance ».

Elle regardait la brunette avec révérence, et une pointe d'admiration. Pourtant, la réaction qu'elle reçut en retour fut loin de ce qu'elle avait imaginé.

La latina avait pris sa tête entre ses mains et hocha la tête négativement. Elle se décida à relever la tête au bout de quelques instants, regardant Arizona alors que des larmes coulaient sur ses joues.

La bonde observait la scène sans réagir, mortifiée à l'idée que ses propos aient pu faire pleurer la jolie brunette.

« Je l'ai perdu...le patient...il est mort »

Les deux jeunes femmes se dévisagèrent pendant plusieurs secondes, la réalisation s'installant progressivement. Arizona ouvrit la bouche mais aucune parole n'en sorti. Elle grimaça en voyant le visage défait de la latina.

« Callie... je suis désolée... » Ce prénom sorti tout seul et aucune des deux femmes ne sembla le remarquer. Le regard dans le vague, la brunette avait repris le contrôle de ses émotions.

« C'est mon métier... mais c'est toujours difficile, surtout pour les enfants ».

Une nouvelle fois mortifiée par cette révélation, Arizona essaya de proposer son aide à la brunette « est-ce que je peux faire quelques chose ? Je peux garder Sofia cette nuit si vous voulez vous reposer... »

Callie apprécia l'offre mais elle ne pouvait accepter. Savoir que la blonde l'avait écouté était déjà énorme pour elle. Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir bien en sa présence. Elle enchaînait pourtant les remarques déplacées et maintenant les états d'âmes mais Arizona ne semblait pas lui en tenir rigueur. Ou du moins elle ne le montrait pas.

« Je ferais mieux d'y aller, merci en tout cas...Arizona... » La brune lança un sourire sincère à la blonde qui le lui rendit.

« Attends... ce n'est pas prudent... Il est bientôt 23H et il pleut à torrent... »

« C'est bien pour ça que je ne voulais pas venir... »

« Restez ici pour la nuit... j'ai de la place... »

Arizona se sentait soudain nerveuse. Pourquoi avait-elle faite cette proposition, elle n'en savait rien. Elle regarda la perplexité s'installer sur le visage de la latina, mais pourtant elle voulait à tout pris la convaincre de rester.

Malgré le regard implorant de la blonde, Callie mis son manteau et regarda par la fenêtre. La pluie redoubla d'intensité et on entendait les gouttes se fracasser violemment sur les vitres. Esquissant une grimace, elle se retourna et tomba nez à nez avec Arizona le visage sérieux.

« Je ne veux pas que vous rentriez, j'ai 2 chambres d'amis... c'est amplement suffisant ! »

Se sentant las, fatiguée, Callie n'avait pas envie de négocier. Rien que l'idée d'avoir à conduire sous ce temps la rebutait, elle trouvait la proposition de la blonde de plus en plus tentante.

Elle hocha faiblement la tête, comme prenant soudain conscience de sa fatigue.

Elle ouvrit pourtant la porte avant de courir sous la pluie battante. Elle recueilli à la hâte les quelques affaires qu'elle avait dans sa voiture avant de faire demi-tour.

Ce simple trajet avait eu pour effet de la tremper et elle se précipita d'enlever son manteau et ses chaussures dans l'entrée de l'appartement.

En s'approchant du canapé, elle s'aperçut que Sofia avait disparu et sss'enfonça alors un peu plus dans l'appartement, le doudou de sa fille à la main. Elle repéra rapidement une porte ouverte d'où s'échappait de la lumière et observa attentivement Arizona border sa fille avant d'éteindre la lumière.

La blonde sursauta en constatant sa présence et Callie lui lança un sourire énigmatique.

« suis-moi »

Les deux femmes se dirigèrent alors vers une autre porte qui dévoila une autre chambre.

« Arizona tu n'as pas à faire ça...je peux très bien dormir avec Sofia... »

« Il faut que tu dormes Callie ! Il y a de la place, profites-en... »

A court d'argument, la brunette accepta le lit qui lui était offert. Elle alla chercher son sac et son téléphone dans le salon alors que la blonde posa une pile de linge sur la commode.

Un T-shirt qui lui servirait de chemise de nuit, des serviettes de toilette, et même une brosse à dent.

« Qui pouvait bien avoir des brosses à dent neuves à disposition chez soi ? »

Callie se posa intérieurement la question avant de voir la blonde sortir de la salle de bain. La jeune femme ne la vit pas dans l'obscurité du couloir et la brunette l'attrapa doucement par le bras alors qu'elle se dirigeait vers ce qui devait être sa chambre.

« Arizona... merci... pour tout... »

Sans savoir comment ni pourquoi, la latina posa un délicat baiser sur la joue de l'institutrice qui se figea. La brunette se retira ensuite dans sa chambre et s'endormit paisiblement pour la première fois depuis des mois.

De son côté, la blonde ne pouvait s'empêcher de penser à cette mère de famille qui était en train de prendre une importance considérable dans son esprit. Comment en était-elle arrivée à penser que la brunette serait incroyablement sexy dans le T-shirt qu'elle lui avait posé, elle ne le savait pas...

Mais pourtant c'est la dernière pensée qui traversa son esprit avant que Morphée ne s'empare d'elle.