Chapitre 3
Un grand merci à toutes celles qui me suivent !:-)
Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Le lendemain matin, Callie fut réveillée par des éclats de rire. Quelques peu désorientée de constater qu'elle n'était pas chez elle, la jeune femme mis quelques minutes, à reprendre ses esprit avant de sortir doucement de la chambre.
En regagnant le salon, elle entendit les rire se préciser et elle trouva Sofia et Arizona dan s la cuisine, visiblement très excitées à l'idée de manger des pancakes.
La brunette ne pu que sourire une nouvelle fois devant le bonheur évident visible sur le visage de sa fille.
Elle toqua alors légèrement sur le mur pour faire connaître sa présence et la blonde se retourna brusquement, faisant tomber le paquet de farine sur le sol. Les rires combinés de la mère et de la fille eurent raison de son orgueil et une adorable moue se forma sur son visage.
« Ce n'est pas drôle ! »
Quelques instants plus tard, les 3 étaient installées autour de la table, profitant du calme du moment.
Les deux femmes entrèrent dans une conversation facile composée de « bien dormi ? » « J'ai fait du café » et « Sofia ne mets pas la cuillère dans ton oreille ! »
Callie profita de l'intérêt de Sofia pour le chat d'Arizona pour s'entretenir avec cette dernière.
« Arizona, je voulais vous dire... je voulais te dire merci... pour hier, pour ce matin... »
La blonde ne pu que sourire devant le discours hésitant de la brunette. Malgré tout, l'avoir si proche d'elle... elle ne pouvait que constater que la jeune femme était particulièrement bien « gaulée ». Une masse de cheveux bruns qui lui donnaient un côté sauvage, un beau visage aux traits parfaits, une peau hâlée qui lui semblait divinement douce...des courbes à tomber, des jambes à n'en plus finir...
« Arizona ? »
Réalisant qu'on avait du lui poser une question, la blonde tenta d'enlever son sourire rêveur de son visage pour se reconcentrer sur la conversation.
« Heu oui ? Tu disais ? »
Amusée par l'absence que venait d'avoir la jeune femme, la brunette se mit à rire doucement.
« Nan rien, laisse tomber. Je vais me préparer pour l'hôpital ».
Après un dernier regard appuyé, la latina se décida à quitter la pièce pour s'enfermer dans la salle de bain.
Il y avait décidément quelques choses de bizarre avec l'institutrice mais elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Peut-être n'était elle juste plus habituée à susciter l'attention de jolies jeunes femmes. Jolie ? Encore ? Ce mot semblait roder dans son esprit dès qu'il était question de LA blonde.
Quand elle sorti de la salle de bain, l'appartement était vide. Un post-it sur la porte lui laissa savoir qu'Arizona et Sofia avaient déjà pris le chemin de leur classe.
Ne souhaitant pas prendre d'avantage de retard, elle griffonna un « merci » sur un morceau de papier avant de quitter les lieux.
Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
La vie repris son cours les jours suivant, Miranda Bailey redevenant la seule interlocutrice de la brunette. Pourtant, rien que le fait de savoir que la blonde habitait les lieux avait le don de piquer sa curiosité. Elle voulait en savoir plus cette femme qui suscitait visiblement un très grand respect chez ses collègues.
Callie se demandait qu'elle pouvait bien être l'histoire de cette jeune femme d'environ 35 ans. Etait-elle célibataire ? Si elle en jugeait par la soirée qu'elle avait passé dans son appartement, il semblait bien que oui... Qu'avait-elle à cacher ?
Amusée par toutes les questions qui s'entremêlaient dans sa tête à la mention de Miss Robbins, la latina se promis d'en apprendre plus sur cette femme qui semblait avoir créé un vrai lien de confiance avec Sofia.
Malheureusement, 1 mois après la rentrée de Sofia, la brunette devait se rendre à l'évidence. Aucune trace de la blonde. A croire qu'elle faisait tout pour l'éviter. Cette simple pensée eut pour effet d'attrister la jeune femme qui s'en voulait d'espérer que les interactions qu'elle avait eue avec Arizona étaient plus que de la simple politesse.
C'est en regardant Sofia jouer avec ses légos qu'elle pris conscience du pouvoir que renfermait la petite fille. Après l'avoir embrassée sur le front, elle s'assit en face d'elle et commença à fabriquer une petite maison à l'aide des cubes.
Elle entama alors une « conversation » avec la petite comme tous les jours, pour savoir comment s'était passée sa journée. Malheureusement, ces moment étaient toujours frustrants pour la brunette qui n'obtenait au mieux qu'un ou deux mots de la part de Sofia.
« Miss Robbins est gentille ? »
A l'évocation de son institutrice, la fillette hocha la tête à l'affirmative avant de corriger sa mère.
« Ho-Bins ! ». La brunette ne put contenir le bonheur qui l'envahissait à entendre sa fille visiblement excitée à la simple pensée de son institutrice...
Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
Le lendemain matin, elle amena sa fille à l'école et se décida à prendre les devant en arrivant le plus tard possible. Malheureusement, pour son plus grand étonnement, la blonde semblait toujours invisible, Bailey résumant ses activités habituelles alors même que la garderie était fermée. Rassemblant son courage, Callie pris son expression la plus intimidante et s'adressa à Mme Bailey.
« Bonjour Miranda, serait-il possible d'avoir un rendez-vous avec Miss Robbins ? Le plus rapidement sera le mieux »
Comme elle le présentait, Miranda ne se laissa pas intimider et s'approcha au plus près de Callie. « Mademoiselle Robbins est absente en ce moment, elle vous verra quand elle sera de retour »
La brunette haussa les épaules, se demandant bien où pouvait disparaître une directrice d'école un jour de classe ?
Elle s'apprêta alors à interpeller Miranda de nouveau avant de réaliser qu'elle n'obtiendrait rien de plus. « Hej Sof', maman va aller à l'hôpital, travailler... »
Elle embrassa sa fille dont le visage s'illumina à la mention de l'hôpital. La petite lui fit alors une grosse bise sur la joue avant de rejoindre Miranda.
La jeune femme quitta précipitamment la garderie, plus perturbée que jamais par la situation. Son besoin de revoir la blonde n'arrangeait rien à sa situation.
Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
A peine sa blouse enfilée, elle senti son bipper vibrer. Poussant un long soupir de lassitude, la jeune femme pris la direction des urgences.
« Avery ? »
L'interne s'agita en tous sens en voyant arriver le chirurgien. Il lui tendit maladroitement le dossier tout en tentant de garder son professionnalisme.
« Amanda Parker, 5 ans, fracture du fémur gauche... a été amenée il y a maintenant 2H...Je soupçonne qu'une réduction soit nécessaire. »
« Vous soupçonnez ? » levant un sourcil, Callie laissa échapper un rire irrité.
« Où sont les résultats d'imagerie ? Les résultats sanguins ? »
« On attend le bilan mais les radios sont là... » Il lui tendit alors la grande enveloppe orange qu'elle saisit brusquement avant d'en étudier le contenu à la lumière des néons. Fronçant les sourcils, la jeune femme se dirigea rapidement vers une salle d'examen. Après avoir confirmé ses doutes, elle congédia l'interne sans plus de cérémonie et se dirigea vers le box désigné par le dossier.
Cette Amanda allait dans tous les cas avoir besoin d'une chirurgie, elle en était presque sure...
En tirant le rideau, elle eu la surprise de découvrir la blonde tenant la main d'une petite fille.
« Arizona ? »
Levant la tête en direction du rideau, la blonde ne pu s'empêcher de rester figée en découvrant Callie.
« Qu'est-ce que tu -? » La blonde lui sourit avant de mettre un doigt sur ses lèvres pour lui signifier que ce n'était pas le sujet.
Se reprenant rapidement, Callie bougonna quelques chose avant de se concentrer sur la petite fille, c'était ça le plus important.
Après avoir manipulé sa jambe avec précaution, elle confirma rapidement son diagnostique. Fracture du femur. Elle expliqua alors à la petite ce qui allait se passer même si cette dernière, sous l'effet des sédatifs ne semblait pas prêter attention à ce qu'elle disait. En réalité, la fillette ne lui avait pas adressé la parole depuis son arrivée.
Du bruit dans le couloir éveilla l'attention des deux jeunes femmes et un couple débarqua essoufflé dans le box.
« Oh ma chérie ! Mon dieu est-ce que ça va ? »
Callie reconnu immédiatement la femme comme étant la mère de l'enfant à la vue de leur ressemblance physique. Elle réexpliqua alors la situation avec un grand professionnalisme, sur le regard complètement admiratif d'Arizona. Il n'y avait pas à dire, dans son élément, en charge d'une future chirurgie, la jeune femme inspirait le respect et l'admiration. La blonde pensait à ce moment là que cette Callie là était bien loin de la femme débordée qu'elle avait eu l'occasion de voir jusqu'à présent. Cette Callie ci était... hardcore...et le mix des deux avait le don piquer l'intérêt de l'institutrice.
Une fois qu'elle fut sure que la situation soit bien en main, Callie quitta les 3 adultes pour prendre les mesures nécessaires à l'opération d'Amanda.
Une dizaine de minutes plus tard, elle entendit frapper à la porte de son bureau.
Levant les yeux d'un air ennuyé, son expression se figea quand elle reconnu la blonde. Visiblement peu intimidée, elle était appuyée sur le mur de l'entrée attendant patiemment une invitation. Esquissant un sourire, Callie lui fit signe « Mademoiselle Robbins... »
Après quelques secondes, la blonde lui fit un grand sourire avant d'aller directement s'asseoir sur son bureau. Après tout pourquoi se contenter des fauteuils ?
« Dr Torres... Je passais juste vous dire aurevoir. J'ai accompagné Amanda ici après sa chute de ce matin » La blonde se mordit la lèvre avant de finalement ajouter « J'avoue avoir pensé que je te croiserais peut-être ici... ». La blonde regarda la brunette d'un air charmeur (du moins c'était l'analyse de Callie), avant de se lever brusquement et de se diriger vers la sortie.
« Alors bonne journée Dr Torres... »
«Non attend ?! »
Sans savoir ce qui avait provoqué ce sursaut, la brunette se retrouva en une fraction de seconde au niveau de la porte. Elle regarda Arizona la dévisager avec intérêt.
« Tu as le temps pour un café ? »
La brunette s'en voulait d'avoir fait cette proposition. Premièrement parce que Arizona était attendue à l'école et qu'elle n'avait donc décemment pas le temps, et deuxièmement parcequ'il n'y avait rien de moins romantique qu'un café pris dans un hôpital. Romantique ? Pourquoi voulait-elle que ce café soit romantique.
Déchiffrant la panique bien que contenue sur le visage de la brunette, Arizona se mit à rire doucement avant de poser sa main sur le bras du médecin.
« Ce serait avec joie docteur Torres... »
Le sourire qu'elle gagna en retour lui fit perdre conscience du monde qui l'entourait quelques instants.
Elle secoua alors la tête doucement avant de suivre Callie dans les dédales de l'hôpital...
Arizona devait avouer que les regard admiratifs et craintifs adressés à Callie sur le chemin la rendait incroyablement sexy. Ce côté « c'est moi qui gère... »... Ces avant-bras musclés apparents sous sa blouse...La blonde se sentait totalement charmée par cette nouvelle facette de la jeune femme.
De son côté, la brunette tentait de faire la conversation, expliquant au passage des détails relatif à son travail. Elle ne remarquait absolument pas les regards que la blonde lui lançait, persuadée qu'une si jolie jeune femme ne pouvait pas la regarder.
Arrivées devant ce qui était de toute évidence la cafétéria de l'hopital, la latina se retourna vers la blonde.
« Qu'est ce que tu prends ? »
« Mmmmhhh … Est ce qu'il a des risques ? »
« C'est un hopital ! Biensur que c'est dégeu... »
Les deux jeunes femmes se mirent à rire à cette admission.
« Leur café est correct... »
« Alors je prendrais la même chose que toi... »
Un sourire complice et la brunette se faufila dans la file.
A distance, Arizona pouvait apprécier pleinement la brunette dans toute sa splendeur. Elle ne saurait dire pourquoi, mais la voir aujourd'hui avait réveillé en elle quelques chose... Quoi, elle ne savait pas encore.
Quelques minutes plus tard, Callie revint avec un gobelet dans chaque main, un sourire franc aux lèvres. Elle se sourirent pendant quelques secondes avant que la blonde ne réalise qu'on lui tendait son café. Elle eut alors un rire gêné avant de changer la conversation.
« Alors, docteur Torres, qu'est ce que ça fait de sauver des vies ? »
amusée par la question la brunette fronça les sourcils gentiment.
« Et bien, c'est le pouvoir, l'argent, la célébrité... J'ai tous les internes, toutes les infirmières, les aides-soignantes à mes pieds... Je peux leur faire ce que je veux... quand je veux.. »
En voyant le sourire en coin d'Arizona, la brunette compris la double implication de ces propos et se corrigea rapidement.
« Dans le cadre professionnel biensur... »
« A quoi d'autre pensais-tu ? »
« Tu sais ce qu'on dit sur les médecins et... »
Réalisant que la blonde s'amusait avec elle, la latina s'arrêta de parler. Elle sentait ses joues devenir rouges mais elle ne pouvait rien y faire...
Subitement très intéressée par ce que Callie pouvait faire de « non professionnel », la blonde décida de la pousser un peu plus...
« Donc pas de flirt avec le personnel ? » Son regard malicieux traduisait son envie d'en savoir plus.
Heureusement pour elle, Callie senti son bipper vibrer. Elle le saisit immédiatement, adressant une grimace d'excuse en direction d'Arizona qui hocha la tête en guise de compréhension. Callie commença alors à se diriger vers son service avant de se retourner brusquement et de prendre le gobelet de café des mains de la blonde.
Sans la regarder, elle saisit un marqueur dans sa poche et commença à écrire sous le regard étonné de la blonde.
« Aurevoir Arizona... » Dans un dernier sourire, la latina disparu.
La blonde attendit de la perdre complètement de vue avant d'inspecter son gobelet.
« Au cas où (fractures...;-))
899 67 789 »
Pouvait-on tomber sous le charme d'un parent d'élève ? C'était la question qui traversait l'esprit de l'institutrice. Dans tous les cas il était clair qu'après la matinée qu'elle venait de passer, il était trop tard...
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
10 jours s'étaient écoulés depuis leur dernière entrevue, et les deux jeunes femmes étaient entrées dans une phase d'amitié naissante. Elles correspondaient régulièrement par SMS, se racontant brièvement leur journée ou quelques anecdotes croustillantes. Callie devait l'avouer, pouvoir parler à un adulte, même seulement par message avait un effet libérateur pour elle. Après les dernières années difficiles qu'elle avait passé, la mort de son meilleur ami, son divorce, elle avait mis de la distance avec son entourage, ne souhaitant plus alimenter les rumeurs.
Arizona Robbins était donc pour elle une bouffée d'air frais, un élément qu'elle n'attendait pas et qui pourtant allégeait un peu son quotidien.
Ce soir là pourtant était différent. Elle avait encore une fois été retenue à l'hopital et Arizona s'était immédiatement proposée de garder Sofia.
C'est ainsi qu'elle se retrouva garée devant l'école à 19H30, un immense sourire aux lèvres à l'idée de retrouver à la fois sa fille et la blonde. A peine avait-elle frappé à la porte de l'appartement, qu'Arizona ouvrit une Sofia endormie dans ses bras. Les papillons qui envahirent le ventre de Callie à ce moment là auraient pu la faire s'envoler. Elle n'était tellement pas habituée à voir sa fille si bien avec des étrangers, à la voir calme, reposée... Le simple fait de voir les bras protecteurs que la blonde avait mis autour d'elle suffirent pour la rendre émue au point de se retrouver la larme à l'oeil.
Regardant Callie avec inquiétude, la blonde l'invita à entrer avant de lui faire signe qu'elle allait poser Sofia dans une chambre. A son retour, la brunette était assise sur le canapé, un sourire énigmatique aux lèvres.
« Tu vas bien ? »
Callie hocha la tête silencieusement, essayant de trouver les mots pour exprimer ses émotions.
« C'est la première fois que je vois Sofia... »
Elle laissa sa phrase en suspend, souriant malgré ses larmes. La blonde attendit patiemment que la brunette poursuive, ne pouvant s'empêcher de sécher ses larmes de son pouce.
« Sofia...elle n'accepte personne... depuis sa naissance elle est très difficile, je dois toujours être là... Merci Arizona... merci d'être là pour elle... même si je sais que c'est ton métier et que... » La brunette se tut, essayant de se ressaisir. Hors de question pour elle de se laisser encore une fois envahir par l'émotion et de dire des choses qu'elle regretterait .
Comprenant de quoi il était question, Arizona ouvrit la bouche, touchée par cette révélation. Elle avait développé une grande complicité avec la petite fille, et rien que de savoir que peu de gens arrivaient à ce stade de confiance avec elle la rendait très fière.
« Callie, elle est magnifique... »
Hochant la tête, la brunette essuya les dernières larmes avant de convertir en un regard tout ce qu'elle n'était pas capable d'exprimer. De la gratitude, du respect, mais aussi de la tendresse. Touchée par la réaction de la jeune femme, Arizona sentait elle aussi les larmes monter. Elle fit alors signe à Callie de se rapprocher et elle la pris dans ses bras.
Ce geste simple était là pour lui dire que non elle n'était pas seule. Arizona était là, elle était prête à donner de son temps pour Sofia... mais aussi pour sa maman.
La brunette souriait malgré ses larmes, trouvant un énorme réconfort dans cette étreinte. Elle sentait l'émotion de la blonde et ce simple fait la confortait dans l'idée que cette femme avait quelques chose de plus...
