Chapitre 42 : Procès
Fin de carrière ?
D'après une source proche du Ministère, les aurors Potter et Jameson auraient été gravement blessés lors d'une mission en mai dernier et auraient passé plusieurs semaines dans le coma. Malgré une longue rééducation, ils seraient cependant dans l'incapacité de reprendre leurs fonctions.
Qu'en est-il réellement ? Pourquoi aucune information n'a filtré depuis tout ce temps ?
Tout renseignement est le bienvenu, envoyez-moi un hibou à :
Judith Scare
Gazette du Sorcier
Bureau 2
Londres
- Non mais c'est pas vrai ! s'écria Harry. Pour qui se prend-t-elle ! Lui envoyer des renseignements ? Et puis quoi encore !
- Harry, que se passe-t-il ? s'inquiéta Hermione qui prenait son petit déjeuner en sa compagnie.
- Il se passe que cette Judith Scare commence sérieusement à me taper sur le système ! cracha-t-il en étalant le journal devant elle.
Hermione lut rapidement l'article, son visage étant devenu aussi furieux que celui de son ami à la fin.
- Harry ? Tu vas bien ? s'enquit Ginny en arrivant dans la cuisine avec Nathan dans les bras.
- Non ! siffla-t-il en baissant d'un ton pour ne pas effrayer son fils. Lis ça, rajouta-t-il en lui tendant le journal.
- Comment fait-elle pour toujours être au courant ? murmura-t-elle alors que ses yeux lançaient des éclairs.
- C'est bien ce que j'aimerais savoir, répondit-il avec mauvaise humeur. On en reparlera ce soir, je vais être en retard sinon, rajouta-t-il en sortant de la cuisine.
- Je hais cette Judith Scare ! s'exclama Ginny. Elle le met toujours dans des états pas possibles !
- Je sais bien, soupira Hermione.
Le soir après son boulot, Harry fit un détour par les bureaux de la Gazette.
- Harry ! l'appela Dean en le rattrapant.
- Salut, marmonna-t-il.
- Le bureau de Judith est au deuxième, l'informa-t-il, sachant très bien pourquoi il était là. Quand tu auras fini, redescend au premier et passe me voir.
Harry hocha la tête et partit à grandes enjambées sous le regard à la fois amusé et un peu inquiet de son ami.
Harry parcourut rapidement l'étage et trouva le bureau qu'il cherchait. Il frappa un coup sec à la porte et entra aussitôt.
- Harry Potter ! s'exclama-t-elle ravie en prenant déjà plume et parchemin pour prendre des notes. Que me vaut cet honneur ?
Harry la fusilla du regard, sortit sa baguette et ralluma un feu avant d'y balancer plumes et parchemins.
- Ainsi nous pourrons discuter tranquillement, murmura-t-il d'une voix glaciale.
- Que voulez-vous ? demanda-t-elle sèchement.
- Que vous me foutiez la paix ! Ma vie privée ne vous regarde pas, ce que je fais au boulot ou avec ma famille, la population n'a pas besoin de le savoir ! explosa-t-il. J'en ai assez de voir des articles me concernant ! Vous savez très bien que je dois donner mon autorisation avant qu'un article parlant de moi soit publié et vous, vous vous croyez au-dessus de tout, dévoilant ma vie privée sans mon accord !
- Je vous fais de la pub, vous n'allez quand même pas vous plaindre ! protesta-t-elle. Et puis, les articles parlant de vous se vendent très bien, preuve que la population aime savoir ce que vous faites !
- Je n'en ai rien à faire ! Je ne veux pas de pub, juste qu'on me fiche la paix ! Voldemort est mort depuis hui ans par Merlin ! Huit ans ! La population peut vivre sans moi maintenant !
- Ne prononcez pas son nom, siffla-t-elle furieuse. La presse est un business, il faut écrire ce qui fait vendre et pour l'instant, parler de vous fait vendre !
- Maintenant écoutez-moi bien, déclara-t-il d'une voix dangereusement basse. Jusqu'à aujourd'hui, je me suis contenté de vous envoyer des lettres de mise en garde, là, je suis venu en personne pour vous parler car l'article de ce matin a été trop loin mais la prochaine fois, je vous garantis que la lettre que vous recevrez viendra d'un juge, la menaça-t-il. Ma vie privée ne concerne ni vous, ni la population alors arrêtez ça !
- Histoire de gagner du temps, vous ne voudriez pas répondre à l'article de ce matin justement ? lui demanda-t-elle soudain intéressée.
- N'essayez pas de gagner à ce petit jeu, vous allez perdre et croyez-moi, vous le regretterez, prévint-il en lui jetant un regard noir. Libre à vous de prendre en considération ce que je vous ai dit mais ne soyez pas surprise des conséquences dans ce cas.
Sur ce, il tourna les talons et partit en claquant la porte. Il trouva rapidement le bureau de Dean et s'y engouffra après un léger frappement sur la porte.
- Thé ? Café ? Jus ? lui demanda aussitôt Dean.
- Un jus ne serait pas de refus, soupira-t-il en s'asseyant.
- Alors comment ça s'est passé ? s'enquit-il une fois revenu avec deux verres de jus de fruits.
- Tout ce que tu lui dis rentre par une oreille pour ressortir par l'autre, grogna-t-il. Mais j'en ai rien à faire, elle est parfaitement au courant que le prochain article qu'elle publie sans mon accord, elle se retrouvera avec un juge sur le dos.
- Ça ne lui fera pas de mal et au moins, le juge fera le ménage dans toutes ses affaires douteuses…
- Comment ça ?
- Elle arrive toujours à trouver des infos un peu louches on va dire, il est impossible qu'elle soit au courant de façon légale donc elle a un truc, expliqua-t-il.
- C'est vraiment une nouvelle Rita Skeeter, grogna Harry.
- Tu n'es pas au courant ? s'étonna Dean. C'est sa nièce, elle a eu un très bel exemple…
- Oh Merlin !
- Ouai comme tu dis, je rêve de la voir déguerpir d'ici !
- Crois-moi, ce n'est qu'une question de temps…
- Qu'est-ce qui te fais dire ça ? lui demanda-t-il curieux.
- Elle ne pourra pas se retenir de publier des articles sur moi et j'en ai plus qu'assez, je vais déjà en parler à Padma, histoire qu'elle soit prête le jour où ça arrivera, déclara-t-il.
- Ce n'est pas une mauvaise idée, soupira-t-il. On a tous un code à respecter, il n'y a pas de raison qu'elle ne le fasse pas.
Harry opina et ils continuèrent de discuter tranquillement sur d'autres sujets bien plus passionnants que cette Judith Scare.
Avant de rentrer, Harry fit donc un détour chez Ron et Padma. Le couple et leurs quatre enfants vivaient maintenant dans une maison avec jardin en pleine campagne. Au rez-de-chaussée, on retrouvait la cuisine, la salle à manger ainsi que le salon, au premier il y avait la chambre parentale, la salle de bain ainsi qu'une salle pour travailler avec tables, chaises et bibliothèque. Pour terminer, le deuxième étage comportait les quatre chambres des enfants.
Harry frappa doucement à la porte et Ron vint presqu'aussitôt lui ouvrir.
- Harry ! s'exclama-t-il joyeusement en lui faisant une accolade. Ravi de te voir mon pote !
- De même Ron, répondit-il avec un grand sourire en suivant son ami jusqu'à la salle à manger.
- Parrain ! s'exclama une petite voix en lui agrippant les jambes.
- Salut Zac, sourit-il en le prenant dans ses bras. Comment tu vas mon bonhomme ?
- Bien, t'sais que Sa' et Ju' font pleins de bêtises ! déclara-t-il avec de grands gestes.
- Ah vraiment ? s'étonna-t-il en jetant un coup d'œil à son ami.
- Oui !
- De vraies terreurs, commenta Ron avec un sourire.
- Vous n'allez pas vous ennuyer dans quelques années avec ces deux-là, rit Harry.
- M'en parle pas, soupira son ami.
- Tu sais, à la maison on a deux petites terreurs aussi, rajouta-t-il. Enzo et Sam ne sont pas frères, mais ça promet pour l'avenir.
- Ouai et ils sont de la même année que Sacha et Julian, ils vont se retrouver à Poudlard en même temps ces quatre-là.
- Ah oui, pas faux… Bah, on verra bien à ce moment-là, pour l'instant ils n'ont que deux ans.
- Mais ils ne manquent pas d'imagination.
- Oh que non ! s'exclama Padma en arrivant avec les deux concernés dans les bras. Julian, Sacha votre sœur dort, je vous interdis de monter, vous allez encore la réveiller. Si vous voulez jouer, allez au salon, vous avez pleins de jouets là-bas !
Les deux garçons hochèrent la tête et filèrent aussitôt libérés des bras de leur mère. Zac gigota lui aussi pour s'esquiver et Harry le posa au sol.
- Que nous vaut ta visite Harry ? s'enquit Padma tandis que Ron ramenait trois verres de whisky pur feu.
- J'aurais sûrement bientôt besoin de tes talents d'avocate Padma, admit-il.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-elle soudain inquiète.
- Violation de vie privée, je suis passée au bureau de la Gazette prévenir Judith Scare qu'au prochain article publié sans mon autorisation, je lui collais un juge sur le dos, expliqua-t-il. Elle n'a pas eu l'air de me prendre au sérieux et je suis certain qu'elle va recommencer alors autant t'en parler dès à présent.
- Maitre Trams sera ravi, il a commencé à monter un dossier sur elle depuis plusieurs mois, déclara-t-elle avec un sourire. Si tu portes plainte, ça ne fera qu'alourdir son dossier déjà bien rempli.
- C'est vrai ? s'étonna-t-il.
- Oui, tu ne seras pas le premier à porter plainte contre elle. Au prochain article, rend-toi directement au bureau de Maitre Trams, au Ministère, lui dit-elle. Je vais lui en parler, histoire de le prévenir mais ne t'inquiète pas, ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'on ouvre un procès contre elle. On attend juste d'avoir un peu plus de preuves.
- Très bien, j'aurais enfin la paix ! déclara-t-il avec un sourire.
- Alors trinquons ! s'exclama joyeusement Ron.
Harry rentra finalement chez lui à plus de vingt heures, ne s'étant pas rendu compte qu'il était déjà si tard.
- Merlin Harry, où étais-tu ? lui demanda Ginny dès qu'il fut dans le hall. Je commençais à m'inquiéter, tu ne rentres jamais si tard sans prévenir !
- Désolé Gin', murmura-t-il en l'embrassant doucement. Je suis passée à la Gazette voir cette Judith Scare et ensuite j'ai fait un détour chez Ron et Padma.
- 'Pa ! s'exclama soudain Enzo en courant vers lui.
- Enzo, sourit-il en prenant son fils dans ses bras. T'as passé une bonne journée ?
- Oui ! Avec Sam ! Trop bien !
- Pas de bêtises au moins ? lui demanda-t-il.
- Noooonn !
- Tu parles, ma mère m'a dit qu'ils n'ont pas voulu faire la sieste et que si elle ne les avait pas mis au salon, ils auraient empêché les autres de dormir, lui raconta Ginny. Tu vas le coucher ? rajouta-t-elle.
Harry hocha la tête et partit dans les escaliers.
- On avait dit quoi à propos de la sieste Enzo ?
- Mais on est pas fatigué ! Pas dormir ! protesta-t-il.
- Tu en as besoin Enzo, tu le sais, continua Harry. Je veux que demain, tu fasses la sieste et que tu arrêtes d'embêter tes cousins et ta mamie.
Enzo se mit alors à bouder dans les bras de son père et il ne se décida à répondre que lorsqu'Harry l'eut mis au lit.
- D'accord, grogna-t-il alors que son père le bordait.
- Bien, sourit-il en déposant un baiser sur son front. On reprend l'histoire d'hier soir ?
Enzo hocha la tête et Harry commença sa lecture. A peine dix minutes plus tard, il s'était endormi.
- Dors bien Enzo, chuchota-t-il en ébouriffant doucement ses cheveux.
Il passa alors dans la chambre de Nathan et trouva son fils profondément endormi. Il l'observa quelques minutes avant de l'embrasser et de passer dans la chambre de Sam. Là, il trouva Drago occupé à lui lire une histoire. Il alla rapidement dire bonne nuit à Sam et sortit attendre son ami dans le couloir.
- Intenable ces deux-là, déclara d'entrée le blond.
- Oui, ça va être quelque chose dans quelques années, sourit Harry.
- Oh que oui ! T'as de la chance, Teddy est un vrai ange.
- Son histoire l'a profondément marqué, d'où son comportement, déclara doucement Harry. C'est un excellent grand frère pour les enfants.
- Il prend son rôle très à cœur, même avec Sam, rajouta Drago.
- Il ne fait pas de différence, pour lui, Enzo, Nathan et Sam sont ses frères, il voudrait une petite sœur d'ailleurs, rit-il.
- Oula doucement hein ! s'exclama Drago. On a déjà deux terreurs, on va attendre un peu !
Durant les jours qui suivirent, Harry surveilla les journaux et fut étonné de ne rien à lire à son sujet.
Cependant, ce répit fut de courte durée et à peine deux semaines après sa confrontation avec la reporter, un article le concernant fut publié.
En effet, la veille il avait emmené Ginny au restaurant, voulant profiter d'un moment de tranquillité avant qu'elle ne joue son prochain match. L'article, qui était accompagné d'une photo d'eux sortant du restaurant, faisait une sorte d'éloge de leur couple afin qu'ils soient une sorte de modèle pour toute la population.
Dans l'heure qui suivie, Harry était dans le bureau de Maitre Trams pour porter plainte contre Judith Scare pour violation de vie privée. Il se rendit cependant vite compte que depuis sa première visite, il y a maintenant deux semaines, l'avocat n'avait pas perdu son temps et avait fouillé les archives du ministère concernant la Gazette du Sorcier. Il avait ainsi fait des copies de chaque article qui concernait Harry et qui avait été publiés sans son accord. Harry fut estomaqué par la quantité d'articles et plus il parcourait le dossier le concernant, plus il se rendait compte qu'il aurait dû agir avant car sa vie privée n'avait justement rien eu de privée depuis quasiment la fin de la guerre il y a maintenant huit ans. Il faut dire qu'il n'avait pas vraiment lu la Gazette pendant de nombreuses années, loupant une grande quantité d'articles à son sujet. Cependant, tout y était passé : ses études d'auror, son mariage, ses enfants, ses amis, sa carrière d'auror jusqu'à sa dernière mission… Seul son nouveau boulot et les réelles conséquences de sa dernière mission étaient encore inconnus du public.
Après avoir fini de tout lire, il était réellement furieux et cela le conforta un peu plus dans sa décision. Il signa ensuite sa déposition et discuta un moment avec Maitre Trams de ce qui allait se passer dans les jours à venir.
Judith Scare allait être convoqué d'ici un à deux mois afin d'être interrogée avant que son procès ne s'ouvre dans un mois. De plus, à partir de ce premier interrogatoire, elle sera suspendue de ses fonctions, elle ne pourra donc plus publier le moindre article et aura aussi l'interdiction de se rendre aux bureaux de la Gazette. Ensuite, par mesure de précaution, elle ne pourra pas quitter le ministère pendant toute la durée de son procès. Et enfin, le procès allait être fermé au public, seuls ceux qui ont été concernés par les articles de la reporter pourront y accéder.
Harry avait cependant mis au courant son patron du procès qu'il préparait et celui-ci avait été très compréhensif, aussi ne fut-il pas surpris lorsqu'Harry arriva avec plusieurs heures de retard ce jour-là. Il avait en effet tout son soutien, ne supportant pas que quelqu'un ne respecte pas la vie privée des autres. Harry pouvait donc se rendre au ministère dès qu'il le devait, ayant juste à lui laisser un message pour le prévenir de ses retards ou absences.
Et en effet, dès que le premier interrogatoire de la reporter fut passé, Harry, tout comme les autres personnes qui avaient déposé une plainte, furent convoqués de temps à autre afin de finir de préparer le procès.
Harry se rendit cependant uniquement à l'ouverture du procès, ensuite, il irait seulement s'il le pouvait, ne voulant pas louper inutilement son travail.
Pendant cette première journée, Harry en profita pour observer toutes les personnes présentes. Dans sa carrière d'auror, il avait assisté à plusieurs procès et avait donc appris à analyser les gens, ce qui lui permettait de savoir si les accusés partaient plutôt victorieux ou défaitistes.
Pour ce qui était d'aujourd'hui, il n'eut aucun doute, l'avocat de la reporter savait qu'elle était en très mauvaise posture et n'avait que peu de chance de s'en sortir.
Il fallait bien avouer que Maitre Trams était l'un des meilleurs avocats du moment, il ne se précipitait jamais, montant des dossiers qui ne laissaient quasiment aucune chance à ceux qui se trouvaient face à lui.
Alors qu'une pause avait lieu, il fut surpris de se retrouver face à Cho Chang.
- Salut Cho, sourit-il en lui faisant une bise.
- Salut Harry ! Je me doutais bien que tu serais là toi aussi, répondit-elle en lui rendant son sourire.
- Et oui que veux-tu, mais toi, pourquoi es-tu ici ? s'enquit-il.
- Elle a écrit un gros article sur moi l'an dernier. Je ne sais pas trop comment elle a réussi à savoir que je me rendais chaque année sur la tombe de Cédric le jour de sa mort… Autant te dire qu'elle s'en est donnée à cœur joie, finit-elle avec beaucoup d'amertume.
- La garce, grogna Harry.
- Oui un peu quand même, ça n'a pas été facile ensuite, heureusement que mon mari n'a pas cru à toutes ces idioties ! s'exclama-t-elle. Ce n'est pas parce qu'à quinze ans j'étais amoureuse de lui que je le suis toujours plus de dix ans plus tard !
- Bien sûr que non, tu as tout à fait le droit de rendre hommage à ceux qui sont morts sans pour autant être amoureuse. C'est vraiment une fouineuse qui ne cherche qu'à foutre la merde dans la vie des gens ! s'emporta-t-il.
- Je sais, soupira-t-elle. Mais là, elle va enfin avoir ce qu'elle mérite.
Ils durent cependant mettre un terme à leur conversation puisqu'un juge signalait la fin de la pause et demandait à tous de revenir dans la salle.
Cette première journée se termina relativement tôt, il put donc aller récupérer Teddy à l'école, ce qui ne lui était pas arrivé depuis un moment.
Tout d'abord surpris de voir son parrain à la sortie de l'école, Teddy ne mit pas longtemps à courir dans sa direction pour lui sauter dans les bras.
- Comment vas-tu mon Teddy ? T'as passé une bonne journée ? s'enquit-il.
- Oui super ! Et en plus c'est toi qui vient me chercher, c'est trop bien ! s'exclama-t-il.
- Salut Harry, fit une voix dans son dos.
- Hey Bill ! Comment vas-tu ?
- Bien, ça fait longtemps qu'on ne t'avait pas vu ici, lui fit-il remarquer.
- Oui je sais, d'habitude Teddy est directement envoyé au Terrier par poudre de cheminette avec Fred mais là, j'ai envoyé un hibou pour prévenir l'école et tes parents, lui dit-il.
- Papa ! s'écria Dominique en arrivant.
- Salut ma puce, sourit Bill en la prenant dans ses bras.
- J'avais oublié que Dominique était là aussi maintenant, déjà 5 ans, déclara Harry.
- Et oui, que veux-tu, le temps passe, s'amusa Bill. Mais c'est bizarre, je n'ai pas vu Audrey ce soir, Molly n'était pas à l'école Dom' ?
- Si, elle est partie par la cheminée avec Fred, répondit-elle.
- Ah d'accord, et ta sœur et Flora ?
- Elles se sont arrêtées dans un couloir pour dessiner, dit-elle en pointant un bâtiment avec sa main.
- Comme d'habitude, soupira-t-il alors qu'Harry pouffait discrètement.
- Victoire et Flora ont vraiment l'air inséparable, ça va leur faire tout drôle quand Victoire ira à Poudlard et que Flora restera ici, remarqua Harry.
- Les retrouvailles ne seront que plus belle l'année d'après, sourit Bill. Et puis, ce n'est pas comme si elles ne pourront pas se voir aux vacances, je fais confiance à Maman pour organiser de grands repas, rajouta-t-il amusé.
- Oui c'est vrai, d'ailleurs, qui ramène Flora, je ne vois ni Romane, ni Charlie…
- C'est moi, on s'est arrangé vu qu'on habite dans la même rue, répondit-il.
- Tiens voilà les filles, déclara Harry.
- Vous pourriez vous dépêcher un peu, Teddy et Dom' sont sortis depuis plus de dix minutes ! s'exclama Bill alors qu'elles disaient bonjour à Harry.
- Mais on dessinait ! protesta sa fille.
- On a ce qu'il faut pour dessiner à la maison, lui fit remarquer Bill.
- Oui mais on n'aurait pas été ensemble, déclara Flora.
- Aller on y va, soupira-t-il. Ça m'a fait plaisir de te revoir Harry, à une prochaine, sourit-il en lui serrant la main.
- De même Bill, à bientôt ! Salut les filles ! s'exclama-t-il en partant avec Teddy toujours installé dans ses bras. Que dirais-tu d'aller goûter quelque part avant d'aller récupérer Enzo, Nathan et Sam au Terrier ?
- Oui ! Un pain au chocolat du Chemin de Traverse ! Ceux qui sont tout le temps chaud et où le chocolat coule au milieu !
- Et bien c'est parti, accroche-toi bien, murmura-t-il avant de transplaner.
Après être passé à la boulangerie, Harry se balada sur le Chemin de Traverse avec Teddy, voulant profiter de ce moment avec son filleul. Il ne passa cependant pas inaperçu et repoussa sans ménagement ceux qui voulait le prendre en photo ou avoir des autographes.
- Pourquoi les gens veulent toujours venir te voir Parrain ? s'enquit Teddy alors qu'ils sortaient d'un magasin de jouets.
- C'est une longue histoire Teddy, et ce n'est pas le meilleur endroit pour en parler, répondit-il doucement.
- Ça a un rapport avec Papa et Maman alors, hein ? devina-t-il.
- Oui, murmura-t-il en serrant sa main qu'il tenait.
Teddy hocha la tête avant de reporter de nouveau son attention sur les différentes boutiques du Chemin de Traverse.
De son côté, Harry lâcha un petit soupire. Ce n'était pas la première fois que Teddy lui posait ce genre de question et il savait que le moment de lui dire toute la vérité approchait, qu'il allait être assez grand pour savoir ce qui s'était réellement passé il y a quelques années.
Une fois qu'ils eurent fini leur petit tour dans l'avenue, Harry les fit transplaner au Terrier.
- Harry ! s'exclama Molly en le voyant. Oh mais Teddy est avec toi !
- Oui, comme je vous l'ai dit dans mon message, je suis passé le récupérer à l'école et du coup, on a été faire un tour sur le Chemin de Traverse, sourit-il.
Molly lui adressa un sourire lumineux alors qu'elle étreignait Teddy.
- Enzo et Sam ont été sages aujourd'hui ? s'enquit-il.
- Oui, ils ont même fait une sieste de plus d'une heure, répondit-elle en l'entrainant au salon.
- Papa ! s'exclama Enzo en courant vers lui.
- Salut mon grand, dit-il en le prenant dans ses bras. Ta mamie m'a dit que tu avais fait la sieste aujourd'hui, je suis fier de toi !
Enzo lui fit un grand sourire avant de se tortiller dans ses bras pour être de nouveau posé au sol. Là, il alla serrer Teddy dans ses bras alors que celui-ci lui ébouriffait gentiment les cheveux.
Pendant ce temps, Molly était partie chercher Nathan, suivit par Sam. Harry les regroupa devant la cheminée et renvoya les plus grands au Square.
- Bonne soirée Molly et passez le bonjour à Arthur, lui dit Harry avant d'entrer à son tour dans la cheminée, Nathan caché sous sa cape.
- Bonne soirée à toi Harry, répondit-elle chaleureusement avant qu'il ne disparaisse dans les flammes.
-OoO-OoO-OoO-
Le procès dura quasiment trois semaines et le verdict rendu fut sans appel. Judith Scare fut condamnée à verses une amende à chaque personne qui avait porté plainte pour préjudice moral, elle fut interdite à vie d'exercer la profession de journalisme, son diplôme étant annulé, elle devra passer un an en prison et devra travailler pour le ministère pendant cinq ans afin de faire des travaux d'intérêt général.
Cependant, dans sa chute elle entraina aussi sa tante, Rita Skeeter, car il fut prouvé que c'était elle qui était derrière tout ça. Sa peine fut cependant plus lourde dû fait que son animagus, qui n'était toujours pas déclaré, avait été découvert. En plus de l'amende, de l'interdiction d'exercer et des sept ans de travaux d'intérêt général, elle allait passer deux ans en prison.
A demain!
