Chapitre 5
J'ai cru comprendre que le dernier chapitre vous avait laissé frustrées?!
Voici la suite !
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Callie se sentait perdue. Cela faisait 30 secondes qu'elle regardait son verre avec intensité, de peur de croiser le regard d'Arizona.
Cette révélation avait eu l'effet d'une douche froide. Alors qu'elle avait apprécié voir même volontairement provoqué l'intérêt de la blonde (comme avec ce dîner), elle se sentait maintenant terrifiée à l'idée de voir ses suppositions se réaliser.
Et si Arizona voyait au delà de leur amitié ? Et si le désir qu'elle avait sembler lire dans ses yeux quelques heures auparavant était réel ? Cette idée la fit frissonner d'anticipation et de peur. Elle ne pouvait pas laisser ça arriver.
De son côté, la blonde dévisageait la latina avec intérêt, guettant une réponse qui tardait à venir.
« Tu sais Callie, on peut en discuter... si ça te dérange ...»
« Non ! Non pas du tout... »
Un sourire forcé aux lèvres, la brunette hocha la tête avant de se lever en direction de la cuisine.
« J'ouvre une autre bouteille ? »
Arizona lui lança un regard désapprobateur, bien consciente que la jeune femme cherchait à éviter le sujet.
« Callie... »
De retour dans le salon la tête baissée, la brunette se rassit en silence sur le canapé. Elle posa la bouteille sur la table avant de regarder Arizona.
« Je trouve ça bien... je n'ai aucun, AUCUN soucis avec ça... »
Grimaçant en entendant ces mots prononcés trop forts pour être sincères, la blonde soupira.
« Je ne pensais pas que tu réagirais comme ça... je suis désolée... »
Malgré sa volonté rester insensible, la blonde sentait l'émotion l'envahir. Elle voyait dans les gestes, les paroles de la brune un rejet évident, la violence du silence.
Assistant impuissante à l'apparition de larmes dans les yeux d'Arizona, Callie sentait son cœur se briser. Elle avait causé ce mal... Elle se racla alors la gorge, essayant de retrouver un semblant de normalité dans leurs échanges.
« Et tu le sais depuis quand ? »
Le rire froid d'Arizona n'était pas la réaction à laquelle elle s'attendait.
« Ce n'est pas une maladie Callie ! Je ne suis pas un de tes patients... c'est comme ça j'aime les femmes... Mais visiblement cette révélation te perturbe. Je pensais que l'on était au moins amies... »
Cette dernière phrase laissée en suspend coupa le souffle de la latina
La blonde avait elle aussi imaginé qu'elles pourraient être plus? La trouvait-elle désirable ?
Curieusement c'était les seules questions qui se bousculaient dans son esprit. Elle n'arrivait pas à se dire que les choses entre elles pourrait être différentes. Et pourtant, en regardant l'émotion dans les yeux brillants de la blonde, elle ne pouvait s'empêcher de douter...
« Arizona... ce n'est pas ce que j'ai voulu dire... »
Mais que pouvait-elle dire ?
Qu'elle avait ressenti une attraction immédiate pour la jeune femme qu'elle venait de blesser ? Quelle avait imaginé une ou deux fois ce que ça lui ferait de l'embrasser ? Qu'elle avait ressenti un bonheur immense quand la blonde avait décrit son envie d'avoir une famille ?
Et qu'en apprenant qu'elle aimait les femmes, elle avait réalisé que tout ce qu'elle pensait sans oser se l'avouer depuis des semaines n'était peut-être pas impossible ?
Callie ne pouvait s'y résoudre. C'était trop dur. Elle aimait les hommes, Sofia avait besoin d'un père... Fin de la discussion.
« On est toujours amies ? » la vulnérabilité de sa voix la pris par surprise et Arizona la regarda avec une intensité nouvelle, comme pour peser le poids de ses prochains mots.
« Est-ce qu'on peut être ami avec une personne qui manque de s'étouffer quand on lui parle de son homosexualité ? »
La question était lancée et la brunette ne pouvait la contredire. En revanche les raison de son émoi étaient bien différente de ce qu'Arizona pouvait penser. Mais ça, elle ne le lui dirait pas.
Voyant que Callie ne lui donnerait pas d'autre réponse, la blonde se leva rapidement, passant machinalement une main dans ses cheveux.
« J'y vais... »
La latina la regardait faire impuissante, terrorisée à l'idée de voir la blonde partir sur ce malentendu.
Alors que l'institutrice se dirigeait vers son manteau, la brunette se leva brusquement et lui attrapa le bras.
« Arizona... je n'ai jamais pensé... une seule seconde que tu pouvais être... » la latina grimaça devant son incapacité à prononcer le mot. « C'est la seule raison pour laquelle j'ai réagit comme ça. »
La regardant sans sourciller, la blonde n'était absolument pas convaincue par sa réplique. La brunette se senti alors obligée de continuer :
« Je ne veux pas que tu partes... du moins pas en étant fâchée contre moi... » Son regard était implorant, elle réalisait en cette seconde à quel point Arizona était devenue indispensable à sa vie.
« Je ne te crois pas Callie ! » La blonde commençait à sortir de ses gonds.
« Je ne supporte pas les gens qui jugent sans savoir, qui se contentent de préjugés !... Peut-être que si tu embrassais juste une seule fois une femme dans ta vie Callie, tu te rendrais compte que la différence de genre est bien mince... »
Levant un sourcil en signe de défiance, la brunette attira brutalement Arizona contre elle. De quel droit osait-elle la juger ? Callie Torres ne supportait pas qu'on lève la voix sur elle, et la colère qu'elle ressentait couplée à la proximité d'Arizona la fit agir avec assurance. Elle saisit alors le visage de la blonde à deux mains, avant de l'embrasser à pleine bouche.
A peine le temps de réaliser ce qui se passait que la jeune femme se reculait déjà. La colère et la tension érotique qui émanaient de son corps pouvaient être ressenties à des kilomètres.
Attrapant d'un main le manteau d'Arizona, elle le lui colla dans les mains avant d'ouvrir la porte en la fixant avec une pointe de dédain.
« Aurevoir Arizona ».
En quelques secondes, les tables avaient tournées...
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Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis cette fameuse soirée et Callie n'arrivait toujours pas à réaliser qu'elle l'avait fait. Sous l'impulsion du moment, elle avait embrassé Arizona, vraiment, sans retenue. Et elle devait avouer que son corps en avait immédiatement réclamé plus. Pourtant elle avait réussi dans un sursaut de lucidité à se détacher de ces lèvres si douces pour expédier la blonde.
Expédier, c'était le mot. Car depuis le moment où elle avait refermé la porte, elle n'avait pas eu une seule nouvelle de la jeune femme.
Ce temps passé sans la voir permis à la brunette de se poser des questions sur leur relation. Des questions sur ses relations passées, sur ses relations futures. Qui était la Callie Torres d'aujourd'hui et que voulait-elle ?
Et malgré son attirance évidente pour la blonde qu'elle commençait doucement à apprivoiser, la brunette se rendait compte qu'il n'y avait aucune preuve valable de l'intérêt d'Arizona à son égard. Hormis ses ressentis, son intuition... aucun geste ne pouvait réellement témoigner en faveur d'une romance naissante.
Arizona aimait les femmes... mais elle n'aimait pas Callie pour autant ?!
Dans ce cas, pourquoi avoir réagit si violemment ? La situation était claire : Callie aimait les hommes, et un peu Arizona... mais la blonde elle aimait les femmes, mais pas Callie... Ou alors un peu Callie. Rien qui ne pouvait empêcher leur amitié d'exister ?
Sauf que les deux femmes ne se parlaient plus... Qui devait faire le premier pas ? Qui était en tort ?
Callie pour avoir maladroitement réagit ? Ou Arizona pour s'être emportée ? Difficile à dire.
Ce que la brunette ignorait, c'était que seule dans son grand appartement, Arizona n'en menait pas large. Elle avait repensé des centaines de fois au déroulé de leur dernière soirée, et ce baiser restait gravé dans sa mémoire. Le regard de Callie, son assurance retrouvée, sa poigne, sa bouche... Il était clair qu'elle ressentait bien plus que de l'amitié pour cette femme.
Elle ne pouvait s'empêcher de se demander si il y avait eu autre chose que la défiance pour motiver son geste. La blonde savait qu'elle avait jugé Callie trop vite. Elle n'avait pas su à quoi s'attendre de sa part après lui avoir dévoilé son intérêt pour la gente féminine, mais il était clair que sa réaction était disproportionnée. Encore une preuve de son attachement à la jeune femme.
Arizona ne savait pas quoi faire. Elle voulait s'excuser. Mais s'excuser de quoi ? Callie n'avait pas non plus été tendre avec elle... Hormis pendant ce baiser... LE baiser...En y repensant encore une fois la jeune femme sentait un sourire se former sur ses lèvres.
Par ce geste la brunette avait réussi à la faire taire, à lui faire perdre la tête, à lui faire perdre la face... Tout ça en 5 secondes. Un record.
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Alors que les deux femmes ressentaient un vide dans leur quotidien, elles se refusaient à faire le premier pas. La première victime collatérale de ce traitement fut Sofia qui ne comprenait pas bien pourquoi elle ne voyait plus sa blonde préférée. Les vacances scolaires étant arrivées, seule la garderie restait ouverte pour permettre aux parents de déposer leurs enfants.
La deuxième victime fut donc Miranda Bailey qui devait supporter les mines de chien battus des deux jeunes femmes ainsi que leur tentatives à peine camouflées pour s'éviter. Car Miranda était une experte du langage corporel. Elle avait tout de suite senti que les deux femmes partageaient quelques choses de particulier, et elle était bien contente de ne pas en savoir plus.
Rien que de les voir se tourner autour sans jamais se croiser était pour elle la chose la plus agaçante qu'elle n'ai vu depuis longtemps.
« Sofia ! » Callie se baissa pour embrasser sa fille qui arrivait d'un pas traînant vers elle. Il était 17H00 et la jeune femme s'était faxée de l'hôpital à la garderie. Elle se hâta de signer le registre avant d'embarquer sa fille sous le regard lourd de sous-entendu de Miranda. Après 40 minutes de voiture, Callie et Sofia arrivèrent chez elles. La petite n'avait pas émis un son du trajet et la brunette commença à s'interroger.
Elle la posta devant les dessins animés pendant qu'elle préparait le repas, voyant bien que quelques chose n'allait pas chez la petite.
Effectivement, Sofia refusa catégoriquement de manger et frappa même sa mère au moment où elle tenta de lui retirer sa serviette.
« Sofia ! » Prenant un ton intimidant, la brunette lui fit les gros yeux « On ne tape pas ! »
Commençant à pigner, la petite regarda sa maman méchamment avant de la frapper une nouvelle fois.
« Miss Sofia je t'ai déjà prévenue ! A chaque fois que tu tapes maman, tu seras punies ! » Sans attendre une seconde de plus, la latina saisi sa fille par la taille et la porta jusqu'à sa chambre. La petite se débattait autant qu'elle le pouvait, continuant à frapper sa mère avec ses pieds. Une fois dans sa chambre, elle compris qu'elle n'était pas prête d'en ressortir et commença alors à pleurer. Des larmes énormes coulaient sur ses jouent rouges...
Callie sentait des larmes se former dans ses propres yeux. Voir sa fille ainsi c'était trop dur. Et pourtant, elle ne pouvait pas laisser ça passer. Elle savait que Sofia comprenait... Elle devait donc lui fixer des limites.
« Sof...maman te laisseras ressortir si tu lui fait un bisou » Elle avait pris une voix calme, espérant de toutes ses forces que la petites accepterait le marché. Malheureusement, l'enfant ne semblait pas disposée à faire plaisir à sa mère qui était en ce moment même l'ennemi. Elle continua alors à pleurer, crier... pendant des minutes, piétinant sur place de rage.
Malgré ses colères récurrentes, Callie ne se souvenait pas,d'avoir déjà vu sa fille dans un tel état. Elle ne parvenait plus à s'arrêter. La maman assistait désespérée à la scène, des larmes pleins les joues. La petite ne faisait que redoubler le volume de ses cris dès qu'elle tentait de s'approcher.
Décidant à contre cœur de la laisser dans sa chambre, elle ferma la porte et la laissa pleurer.
Malgré tous ses efforts pour rester insensible, Callie n'en pouvait plus. Cela faisait plus d'une demie heure et sa fille ne s'était toujours pas calmée. Elle avait alors rouvert la porte de la chambre, découvrant une Sofia tremblante, une grosse veine apparente sur le front.
« Sofia s'il te plait calme toi... qu'est ce qui se passe ? »
La mère sentait la panique l'envahir, elle savait que ce genre de situation devait arriver. En ce moment précis elle était impuissante, elle ne savait pas gérer la situation.
La petite la regardait, épuisée par cette crise qui n'en finissait pas.
Après avoir tenté de rassembler ses idées en vain, la brunette se saisit de son portable.
Elle n'hésita pas un seul instant avant de composer le numéro d'Arizona...
Au bout de cinq sonneries, la blonde décrocha, surprise de voir le numéro de Callie.
L'intensité du fond sonore la fit grimacer et elle compris qu'il ne s'agissait pas d'un appel de courtoisie.
« Callie ? »
Entendant la jeune femme renifler à l'autre bout du fil, Arizona ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la compassion pour elle.
« Passe la moi... »
Étouffant une nouvelle fois un sanglot, Callie s'approcha de sa fille qui se mit encore une fois à augmenter le volume de ses cris.
La brunette mis le téléphone sur haut parleur et la voix d'Arizona se fit entendre dans la pièce.
« Sofia ? C'est moi... qu'est ce qui se passe ma puce ? »
En entendant la jeune femme, la fillette ravale un énorme sanglot et essaya de parler « Ho-B-B-ins ?»
« Oui ma puce c'est moi, calme toi... tout va bien. Tu veux me dire ce qu'il se passe ? »
La petite s'avança alors avec appréhension vers le téléphone que sa mère lui tendait avant de se regarder dedans.
Rassurée d'avoir entendu la voix de la jeune femme, la petite mis quelques minutes à se calmer sous les mots rassurants de son institutrice. Elle regardait avec intérêt le téléphone, ne comprenant pas bien où était cachée Arizona. Sa maman se pencha alors doucement vers elle pour activer la vidéo.
L'image de la blonde ne se fit pas attendre et la petite fille esquissa un énorme sourire.
« Sofia ? Tu es là ? Bah alors c'était quoi ce gros chagrin ? Tas maman était inquiète tu sais... Qu'est ce qu'il y a qui ne va pas ? »
« Manquer ! tu manquer... » La petite n'arrivait pas à former sa phrase. Pourtant elle savait très bien ce qu'elle voulait dire et les deux femmes l'avait également très bien compris...
« Ho-Bins manquer »
En entendant cette petite fille lui témoigner son attachement, Arizona ne pu retenir ses larmes. Elle lui fit un énorme sourire malgré son émotion
« Tu m'as manqué aussi Sof' »
Callie sentait son cœur battre fièrement dans sa poitrine. Elle n'avait jamais imaginé que sa querelle avec la blonde avait eu autant d'impact sur Sofia. Elle s'en voulait. En faisant passer ses émotions avant celle de sa fille elle lui avait fait du mal. En y repensant elle réalisait que la petite n'avait pas vu son institutrice depuis 10 jours, sauf que la blonde était devenue bien plus que ça...
« Sofia ? Tu veux bien aller te coucher maintenant ? »
Devant l'hésitation de la petite fille, elle continua « Je vais chercher un livre »
Callie allait protester mais elle n'avait pas le cœur de contrarier sa fille. Si elle voulait qu'Arizona lui lise une histoire, alors elle se plierait à sa volonté.
De l'autre côté de l'écran, la blonde vit l'image bouger à plusieurs reprise et entendit en arrière plan la voix de Callie. Après quelques secondes, elle vit les mains potelées de Sofia se rapprocher de l'écran et vit les boucles de la fillette se dessiner.
Elle remarqua alors que la petite était installée contre sa mère, les avant-bras de Callie lui encerclant la taille.
La tendresse de ce moment d'intimité qu'elle partageait avec les deux brunettes continua de la remplir d'affection. Elle se sentait incroyablement honorée de faire partie de cette famille ne serait-ce que pour quelques minutes, et n'aurait pour rien au monde voulu échanger sa place. Se raclant a gorge pour effacer toute trace d'émotion, elle se saisit alors d'un des nombreux livres de sa collection et commença... »
Comme elle l'avait imaginé, la petite fille ne mis que quelques secondes à s'endormir, le téléphone lui échappant des mains. Le bruit de l'impact avec le sol fit sursauter Arizona qui se tut. Après quelques secondes, elle se trouva face à Callie, qui la regardait avec un sourire timide.
« Merci Arizona... je ne sais pas ce que j'aurais fait si tu n'avais pas... »
« Chhhhht, Callie tu sais que je suis là pour Sofia...Tu n'as pas à me remercier... »
La brunette sentait une nouvelle fois l'émotion la rattraper. Non seulement la blonde lui disait que Sofia était importante pour elle, mais surtout elle le lui montrait...Alors qu'elle aurait du se sentir jalouse de la relation existante entre la blonde et sa fille, la brunette ne pouvait s'empêcher de se sentir comblée. Sofia avait fait le bon choix.
« Ari à propos de l'autre soir... »
« Non, ne dis rien ! Je suis désolée... jai réagit trop violemment, je me suis emportée... »
« Non laisse moi finir... s'il te plait...
Je veux vraiment que tu saches que je me fous de savoir si tu es catholique, juive, nigériane, analphabète ou homosexuelle... ce qui compte pour moi c'est toi... »
La brunette sentait qu'elle allait trop loin dans sa déclaration mais elle ne pouvait retenir ses mots. Il fallait qu'Arizona les entende. Oui elle était perturbée par la sexualité d'Arizona, mais elle ne voulait surtout pas que la blonde pense qu'elle la rejetait pour autant.
Convaincue par la brunette, la blonde essuya rapidement une larme du revers de sa manche avant de rire nerveusement.
« Tu as un don pour me faire pleurer on dirait... »
« Je le pense Ari... »
« Et moi je le pense aussi quand je te dis que je serais toujours là pour Sofia... et pour toi... »
Callie sentait la chaleur l'envahir à l'admission de la blonde. Elle se promettait d'être là pour elle. Cette simple déclaration lui faisait du bien, la rassurait...Elle voulait dire quelques chose en retour, lui faire comprendre qu'elle tenait aussi à elle, mais les mots ne sortaient pas.
« Arizona ? »
« Oui ? »
« Bonne nuit... »
Après un dernier sourire, la brunette raccrocha et regarda l'image de la blonde disparaître de l'écran. Elle observa alors la respiration régulière de sa fille avant de fermer la porte de sa chambre.
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Alors que la blonde se remettait de cette conversation riche en émotions, elle entendit des pas approcher et bien vite elle sentit deux bras venir encercler sensuellement sa taille.
« c'était qui ? »
Pas le temps de répondre que des baisers chauds furent déposer sur sa joue, dans son cou... Le peignoir qu'elle avait enfilé à la hâte fut gentiment dégagé de ses épaules avant de tomber au sol...
