Note : Les personnages de cette fanfiction ne m'appartiennent pas. Libre à l'un d'eux de me demander de supprimer cette fanfiction si l'utilisation de leur image ne leurs plaît pas.

De toute façon, ce sont des personnages réels, vous vous attendiez à quoi? S'ils m'appartenaient, ça voudrait dire deux choses : soit je suis leur maman, ce qui serait bizarre, soit je suis une cinglée qui les retient tous prisonniers dans une cave, ce qui serait encore plus bizarre...

...Enfin bref, si j'ai décidé d'écrire cette fanfiction, c'était pour montrer l'aspect "humain" de nos chers youtubers préférés. Car, après tout, on les voit souvent cheaté, full power ou "en couple" et je me suis dit qu'il était temps d'en faire des "anti-héros". (sans les critiquer pour autant)

Cette histoire est bien entendu une oeuvre de fiction, ne contient aucune opinion politique ou religieuse, n'hésitez pas à poster un petit commentaire pour me donner votre avis et à faire tout vos petits machins truc muches qu'on fait tous quand on découvre une fanfiction. Et, sur ceux, bonne lecture.

(note : à lire tout en écoutant la BO de "28 jours plus tard")


Mathieu n'avait aucune idée de l'endroit où il était : sa tête lui faisait extrêmement mal et semblait lourde. Il tenta d'ouvrir les yeux mais ne vit rien, juste des tâches lumineuses et colorés. Il remarqua alors que le sol où il était allongé semblait dur et rocailleux, seule sa tête reposait sur une sorte de tissus, une chose est sur : il n'était pas chez lui. Il tenta de s'appuyer sur le mur derrière lui pour s'asseoir et passa sa main sur sa chevelure. Il se figea soudain : elle était poisseuse. Il retira lentement sa main, souhaitant de toutes ses forces que ce n'était pas ce qu'il croyait, mais ses peurs se confirmèrent quand il y vit du sang. Il commença à paniquer quand quelqu'un arriva juste devant lui : c'était Antoine.

- Ah! T'es enfin réveillé! lança-t-il de manière ironique avec un faux sourire bienveillant. Alors, bien dormi mon chérie?

- ...Antoine? ...Argh!..

La douleur à sa tête le lança encore une fois. Antoine perdit son air moqueur et se précipita vers lui puis l'aida à s'adosser contre le mur.

- Désolé, on a fait ce qu'on a pu pour ta tête. Ça va aller?

Mathieu ne répondit pas, sans doute parce qu'il n'avait pas encore retrouver ses esprits. Il regarda autour de lui : sa vue s'était améliorée. Il était dans une espèce de structure en béton, semblable à une maison en chantier. Une chose était sûr : cet endroit ne lui était absolument pas familier.

- ...Qu'est-ce qu'on fout là? ...C'est quoi cet endroit? arriva-t-il enfin à formuler.

- Tu t'en souviens pas?

Mathieu se tourna vers Antoine et, pour une fois, il semblait sérieux et sincère. À ce moment là, d'autres personnes arrivèrent dans la structure, deux hommes et deux femmes que Mathieu reconnu presque tout de suite.

- Fred? Seb?

- L'asiat?! La belge?! ajouta Antoine.

Sorina et Shun Geek lancèrent des regard assassins à Antoine qui se tut immédiatement.

- Bonjour à toi aussi Antoine. souffla Fred. Et toi Mathieu, ça va?

- ...Euh ouais... Je crois...

- Monsieur est amnésique. lança Antoine, non sans sérieux.

- Génial! Il manquait plus que ça! souffla Seb.

- Mais non, je suis pas amnésique, c'est juste que je me souviens pas comment je suis arrivé là... C'est tout...

Mathieu gémit une fois de plus, la douleur reprit une nouvelle fois et il fut, en plus, prit de nausées. Shun Geek et Sorina se mirent à ses côtés.

- Bon, écoutez, on s'occupe de lui. Pendant ce temps, cherchez de quoi manger, quelque chose dans le genre. déclara Shun tout en reprenant le bout de tissus, qui s'avérer être en faite un sweet à capuche, qu'elle enroula autour de sa taille.

- Et depuis quand c'est toi qui donne des ordres? demanda Fred.

Elle ne répondit pas, Mathieu eut un haut le coeur. Les hommes sortirent précipitamment de la pièce, si on peut appeler ça comme ça, tandis que Sorina prit un seau et le mit sous le jeune homme, tandis que Shun le retenait. Arrivé à l'extérieur, Antoine dévala une pente qui menait à un chemin de terre pour rejoindre Fred et Seb.

- Amnésique et malade, super! dit Seb.

- Et encore, tu l'as pas vue quand il se tape des cuites... ajouta Antoine.

- Excusez moi : il y a que moi qui m'inquiète pour son état ici?! lança Fred.

- Mais bien sur que oui qu'on s'inquiète! s'exclama Antoine. Comme si tout ce qui se passait n'été pas suffisamment grave.

- On en sait rien justement, on est restait aux alentours de la japex, si ça se trouve le reste du monde va bien.

Antoine regarda au loin sans répondre, il n'osait pas espérer que Fred avait raison, de peur d'être déçu. Ce qui s'était passé hier, ça n'aurait pu arriver que dans ses vidéos, à la limite, il n'aurait jamais souhaité que ça se passe en vrai. La veille, il était à la Japan Expo, c'était la fin de la journée, le dernier jour, il venait de quitter son stand et regardait les visiteurs partirent.

C'est alors que c'est arrivé. Un grondement sourd a raisonné dans tout le bâtiment puis tout s'est mit à trembler, doucement au début, comme de légères vibrations, puis bien plus violemment. La surprise et la panique ne lui ont pas permit de comprendre exactement ce qui se passait mais la seule chose dont il était sur, c'est qu'ils voyaient des gens affolés courir dans tout les sens. Heureusement pour lui, il était prêt d'une issu de secours et à pu donc s'enfuir à l'extérieur sans mal. Et heureusement d'ailleurs car il pu voir une partie du plafond s'effondrer, dans un grondement sourd, juste avant de refermer la porte. Il ne pouvait dire, même avec du recul, combien de temps la secousse avait duré : 30 secondes? 1 minutes? 15? 35? Difficile à dire tant ça avait l'air interminable. Quoi qu'il en soit, quand elle se termina, il décida de retourner à l'intérieur. Ce qu'il vit le pétrifia : tout avait été détruit, un nuage de poussière flottait dans l'air, les stands était ravagés, plusieurs câbles électriques pendait ça et là et, plus terrible encore, il voyait des personnes étendus au sol. Il n'arrivait pas à dire si elles étaient vivantes ou mortes. Il s'avança lentement et prudemment au travers des décombres, choqué par ce qu'il voyait. La poussière lui irritait les yeux et les bronches, si bien qu'il eut du mal à avancer. Mais soudain, un appel à l'aide résonna dans le bâtiment, il ne réfléchit pas, ignora la douleur et accouru aussi vite qu'il pouvait. Il arriva devant le stand de LinksTheSun et reconnu Chachou Panda qui semblait retenir les décombres du plafond. Il vit en dessous Jérémy et David, le plus âgé retenait lui aussi les décombres tandis que l'autre semblait inconscient. Antoine resta paralysé tandis que Charlotte se tourna vers lui.

- Antoine, je t'en supplie, aides moi! hurla-t-elle, les larmes aux yeux.

Antoine ne réfléchit pas et l'aida à soulever le fragment de plafond effondré. David en profita pour s'extirper et traîna Jérémy pour le mettre hors de danger, juste à temps avant qu'Antoine et Chachou ne lâche prise, épuisés. Il reprit son souffle tandis que Charlotte serrait fort David dans ses bras. Entre temps, la poussière était retombée, ce qui permettait une respiration plus aisée et bien venue.

- Vous pouvez m'expliquer ce que vous foutiez là dessous?! s'exclama Antoine.

- On faisait du camping. répliqua David, à bout de souffle.

- Oh! Génial! Pourquoi vous m'avez pas invité?!

David ne répondit pas, Antoine non plus. Il n'arrivait pas à garder son calme, ce tremblement de terre l'avait complètement déboussolé et il n'arrivait même plus à faire de l'humour sans s'en rendre compte. Il ne comprenait même pas pourquoi ils les engueulaient alors qu'ils n'étaient certainement pas fautif. Il se laissa tomber au sol et s'assit à leurs côtés. Après quelques secondes, Chachou déchira le silence.

- On était resté au stand, en attendant Alex. murmura-t-elle. Puis le sol a tremblé et le plafond s'est écroulé sur...

Elle ne finit pas sa phrase et fondit en larmes. David la serra tout doucement contre lui et tenta de la calmer. Antoine se tourna vers Jérémy qui semblait toujours inconscient.

- Qu'est-ce qui lui est arrivé?

- Un type lui est rentré dedans. répondit David.

Antoine hocha la tête, "non, c'était vraiment pas le moment de faire cette blague" se disait-il. Il souffla longuement et tenta de retrouver ses esprits : qu'allait-il faire à présent? Il entendait Chachou jurait sur le type qui avait bousculer Jérémy : s'il avait pas été là, ils ne se seraient pas retrouver bloqué là dessous. "Et peut-être seriez vous morts d'une autre manière" ajouta-t-il dans ses pensées. Il s'en voulait de l'avoir supposer, à croire qu'il perdait la tête. Soudain, un détail attira son attention, il sursauta.

- Où est Alex?!

David redressa la tête, lui aussi semblait dans le même état d'inquiétude. Il se releva avec Antoine et regarda aux alentours mais il n'y avait personne. Il se tourna vers sa copine : il était temps d'arrêter de se poser des questions et de prendre les choses en main.

- Charlotte : restes près de Jérémy et vois si des personnes peuvent t'aider. Je vais chercher Alex avec Antoine.

- Tu sais où il peut être? demanda Antoine.

- Il m'a dit qu'il irait voir JDG avec Mathieu, j'espère qu'il y est encore...

- Ok, on y va.

- Fais attention, ok? dit Chachou.

Il acquiesça puis ils partirent tout les deux en courant. Ils regardèrent les alentours au fur et à mesure, au cas où, mais Links ne semblait pas être présent. Tout ce qu'ils virent, c'était des stands dévastés et des personnes au sol ou en panique, mais il n'osait pas trop s'en approcher. Ils virent enfin le stand du Joueur du Grenier et, avec un grand soulagement, Frédéric, Sébastien, Sorina, Shun, Bob et, surtout, Links. Quand ils les aperçurent ils se précipitèrent vers eux.

- Dieu soit loué, vous êtes vivants! s'exclama Links.

- Vous n'avez rien de cassé? demanda Shun.

- Jérémy est dans les pommes mais, à par ça, tout va bien pour nous. répondit Antoine.

- Quelqu'un sait ce qu'il s'est passé? Parce que moi, perso, j'ai rien compris. demanda Bob.

- Ça ressemblait à un tremblement de terre mais c'est impossible en région parisienne... souffla Sorina.

- ...Au faites, Mathieu n'est pas avec vous? demanda David.

- Il est repartie vers vous, mais je pensais qu'il avait atteint notre stand depuis, non? demanda Alex.

Antoine se figea, "putain, pas lui..." se disait-il. Ils se regardèrent tous et cherchèrent désespérément Mathieu. Antoine angoissait de plus en plus, s'il le perdait, il ne saurait s'il pourrait le supporter. Non pas qu'ils entretenaient une relation ambigu avec lui, comme certains de ses fans le pensent, mais c'était devenu l'un de ses meilleurs potes, ils étaient presque inséparables, le perdre serait terrible pour lui. Soudain, un cri l'interpella. Il vit Shun plus loin, retenu par Seb. Antoine se précipita et vit ce qu'il aurait souhaité ne jamais voir : Mathieu était bloqué en dessous d'un échafaudage qui servait à maintenir les haut parleurs des grandes scènes, du sang s'écoulait sur son front. Links, David, Bob, Sorina et Fred arrivèrent à leurs tours. Les hommes soulevèrent les poutres en fer tandis qu'Antoine et les filles extirpèrent Mathieu, visiblement inconscient. Pour la première fois, il semblait réellement paniqué. Heureusement, le jeune homme semblait respirer normalement.

- Mathieu, tu m'entends?! Je t'en supplies, dis moi quelque-chose! s'exclama-t-il en le secouant.

Rien à faire, il ne bougea pas. Bob l'épaula et le fit reculer tandis que Fred et Seb soulevèrent doucement Mathieu.

- Calmes toi, il a juste prit un mauvais coup, il va s'en sortir.

- Mais qu'est-ce que t'en sais putain, t'es médecin peut-être?! hurla-t-il.

- Bob a raison. intervint Alexis. Ça sert à rien de paniquer, il faut plutôt vite sortir d'ici, le bâtiment n'a plus l'air aussi solide.

- Et les autres personnes? demanda Shun.

Alexis regarda autour de lui : il ne l'avait pas vraiment remarqué mais il y avait énormément de personnes, certaines gisait dans leurs sangs et semblaient mortes. Quelle ironie vue que l'un de ses points cultures avait pour thème la mort, justement. Et il avait traité le sujet avec une telle légèreté qu'il s'en voulait presque. Il se tourna vers ses acolytes : il remarqua alors leurs mines épuisés et effrayés. La fameuse veste rouge de Bob et la chemise jaune de Fred étaient désormais tâché de sang, pleines de poussières et déchirés. De même pour les cheveux d'Antoine qui ne semblait pas décoiffé à cause de sa flemmardise, cette fois-ci. Même constat pour Shun et Sorina. Il remarqua alors que certains visiteurs passaient à côté d'eux sans même les remarquer, d'autres pleurer à s'en déchirer les cordes vocales face à leurs amies mort. Et, visiblement, il n'y avait plus aucuns vigiles pour les soutenir. Pour Links, c'était clair : ils étaient seuls. Sans répondre quoi que ce soit à la pauvre Shun, il suivit Fred et Seb et les aidèrent en repoussant les obstacles qui aurait pu les déranger. Les autres firent de même. Cela semblait surréaliste de réagir ainsi mais pouvait-il faire d'autres? Rien. Ici, ils n'étaient pas le Canard Man, le grand sage, le pyrobarbare, la patron ou on ne sait quel autre héro ou star du web. Ils étaient des gens normaux. Sans aucun super pouvoir, sans connaissance nécessaire ni quoi que ce soit qui avait rendu leurs personnages fabriqués de toutes pièces aussi culte que classe. Et cela allait encore plus se confirmer. À quelques mètres du stand de Links, celui-ci entendit des bruits suspects : des appels à l'aide et des rugissements effrayants. Les filles prirent Mathieu tandis que les autres se précipitèrent. Ce fut Bob le premier arrivé mais celui-ci fit quelques pas en arrière, visiblement effrayé. Fred se risqua un coup d'oeil : il vit Charlotte et Jérémy, qui était réveillé, bloqués contre un mur, face à trois personnes qui semblait dans un état second. Jérémy tenait une poutre et semblait protégeait Chachou.

- Qu'est-ce que c'est que ces trucs... murmura Alexis.

L'un d'eux se tourna vers le groupe d'hommes, c'était en réalité une jeune femme ; on aurait dit qu'elle était enragée. Elle hurla tout en se jetant sur eux. Seb se jeta sur le côté tandis que la fille se vautra par terre. Elle se releva aussitôt et le prit pour cible, tel un animal sauvage. Il fuit dans la direction opposé, cherchant une issu. Les autres continuaient à menacer Jérémy et Chachou. Fred s'empara d'une poutre à son tour et se jeta sur les deux agresseurs. Mauvaise idée car ils lui sautèrent dessus et l'écrasèrent de tout leurs poids en tentant de le mordre. Bob et Antoine accoururent pour en agripper un chacun tandis qu'Alex, David et Jérémy allèrent sauver Seb. Bob, après avoir lâcher son adversaire pour esquiver ses crocs, se retrouva face à lui et il ne savait plus quoi faire : il n'allaient pas le tuer quand même?! D'autant plus qu'un détail le marqua : celui qu'il affrontait portait un t-shirt avec écrit "Pyrobarbare" dessus. Il allait devoir se défendre contre un de ses fans. Il n'eut pas le temps de réfléchir que celui-ci le fit basculer en arrière et s'apprêtait à le mordre au cou.

Bob s'apprêta à sentir la douleur. Mais rien ne se passa. Il rouvrit les yeux et vit le jeune homme immobile, du sang coulait entre ses lèvres. Il s'écroula sur le côté : un katana ressemblant à ceux qu'on peut voir dans les mangas était planté dans son dos. Il vit alors Charlotte, tétanisé par la peur.

- Il... Il allait te tuer... Alors j'ai...

Elle s'arrêta net. Bob se releva et posa lentement et timidement ses mains sur ses épaules. Charlotte posa son regard sur lui mais ses yeux semblait vitreux. Bob comprit alors qu'elle était parti chercher une fausse arme sur un stand pour le sauver. De son côté, Antoine venait lui aussi de se "débarrasser" de l'autre assaillant avec l'aide de Fred. Ils semblaient tous pétrifié par la peur : il venait de commettre un meurtre, pour la première fois. Certes, c'était de la légitime défense mais il avait délibérément tué deux personnes. Les autres revinrent à leur tour et semblait eux aussi traumatisé : Seb avait les mains ensanglanté mais ça ne semblait pas être son sang. Sorina et Shun était resté de l'autre côté et n'osait plus regarder la scène. Ce fut Jérémy qui parla le premier.

- ...Qu'est-ce qu'on va faire?...

- ...Mathieu a besoin d'aide médicale, il faut l'emmener à l'hosto. déclara Sorina, sèchement.

Fred eut comme un déclic : elle avait raison, rester là à se morfondre n'apporterait rien. Il allait dire quelque chose quand des rugissements l'interrompirent : d'autres visiteurs, visiblement enragé, se précipitaient vers eux. Affolées, les filles reprirent Mathieu, avec l'aide de Chachou, puis ils passèrent par une sortie de secours et fuirent à travers les plaines. Après quoi, ils avaient trouvé un abri pour la nuit, le tout dans le plus grand silence. Une seule personne avait parlé ce soir là : Mathieu. Il s'était brièvement réveillé, avait tenu un discours incohérent et s'était endormis presque aussitôt. Durant son sommeil, Antoine l'avait entendu plusieurs fois répéter son nom, comme s'il l'appelait. Au début, il s'en était inquiété mais, au bout d'une dizaine de minutes, il trouvait ça presque amusant et avait joué au prince charmant avant de se faire sermonner par Links.

Personne ne savait pourquoi la terre avait tremblé, ni pourquoi les gens était devenu fou. Ils savaient seulement qu'ils devaient s'en sortir...


- Bon, on fait quoi du coup? demanda Fred.

Antoine revint subitement à la réalité : il ne s'était pas rendu compte qu'ils s'étaient perdu dans ses pensées. Ils se regardèrent tout les trois, lui, Fred et Seb : ils n'en avaient pas la moindre idée. Ils virent soudain Bob et Links au loin qui venait à leur rencontre.

- On a trouvé un minibus sur le parking. lança Bob. Jérémy, David et Chachou ont réussi à la faire démarrer, ils arrivent bientôt.

- Et il n'y avait personne? demanda Fred.

- Non, tout était désert... répondit Alexis.

- Et vous comptez prendre ce minibus comme ça?

- Eh bien... oui! répondit Alexis le plus naturellement possible.

- Mais c'est du vol! s'exclama Fred.

- En supposant que ce moyen de transport peut être vachement pratique pour fuir, à moins d'être complètement con, je doute que les gars qui l'ont laissé là bas en ait vraiment eu besoin.

Fred resta sceptique puis accepta finalement tandis qu'Antoine esquissa enfin un sourire : malgré la disparition étrange des autres visiteurs, leur calvaire allez enfin se terminer...