Coucou tout le monde!
Déjà : un grand merci pour les avis positifs, ça fait extrêmement plaisir! J'essaierais de poster vite et bien mais je ne promet rien : j'ai déjà pleins de fanfiction sur le dos. (je suis sadomaso, oui)
Comme dit précédemment : tout les personnages principaux sont réels et ne m'appartiennent donc pas. etc. etc.
Cela faisait désormais une demi heure que le petit groupe avait embarqué dans le minibus. Après des débuts difficiles, notamment sur le choix du conducteur et de qui se mettait où, le petit groupe s'était mis d'accords pour que ce soit David qui conduit et Alexis qui le co-pilotait sur le siège passagers à côté de lui. Jérémy, Fred et Seb était au second rang, les filles aux troisièmes et enfin Mathieu, Antoine et Bob au dernier. Après tout, c'était un minibus à 15 places, il y avait de la place pour tout le monde. Le minibus roulait donc désormais sur l'autoroute, qui semblait anormalement vide pour une matinée aux alentours de Paris. On pouvait voir des épaves de voitures ça et là, ce qui n'avait rien de rassurant, du tout. Durant ce temps là, Mathieu avait écouté le résumé de ce qui s'était passé précédemment, énoncé par les autres. Sa blessure à la tête ne lui faisait désormais plus mal, elle n'était au final que peu impressionnante. À la fin du récit, il resta silencieux, bouché bée.
- Bon, on va régler ça vite et bien : est-ce que c'est une caméra caché?
Antoine fit non de la tête, le plus sérieusement du monde, Mathieu répondit par un simple hochement de tête, l'air grave : pour une fois, il aurait adoré subir le mauvais goût de ces chaînes de télévisions diffusant des émissions dont le but était de se moquer de personnes innocentes, souhaitant la gloire et finissant ridiculiser à jamais sur internet. Oh oui, il aurait adoré, mais non : il était vraiment dans une sorte de Walking Dead géant. D'ailleurs, quand il y réfléchissait, il faisait à peu près la même chose avec Salut les Geeks. Il aidait juste ses inconnus à être "mieux vue". De son côté, Shun essayait de se connecter avec son smartphone mais il n'y avait rien à faire : aucun réseau disponible.
- Rien à faire, ça veut pas marcher... dit elle tout en le remettant dans sa poche.
- T'as essayé la radio? demanda Seb.
Seb marquait un bon point. Alexis, qui se trouvait sur le siège passager à côté de David, se pencha vers le poste de radio et l'alluma. Il grisaillait un peu mais on pouvait comprendre sans difficulté ce que les journalistes disaient. D'ailleurs, c'était les mêmes sur toutes les radios, comme si le message devait être entendu par tous. Et c'était le cas. Le ton employé par ceux-ci était grave et sérieux, ce qui était étrange pour certaines radios comme Skyrock ou NRJ où même l'information la plus dramatique était ponctué par de l'humour lourd et des commentaires balancés par des personnes ne maîtrisant pas leur sujet. Tout les occupants du minibus écoutaient avec attention.
- Le gouvernement a décidé de mettre en place un plan de pandémie nationale suite à l'importance de la propagation du virus. Pour le moment, aucun chercheur n'a trouvé la cause du tremblement de terre ni l'origine de la maladie, le président de la république appel cependant au calme et demande à tout les citoyens de rester chez eux avec un poste de radio allumé en permanence pour recevoir les dernières informations concernant cet étrange phénomène.
- Mais comment veux-tu qu'on garde notre calme, idiot! s'exclama Fred.
Sorina lui fit signe de se taire tandis qu'un médecin était interviewé.
- Pour le moment, nous n'avons aucune information concernant ces crises de folies qui affectent, d'après nos sources, 45% de la population. Je suis d'ailleurs surpris de constater que le gouvernement ose parler de pandémie alors que nous ne savons pas si cela vient d'une bactérie ou non.
- Vous affirmez donc que tout ceci ne serait pas une maladie? demanda le journaliste.
- Non, je dis simplement que nous ne devrions pas donner de conclusions trop hâtive. D'autant plus que, de ce que nous avons pu observer, les patients semblent être atteints uniquement au niveau du système nerveux. Il est bien entendu possible qu'une souche bactérienne puisse influencer le cerveau mais, en vue du peu d'informations que nous avons, il est préférable d'éviter des termes aussi crus que "pandémie" et d'encourager les français à se rassurer car, temps qu'ils ne sont pas actuellement en train d'agir comme des bêtes sauvages, il n'y a aucune raison qu'ils soient soudainement atteint. Nous pouvons même dire que ces personnes, dont vous et moi, sont immunisés.
- D'après le ministère de la santé, les chiffres des personnes atteintes n'ont pas évolué depuis le dernier rapport. Les médecins se veulent donc rassurant en affirmant que ces crises de folie ne peuvent se diffuser d'avantages. Nous rappelons cependant qu'il est fortement déconseillé de sortir de chez vous : barricadez toutes les entrées possibles de votre logement, gardez un poste de radio avec vous en permanence et, surtout, prévenez la police si vous repérez un infecté en liberté et non encadré par les autorités. Plus d'informations dans quelques heures...
Le message se répéta une nouvelle fois en boucle. Links éteignit la radio et se tourna vers les autres, il avait du mal à croire ce qu'il venait d'entendre.
- 45% de la population? La vache... souffla Mathieu
- Je suis pas vous mais j'hésite à retourner à Paris vue les circonstances... lança Bob.
- Et on va faire quoi? Vivre en ermite en attendant que ça se calme? demanda Shun, affolée.
- Je crois qu'on aura pas le choix... répondit David
Les autres le regardèrent tandis qu'il ralentissait. Au loin, on pouvait voir un péage barricadé avec des voitures de polices devant. D'autres voitures était en file devant. Soudain, un policier, qui parlait déjà au conducteur de devant, vint à leur rencontre. Alexis prit alors un ton sombre, à la limite de la caricature.
- Surtout, ne dites pas un mot, je m'occupe de lui...
- Je suis un peu mieux placer pour ça! répliqua David.
- Oui mais moi, je collectionne les figurines Pokémon!
- Oui mais c'est moi qui conduis!
- Et le policier va parler à ma fenêtre!
Effectivement, le policier s'avança en direction de la fenêtre passager du minibus. David soupira tandis que Links ouvrit la fenêtre tout en faisant un sourire bien amicale au gentil policier.
- Bonjour monsieur! lança-t-il.
- Bonjour. répondit brièvement le policier. Je peux savoir combien vous êtes?
- Nous sommes... commença Alexis avant de compter et de conclure. Nous sommes onze.
- Est-ce que l'un d'entre vous est enragé?
- Pas du tout.
- Transportez vous des bagages?
Links marqua une pause : il se souvint qu'il avait oublier son sac où il avait regroupé tout les cadeaux de ses fans à la Japan Expo. Mais il se ressaisit : il les récupérera sans doute après.
- Non, nous n'avons rien.
Le policier continua à poser d'autres questions d'usages, nombreuses, longues et agaçantes mais qui était, dans le cas présent, importantes. Links le savait et tentait de rester le plus amicale possible. Derrière lui, Charlotte regardait attentivement le policier : pour un peu, on aurait dit un CRS avec toutes les protections qu'il avait. Elle remarqua par ailleurs que son gilet pare-balle avait quelques griffures, comme s'il avait déjà servit. Elle frissonna, elle tenta de se convaincre que ces marques n'avait pas été faites aujourd'hui. Vint alors la fameuse question au sujet des pièces d'identités. Evidemment, aucun d'eux ne les avait : ils avaient quitté précipitamment une convention, ils n'allaient pas risquer leurs vies pour récupérer leurs cartes vitales. Cependant, le policier se montra compréhensif et demanda simplement les noms, prénoms, dates de naissances et retrouva tout le monde grâce à un registre qu'il avait sur une tablette numérique. Durant ce temps là, Antoine eut le temps de remarquer le nombre de voiture qui faisait demi-tour. Étrangement, les personnes à leurs bords n'était généralement pas très "française", dirons nous. Au moment où le policier allait partir, après leurs avoir donné un papier avec un numéro et les avoir autorisé à attendre dans la file, Antoine ouvrit la fenêtre, tout en écrasant Mathieu au passage, et l'interpella.
- Excusez moi, pourquoi certaines personnes ne sont pas autorisés à passer le barrage?
Mathieu se tourna brusquement vers Antoine : il était dingue ou quoi?! Le policier ne paru pas énervé, au contraire, il était parfaitement calme. Ou alors la réponse n'était pas aussi cruelle qu'il n'y paraissait.
- Ces personnes là ne sont pas en situation régulière en France. Nous organisons un regroupement massif pour vérifier qui est malade ou non et ramener les personnes "saines" à la frontière, voir à leurs pays natales. Mais ne vous y méprenez pas : c'est pour leur bien que nous le faisons, afin d'éviter que la maladie ne se propage dans d'autres pays.
Antoine resta silencieux : sur le papier, ça ne semblait pas être une si mauvaise initiative, mais en même temps, quelque-chose dans le discours du policier laissait penser que ce n'était pas la seule raison... Quoi qu'il en soit, le policier le salua puis ils attendirent tous de pouvoir passer. Il attendirent longtemps, très longtemps.
- 'Tain, même à Disneyland, on attendait pas aussi longtemps... souffla Fred.
- C'est moi ou on a pas avancer d'un mètre depuis tout à l'heure? demanda Bob tout en sortant sa tête par la fenêtre pour vérifier.
- Je crois que j'ai appuyé une fois sur la pédale... Ou deux... répondit David, blasé.
Mathieu, qui somnolait jusque là, laissa son regard se perdre au loin. Depuis ce matin, il n'avait vue que ça, que des champs à pertes de vue, et il n'avait qu'une hâte : rentrer à Paris pour revoir des bâtiments grisâtres, des rues bien dégueulasses et sentir l'air pollué par l'odeur des voitures et des usines. Il pensait aussi à son petit chat, Wifi : il l'avait laisser chez Nyo, qui avait accepter de ne pas aller la japex pour le garder, et espérait sincèrement que ni l'un ni l'autre ne soit devenu fou à lier... Quoi que, il ne savait pas si les animaux étaient aussi touché par ce phénomène. En y réfléchissant, son chat était déjà suffisamment maléfique et dangereux, il ne verrait pratiquement aucune différence s'il était infecté. Il en resterait de toute façon tellement mignon et ses fans était d'ailleurs d'accords avec lui... Il repensa soudain aux autres invité de la Japan Expo : il les avait carrément oublié. Il faut dire aussi qu'il était évanouit depuis un bon bout de temps et qu'il était parfaitement conscient depuis à peine quelques heures. Le soleil à son zénith l'ébloui soudainement. Il recula pour avoir de nouveau de l'ombre puis se tourna vers Antoine, qui était occupé à essuyer ses lunettes.
- Dis, tu crois qu'ils vont bien? hasarda-t-il.
- Qui ça "ils"?
- Les autres invités. L'équipe Noob, le visiteur du futur, la Flander's, les équipes de Game One, Nolife, tout ces gens...
Antoine finit de nettoyer ses lunettes, les reposa devant ses yeux, mais ne regarda pas Mathieu à un seul instant. Il gardait la tête baissé, comme s'il voulait éviter son regard.
- Je ne s'en sais rien. Je donnerais n'importe quoi pour le savoir... répondit-il enfin, l'air absent, la mine soudainement attristé.
- ...Tu penses quand même pas qu'ils sont...
Il ne finit pas sa phrase : Bob, Chachou, Sorina et Shun le regardait, devinant ce qu'il s'apprêtait à dire. Il se tut alors, ne préférant pas attiser l'imagination de certains. Antoine respirait profondément et finit par fermer les yeux : plus le temps passait, plus il se rendait compte de la gravité de la situation : les personnes qu'il avait vue à son stand, il ne les reverrait sans doute jamais. De même, tout ces VIPs qu'il a croisé dans le salon, qu'il avait vue précédemment sur Youtube et qu'il appréciait énormément, ils seraient... morts? Il serra le poing et enfouit son visage dans ses mains : à la Japan, il avait notamment vue des enfants, même des nourrissons, il avait halluciné en les voyant d'ailleurs, il y avait aussi ces jeunes talents très prometteurs ainsi que ses fans qui le voyaient pour la première fois et dont il sera peut-être le dernier visage qu'ils auront vue de toute leur vie. Il sentit une main se poser sur son épaule : c'était Bob.
- Mec, faut pas t'en faire : on ne sait pas ce qu'il leurs est arrivé. Si ça se trouve, ils sont en pleines formes et doivent s'inquiéter pour nous comme on le fait actuellement.
Antoine ne répondit pas, il semblait perdu dans ses pensées, des pensées visiblement très sombre. De son côté, Sorina regardait vaguement par la fenêtre quand une ombre noire passa soudainement et rapidement devant. Elle sursauta tandis que l'ombre se précipita vers un policier qui s'arma de son pistolet et la menaça. Shun enlaça la japonaise pour la forcer à s'écarter de la fenêtre tandis que Chachou se penchait pour mieux voir la scène : l'ombre s'avérait être un homme, ayant à peu près la cinquantaine, qui semblait dans un état second. C'était sans aucun doute un infecté. David voulu reculer mais une voiture derrière lui le bloquait. Il souhaita que l'homme ne se jette pas sur la voiture. Cependant, ses craintes furent vaines : le policier tira sur l'homme, il s'agissait en faite d'un pistolet taser qui l'immobilisa immédiatement. Les policiers le soulevèrent et l'amenèrent à un fourgon tandis que les autres passagers du minibus s'écartèrent machinalement des fenêtres. Seul Antoine, qui semblait à peine se soucier de ce qu'il se passer, restait immobile.
- Vous pensez qu'il y en a d'autres? chuchota Mathieu, comme s'il craignait qu'on l'entende.
- Je ne crois pas. répondit doucement David qui regardait discrètement dans son rétro, aussi immobile qu'une statue.
Links fit de même avec le rétro à sa porté mais rien à signaler non plus. Il se détendit. Même si l'origine de ce malade était inconnu, il n'y avait aucune raison de paniquer : pour une fois que les flics avait l'air de bien faire leur travail... Environ une heure plus tard, la voiture traversa enfin le barrage puis ils arrivèrent en banlieue parisienne. Mathieu ne pouvait s'empêcher de se réjouir intérieurement : non pas que l'air campagnard lui déplaisait mais un peu de civilité dans un climat pareil ne lui faisait pas de mal. Mais ce qu'il vit était loin d'être rassurant et le fit déchanter : certains immeubles et autres bâtiments s'étaient écroulés, de larges fissures s'était ouvertes dans le sol et, ici comme ailleurs, des gens déambulaient dans les rues : ils semblaient perdus et choqués. Heureusement, il n'y avait pas l'air d'y avoir d'infectés. David s'arrêta à un feu, parce que oui : c'est pas parce qu'il y a une sorte d'apocalypse qu'il ne faut pas respecter le code de la route. Il en profita pour déchirer le silence qui s'était instauré depuis tout à l'heure.
- Quelqu'un a une idée de l'endroit où on doit aller maintenant?
- On pourrait aller voir si Nyo va bien, il habite pas loin d'ici. proposa Mathieu, timidement.
- Oui, on pourrait... approuva Antoine, avec un air absent.
Mathieu le regarda quelques instants : est-ce que cette réponse lui était adressé ou est-ce qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il avait parlé à haute voix. Mathieu se tourna vers Bob, puis vers David : si le seul moyen de remonter le moral d'Antoine était d'aller voir son petit Nyo chérie, alors il se devait de le faire. De plus, il vivait dans un appartement assez grand et bien situé. En cas d'attaque, ils étaient au moins protégé et à l'abri. C'était décidé : ils y allaient. Mathieu guida David jusqu'à l'appartement, en même temps, il s'inquiétait aussi pour son petit Wifi : le pauvre petit avait dû être terrorisé lors du tremblement de terre. Il repensa aussi à son appartement : était-il dans le même état? Sa machine à café, ses bières et ses consoles de jeux avaient-elles tenu le choc? Il souhaitait plus que tout que oui. Mais ce n'était pas la priorité! ...Quoi que... Non ça ne l'est pas! ...Enfin presque... Bref! Il aurait le temps de vérifier après : priorité par priorité. Il ne restait plus qu'un virage avant la maison de Mickey... Pardon! la maison de Nyo. Tout le monde retint son souffle. La voiture s'avança dans la ruelle. Un grand édifice se dressait devant eux : l'immeuble de Nyo était intact.
- Antoine! Regarde! L'immeuble est intact! s'exclama Bob.
- Ça veut dire que mon petit Wifi va bien! ajouta Mathieu avec un ton enjoué que Bob semblait ne pas apprécié.
- ...Oui et Nyo aussi, un peu. conclu Bob.
- Et Wifi surtout! continua Mathieu sur le même ton.
Bob roula des yeux tandis qu'Antoine regardait l'immeuble : effectivement, tout semblait aller pour le mieux dans les parages. Enfin presque : l'immeuble avait l'air vide et abandonné. Malgré ses doutes, il descendit de la voiture avec Mathieu.
- Bon, on va monter en premier pour voir s'il est là... déclara Antoine avant de se faire interrompre par Mathieu.
- Avec Wifi. ajouta-t-il.
- Oui, s'il est là avec Wifi. souffla-t-il. Restez ici en attendant.
Antoine et Mathieu tentèrent de l'appeler avec l'interphone mais il ne semblait pas en état de marche. D'ailleurs, la porte n'était pas fermé. Ils en profitèrent pour entrer à l'intérieur. Tout semblait désert, ce qui était assez effrayant. Mathieu et Antoine se regardèrent puis commencèrent à grimper les marches jusqu'au dit appartement. Antoine hésita puis frappa à la porte.
- Nyo! C'est moi Antoine, t'es là?
Pas de réponse. Antoine frappa une deuxième fois, puis une troisième : toujours rien. Mathieu passa devant lui et tenta d'ouvrir la porte : il n'y eu aucune résistance, ce qui l'inquiéta. Il tenta d'entrée mais Antoine l'arrêta.
- Mais tes dingue, si ça se trouve il est en train de se faire cambrioler! lui chuchota-t-il vivement.
- Dis pas n'importe quoi : la serrure serait défoncé dans ce cas là! rétorqua-t-il tout aussi bas.
- Et s'il avait oublié de la fermer?!
- Bon, ok, si t'as la trouille reste dehors pendant que je vérifie.
- Mais j'ai pas la trouille : je veux juste pas me faire défoncer le fion par des mecs en cagoule!
- C'est ça ouais, restes ici gamin. dit-il en faisant la voix du patron.
Mathieu entra dans l'appartement malgré les appels murmuré et désespéré d'Antoine. Celui-ci, exaspéré, le tira en arrière par le col pour le remettre sur le palier, lui tapota la tête comme un petit chien et entra lui même. Quand le présentateur de What the Cut découvrit l'intérieur de l'appartement, il fut un peu rassuré : c'était un appart de jeune classique, naturellement en désordre, sans aucun signe de cambriolage ni d'accès de folie. Cependant, il y avait un hic : c'était trop silencieux et l'ambiance était pesante. Antoine prit son courage à deux mains et s'avança jusqu'au salon. Peu après avoir passé l'encadrure de la porte, il sentit quelque chose le pousser et l'écraser au sol. Ventre à terre, il ne pouvait ni voir ni saisir son agresseur. Il se mit alors à hurler, à appeler Mathieu au secours mais son agresseur lui écrasa la tête au sol pour le faire taire.
- Je te conseille de fermer ta putain de gueule, fils de pute! marmonna-t-il.
Antoine sursauta en entendant la voix. Il tentait de communiquer malgré le fait que sa tête soit ratatiner au sol.
- Ch'est toi Nyo? dit-il difficilement.
L'homme n'eut pas le temps de répondre que Mathieu arriva en courant par derrière, armé d'un balai de cabinet, tout en poussant un cri de guerre tout aussi épique que ridicule. Il s'arrêta net en voyant Antoine et sa voix fit un decrescendo tout en descendant d'aux moins 3 octaves.
- Je savais que vous seriez content de vous retrouvez mais pas à ce point là...
Nyo remarqua alors la posture "ambigu" qu'il avait prit en voulant immobiliser Antoine. Il se releva d'un coup et aida son ami à se relever.
- Tu peux me dire ce que tu fiches avec mon balai de cabinet? demanda Nyo à Mathieu.
- Antoine était en train d'hurler comme un sagouin et j'avais à peine 2 secondes pour agir, j'ai pris le premier truc qui m'est tombé sous la main! ...D'ailleurs, qu'est-ce que ça foutait là...
- ...Hé! Qu'est-ce que t'as à la tête?
- ...Ah ça! C'est rien t'inquiète!
- Au moins, contrairement à lui, tu vas bien, c'est déjà ça. souffla Antoine, le visage un peu rougit.
- Désolé, mes voisins ayant pété les plombs, j'étais obligé d'être sur la défensive.
- Ils ont été contaminé?
- Non, ils sont témoins de Jéhovah et on décrétait que tout le monde devait se réfugier à l'église. Mais je dormais à ce moment là, du coup je les ait pas suivit...
Antoine répondit par un simple "Ah.". Soudain, un petit miaulement se fit entendre : un petit chat blanc entra nonchalamment dans la pièce et s'arrêta à quelques mètres des trois hommes. L'un d'eux, Mathieu, afficha un regard de stupeur avant de faire un grand sourire et de crier "Wifi!" d'une voix si aigu qu'elle en était presque mignonne. Le chat se précipita vers lui tandis que son maître adoré courait dans sa direction, les bras tendu. Ils s'étaient enfin retrouvé, après tout se temps, toutes ses épreuves, les deux amis de toujours était enfin réuni. L'émotion était à son paroxysme, cette course effrénée semblait se dérouler au ralenti, tant le bonheur de se retrouver était grand. Elle était littéralement sans fin, avec, s'il vous plait, la musique Chi Mai d'Ennio Morricone en fond sonore. Ils étaient à quelques pas l'un de l'autres.
Deux mètres.
Un mètre.
Cinquante Centimètres.
Puis Mathieu se vautra par terre.
MAIS QU'IMPORTE! Cela n'empêcha pas Wifi de se précipiter dans les bras de son maître, qui se mit sur le dos et le serra fort contre lui, les larmes aux yeux.
- Ceci est une alerte à la zoophilie de niveau 5, ceci n'est pas un exercice. dit Antoine avec une voix robotique, ce par quoi Mathieu répondit :
- Ta gueule! ...Argh!
- Ah bah bravo : non content de tomber tête la première, fallait que ça soit sur ta blessure! hurla Antoine, exaspéré.
- ...Je... Je vais chercher du désinfectant...
Après s'être remit de leurs émotions, les trois hommes rejoignirent le petit groupe restait en bas. Antoine remarqua alors que le soleil déclinait déjà.
- Bah dis donc, vous en avez mit du temps! lança Bob.
- Oui, c'est parce qu'on a fait des crêpes. répondit Antoine avec un sourire de psychopathe.
- C'est normal qu'il y ait plus personnes dans le coin? demanda Fred en pointant l'immeuble du doigt.
- Si on te dit "témoins de Jéhovah"? déclara Mathieu en faisant sursauter Jérémy.
- Sérieux?!
- Oh que oui! répondit Nyo.
Après que tout le monde soit monté dans l'appartement de Nyo, (à 12 avec un chat, il devrait pouvoir rentrer normalement... Ou pas.) ils s'installèrent et racontèrent entre eux ce qui leur était arrivé : les youtuber à la japex et Nyo chez lui. La fin de journée se déroula alors dans de meilleurs conditions. Très vite, le sujet changea pour des discutions plus légères et amicales, autour de bières, de sodas et autres mal bouffe. Nyo avait prêté des vêtements à ceux dont l'accoutrement ressemblait à un costume de guerre, ce qui faisait qu'on avait presque l'impression que la catastrophe n'avait pas eut lieu. Il aurait aussi bien voulu allumer la télé mais plus rien ne marchait chez lui et la radio diffusait encore ce fameux message de prévention. Toutefois, cet événement réussi à être oublié quelques instants. L'humour était d'ailleurs de retour. Seb racontait des blagues.
- Et là, je leur ai dis "Ecoutez monsieur, ce qui m'intéresse, c'est pas de savoir dans quel mairie je vais me marier mais dans quel pays! Y en a qui essaie de faire un mariage fiscal ici!"
Les autres rirent aux éclats.
- Sérieux?! Tu lui as vraiment dis ça?! s'exclama Bob, étouffant littéralement de rire.
- Mais bien sur que non, de toute façon, il n'est pas en couple avec moi pour ça... N'est-ce pas? demanda Shun avec un air menaçant.
- Mais non voyons, chérie, pas du tout... Pas du tout... répondit-il timidement.
Soudain, un bruit aigu retentit puis la radio de Nyo s'alluma soudainement. Il soupira puis se leva.
- Désolé, j'ai laissé la fonction "allumage automatique", je vais l'éteindre.
- Non, non attend! lança Links.
Et il avait bien raison, le texte du présentateur n'était pas le même : il y avait donc quelque chose de nouveau.
- Cette après midi, les médecins du laboratoire pharmaceutique du professeur Concombre on fait des découvertes importantes concernant le virus.
- Le mec il s'appelle vraiment Concombre?! s'étonna Fred avant de recevoir une vague de "chut!". Mais quoi?! enfin!
- 黙れ ! cria Sorina.
- Les premiers résultats confirmeraient les premières hypothèses des chercheurs en neurologie, affirmant que le virus serait en réalité une souche bactérienne contenu dans des spores qui se serait échappé des entrailles de la terre lors du séisme. La théorie retenu pour le moment est que ces spores était contenu sous forme de gaz qui serait devenu instable et serait remonté précipitamment à la surface. Nous sommes en direct avec le professeur Concombre qui détient les dernières informations concernant le virus.
- S'il est chiant comme tout les docs, on pourra dire que c'est un vrai légume... souffla Nyo, en faisant sourire Antoine au passage.
- Comme vous l'avez dit, les origines de ces bactéries, que nous avons décidé de nommer Lyssa 2, sont désormais connu de tous et sont indiscutables. Malheureusement, nous avons fait une découverte assez fâcheuse la concernant. Nous avons, en effet, observé une sorte de mutation : le virus s'attaque toujours au cerveau en influençant non seulement la mémoire mais aussi le comportement en augmentant le taux de cortisol, l'hormone du stress et la tension artérielle, qui rappel un peu une encéphalite. Cependant, et depuis peu, nous avons découvert qu'une contagion était possible.
À ces mots, tout le monde s'échangea des regards : une contagion? Possible?!
- En effet, les cellules de Lyssa 2 se reproduisent et se retrouvent sécrétée dans la salive humaine. En d'autres termes, tout contact avec la salive d'un infecté, par morsure par exemple, peut s'avérer fatale tant que nous n'avons pas de remède.
- Vous êtes donc en train de nous dire que Lyssa 2 serait une sorte de nouvelle rage?
- C'est malheureusement le cas, en quelques sortes. Nous ne savons pas si c'est exactement une mutation mais nos équipes font tout leurs possibles pour connaitre la vérité.
- Et que conseillez-vous donc à nos auditeurs? Avez-vous des conseils supplémentaires à leur donner?
- Eh bien, pour le moment, la seule solution qui vous est proposé est de faire attention à ne pas être en contact avec les infectés et d'éviter que leurs salives n'atteignent une plaie ouverte ou de la muqueuse, comme la bouche si je puis me permettre cet exemple. Cependant, maintenant que nous avons identifié Lyssa 2, le vaccin ne devrait pas tarder à être mis au point.
- Merci beaucoup professeur. Nous retrouvons donc tout de suite notre envoyé spécial au gouvernement qui...
Nyo éteignit le post de radio avant que le présentateur ait eut le temps de finir. Il se tourna vers ses invités : finalement son appartement allait servir de chambre d'accueil pour un bon bout de temps...
