Bon, vue que ça fait plusieurs fois que je répète la même chose, je vais faire un truc originale : le dire en danois.
Tak så meget for alle dine beskeder.
Jeg læste dem alle omhyggeligt, og de gør mig meget glad.
Jeg elsker dig!
(en partenariat avec google traduction)
Les personnages ne m'appartiennent pas, blahblahblah.
Et sinon, vous aimez le riz à l'encre? J'y ai déjà goûté une fois et c'était pas mauvais mais écœurant.
...Bon, ok, je vous laisse!
Nyo avait dévalé les escaliers et s'était engagé dans un couloir pour échapper à ses poursuivants... Enfin, plutôt à SON poursuivant vue qu'Antoine avait des difficultés à courir. Mathieu le pourchassait donc à travers tout l'appartement, devant l'indifférence des autres. À croire que ce genre de scène était banal... Ce qui était le cas... Cependant, Jérémy, en voyant le pauvre Nyo fuirent face au diabolique Mathieu Sommet, pour protéger sa précieuse photo, fit preuve de compassion. Il se leva, plus déterminé que jamais, et prit part à la course poursuite. Il profita du moment où Nyo s'enfermait dans la salle de bain pour se jeter derrière lui et faire barrage de son corps, afin d'empêcher Mathieu d'aller plus loin. Il brandit alors deux manches à balais, qu'il avait dans les mains on ne sait comment, puis rassembla tout son courage et sa détermination pour lancer son plus terrible cri de guerre :
- Vous ne passerez paaaaaas !
- Dégages.
- Ok.
Jérémy s'écarta, un peu déçu, puis Mathieu entra nonchalamment dans la salle de bain. Il saisit Nyo, qui s'était caché dans la baignoire, par la capuche et le traîna à l'extérieur. Antoine le rejoignit puis s'ensuit un long interrogatoire, qui se conclut par la suppression de la photo.
FIN.
...Non, plus sérieusement, ce n'est pas fini!
Le lendemain, Antoine était complètement installé dans l'appartement, au grand bonheur de Mathieu... Enfin, c'était le cas jusqu'à ce qu'il le prenne pour son esclave.
- J'ai faim!
- T'as mangé y a 20 minutes, démerdes-toi! répondit Mathieu tandis qu'il lisait un vieux journal, qui était sa seule occupation d'ailleurs.
- J'ai faim!
- Y a des yaourts dans le frigo!
- J'ai faim!
- C'est des yaourts bio et y a que ça.
- ...J'ai soif!
- Y a plus de bière et l'eau n'est pas potable, attends jusqu'à 16h!
- J'ai faim!
- Mais vas te chercher ton putain de yaourt tout seul et fais pas chier!
- J'ai faim!
- Si je vais le chercher, je le mélangerais à de l'eau pas potable!
- J'ai soif!
Mathieu laissa tomber sa tête contre le journal. Entre temps, il avait hésité entre faire un facepalm ou le manger mais il valait mieux éviter la deuxième option. Il finit par se lever et aller chercher le fameux yaourt. En tout les cas, il ne pouvait pas le refuser à Antoine : son comportement prouvait au moins qu'il allait bien et c'était le principal. Il revint dans la pièce où se trouvait Antoine et lui tendit le yaourt dont il avait soigneusement retiré l'étiquette et avait placé délicatement une cuillère, propre comme un sous neuf, dans la crème. Antoine le prit et commença à le manger sans le remercier. Mathieu retourna à son journal avant d'entendre un petit gloussement : Antoine était tellement mort de rire qu'il était en train de s'étouffer. Son ami lui répondit par un sourire : rien avait changé.
- J'ai soif!
- Ta gueule!
Les jours passèrent. Mais malgré la stabilité de leur situation, nos protagonistes commençaient de nouveaux à ressentir la gravité de la crise : il ne restait presque plus rien dans le garde manger et les possibilités de quitter la France se complexifiait de jour en jour. Shun était au téléphone et le débat semblait encore très animé.
- Comment ça "un délai supplémentaire"?! Vous vous foutez de moi?! Ça fait 3 semaines qu'on me dit d'attendre, 3 semaines qu'on me dit qu'il y a une possibilité pour que j'aille en Belgique avec mon groupe! Alors pourquoi vous... Oui je... Non... Non! Je ne vais pas me calmer : je sais qu'il y a plus urgent mais mon cas est loin d'être complexe, c'est même l'un des plus simples à régler!... Mais oui, on est tous en situation régulière en France, on est pas des émigrés! Il y a aucune raison de nous faire poiroter!... Oui mais ils ne sont pas... Non, ce n'est pas grave, ils ont juste besoin d'aide pour marcher et, pour elle, c'est juste un petit état grippale, notre médecin nous l'a assuré! ...Ok, combien de temps encore?... D'accords mais... Entendu... C'est ça oui, bonne journée...
Shun raccrocha violemment avant de s'asseoir sur le canapé et de voler une bouteille de bière à Mathieu qu'elle bu d'une traite.
- Sympas, merci... souffla Mathieu.
- Qu'est-ce qu'ils ont dit? demanda Seb.
- A-t-on avis? lança Shun. Comme d'habitude, il nous dise que notre dossier est en cours de validation et qu'il faut attendre encore une semaine.
- Faut pas leurs en vouloir : on est beaucoup à demander la même chose, faut attendre encore un peu. déclara Charlotte, calmement.
- Oui mais, c'est bien beau d'attendre mais on a presque plus rien nous! s'exclama Bob. La maire commence à s'inquiéter concernant la bouffe et ne parlons pas l'eau et des infectés qui traînent autour de la ville.
- Mais tu veux qu'on fasse quoi? Qu'on aille nous même à la frontière et qu'on dise aux douaniers "youhou! on est là! coucou!"? souffla David.
- Evidemment, non : c'est le casse pipe assuré. répondit Bob. Je dis juste que ça commence à devenir urgent et qu'ils seraient peut-être temps que certains mettent les bouchés double.
À ce moment là, Fred descendit les escaliers, l'air déprimé et s'installa à leurs côtés. Un long silence s'installa alors, puis Nyo se lança.
- Elle va pas mieux?
- Elle s'est enfin endormi, j'en sais pas plus, chui pas toubib.
Nyo hocha la tête : cela faisait deux jours que Sorina était tombé malade. Une épidémie, selon le médecin, qui donnait des états grippaux. Malheureusement, leurs situations actuelles ne leurs permettaient pas d'avoir accès à des médicaments, mais le médecin restait optimiste : ce genre de maladie n'était pas mortelle et pouvait se guérir toute seule à condition de se reposer. Mais Fred n'en croyait pas un mot.
- On est obligé d'attendre du coup... souffla Jérémy en buvant à son tour de la bière.
- Hey! Vous avez fini de piquer ma bière! s'exclama Mathieu.
- Tiens prend la mienne! dit Links en tendant sa bouteille.
- Elle est vide, connard!
- Mais t'as jamais dit que t'en voulais une pleine!
Mathieu répondit par un sourire en coin, tandis qu'Antoine se leva en boitant.
- Bon, moi je vais me coucher. dit-il simplement.
- Attends, je vais t'aider! lança Mathieu.
- C'est bon, ça va aller, je suis pas handicapé pour autant!
Antoine commença à escalader les marches à cloches pieds tandis que Mathieu retourna s'asseoir. Il y a quelques jours, il avait rendu ses béquilles à l'hôpital afin de permettre à d'autres personnes de les utiliser, malgré les objections des infirmiers. On l'avait traité d'inconscient, ce par quoi il avait répondu que certains en aurait plus besoin que lui. C'était courageux de sa part, oui. Mais ça ne rassurait pas Mathieu pour autant : plus les jours passés, plus il devenait froid et stressé. Il ne pouvait pas lui en vouloir, il avait raison de l'être, mais il avait surtout peur que ça pèse sur sa santé. Il était en tout cas sur d'une chose : il lui avait fait une promesse et il allait la tenir. Durant la nuit, Mathieu avait été réveillé par les quintes de toux de Sorina, dont l'état ne semblait pas s'améliorer. Il remarqua alors que le lit d'Antoine était vide. Étonné, il se leva et remarqua que la lumière de la cuisine était allumé. En y entrant, il tomba sur le présentateur de What the Cut en train de nourrir Wifi.
- Ne me regardes pas comme ça, il arrêtait pas de miauler. lança Antoine.
- Comment voulais-tu que je l'entendes avec Sorina qui arrête pas de tousser?
- C'est ton chat, tu pourrais faire plus attention.
- C'est sur qu'il est vachement en danger avec un zoophile comme toi dans les parages.
Antoine regarda Mathieu avec un air blasé. Celui-ci, fière de sa blague, fit demi-tour en souriant et s'apprêta à regagner sa chambre. Mais Antoine l'interpella.
- Mec! Attends!
- Quoi? Tu veux me proposer un plan à trois?
- Sérieusement.
Mathieu regarda Antoine quelques instants : il avait fait une promesse et il l'avait déjà oublié, le con. Il prit une chaise puis s'assit dessus calmement.
- Je t'écoutes, vas-y.
- ...J'ai réfléchis.
- Non, sérieux?
- Mathieu!
- Pardon.
- Je disais donc : j'ai réfléchis par rapport à tout ça et vue la situation actuelle... J'ai décidé de retourner à Paris, seul.
Mathieu sursauta : il était pas sérieux quand même?! se disait-il. Et pourtant, Antoine le regardait droit dans les yeux, l'air grave.
- ...Tu... T'es pas sérieux? balbutia Mathieu.
- Je n'ai jamais était aussi sérieux qu'aujourd'hui. répondit-il d'un ton neutre.
- Attends mais t'as perdu la tête : retourner à Paris?! Avec tout ce qui se passe là bas?! Et avec ta jambe?!
- Je comprends ta réaction mais le problème n'est pas là : je suis parfaitement valide et je peux me débrouiller seul. Quand à la demande d'immigration, elle sera accepté plus rapidement si vous êtes moins nombreux.
- Ah! D'accords. Alors, sous prétexte que te tu crois plus fort, tu pars en pensant arranger les choses!
- Ce n'est pas ce que je veux dire...
- Moi c'est ce que je comprends! Moi aussi je veux faire arranger les choses mais le fait de se barrer chacun de son côté ne changera rien : on est tous dans la merde et on affrontera tout ça ensemble! Et il est hors de question que je te laisse partir seul dans la capitale!
- Parce que tu crois peut-être que j'ai pris cette décision sur un coup de tête?! Si tu veux tout savoir, j'ai déjà tout prévu : j'ai des amis qui sont resté à Paris, à quelques rues de là où j'habitais, et que j'ai réussi à joindre. Ils attendent eux aussi d'être rapatrié, en Angleterre, et ils ont largement de quoi survivre quelques mois.
- Alors tu comptes nous abandonner comme ça?
- Je vous enlève juste un poids, c'est tout.
- Un poids?! Mais mec, comment veux-tu réussir à rejoindre Paris dans ces conditions : il y a des infectés partout, tu peux même pas marché normalement! Et la colonne de cristal qui est apparu, tu l'as oublié?!
- Les gens qui sont resté à Paris n'en sont pas tombé malade, elle n'est pas dangereuse.
- Mais qu'est-ce que t'en sais! Je ne veux pas que tu t'en ailles, point! Et s'il le faut, je te retiendrais par la force!
Antoine se leva d'un coup et se dressa face à Mathieu, de toute sa hauteur, en le regardant droit dans les yeux.
- Alors vas-y : arrête moi. murmura-t-il.
- Tu t'es fait mal au genoux en te levant, non?
- Oui mais ça va, c'est déjà passé.
- Ok, parfait. Je ne te laisserais pas passer.
- Ne m'oblige pas à te pousser.
- Et toi, ne m'oblige pas à te frapper le genoux pour te faire rasseoir.
- T'as à peine assez de force pour faire tomber un château de carte.
- Et toi, t'es à peine plus solide qu'un chaton.
- Comme ta mère.
Mathieu resta silencieux, son regard plongé dans celui d'Antoine. Il finit par l'agrippé par le col et l'embrassa langoureusement, sous le regard bienveillant de Wifi qui...
WHOLÀ! Attendez, qu'est-que c'est que ce cirque?! D'où sors ce Matoine?!
Mathieu resta silencieux, son regard plongé dans celui d'Antoine. Il n'avait rien à répondre face à ça : physiquement, il ne pouvait pas lui tenir tête. Et le raisonner était inutile, il ignorait ses arguments. Il finit par baisser la tête et souffler : il n'était visiblement pas près à l'écouter.
- Bon, écoute : on est en plein milieu de la nuit et je suis crevé. On en reparlera demain, si tu le veux bien...
Antoine répondit par un simple "Entendu." puis sortie de la pièce en boitant, laissant Mathieu et Wifi seuls. Le jeune homme prit son chat dans ses bras et le câlina tout doucement. Il ne savait plus quoi faire. Il comprenait que son ami veuille se sacrifier pour eux mais c'était de la folie d'aller jusque là. Wifi finit par s'endormir dans ses bras, Mathieu en profita donc pour retourner dans sa chambre. Arrivé là bas, Antoine était dans son lit et dormait paisiblement, ce qui soulagea Mathieu qui s'allongea à son tour, après avoir déposé Wifi, et s'endormit. Mais il fut soudain réveillé par un bruit de tambourinement de porte. Celui-ci réveilla aussi Antoine qui regarda Mathieu puis se leva. Ils redescendirent et allèrent ouvrir la porte.
Le lendemain, Bob se réveillait dans sa chambre mais quelque chose clochait. En effet, il ressentait une présence et un poids derrière lui, dans son lit. Il resta immobile puis se retourna subitement pour faire face à l'intrus qui le regarda en souriant.
- Ça va mon chérie, t'as bien dormi?
- ...Fanta?! Fanta : mon amour!
Bob se jeta dans les bras de Fanta qui ria devant la débilité de la situation. Ce que Bob ne savait pas, c'est que d'autres personnes était autour d'eux : Seb, Nyo, Links et Chachou. (je vous laisse le soin d'imaginer la tête qu'ils font)
- Mais qu'est-ce que tu fais ici?! Je croyais que t'étais à la Réunion!
- Oui mais quand j'ai su que mon petit Bob était en danger, j'ai accouru à la rescousse!
- Fanta, mon héro... Mais comment t'as fais pour passer?
- J'ai une carte d'hébergeur de rescapé officiel.
- T'es sérieux?!
- Oui et vous partez de suite!
- Wholà, attends : on était pas au courant nous! s'exclama Links.
- ...Je peux savoir ce que vous foutez dans ma chambre? demanda Bob.
- Y aura pas de problème avec Sorina? demanda Chachou en ignorant le Lennon.
- Les types qui m'ont contacté m'ont dit qu'il y avait aucun problème : je peux vous embarquer tout les dix, avec le chat.
- ...Les dix? s'étonna Links
- Oui, pourquoi?... Oh! Vous n'êtes pas au courant pour...
Il s'arrêta, comprenant son erreur. Il leur indiqua d'aller dans la chambre de Mathieu et Antoine où une lettre était posée. Au même moment, à quelques kilomètres de là, les deux compères étaient dans une voiture, direction : la capitale.
- T'as pensé à Wifi, au moins? demanda Antoine.
- Il s'en sortira très bien avec Nyo, j'en suis certain...
Antoine répondit par un sourire en coin tandis que Mathieu regarda la route comme toute star le ferait dans un film américain : quitte à ce que son pote parte en solitaire, autant l'accompagné, non?
A SUIVRE.
