Salut les poussins!

Nous voici enfin devant le dernier chapitre! *dun!dun!dun!*

Je me permet de remercier, encore une fois, tout ceux qui ont suivit depuis le début ou qui ont tout lu jusqu'ici, vous petits messages me font toujours autant plaisir. Comme certains le savent déjà, j'ai commencé une autre Fanfiction, Wilson Corporation, qui met nos Youtubers dans un univers TOTALEMENT différent, j'espère que vous apprécierez.

Et, comme d'habitude, les personnages ne m'appartiennent pas, rien n'est réel, blahblahblah.
Bref, attachez vos ceintures : voici le dernier chapitre...


- Bonjour à tous! Bon dimanche à vous : voici les titres de notre actualité spéciale France. L'hexagone placé sous quarantaine : d'un commun accord, le G20 a décidé de fermer officiellement la France au reste du monde suite au dernier rapport effrayant donné par les autorités sanitaires. D'après celui-ci, Paris serait la dernière ville à ne contenir aucun contaminé, le reste du pays ayant été majoritairement envahi. Le Président, actuellement en voyage en Suisse, juge inacceptable qu'une telle décision soit prise sans son accords alors qu'il n'était même pas présent dans son propre pays et exige l'annulation pure et simple de cette manœuvre qu'il compare à "la solution finale nazi". Quel avenir pour la France : c'est la question que le monde entier se pose. L'ONU est intervenu ce matin en appelant, une fois de plus, au calme et en invitant les premières puissances mondiales à s'unirent pour aider le pays à avancer dans sa recherche d'un remède. Nous retrouverons notre envoyé spécial à Manhattan. Le retour de la Guerre Froide : derrière ce titre alarmiste se cache un fait dénoncé par une majorité de politiciens à travers le monde. Depuis la pandémie en France, les Etats-Unis et la Russie s'affrontent dans un débats houleux et tendu concernant l'avenir de l'hexagone. Barack Obama encourage l'entraide tandis que Vladimir Poutine exige l'usage de l'arme atomique pour, je cite : "éradiquer la menace qui plane sur notre continent". Mais tout d'abords, direction Sainte-Marie où le tournage de Meurtres au Paradis a reprit ce matin après les intempéries qui ont empêché le tournage...

La tablette numérique de Nyo s'éteignit : plus de batteries. Il la posa près de lui et reprit son carnet à dessin : de toute façon, les unes du JT le déprimait trop pour regarder d'avantage...

...Quatre mois. Quatre mois s'étaient écoulés depuis le grand tremblement de terre qui avait fait des centaines de morts et de blessés à la Japan Expo. Quatres mois que l'état de la France était catastrophique et, surtout, quatres mois que la population faisait tout pour survivre...

Tous sauf Nyo et ses acolytes, installés au bord de la mer, en train de s'amuser sous le soleil de La Réunion. Tandis que certains buvaient des cocktails, d'autres nageait dans la mer, une autre partie restait à l'intérieur pour jouer à la console et le reste faisaient des châteaux de sables. Nyo, quand à lui, était allongé sur une transat et faisait des croquis de la mer. À croire que le large l'inspirait. Qui plus est, les autres lui avait formellement interdit de rentrer à l'intérieur. La raison?

- T'as pas vue ton teint blafard? Tu ne rentreras pas temps que tu n'auras pas la peau mâte! avaient-ils tous répondu.

Mais il pensait surtout qu'ils disaient ça uniquement pour l'embêter. Mais ça ne le dérangeait pas d'être exposer au soleil, c'était même le contraire. Tout du moins il essayait de s'en persuader lui même. Il vit, au loin, Bob et sa copine, qui les avait rejoint il y a peu, en train de s'amuser dans l'eau : il les trouvait presque mignons. Il repensa au jour où elle était enfin arrivé sur l'île après un départ mouvementé de France : Bob avait été si heureux qu'on aurait cru qu'ils étaient les personnages d'un film de Woody Allen. Et il y avait de quoi : d'après le journal télévisé, les autorités avaient sévit pour les départs. Et les nouveaux arrivants ne faisaient que confirmer, il était désormais plus facile d'appelé un SAV que de quitter le pays. Au moins, toutes leurs familles et amis étaient en sécurité dans les pays voisins. Il repensa soudain à Mathieu et Antoine : il s'était efforcé de ne pas penser à eux, en vain, leur souvenir revenait sans cesse, malgré tout ces efforts. Nyo leurs en voulait, énormément. Il n'avait pas compris pourquoi ces amis de longues dates les avaient laissé tombé ainsi. Enfin, si, il comprenait la raison, mais il ne saisissait pas le fait qu'ils ne les aient pas prévenu plus tôt. Ils auraient pu en parler tous ensemble, gérer la situation en équipe.

Mais non, ils sont parti du jour au lendemain, en solitaire, laissant Wifi au catsitter de service qu'il était. Il s'arrêta de dessiner. D'un côté, il s'en voulait d'insulter Mathieu et Antoine ainsi, mais de l'autre, il trouvait ses remarques justifiés. Il finit par laissez tomber ses croquis, ne pouvant se concentrer d'avantage, et rentra à l'intérieur. Peu importe ce qu'allait dire les autres, il n'était pas d'humeur. Heureusement, ils n'étaient que trois : Links, Fanta et Seb. Ils étaient devant la télévision où le JT, que Nyo regardait précédemment, était en train de toucher à sa fin, devant le regard médusé des trois hommes.

- Purée... souffla Seb. Si les autres pays n'y mettent pas du leurs, tu m'étonnes que ça n'avance pas!

- Qu'est-ce que tu veux, c'est la loi de la jungle : la France n'a rien d'intéressant à offrir à part de la flotte et des légumes. Toutes les personnalités importantes ont quittés le pays, les oeuvres d'arts ont été envoyé dans des musées au quatre coins du monde, les parcs d'attractions se sont littéralement déplacés à l'étranger et les grosses usines et entreprises ont été délocalisé. Donc, personnes ne se bougent...

- C'est quand même honteux ça. s'exclama Fanta, hors de lui. Il y a encore des milliers d'innocents qui sont encore en vie et qui veulent juste partir mais non, non, on va faire comme en 40 et buter tout le monde, ça ira plus vite!

- Fanta... démarra Links avant de se faire couper la parole par son interlocuteur.

- Non, ne me dis pas que j'exagère! Et si c'est pas les Russes qui vont nous tuer, ce sera le G20 avec sa manie de fuir les problèmes! C'est tous les mêmes de toutes façons!

- Justement. Je voulais te dire que, aussi incroyable que cela puisse paraître, tu avais raison... répondit doucement Links.

Fanta resta immobile puis s'affala sur son siège, fatigué par la situation. C'est alors que Seb remarqua la présence de Nyo.

- Tiens! Monsieur essaie d'échapper à sa thérapie basé sur l'insolation? dit-il pour détendre l'atmosphère.

- Vous pouvez pas plutôt reparler de la France, ça m'arrangerait! rétorqua sèchement Nyo.

- Roh! T'énerves pas, je te taquine! Si tu veux, Shun a fait des cookies, il en reste dans la cuisine.

Nyo hocha la tête pour le remercier puis se dirigea vers la cuisine sans ajouter un mot. Non pas qu'il avait faim mais c'était la seule solution pour échapper aux moqueries. Il remarqua alors Wifi, essayant d'attraper une mouche. En le voyant arriver, le chat se précipita sur lui et ronronna en se frottant à ses jambes. Nyo le caressa doucement dans le sens du poil : il voyait que son maître lui manquait mais il ne pouvait rien faire. Rien. Juste le consoler en lui offrant pleins de tendresse et d'amour. Il finit par prendre un cookie et s'apprêta à le manger quand un brouhaha attira son attention. Encore une querelle sur la France ou un combat de Street Fighter, sans doute. Pourtant, Wifi s'agita et se précipita pour rejoindre cet affrontement. Nyo soupira : c'était qu'un chaton après tout, un rien l'amusait. Il entama son cookie tout en tentant d'entendre la conversation mais tout le monde semblait parler en même temps. Pathétique, se disait-il. Il finit par se poser des questions et se décida à aller admirer le débat. Quand il arriva dans le salon, tout le monde était réuni au centre. Mais pas de colère, pas de crie de rage, juste des larmes. Des larmes de joies. Quelque chose était au centre de la petite foule et semblait les rendre fou de joie. Nyo se fraya un passage. Il dépassa plusieurs personnes. Puis ce fut une véritable explosion dans son esprit. Il resta immobile et hébété. En face de lui, à à peine un mètre, se trouvait deux hommes : un grand chevelu et un petit. Ils étaient tout les deux en train de rendre les étreintes de leurs amis, fous de joie de les revoir saint et sauf. Nyo resta immobile quelques instants, trop perturbé. Il n'arrivait pas à savoir s'il était heureux ou en colère. Il finit par quitter le groupe et alla à l'extérieur où il s'installa sur une chaise de jardin. Non, il n'était pas près à leurs parler, définitivement pas. Il reprit son carnet et reprit son dessin de la mer.


Nyo venait de terminer son croquis. Il s'était finalement décider à le colorier, à rajouter des ombres... Bref, il était complet. Il remarqua alors que le soleil avait commencé à décliner. Ils avaient dû rester là au moins trois bonnes heures. Il rentra à l'intérieur pour le ranger et croisa Mathieu et Antoine, qui discutait avec David et Jérémy. Heureusement, ils ne l'avaient pas vue. Il se précipita dans sa chambre et s'y enferma. Il se trouva à la fois ridicule et justifiable : c'était à eux de venir s'excuser pas à lui de faire le premier pas. Quoi que, non, il ne valait mieux pas qu'ils le croisent...


La soirée se termina puis la nuit tomba. Nyo commençait à avoir faim mais se retint de descendre, de peur de croiser les deux nouveaux arrivants. Il essaya de se changer les idées mais rien n'y faisait : son ventre n'arrêtait pas de gargouiller pour le rappeler à l'ordre. Finalement, vers 23h, il se décida à quitter sa chambre : ils avaient dû faire un long voyage, ils devraient être au lit depuis le temps. Il descendit prudemment les marches : il y avait encore Bob, Fanta, Fred et Seb en bas, en train d'enregistrer un let's play de Peggle 2. Il se dirigea vers la cuisine, ouvrit le frigo, prit une boite de pâtes à réchauffer et l'a mit dans le micro-onde. Soudain, la porte derrière lui s'ouvrit et un "Suprise mother fucker!" retentit. Il se retourna en sursaut : Antoine, suivit de Mathieu, venait d'entrer. Nyo resta muet de stupeur mais se ressaisit : il n'allait pas leur donner la satisfaction de lui avoir fait peur.

- Ça va pas la tête, j'ai failli faire tomber le micro-onde! s'écria-t-il tout en tentant d'être le plus sérieux du monde.

- Vue où tu étais placé, ça m'étonnerait... répondit Mathieu.

Effectivement, à y regarder de plus près, le micro-onde était un peu trop éloigné du bord pour tomber. Heureusement, Nyo fut sauver par le gong : ses pâtes étaient réchauffées. Il saisit la boite et se dirigea vers la porte. Ne pas croisez leurs regards, ne pas croisez leurs regards...

- Si vous permettez, je vais me coucher! dit-il tout en les bousculant.

Avance tout droit, ne t'arrête pas, ne tombe pas, se disait-il tandis qu'il entamait sa monté des marches avant de se faire interrompre par Antoine.

- Mec! Attend! s'écria-t-il.

- Quoi? répondit sèchement Nyo.

- On sait que tu nous en veux.

Nyo s'arrêta net avant de reprendre sa monté, plus rapidement que jamais : non, il n'avait pas envie d'écouter et il n'écoutera pas. Il s'enferma dans sa chambre, lâcha sa boite sur une commode et se jeta dans son lit. Après quelques secondes, on frappa à la porte.

- Foutez-moi la paix! hurla Nyo.

- Mec, s'il te plait, on veut juste te parler 2 minutes!

Pas de réponse. Mathieu s'avança pour se faire mieux entendre.

- On est désolé, on ne voulait pas te vexer. Si on s'est barré, c'était pour vous permettre de quitter le pays plus vite.

Toujours aucun bruit. Antoine colla son oreille à la porte, il crut entendre des sanglots. Il tenta d'ouvrir doucement la porte, en vain : elle était fermé à double tour. Mathieu reprit.

- Crois-le ou non, ça n'a pas été un choix facile. On ne voulait pas vous abandonner toi, Wifi et les autres mais, si on ne l'avait pas fait, vous seriez peut-être encore en France, voir pire... On ne t'as absolument pas pris pour un gardien de chat ou un pion, c'est même tout le contraire. Nous tenons à toi plus que tout, t'es un peu notre petit Nyo-...

- Mathieu, arrête, ça devient chelou...

- CHUT! Ce que je veux dire c'est que tu es l'un de nos meilleurs potes et que, si c'était à refaire, on le referait, juste pour être sur que tu sois toujours en vie.

Les deux amis n'eurent comme seule réponse qu'un long silence lourd. Nyo, à l'intérieur, pleurait. Il ne savait pas pourquoi. Il n'avait aucune idée de comment il devait réagir face à ça, devait-il encore leur en vouloir? Aucune réponse pour lui non plus. Juste un bruit de frottement qui venait de la porte. Il releva la tête : un cahier venait d'arriver à quelques mètres de la porte.

- On te laisse ça, tu peux le lire si tu veux... conclut Mathieu.

- Mais le déchire pas, on comptait en faire un roman!

- Antoine!

- Mais quoi?!

Nyo attendit que les deux podcasters soient partis pour s'approcher et prendre le cahier : il semblait vieux et usé. Il hésita mais la curiosité le démangeait : il finit par s'allonger de nouveau dans son lit et entama sa lecture.


24 août :

Ça fait désormais trois heures que nous avons quitter les autres. Je le regrette déjà personnellement, je ne sais pas ce qu'en pense Antoine. Il est silencieux depuis tout à l'heure. La seule remarque qu'il m'est fait c'est de s'être moqué de moi pour avoir commencé ce journal. Mais je m'en fou : c'est pas mon problème après tout, je fais ça juste pour passer le temps. En attendant, on est actuellement au coeur de Paris, qui est étrangement désert. Il n'y a aucun contaminé, aucun habitant, personnes. On a juste croisé un chien. Un labrador qui était sur allongé sur le bord de la route. Il était mort, sans doute fauché par une voiture. Le principal c'est qu'il n'avait pas l'air d'avoir été bouffé par un infesté ou je ne sais quoi d'autres.

...

J'ai fais ces trois petits points pour illustrer l'ellipse temporelle, c'est comme ça qu'ils font dans certains livres. On vient de s'arrêter, il fait nuit maintenant. Nous nous sommes enfermé dans un parking souterrain et on s'est garé tout au fond. Il n'y avait personnes encore une fois. En même temps, avec cet odeur de renfermé et d'humidité, on a vite de quoi étouffer. Antoine dort actuellement, personnellement, je n'ose pas fermé l'oeil malgré les portes verrouillés. Je vais essayer quand même, de toute façon, je suis trop fatigué pour ça.

27 août :

Ça fait deux jours qu'on est arrivé chez Antoine, ou plutôt ce qu'il en reste : l'une des façades de sa maison s'est effondré, ce qu'il fait que certaines pièces sont visibles depuis l'extérieur. Heureusement, ça ne concerne pas la salle de bain. (alleluia!) Actuellement, on vient de finir de déplacer les meubles présents dans les fameuses pièces dans des endroits fermés, pour éviter qu'ils prennent la flotte ou on ne sait quoi d'autre. Malgré tout, on garde le morale, la télé et l'ordinateur fonctionne, même si on a plus internet. On peut au moins s'occuper un peu. Je n'aurais jamais cru qu'une partie de Spider Solitaire me fasse autant de bien...

5 septembre :

Hier soir, des infectés ont tentait de nous attaquer : j'avais laissé par accident une lumière allumé et ces cons se sont fait attiré comme des moustiques. On leur a lancé des débris pour les faire fuir, je crois que j'ai tué l'un d'eux par accident, puis ils sont partis, ne sachant pas comment monter jusqu'à nous. Antoine n'a pas dit un mot depuis, je n'ai pas osé allez le voir, il semblait trop chamboulé.

8 septembre :

On est allé voir le fameux pic en cristal qui est sortie de terre, il y a quelques temps déjà. Effectivement, il est gigantesque, plus haut que la tour Eiffel même. Il y avait une barrière de sécurité autour mais, vue l'état dans lequel elle était, plus personnes ne semblait la respecter. C'est d'ailleurs ce jour là qu'on a enfin croisé d'autres personnes, un couple de vieux qui nous a fortement déconseillé d'approché. Sois disant parce qu'il y avait le "Diable" dedans. On ne les a pas cru, certes, mais on ne s'est pas approché pour autant, qui sait ce que ce truc pouvait nous faire. Notre visite a été de courte durée, des contaminés sont arrivés de nul part et nous ont poursuivi. On a réussi à fuir, heureusement. On s'est aussi rendu compte que certains d'entre eux avait la peau qui commençait à pourrir, de vrai zombi. Je ne sais pas quoi en pensé et je n'ai pas osé en parlé à Antoine, lui même en avait la nausée.


Nyo arrêta sa lecture : ils avaient osé s'approché du pic?! Respect. Et ils avaient aussi affronté des infectés, lui aurait plutôt eut tendance à les fuir. Il tourna la page et fut surpris de voir que l'écriture était différente. Non pas que ce n'était plus Mathieu qui écrivait, c'était bien lui, mais l'écriture était tremblante, il y avait des ratures et il y avait eu un gros laps de temps entre les dates, ce qui effraya Nyo : que lui était-il arrivé?


27 septembre :

Ça fait longtemps que je n'ai pas écrit. Et pour cause, je n'ai pas eu le temps, il s'est passé tellement de merde, la liste est longue. En gros : on a plus eu d'électricité et, comble de hasard, une vague de froid est arrivé sur Paris. Il y a eut aussi un nouveau tremblement de terre et l'habitation d'Antoine a été complètement détruite. Alors qu'on était à la rue, on s'est fait poursuivre encore et encore par des contaminés et, pour couronner le tout, des terroristes d'Al Qaida ont fait un attentat à la bombe et on était au première loge : Antoine a eut des débris de verre dans le bras et j'ai étais sourd pendant près de quatre heures. On a donc décidé d'aller dans la banlieue, à pied. On avait plus de voiture évidemment. Et, incroyable mais vrai : il a gelé. Il faisait tellement froid qu'il y avait du verglas. Heureusement qu'on avait prit des vêtement chaud avant de partir parce que, sinon, je ne nous aurais même pas donné une journée avant de mourir de froid. Mais je crois sincèrement qu'on ne tiendra plus longtemps, d'autant plus qu'on a bientôt eut plus rien à bouffer. Il y a deux jours, on s'est fait attaqué par des chiens sauvages, ou des loups, je ne sais pas, et l'un d'eux à mordus Antoine à la jambe. Par très profondément heureusement mais suffisamment pour le faire saigner. Ils n'avaient pas l'air d'avoir la rage, heureusement, mais pourtant, à peine quelques heures plus tard, Antoine a commencé à avoir de la fièvre et a fait un malaise. J'en ai conclue que c'était à cause du froid et de la faim. Ça va faire maintenant un peu plus d'une journée qu'il est dans cet état là, j'ai réussi à le traîner jusqu'à un cabanon pour qu'on soit à l'abri mais il fait toujours aussi froid : je ne sens plus mes doigts et je ne peux pas rester assis plus de deux minutes sans avoir mon pantalon collé au sol. Qui plus est, je commence à avoir mal au ventre : je ne pense pas que ça soit l'appendicite, juste mon estomac tellement vide qu'il se contracte pour me rappeler qu'il existe. D'ailleurs, je ne sais pas si c'est le froid qui me rouille ou si c'est mon manque de sommeil mais j'ai de plus en plus de mal à bouger, je vais bientôt finir paralyser si ça se trouve...

28 septembre :

J'ai essayé de chercher de la nourriture, en vain : on s'est trop éloigné de la ville et il n'y a ni plantation, ni gibier. Quand bien même, je ne suis pas un chasseur, je n'aurais rien réussi à capturer. J'ai essayé de faire un petit feu, je n'ai même pas réussi à obtenir une étincelle. Le point positif c'est que j'ai réussi à prendre de la neige, à la faire fondre et à obtenir de l'eau. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus pure mais ça nous fera au moins travailler le système digestif et ça permettra à Antoine de s'hydrater un peu. En parlant de lui, son état m'inquiète de plus en plus : il commence à délirer et à haleter, de plus en plus fort. Je n'ose plus sortir maintenant, de peur qu'il claque pendant que j'ai le dos tourné.

30 septembre :

Je sens plus mes jambes, je crois que le froid les a paralysé. : j'ai l'impression d'avoir des milliers d'aiguilles plantés dans tout le corps. Je commence même à avoir des cristaux de glaces sur ma moustaches et ma barbe. Antoine, de son côté, à le souffle rauque, il ne me répond même plus quand je l'appel et regarde dans le vide. J'ai très peur pour lui, j'ai presque l'impression qu'il est mort. J'ai beau essayé de le maintenir au chaud, lui donnait de l'eau, poser des trucs froid sur son front pour faire baisser sa température, nettoyer sa plaie : rien y fait, il ne veut pas guérir. Et je ne peux rien faire d'autre. On va mourir, c'est sur.

? :

J'ai dormi très longtemps. Je n'ai aucune idée de la date ni quelle heure il est, ma montre s'étant gelé. Je commence à avoir la gorge irrité, le nez bouché et la tête qui bourdonne : je crois que je commence à tomber malade moi aussi. Mes jambes vont mieux mais je n'ai plus la force de les bouger. Antoine est contre moi : il tremble beaucoup, ça m'inquiète énormément et son souffle est si grave qu'il en est silencieux. Je

...

Je me suis assoupi en écrivant, je ne sais même plus ce que je voulais dire. J'ai du mal à écrire, mes mains répondent à peine et mes yeux me piquent comme si on y avait mit de la glue. Quand à mon stylo, je dois le maintenir dans ma bouche pour dégeler l'encre et les pages du cahier sont devenu si dur quelles se brisent comme de la nourriture déshydratée. Je crois que ce sera mes dernières lignes, je n'ai plus la force de continuer à écrire et mon matériel est presque foutu. Je n'ai plus d'espoir de toute façon, on va mourir, c'est sur. J'aimerais tellement savoir si mes amis et mon chat s'en sont sortis. Je n'ai même pas la force de pleurer en pensant à eux, mes larmes ne veulent pas sortir, à cause de la déshydratation et du froid. Je souhaite de tout coeur qu'ils soient heureux à la Réunion, au chaud, entourés des gens qu'ils aiment, et surtout, loin de ce putain de virus.

Si on retrouve ce cahier, merci de le donner à ma famille ou mes amis : c'était Mathieu Sommet, vidéaste amateur et comédien, en direct de l'enfer, pour vous servir...


Les mains de Nyo tremblèrent, il pleurait de nouveau, il n'en revenait pas que ses amis avaient traversé tout ça et avait survécu. Il cru un instant que leur retour n'avait été qu'un rêve mais leur voix provenant du rez de chaussé contredisait ses pensées. Il était aussi ému de voir que Mathieu, sur le point de mourir, pensé surtout à ses potes. Nyo s'en voulu alors de les avoir accueilli de la sorte, il en eut honte au plus haut point. Il frappa son front avec sa main puis recommença une ou deux fois avant de s'arrêter net : c'était parfaitement ridicule. Il reprit le cahier et tourna la page. Heureusement, l'écriture suivante était plus soigné, ce qui le rassura grandement.


8 octobre :

Je viens de me réveiller à l'instant. Je suis à l'hôpital, en Belgique, en vie. Antoine est dans un lit à côté de moi et regarde la télévision, il se fout d'ailleurs de la gueule du présentateur qui a un accent Belge assez marqué. Je n'aurais jamais cru être aussi heureux d'être hospitalisé. Finalement, plus de peur que de mal : on souffrait juste de sous-nutrition, de déshydratation, d'hypothermie et d'un mauvais rhume. D'accords, ce n'est pas rien mais c'est bien loin de ce que je m'étais imaginé. Même la morsure qu'avait Antoine n'était qu'une égratignure. Les médecins m'ont dit qu'on sortirait demain, direction : le Réunion. J'ai hâte de revoir les autres et de leur faire la surprise. En relisant les pages précédentes, je me dis que j'ai eu de la chance d'avoir été retrouvé par des soldats. D'après ce que j'ai compris, les belges ont eu la merveilleuse idée d'envoyer leur armée chercher des survivants potentiels : je les adore décidemment. Malgré toutes les vacheries que j'ai dis dans mon émission, ils me viennent en aide, malgré le froid. En attendant, je crois que je n'ai jamais autant apprécié la bouffe de l'hôpital, d'habitude dégueulasse. En plus, les infirmières sont très charmantes : elles m'ont reconnus, certaines ont lu le cahier par curiosité et ont été émues par notre histoire. Elles pensent que je devrais la faire éditer. Je vais y songer. En tout les cas, j'ai hâte de partir. Quoi que, j'aurais bien aimé passer un peu de temps en Belgique : Bruxelles est une jolie ville quand même. J'ai plus envie de me prendre la tête : j'ai passé presque trois mois merdique et j'ai qu'une envie, rire et me bourrer la gueule pour passer tout ça. Mais pour l'instant, je vais regarder la télévision : il y a la version belge de Plus Belle La Vie et il est hors de question que je rate ça.


10 octobre :

Squadola! Nous sommes partis!

Voilà, vous venez de lire le premier et dernier mot d'Antoine dans ce journal. On est actuellement dans l'avion, en première classe en prime (oh yeah!). Nous avons embarqué tard hier soir et on arrive d'ici une dizaine de minute à la Réunion. On a vue que la mer pour l'instant mais, franchement, rien que ça, ça fait du bien. J'en avais marre de ces immeubles et de ces forêts gelés. (ce qui est étonnant de ma part, oui) Le pilote vient d'annoncer le temps et la température extérieur, j'ai cru rêver : 28° à l'ombre et un soleil radieux. On commence à apercevoir l'île, je dois attacher ma ceinture. Pourquoi faut-il toujours que ce soit dans ces moments là que je m'imagine tout les types de crashs d'avions possibles et imaginables? Antoine vient de me traiter de débile : il a raison en faites...

J'ai vraiment hâte de revoir les autres : Wifi, Nyo, Fred, Seb, Bob, Fanta, Alexis, David, Jérémy, Charlotte, Sorina, Shun... Ils m'ont tellement manqué, j'ai presque envie de pleurer en y repensant, et Antoine aussi. On va bientôt atterrir, j'en tremble presque.

On arrive les gars...


Nyo redressa lentement la tête : oui, vous êtes là les gars, murmura-t-il. Il resta immobile, les mains tremblantes, les yeux embrumés par des larmes qui lui avait asséchées la rétine. Il se leva lentement, le cahier dans les mains et quitta sa chambre pour rejoindre les escaliers. Arrivé au rez de chaussé, il se dirigea vers le salon où Antoine et Mathieu discutaient avec Fanta et Bob. Quand les deux joueurs de Minecraft l'aperçurent, ils s'éclipsèrent pour lui laisser la place. Nyo posa le cahier et se plaça devant les deux vidéastes qui se levèrent à leur tour pour se mettre face à lui. Il y eut un long silence, brisé rapidement par Antoine.

- Bon, on fait un long débat de 45 minutes pour mettre les choses au point ou on se fait juste un câlin?

Nyo ne répondit pas, il se jeta sur Antoine et le serra fort dans ses bras. Mathieu rejoignit l'étreinte : il aurait jamais crû que son ami réagisse ainsi. Il y eut soudain un bruit d'appareil photographique puis le rire ridicule de Jérémy résonna.

- Tu veux qu'on le poursuive tout de suite ou on attend? demanda Mathieu.

- Trente seconde. marmonna Nyo.

Mathieu hocha la tête. Au point où il en était, il pouvait attendre un peu. En tout les cas, tout était bien qui finissait bien. Sauf qu'Antoine demanda :

- On lui dit que tout ce que tu as écrit dans le cahier était faux?

- Quoi?! C'était pas vrai?! s'exclama Nyo.

- Tu veux qu'on baisse son froc pour voir la morsure qu'il a à la jambe, gamin? lança Mathieu avec la voix du Patron.

Nyo regarda longuement Mathieu puis se contenta de continuer son étreinte. Leur humour prouvait bien qu'ils étaient de retour et ça, c'était tout ce qui comptait. Cependant, l'état de la France restait toujours aussi catastrophique. La pays était-il sur le point de disparaître? Nul ne le sait à l'heure qu'il est, mais peut-être que vous, si. À vous de me le dire...

FIN


Et voilà! Cette fanfiction est terminée!
Non il n'y aura pas de suite!
Oui je suis une connasse pour avoir fait un semi-happy ending.
Et non, je n'ai pas fais de triangle Yaoi Matoinyo! (je viens d'inventer ce mot, il est à moi, pas touche!)

Un grand merci à tout ceux qui m'ont suivi, ça fait toujours autant plaisir!
Si vous avez adoré ma façon de mettre en scène nos vidéastes préférés, je vous invite à suivre l'autre fanfiction que je viens de commencer : Wilson Corporation. L'ambiance et le contexte y sont radicalement différents.

Encore merci pour tout!
À la prochaine, peut-être!