Chapitre 7 Du côté d'Etherland

Désormais, chaque mages, pirates, princesse ou animale avaient trouvé des compagnons de voyage afin de s'orienter à travers le nouveau monde : Happy était avec l'équipage au chapeau de paille et serait bientôt rejoint par Natsu, Grey et Lucy.
Ace et Guildarts allaient partir en mer avec la princesse Vivi et son canard Kaloo depuis le port de Nanohana au royaume d'Alabasta, quand à Erza, Wendy et Carla, elles étaient en compagnie de l'équipage de Shanks le roux et de ce dernier.

Sur Earthland, la disparition des huit fées ainsi que d'Ace aux poings ardents n'était pas encore d'actualité à la guilde Fairy Tail, les mages continuaient à fêter le retour des anciens disparut de l'île de Tenrô.

- L'équipe des Shadow gear va reprendre du service ! S'enthousiasmait Droy la bouche pleine.
- Il fraudait d'abord se trouver une mission, mais il n'y en a très peu sur le tableau des requêtes... Fit Levy préoccupée.
- C'est normal, pendant ces 7 dernières années, Twilight Ogre s'est imposé et c'est eux qui reçoivent la plupart des demandes. Soupirait un Jet lassé.

Makarov était sur le comptoir, assis en tailleur, constatant avec amertume le pitoyable état de sa guilde et surtout des comptes de cette dernière qui étaient complètement vidé, à son plus grand malheur, mais pour l'instant il fallait se débarrasser de ces gredins qui s'étaient implanté en ville et qui les avaient taxés comme des paysans pendant ces 7 dernières années.

Le sixième maître de la guilde avait songé à emmener la reine des fées avec lui, ainsi que Gildarts Clive, le père de la brune à la descente phénoménal mais ils étaient absents, l'une en mission avec son équipe et l'autre parti à la hâte sans laisser de nouvelle.
Mirajane à elle seule suffirait surement, après tout la diablesse au cœur de fée avait plus d'un sort dans sa robe et c'était l'une des meilleurs mages de la guilde de toute façon.
Makarov soupira une énième fois avant de descendre du bar et de partir voir ses racketteurs, mais au moment ou il s'apprêtait à prendre la sortie de la guilde : un jeune homme mince et brun âgé de la trentaine, vêtue d'un uniforme appartenant au conseil débarqua essoufflé.

- Oh non, ça n'a pas déjà recommencé quand même ? S'angoissait-il subitement.

Le maître s'attendait déjà au pire, qu'est-ce que ces gamins infernaux avaient encore fait ? Ils venaient à peine de rentrer après un sommeil de 7 ans sans vieillir, aucuns d'eux n'avaient pu avoir le temps nécessaire pour faire une bêtise aussi lourde de conséquence.
Quoique l'équipe la plus connue de la guilde et également la plus destructrice était parti bien tôt dans la matinée, autant dire que tout cela n'annonçait rien de bon.

Tous les mages présents se regardèrent avec appréhension, alors le garde à l'apparence chétif tenait une lettre en main avec la marque du conseil retenant la fermeture de la lettre. Ça n'était jamais de bon augure quand le conseil faisait déplacer un simple soldat pour une mission aussi insignifiante : d'habitude, le conseil envoyait simplement la lettre, le vieux Dreyar se retint de déglutir alors qu'il prenait difficilement la lettre en main..

- Une lettre pour le maître de votre guilde... c'est de la part du conseil de la magie. S'expliquait complexement le messager en question.

Le message s'approcha du père de la guilde, un regard alarmé et un visage aux abois ne rassurant absolument personne ici présent.
C'était avec une main hésitante, dans un premier temps, que le 6ème maître de la guilde prit l'enveloppe de la main tendu du messager, Makarov espérait que ça ne soit pas pour payer des dégâts collatéraux causé par les mages de sa guilde, de toute façon leur guilde n'avait pas les moyens pour financer ces bêtises.

Le vieux maître déplia la lettre et se mit à lire silencieusement, tout le monde traquant le moindre de ses gestes.
Mais à voir Makarov blanchir et se décrépirent au fur et à mesure qu'il avançait dans la lecture de se lettre, il était évident que cette lettre n'annonçait absolument rien de bon. Les mages présents se regardaient les uns les autres cherchant une réponse dans leurs yeux.

Le 6ème maître alla prendre place sur le comptoir pour se mettre à la même hauteur que la plupart des membres de la guilde, avant de faire l'annonce suivante, en prenant une voix

- Mes enfants j'ai une nouvelle des plus tristes à vous faire part. Annonça tristement Makarov. Nos amis : Erza Scarlett, Guildarts Clive, Natsu Dragnir, Grey Fullbuster, Lucy Heartfilia, Wendy Marvel, Ace Portgas, Happy et Carla sont portés disparue depuis plusieurs heures déjà.

La nouvelle fut comme un coup de marteau sur la tête, comme si le ciel s'abattait sur les irréductibles mages de la guilde, bien que les réactions divergeaient entre certains des mages de la guilde :

- Hein ? Attend qu'est-ce que tu nous chantes encore comme bobard ? Lança un certain dragon d'acier peu convaincu.
- Mais enfin maître, ce n'est pas crédible, ils étaient parti pour anéantir une petite guilde clandestine dans le village de Salice à la base, ils n'ont quand même pas pu se volatiliser ? Questionna Mirajane d'un air incrédule.
- Je suis navré Mira mais je crains que ça soit la vérité : la lettre mentionne qu'une étrange et colossal énergie magique était apparue au QG de la guilde clandestine ou ils devaient se rendre et Gildarts a été aperçu en leur compagnie. Se désolait le maître de la guilde.

L'alcoolique de la guilde sortie une carte de sa poche ou son père était représenté, c'était une carte de communication à distance que Gildarts lui avait légué avant de partir une fois de plus en vadrouille.
Kana avait voulu la déchirer quand elle avait su qu'il était partie mais finalement la jolie brunette s'était abstenu de ce geste, à cette pensée elle se félicita intérieurement pour avoir prit la bonne décision pour une fois.

La poivrote activa sa carte, le petit bonhomme représentant le mage de rang S se mit à bouger, montrant qu'il allait établir la connexion entre sa carte et celle du rouquin à la barbe mal rasée, toutefois au bout de quelques longues secondes qui semblaient interminables, celui se mit à faire une tête toute triste dans une sonorité négative peu agréable.

- Désolé mais votre interlocuteur se trouve dans une zone hors de portée, veiller rappeler ultérieurement. Rétorquait la voix chantante.

La brune n'en croyait pas ses oreilles, jamais ça lui était arrivé, même à l'autre bout du monde Kana pouvait appeler qui elle souhaitait.

Et si la carte était perdue par son propriétaire ? Cette dernière sonnait peut être dans le vide ou entre les mains d'un autre gus qui l'aurait trouvé par hasard, cela dit elle n'aurait pas cherché à établir une connexion si elle avait été détruite, donc il restait peut être une lueur d'espoir dans cette affaire.

Tout cela n'avait rien de naturel ou de normal, et dans un élan de frénésie et de mécontentement, Kana empoigna le col du membre du conseil qu'elle attira vers lui :

- Bon, j'irais droit au but mon p'tit gars : comment se sont-ils volatilisés ? Et tâche de répondre sans mentir ou je t'en colle une dont tu te souviendras pour un bon bout de temps. L'interrogeait-elle sur un ton menaçant.
- Et bien... on n'a pas plu... plus d'informations, l'enquête est tou... toujours en cours mais voi... voilà ce que nous savons pour l'instant : une étrange magie semblable à celle de l'aetherion serait apparue dans la ville de Salice, et quand maître Ork est arrivé sur place, le quartier général de la guilde Blacks Walls était réduite à l'état de débris et vos amis étaient tous introuvables. Résumait-il en bégayant plusieurs fois.
- Mais ça n'a aucun sens, on aurait au moins dû retrouver leurs corps, ou alors toute la ville y serait restée aussi si cette chose à une force comparable au sort d'incantation satellite. S'intriguait la petite mage des mots.
- Dans la théorie c'est ce qui serait arrivé mais pourtant la ville est encore en un seul morceau. Le seul indice qu'on a pu découvrir sous les décombres du bâtiment : c'était une sorte de petite fenêtre ou l'on peut apercevoir l'océan et entendre les cris des mouettes. Rajoutait-il.

L'océan en plein milieu du royaume de Fiore, sous la terre en plus ? Non mais ils se foutaient outrageusement de leur gueule ou quoi ?
Kana arma son poing près à le cogner jusqu'à ce qu'il demande grâce, ce dernier se protégea, ses bras en croix devant son visage. Mais avant que la main est pu attendre le brun, Makarov l'interrompu de son bras changé en celui d'un géant, une expression grave au visage :

- Assez Kana ! Ce n'est pas de cette manière qu'on va arranger les choses... et rien ne nous dis qu'ils sont morts. Fit-il remarquer de sa voix de vieillard assidu.

Après avoir empêché la poivrote d'attirer plus de problème que la guilde n'en avait déjà accumulé, Makarov monta sur le comptoir de la guilde, bras croisé sous la poitrine. C'était déjà assez difficile de devoir rattraper 7 ans de retard quand on avait passé tout son temps à dormir après avoir survécu miraculeusement à l'attaque d'un dragon, et pas n'importe lequel en plus, avoir des embrouilles avec le conseil était bien la dernière chose que le 6ème maître souhaitait après avoir appris que ses protégés avaient encore disparus... mais cette fois-ci ils avaient une piste, tout n'était pas perdue et il y a toujours de l'espoir (comme le dirait Aragorn dans Le seigneur des anneaux) :

- Nous allons former une première équipe de recherche : Kana, Mirajane ! Vous allez partir en première pour le village de Salice et enquêter sur les lieux, mais n'attirez pas l'attention du conseil ou des soldats du royaume, ils en restent probablement sur place et je doute qu'ils vous laissent passer aussi facilement. Oh... et, Mirajane, emmène Lisanna avec toi. Vous ne serez pas trop de trois pour les retrouver ! Rajouta le vieux moustachu.

- Entendu maître, viens Kana : nous y allons ! Appela la barmaid en partant devant.

- Y'a intérêt à ce que tu ne nous ais pas raconté des bobards mon gars, sinon je te referais le portrait quand on rentrera ! Prévint Kana au message avant de sortir.

Kana laissa finalement l'envoyé du conseil tranquille, suivant la femme aux cheveux d'argent vers la sortie de la guilde en grande pompe, il ne restait plus qu'à récupérer Lisanna avant de partir, après tout elle était soi dans Magnolia, sois à la demeure des Strauss... mais elle ne risquait pas d'apprécier ce qu'elle allait bientôt savoir à son tour.

- Jet ! Va trouver Luxus, il nous reste aussi à régler deux/trois petites choses avec les Twilight Ogre et sa présence ne sera pas de refus. Ordonna Makarov.

- Entendu maître, j'y cours de ce pas, il se trouve surement dans la forêt de l'est.

Jet partie immédiatement, laissant une traînée de fumée derrière lui qui s'évapora aussi vite qu'elle s'était formée après la course effrénée du mage de vitesse.
Dans le même temps, Jubia désespérait au fond de la pièce après avoir entendue l'alarmante nouvelle : son monsieur Gray avait disparu, encore ! Et si, une fois encore, il ne revenait pas avant 7 ans ? Et si il était mort... ou pire, si jamais il était en train d'agoniser au moment même ou elle se faisait du mouron ? Tout cela devenait de plus en plus insupportable, elle supplia même Makarov de la laisser accompagner les trois autres demoiselles mais ce dernier avait refusé sa requête.

- Monsieur Gray, ne m'abandonnez pas ! Jubia ne survivra pas sans votre présence. Désespérait-elle intérieurement.

Au même moment, Lisanna était en ville en train de terminer quelques emplettes en ville. Cela faisait maintenant 7 ans qu'elle, Elfman et Mirajane n'étaient pas rentrés chez eux, et donc cela faisait plus de 7 ans qu'ils n'avaient rien mangé et rien bu, par conséquent elle en avait profité pour faire quelques courses sous les rayons chaleureux du soleil de printemps. Elfman était parti en mission en solo, elle prévoyait de faire un repas pour elle et Mirajane afin de célébrer leur retour entre sœurs, malheureusement son jolie programme allait très vite être perturbé :

- Lisanna ! Appela l'aînée de la fratrie.

Lisanna se retourna en sursautant, voyant Mirajane et Kana arriver en grandes enjambés. L'une avait un air d'anxiété, l'autre fulminait méchamment en buvant une gourde rempli d'alcool, apparemment elles n'étaient pas dans leur état habituelle pour être dans cet état :

- Hein ? Mirajane, mais qu'est-ce que te fais ici ? Tu n'es pas censée être à la guilde... Balbutia la jeune magicienne aux cheveux de neige avant d'être accosté par la mannequine.

Cette dernière ne prêta pas attention aux paroles de sa petite sœur et l'emmena immédiatement aux travers de la cité jusqu'à la maison de la famille des Strauss. Lorsqu'elles furent tout les trois sur place, elles s'arrêtèrent sur le pas de la porte avant que Mirajane ne se mette face à sa sœur adossée contre l'entrée et lui annonce l'atroce nouvelle dans les prochaines secondes. Quand elle eut fini, le regard de la transformiste s'était dilaté et elle était restée pantoise face à la nouvelle de la disparition de Natsu, Happy et du reste de l'équipe, y comprit de Gildarts et Ace. Aussi naïve pouvait-elle être, Lisanna avait du mal à croire à une histoire aussi saugrenue :

- Mais c'est impossible... tu veux dire qu'ils auraient disparue dans un monde parallèle ? Quémandait une Lisanna incrédule.

- Exact, comme toi i ans lorsque tu es partie sur Edolas. Confirma la barmaid d'une voix mélancolique. Et à part un passage donnant une vie sur l'océan, on n'a pas d'autres indices.

La plus jeune des trois demoiselles glissa lentement contre la porte, s'agrippant légèrement à ses cheveux face au poids de cette révélation.
Alors comme ça, Natsu et Happy avaient à leur tour disparu ? Comme elle lors de la S-Quest d'i ans ou tout avait déraillé ? Un horrible frisson glacial d'effroi lui parcourut l'échine à l'idée qu'ils restent à leur tour bloqué dans un monde parallèle sans moyen de retour... et s'ils ne revenaient jamais ?

- Le maître nous a demandé à moi et à Mira de partir pour le village de Salice, là ou Natsu, Ace, mon crétin de père et les autres ont soi-disant disparu dans un monde parallèle. Lui fit savoir la poivrote. Et le maître a demandé à ce que tu nous accompagnes...

- BIEN SUR QUE JE VIENS ! Coupa Lisanna d'un bond brutal et d'une voix raillant à faire s'envoler les oiseaux. Natsu m'a bien retrouvé à Edolas et je n'ais même pas pensé à le remercier, je lui dois au moins ça quand même.

La dernière phrase fit tiquer sa sœur et l'alcoolique, papillonnant des yeux avec une bouche en forme de celui d'un chaton. A voir la façon dont Lisanna avait répondue en entendant la nouvelle, elles avaient déjà tout compris quand à sa raison pour venir les accompagner. Oh oui : Mirajane n'allait pas s'ennuyer pendant cette petite aventure, en sachant que sa petite sœur avait toujours des sentiments pour la flammèche ambulante et qui sait, peut être aurait-elle l'occasion de les rapprocher d'une façon ou d'une autre ? Elle se faisait mille et un scénario aussi eau de rose les uns que les autres devant la concernée :

- Ben quoi, qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? S'offusqua légèrement la benjamine en piquant un fard.

- Mais rien du tout, petite sœur ! Rétorqua une Mirajane jouant parfaitement la carte de l'innocence, avec son visage angélique qui ne disait rien de normal. Mais je ne savais pas que tu en pinçais encore à ce point là pour lui ?

- Quand t'auras l'occasion, faudra que tu penses à le lui dire ma p'tite Lisanna. Qui sait, la nuit d'amour n'est peut être pas loin pour vous deux. Taquina perversement la buveuse.

- VOUS ALLEZ ARRÊTER DE DIRE N'IMPORTE QUOI OUI ? PARTONS AU LIEU DE TRAÎNER ! S'offensa soudainement la demoiselle au visage devenue écarlate.

Ah amour, quand tu nous tiens ! Même deux années éloignés n'avaient probablement pas pu éloigner ces deux grands enfants qu'étaient Lisanna et Natsu, même si ce dernier était tellement candide qu'il en venait presque à croire à l'histoire de la cigogne et du baluchon lâché depuis le ciel.

Après ce petit moment de détente (avant la tempête) : Kana et les deux sœurs féériques partirent à la gare de Magnolia et prirent le premier train pour la ville de Salice, aussi surnommé « la cité sombre ». Mais si elles pensaient tomber sur une explication simple, les trois jeunes et somptueuses demoiselles allaient vite comprendre que cette histoire était ce qu'il y avait de plus inimaginable.

Alors que les trois magiciennes venaient de quitter la ville depuis la gare, quelques visiteurs très familiers aux mages de la guilde débarquèrent à l'improviste : en effet, Jura, Sherry, Tobby, Yuka et Léon Bastia avaient eu vent du retour des disparus de l'île de Tenrô, pourtant il y avait encore quelques absents qui ne manqua pas d'intriguer le mage de glace de Lamia Scale autrefois disciple d'Ul Milkovitch :

- Ben dis donc, c'est quoi cette ambiance de mort ?
- Et bien ou est Grey ? Je croyais qu'il était de retour.
- Monsieur Grey n'est pas lààààà in in... Pleurnicha une certaine ex-Phantom Lord dans son coin, recroquevillée contre elle-même.

Telle la flèche de cupidon venant frapper en plein cœur des hommes, Léon sentit son regard se remplir de merveille lorsqu'il tourna la tête vers celle qui devint à ses yeux la meilleure représentation des mots beauté et grâce : sa longue chevelure bleu saphir ondulant comme les vagues de l'océan, ses yeux topaze décoré de ses larmes perlant le long de ses joues, sa peau pâle comparable à de la crème, sa jolie robe blanche à bustier noire mettant sa jolie poitrine en valeur, son chapeau bleu à brochette de papillon. Tout en elle le combla et dans un élan d'assurance, il alla à sa rencontre et lui prit la main en la regardant avec passion :

- Quelle élégance ! Puis-je connaître ton nom ? S'impatienta-t-il de demander.
- Euh ? Et bien... Jubia s'appelle Jubia.

Et en plus, elle avait un nom aussi magnifique que son visage, et cette petite voix timide glissant le long de ses lèvres, elle était tellement mignonne. Et Léon serait bien resté ici à bavarder encore un moment avec elle si Jura ne l'avait pas stoppé en le tirant par le col de sa veste avant de venir rendre visite à Makarov, assis en tailleur sur le comptoir, un air désarmant au visage de chien battu :

- Allons Makarov, pourquoi une mine aussi déconfite ? J'espérais que vous seriez en train de festoyer quand nous arriverions, alors comment se fait-il que vous semblez aussi démunis ? Tenta de comprendre le mage sacré de Lamia Scale.
- Content de te revoir Jura. Désolé de vous recevoir avec une ambiance maussade mais l'heure n'est pas vraiment aux réjouissances : un envoyé du conseil vient de passer à l'instant, et nous venons d'apprendre la disparition de plusieurs de nos membres ce matin : Natsu, Grey, Lucy, Erza, Wendy, Gildarts, Happy, Carla et notre petit nouveau Ace.

Lorsque cette nouvelle tomba, Léon se décomposa aussi bien intérieurement qu'extérieurement. Grey s'était encore volatilisé ? Son co-disciple, son rival, celui qu'il avait combattu sur l'île de Galuna, le même être avec qui il s'était réconcilié à sa manière pendant l'alliance inter-guilde contre Oracion Seis ? Non c'était absurde, on ne disparait pas comme ça après être revenu de 7 ans d'absence. L'ancien disciple d'Ul resta incrédule face à la révélation :

- Attendez maître Makarov, c'est une plaisanterie ou quoi ? Vous n'allez pas me faire croire que Grey a disparu alors qu'il était tout juste revenu à la guilde ?

Lorsque le trio féerique arriva à la gare de Salice, Lisanna fut la première à sortir du train en traversant l'immense hall de départ et l'accueil à toute berzingue, suivit par sa sœur et Kana de près. Lorsqu'elles sortirent de la gare : le ciel s'était monstrueusement assombrit et la cité aussi glauque que sombre s'offrit à elles. Entre le terrain aussi boueux que mal entretenu, les habitants aussi peu présent et les soldats du conseil qui passaient et patrouillaient dans la cité, l'accueil était très détestables et elle était très loin du goût des trois magiciennes.

Ignorant les regards mafieux et hostiles des habitants de la ville en plein délabrement et sans prévenir ses deux accompagnatrices, Lisanna partit devant au grand galop vers l'ancien repaire de la guilde clandestine « Black Wall » :

- Attend Lisanna ! Voulut retenir la diablesse au cœur de fée.

Se pressant à travers les rues et les allées, ses enjambés claquant violement avec les flaques d'eau mélangées à la terre boueuse éclatant en plusieurs gouttelettes virevoltant dans l'air, son souffle court et saccadée, l'innocente magicienne à la chevelure argenté atteignit la première les lieux ou se trouvaient les décombres et les ruines de ce qui était autrefois le repaire d'une guilde clandestine. Essoufflée et à bout de souffle, et vite rejoint par ses deux compères dont sa sœur, tout ce qu'elles purent constater : c'était un immense enchantement formé tout autour des lieux, ainsi que plusieurs soldats du conseil, appartenant à l'unité des chevaliers runiques.

La plus jeune des trois mages voulut approcher de plus près, mais plusieurs soldats du conseil firent immédiatement barrage, un air austère et conformiste des plus :

- Halte ! Désolé mesdemoiselles, mais l'accès est interdit aux civils et aux mages. Stoppa désagréablement le plus âgé, un brun aux cheveux à ras de tête et une moustache de bandit mexicain.
- Mais ce sont nos compagnons de guilde qui ont disparu. Intervint Mirajane en prenant les devant. Nous sommes de la guilde Fairy Tail nous aussi, s'il vous plait laissez nous passer ! Supplia-t-elle en faisant les yeux doux (oui, elle a un don pour la comédie).

Pris de pitié pour cette dernière, le chevalier baissa d'un ton et prit une intonation plus lente et plus

- Je suis navré pour vos amis mademoiselle, mais sans l'accord des supérieurs, je ne peux laisser passer personne. Nous ignorons tout de ce qui s'est précisément passé ici et maître Ork nous a ordonné de garder
- Dis donc mon petit troufion à sa mémère, mon père est dans ce trou ou je ne sais quoi alors ou tu dégages, ou je... Commença une certaine mage de carte une peu trop emportée.

Mais l'arrivée d'un certain ancien infiltré de la guilde intervint avant que tout ne prenne une mauvaise tournure. Mest, ou plutôt Dranbalt n'avait pas loupé une miette de ce qui se passait, et il n'avait pas été difficile pour lui de reconnaître les amis de la prêtresse céleste qu'il appréciait :

- C'est bon : laissez-les passer soldats, si ce sont des amis des disparus, cela ne posera pas de problème ! Ordonna ce dernier.
- Mais maître Dranbalt... bon entendu ! Allez-y mesdemoiselles ! Autorisa enfin le soldat.

Le trio féminin pénétra dans le périmètre occupé par les soldats du conseil, à l'exception de l'intérieur de l'enchantement. En parlant de cette zone, Lisanna s'y accola pour voir ce qu'il se passait de plus près : à l'intérieur se trouvait des scientifiques et des mages spécialisés dans le domaine des évènements magiques paranormaux, chacun d'entre eux habillé d'une blouse blanche à bouton et descendant jusqu'au genou, d'un couvre-bouche, de gants esthétique élastique, d'une paire de bottes verdâtres et d'une minuscule paire de lunette noir.

Trois scientifiques se trouvaient autour d'une étrange lumière bleuté d'où provenait le son des vagues ainsi que les cris aigus des mouettes au large qui raisonnait de temps à autre. Tandis que deux autres d'entre eux étaient en train de clarifier la situation à Ork, le conseiller arrivé sur les lieux un peu plus tôt et autant dire qu'il n'allait pas être tiré d'affaire aussi facilement cette fois-ci.

Dans le même temps, la barmaid fit un tour aux alentours de l'enchantement et des lieux de la disparition des 9 magiciens, exceeds comprit, en compagnie de la brune aux cartes. Ce n'était pas les troupes de soldats et de chevaliers runiques qui manquaient, ils devaient au moins être une bonne quatre-vingtaines à surveiller le périmètre, dont une bonne cinquantaine de simples soldats sans magie et le reste composé des scientifiques et des chevaliers runiques veillant sur les lieux. La surveillance était particulièrement accrue... sauf du côté de la forêt surveillée par tous justes 5 gardes, ce que Mirajane prit soin de sauvegarder mentalement, on ne sait jamais.

Quelques minutes plus tard après la courte inspection des trois fées aussi sexy que séduisante, Mest, ou plutôt Dranbalt leur fit un résumé complet et simple de la situation dans laquelle tout cela avait finalement évolué, l'occasion de leur avouer que leur ami s'était, à leur tour, retrouvé coincé dans un monde parallèle au leur... comme Lisanna autrefois :

- Attendez : vous voulez dire qu'ils ont été emportés dans un autre monde ? Comme celui d'Edolas ? Voulait impérativement comprendre cette dernière.
- Exact, mais nous n'avons pas la moindre information sur ce monde parallèle si ce n'est qu'elle mène vers l'océan que l'on voit dans la petite ouverture au centre de l'enchantement. Rétorqua l'envoyé du conseil.
- Et vous n'avez pas pensé à envoyer quelqu'un la dedans pour vérifier ou ça menait ? S'incrusta la poivrote.
- Il n'en est pas question ! Refusa sévèrement le cicatrisé.

Mest répondit désagréablement, sachant déjà ce que Kana avait derrière la tête en suggérant une idée pareille. Personne n'était encore revenu de cet autre monde, à moins d'être cinglé... non tout compte fait, Fairy Tail n'était pas vraiment une guilde qu'on pouvait considérer comme hébergeant des mages raisonnable, ça n'avait rien de surprenant d'entendre une supposition aussi absurde de la part de l'un d'eux, mais Dranbalt, emporté par un stress total à l'idée que toute la guilde disparaisse à cause de leur solidarité les uns envers les autres, fit tout son possible pour dissuader Lisanna, Kana et Mirajane de poursuivre cette idée :

- Je sais à quoi vous pensez mais n'y songez même pas : si vous ne mettez ne serait-ce qu'un pied sur ce trou, vous serez à votre tour transporté et coincé dans cet autre monde, et nous ne savons pas comment vous en sortir !
- Mais nos camarades sont eux aussi dans cet autre monde, Natsu et Happy y sont, vous voudriez qu'on les abandonne comme si ils n'existaient pas ? Insista émotionnellement Lisanna.
- Ce n'est pas ce que j'ais dis, mais nous ne sommes mêmes pas sur que vos amis soient encore en vie, on ne sait pas ce qu'il y a derrière cette accès...
- Ben justement gros malin, raison de plus pour y aller ! Clama la poivrote remontée contre le refus de l'enquêteur. Mon père est là-bas et je le connais assez pour dire qu'il est toujours vivant alors laisse nous passer si tu n'veux pas t'en prendre une !
- IL N'EN EST PAS QUESTION ! Beugla finalement le balafré.

Cette attitude lunatique fit taire les trois jeunes femmes sur place, face à un Dranbalt quelque peu désemparé face à l'insistance des trois demoiselles. En tout cas la réponse était très clair, ce n'était pas lui qui les laisseraient passer et de toute façon, son autorisation n'aurait pas suffit, il leur aurait fallu celui du membre du conseil ou des chevaliers runiques et étant donné leur réputation, les chances qu'ils le leur accordent étaient vraiment trop maigres :

- Je suis désolé, nous vous préviendrons quand il y aura du nouveau mais pour le moment, il serait préférable que vous restiez à la guilde le temps que les choses évoluent. Concluait un Dranbalt confus avant de se retirer poliment.

Finalement, les trois demoiselles durent repartir vers la ville en direction de la gare, le cœur lourd et la conscience tourmentée quand à l'avenir de leurs compagnons bloqués dans un univers parallèle. Si Kana n'était pas là pour râler comme elle l'avait l'habitude de le faire quand elle était enragée contre tel ou tel chose, en l'occurrence ici contre le conseil et leur refus « à la con » comme elle le dirait, un silence peu amène régnerait entre elles.

Mais alors qu'elles arrivaient juste à l'entrée de la gare : Lisanna s'arrêta en se retournant pendant plusieurs longues minutes en direction de l'ancien repaire de la guilde clandestine. Ses craintes n'étaient pas prêtes de s'atténuer : son ami d'enfance et son fils, Natsu et Happy, se retrouvaient tout deux coincés à leur tour dans un autre monde différent du leur ou tout leur était étranger. Rien que cette idée fit remonter en elle ses premiers souvenirs aussi douloureux qu'étrange lorsqu'elle s'était réveillée en Edolas.

Tout lui était différent et si anormal dans ce qu'elle avait découvert : Fairy Tail devenue une guilde clandestine, Erza étant leur ennemie, le Natsu d'Edolas si contrasté avec celui qu'elle connaissait, tout l'avait profondément perturbée et même en s'y habituant, au fond d'elle, Lisanna avait toujours voulu retourner chez elle et c'était chose faite. Mais qu'en serait-t-il pour la salamandre et leur « fils » ? Pendant combien de temps seraient-ils enfermés dans cet univers parallèle ? 2 ans ? 10 Ans ? 50 ans ? Reviendraient-ils un jour... ou jamais ? Tant de question qui la faisait suer de frayeur et d'incertitude l'assaillaient depuis que la nouvelle était tombée et ce n'était surement pas une nuit de sommeil qui allait soulager son angoisse. Elle était à peine revenue que l'homme qu'elle aimait disparaissait à son tour, et ça la plongeait dans une ambiance phobique insoutenable.

Elle voulut y retourner mais une main familière se posa sur son épaule, l'encourageant de ne pas s'entêter d'avantage et l'empêchant de faire le premier pas :

- Je comprends parfaitement tes inquiétudes à leurs sujets Lisanna, mais on ne sait pas ce qui nous attend dans cet autre monde, mieux vaut laisser tomber pour l'instant. Dissuada sereinement et tristement la démone.
- A quoi ça nous a servi de venir ici si on ne peut même pas vérifier s'ils vont bien ? Répondit une Lisanna vidée de toute écoute et de toute vie en songeant au pire. Et s'ils leur étaient arrivés malheur dans cet autre monde ?
- On est aussi dépitées que toi. Croies moi, je me fais du souci pour mon père mais ces petites tapettes du conseil ne sont pas décidés à nous rendre les choses faciles. Balança une Kana sans délicatesse, mais avec classe. Allez rentrons, le maître saura quoi faire !

Résignée, mais à contre cœur, la benjamine se retourna et rejoignit ses deux compagnonnes, dont sa sœur et toutes les trois reprirent le train en direction de Magnolia, le cœur encore meurtri et la conscience lourde comme la pierre pesant sur leurs têtes.

Lorsqu'elles arrivèrent toutes les trois à la guilde alors que la nuit noire était tombée sur Magnolia et la petite ferme qui servait de QG, l'ambiance n'avait pas spécialement évolué si ce n'est qu'ils avaient reçu une visite de courtoisie de la part des 5 principaux mages de Lamia Scale, y comprit de Jura et Léon... ce dernier était d'ailleurs en train d'essayer de faire plus ample connaissance avec Jubia au comptoir mais bizarrement, cette dernière semblait vouloir l'éviter, horrifiée à l'idée d'être amoureuse d'un autre homme que son monsieur Grey (quand bien même, on aura remarqué que ce dernier ne s'intéressait pas à elle pour ce qui est des sentiments amoureux).

Alors qu'elles étaient à peine rentrées sans s'être fait remarqué, Makarov et Jura remarquèrent leur présence les premiers et les convoquèrent au comptoir pour en savoir plus. Kana aurait d'ailleurs aimé faire une vanne sur la barbichette de Jura si la situation était plus paisible et festive. L'attention de tous se figea sur les trois magiciennes après qu'elles aient traversé toute la pièce :

- Désolé d'être revenue si tard maître, mais nous avons mis un peu plus de temps que prévu. S'excusait la barmaid. Bonjour Jura.
- Ravi de vous rencontrer dame Mirajane, et désolé d'être venu vous voir dans pareilles circonstances, nous ne pensions pas que vous aviez de nouveau à faire avec une nouvelle catastrophe. S'inclina humblement le mage sacré.
- Je t'ais déjà dit que tu n'avais pas à t'excuser Jura. Lui fit comprendre Makarov. Bon, maintenant que vous êtes de retour, j'aimerais savoir ce que vous avez vu et découvert, nous n'attendions plus que vous trois.

Voyant que tout le monde s'était attroupé, ce fut la barmaid qui prit la parole et eut le soin d'expliquer tout ce qu'elle, Lisanna et Kana avaient apprit : les troupes de l'armée, les chevaliers runiques, l'enchantement autour des décombres et de l'accès au monde parallèle, ainsi que le refus de leur laisser carte libre pour entrer dans ce nouveau monde.

- Ainsi, c'était donc vrai ? Et moi qui croyais avoir tout vu, je n'aurais jamais le dernier mot à ce propos. Se décrépitait le mage du gigantisme.
- Un monde parallèle ? C'est difficile à imaginer. Rajouta Jura d'acier en se tenant le menton.
- JUBIA VEUT VENIR ! S'exulta cette dernière en se précipitant comme une athlète vers Makarov. AU NOM DE L'AMOUR ET DE MON DEVOUEMENT POUR MONSIEUR GREY, LAISSEZ LA VENIR AVEC VOUS !
- Et pour passer la barrière magique, tu vas t'y prendre comment pour passer ? Ecoute un peu les autres avant d'écouter tes pulsions amoureuses. Ironisa à sa manière un certain chasseur de dragon d'acier installé dans son coin avec Lily.

Jubia l'ignora totalement, trop absorbée par son désir de partir loin, loin d'ici pour retrouver l'homme qui a disparu, l'homme qu'elle a rencontré, l'homme qu'elle a aimé et qu'elle aimera toujours. Et oui, à croire que Jubia aura toujours la mauvaise initiative de vouloir conquérir un homme dont elle ne peut gagner le cœur et que ça pouvait durer toute une vie... ou pas, qui sait.

Après ce petit élan de fantaisie de la part de la femme de la pluie, Makarov n'eut pas à réfléchir plus longtemps pour choisir la tactique à adopter. Il était évident que le conseil ne les laisserait atteindre cet accès vers le monde parallèle ou se trouvait ses enfants, comme il les appelait. En plus de cela, il devait forcément y avoir des patrouilles nocturnes sur place et il était peu probable que les membres du conseil ou les soldats s'endorment en raison de l'importance des évènements, touts ces facteurs compliquaient méchamment la tâche. Cependant, même après 7 ans d'absence, Fairy Tail avait toujours plus d'un tour dans ses ailes et c'était l'occasion pour la guilde de laver le déshonneur durant les 7 dernières années. Ce fut donc avec fracas et hargne qu'il se releva sur le comptoir, un regard de lion et un visage ne trahissant en rien son plan de grande envergure :

- Nous en savons assez pour agir, alors inutile de perdre de teps en bavardage inutile : Mirajane, Lisanna, Jubia, Kana, vous allez partir à Salice pour aller dans cet autre monde. Fried, Levy, vous les accompagnerez et lorsque vous serez sur place, vous vous chargerez à vous deux de déjouer l'enchantement posté par les chevaliers runiques... !
- Attendez Makarov ! Laissez-moi participer à l'opération ! Coupa vivement le mage de glace à la... ben nature quoi.
- Désolé Léon mais je ne peux pas accéder à ta requête ! Nous avons déjà assez de problème comme ça, je refuse d'impliquer un membre d'une autre guilde dans cette affaire. Contredisait le 6ème maître de la guilde.

Jura acquiesça d'un hochement de tête face à cette dernière directive du maître. Cette affaire n'était pas de leur ressort et si leurs amis fées ne souhaitaient pas impliquer autrui dans leur opération de sauvetage, c'était parfaitement compréhensible. Mais Léon ne l'entendait pas de cette oreille et s'il tenait à sauver Grey... il avait une seconde idée en tête par rapport à une jolie mage d'eau pour qui le cœur battait sans relâche depuis sa rencontre un peu plus tôt. Avec grâce et fierté, Léon rétorqua en achevant par quelques murmures indiscrets :

- Dans ce cas j'irais sans votre consentement, Grey a beau être une tête de mule incontrôlable et un sacré crétin, je le considère comme un frère et je ne peux me résoudre à le voir disparaître une nouvelle fois, alors je vous accompagne... et je tiens à rester auprès de ma Jubia chérie.

Cette dernière se pétrifia de choc à l'entente de ce nom intime qu'il lui avait donné à la hâte. Elle se crut littéralement sur un champ de bataille amoureux entre Grey et Léon, entre l'homme pour qui son cœur semblait battre et celui dont le cœur battait pour elle. L'ex Phantom Lords n'était pas au bout de ses surprises... bonnes ou mauvaises.