Le blabla inutile de l'auteur :

Mes lecteurs chériiiiiiiiiiis !

Voici le chapitre 1, qui est du genre sérieux, oui je sais j'avais dit ''que de l'humour'' mais comme la vie de Thunia n'est pas faite d'amour et d'eau fraîche, faut bien expliquer ce qu'elle subit.

Rep' au rewieux :

Billavasire : Merci d'avoir commenté, j'espère que la suite te conviendra !

Anorienne : Oui l'humour est toujours présente, même pendant les moments graves, je ne peux pas m'en empêcher...dire qu'à la base, L'histoire de Thunia était une fic SERIEUSE. La bonne blague, j'ai pas tenues dix secondes avant de mettre une blague débile. Je suis un cas désespéré. Mais c'est ce qui fait mon charme (ou pas...)

Mahina-Chan:Merci de t'être mise en alerte pour ma fic. Hésite pas à laisser un commentaire, je ne vais pas te manger (Fais les yeux doux façon chaton abandonné sur le bord de l'autoroute un soir de Noël)

Au fait, mes titres de chapitres sont quasiment tous tirés de films ou de livres célèbres. Là en l'occurrence ça vient de ''un poisson nommé Vanda'' et comme Thunia a le Q.I d'un poisson rouge...(** Se prend une baffe de la part de Thunia**) et j'écris toujours des citations au début, me demander pas pourquoi.

Bonne lecture !

Ha oui ! Vers la fin du chapitre, Lorthermar pète légèrement un câble, désolé pour les fans ^^ en plus je l'aime bien, mais il est numéro trois de la liste des perso que j'aime torturer (le premier c'est Thorin du Hobbit et le second c'est Rogue) et il a des pulsions de O.O.C mais j'aime bien le voir en diva elfique sous ses dehors de guerrier. Oui quand je vous disais que je massacre allègrement le moral de tous les PnJ...

Diclaimer : Seul Thunia, Belore, Mérissa, Anya et la Famille Ambrelune sont à moi.


«Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre. »

Albert Einstein

Chapitre I

Une elfe nommée Thunia

ou

La complainte d'une ratée et les préludes d'une grande aventure

Le soleil était haut dans le ciel, les oiseaux chantaient au dessus de Lune-D'argent, le vent soufflait délicatement sur les feuilles dorées par l'automne approchant et...Gérard se dirigeait vers les toilettes. Lorsqu'il franchit la porte des W.C, il croisa une fille, qui avait une feuille de PQ (suivie de tout le rouleau) collée sous la semelle. Il la regarda passer, les yeux ronds, en se demandant s'il devait la prévenir. Cette elfe n'était pas spécialement belle, mais mignonne tout de même, pas beaucoup de poitrine mais une jolie silhouette longiligne. Gérard ne se gêna pas pour la reluquer, retenant difficilement un éclat de rire. Elle ne s'en rendit même pas compte, comme si elle était absorbée dans de profondes réflexions (mais pourquoi donc les tartines retombent-elles toujours du même côté ?) .Puis la fille franchit la porte des escaliers, et il entendit un bruit de dégringolade suivi d'affreux jurons. Aussitôt Gérard voulu se porter à son secours mais il renonça devant toutes les vulgarités qui fusaient dans l'air. Prudemment, il décida de se tenir à l'écart de cette cinglée et il fila par la sortie de secours.

Voila donc comment commença le pire après midi de la pathétique vie de Thunia Ambrelune, Elfe de Sang, vingt ans en apparence, beaucoup plus vieille en réalité, mais carrément plus jeune en âge mental. Incarnation parfaite d'une vie de chien.

Le parcours de Thunia était une longue suite de pitoyables malheurs et de situations rocambolesques . Déjà, il y avait la guerre et la guerre c'est pas cool, d'autant qu'on emploie n'importe qui comme soldat, pourvu qu'on ait de quoi peupler un champ de bataille.

Même elle a été recrutée. Et pourtant Thunia est NULLE. Ne cherchez pas la moindre parcelle de mana ou de puissance, ne cherchez pas le moindre talent chez elle, ou alors son humour stupide, et encore...

Donc Thunia s'était retrouvée à l'âge de dix ans, enrôlée contre son gré, dans une école qui forme les jeunes recrues au combat.

Thunia était rapidement devenue la fille à abattre, la cible idéale. Celle qui rase les murs pour ne pas qu'on la remarque, celle à qui ont fait des croches pattes dans les couloirs et qu'on enferme dans un placard pour qu'elle y passe la nuit. Elle avait passée quinze ans à supporter les humiliations et les brimades, sans verser la moindre larme devant ses bourreaux.

Ils la méprisaient, ils la détestaient, car dans ce monde ravagé par le cataclysme, les faibles n'ont pas leurs places...sauf celle de souffre douleur.


Le cri guttural de Lorthermar résonna dans tout le palais de Lune-D'argent.

-THUNIA ! MAIS QU'EST-CE QUE TU AS FAIT A MA STATUE BON SANG DE BONSOIR ! VIENS ICI TOUT DE SUITE !

Sauf que l'intéressée, indifférente aux hurlements de son roi, était en train de pioncer, à moitié affalée sur son balai. Que je vous explique... si Thunia était officiellement une paladin au service de Lorthermar, elle était si incompétente qu'on l'avait expédiée au service entretien.

-THUUUNIA ! hurla de nouveau le régent, en se précipitant dans la cour du palais pour tirer les oreilles de la blonde sans cervelle, qui avait détruit une statue M.A.G.N.I.F.I.Q.U.E de sa divine personne.

Il se retrouva devant une Thunia qui ronflait, avec toujours le bout de papier P.Q collé sous la semelle et il ne put s'empêcher de se frapper le front du plat de la main. Il donna un coup de pied dans le manche à balai et regarda avec consternation l'elfe se ramasser par terre.

-Aïie...gémit Thunia.

-Thunia Ambrelune.. articula d'une voix blanche et menaçante Lorthemar

-Voouiiiiiii ? murmura prudemment Thunia, qui avait remarqué le tic qui agitait l'œil de Lorthemar (présage de perte de contrôle et de crise de nerf aiguë généralement causées par ses bêtises à répétition d'ailleurs)..

-PEUX TU M'EXPLIQUER POURQUOI MA STATUE EST COMPLETEMENT DETRUITE ?

En effet, l'imposante œuvre d'art était maintenant en morceaux et gisait en tas au sol.

Un attroupement d'elfes de Sang observaient avec délectation l'imminente scène que Thunia allait subir. Il y en avait bien un que ça ne semblait pas amuser, mais Thunia s'arrangeait pour ne pas croiser son regard.

-Heu...comment dire...Il se trouve qu'un balai non identifié tenu par une elfe non identifiée à plus ou moins volé jusqu'à votre statue, égratignant par le plus grand des hasards votre magnifique visage de pierre qui reflétait à merveille votre grandeur naturelle (hypocrite ? Nooon !) et cette elfe non identifiée a...comment dire...voulu récupérer le balai et a fait s'écrouler sans le vouloir la statue de son socle...Mais heu...Je trouve que cela donne encore plus de cachet à cette représentation de votre magnifique personne, quelque chose de brut, d'authentique...Vous saisissez ? Saviez vous que c'est un concept artistique qu'on enseigne dans les meilleures écoles d'art gobeline?

Visiblement Lorthermar ne saisissait pas et les ondes négatives et meurtrières qui émanaient de lui la frappèrent de plein fouet. Thunia jugea plus intelligent de se taire avant de s'en prendre une.

Lorthemar se domina et soupirant un bon coup, il fit demi tour d'un air digne. Lorsque atteignit la porte du palais, il lança à la pauvre Thunia :

-Histoire de réparer les dégâts, tu me feras douze heures supplémentaires de nettoyage...non rémunérées évidemment...

Dès qu'il fut parti, Thunia entendit les rires fuser autour d'elle.

Et c'est reparti...

-Dis donc Thunia, tu as fait vraiment fort aujourd'hui...

-C'est à croire que tu le fais exprès...C'est fou ce que tu peux être nullissime !

-Faut dire qu'avec la famille qu'elle se trimbale, on ne peut pas attendre autre chose d'elle, ricana une voix presque enfantine mais assassine.

Thunia la reconnue aussitôt, et pria pour qu'une bande de trolles des cavernes en tutu débarquent pour faire diversion, le temps qu'elle aille se cacher dans un trou de souris. Mais comme il n'y avait aucun troll ballerine dans les parages et qu'aucun rongeur n'avait élu domicile dans les environs, elle dut se résoudre à faire face à son bourreau attitré : Mérissa Valse-les-Ombres.

C'était une jeune elfe aux cheveux platine et aux yeux de glace. Elle était d'une beauté irréelle. Son visage aux traits félins suintait le mépris et la cruauté. Un sourire démentiel et sadique était posé en permanence sur ses lèvres. Une charmante jeune fille dont le passe-temps était de torturer psychologiquement et parfois physiquement la pauvre Thunia mais aussi tous les autres êtres vulnérables qui passaient à sa portée.

Étant la fille d'un membre du haut conseil, Mérissa était inattaquable et personne ne pouvait rien contre son désir compulsif de destruction et de souffrance. Tous ceux qui se retrouvaient face à elle, sur un champ de bataille, étaient assurés de vivre leurs derniers instants dans les douleur les plus atroces. Car Mérissa était une guerrière expérimentée dans l'art de la torture et de l'utilisation des poissons. Thunia lui avait longtemps servie de cobaye et elle plaignait toutes personnes qui avaient à subir cela.

-Hein Thunia ? On suit la même voie que son pathétique paternel : la honte et l'incompétence. C'est pareil que chez les animaux : si un des géniteurs à une tare, le gosse en hérite...

La prise de Thunia sur le manche à balais se resserra. Les jointures de ses doigts devinrent blanches, mais elle ne répondit pas à la provocation. Elle se contenta de balayer frénétiquement le sol, observant avec attention les écarts entre les dalles de pierres pour occuper son esprit à autre chose qu'à une furieuse envie de meurtre..

Si certains elfes étaient outrés par l'attitude de Mérissa, un jeune elfe aux cheveux blonds semblait même hésiter à s'interposer, ils se gardèrent bien de le montrer. Et Thunia ne pouvait pas vraiment leur en vouloir, qui voudrait devenir le défouloir de Mérissa et prendre sa place... D'autres ricanaient d'un air méprisant, quant ils ne s'esclaffaient pas sans aucune retenue.. Personne n'ignorait qui était le père de Thunia et la sceau de l'infamie qui entachait à présent le nom des Ambrelune.

-Quoique la mère était pas mal dans son genre elle aussi !

Cette fois Thunia s'arrêta et fixa Mérissa en silence. Une profonde haine montait en elle, mais elle ne voulait pas perdre le contrôle. Mérissa sauterait sur l'occasion pour la faire souffrir davantage. Elle s'efforça de ne pas penser à sa mère, prisonnière d'une de ses fichus expériences qui avait mal tournée.

Une nuit d'orage.. .Alors que les éléments se déchaînaient et que les éclairs zébraient le ciel, sa mère, Jalil Ambrelune, était enfermée dans son laboratoire... Thunia avait fait irruption, alertée par des bruits étranges et inquiétants. Elle avait vu sa mère se débattre contre un ennemi implacable issu d'une matière organique. Prisonnière d'un carcan de diamant, elle était figée pour l'éternité...

-Elle s'en sort plutôt pas mal en décoration d'intérieur !

-Ça suffit Mérissa, intervint une voix féminine que Thunia reconnut. Il s'agissait de Anya Dansevent, une de ses professeurs.

Même si elle était soulagée que Anya mette fin à la torture, Thunia était confusément déçue. Ce n'était pas cette voix qu'elle aurait voulue entendre...

L'elfe blond la fixa de son regard fluorescent, une profonde tristesse dans les yeux.

Belore Orbrume, le démoniste le plus doué de sa génération était l'ami de Thunia depuis l'enfance. Même s'il n'approuvait pas les traitements infligés à Thunia, il n'avait jamais pris sa défense depuis que Thunia et lui étaient devenus des tout ce temps Thunia était cernée par la solitude.

Elle ne lui en voulait pas. Elle savait qu'à sa place, elle n'aurait pas non plus pris sa défense, elle savait à quel point il est difficile de faire front contre tous les autres. Non, Thunia ne lui en voulait pas, mais elle en souffrait.

Elle avait parfaitement conscience que dans un monde ravagé par les cataclysmes, les faibles n'avaient pas leurs places.


Jalil Ambrelune était figée dans un carcan de diamant nimbé de vert fluorescent. Elle ressemblait à une apparition avec ses traits totalement vides d'expression. Ses yeux fixaient Thunia sans la voir. Jalil ne l'entendait pas, ne respirait pas. Elle vivait pourtant, son cœur battait au ralenti, absorbé par la pierre magique. C'était une scientifique très réputée, championne du monde d'expériences révolutionnaires mais bien souvent dangereuses. Et un jour, sous les yeux horrifiés de sa fille, elle avait été ''engloutie'' par la pierre. Aucune chance de communiquer, aucun espoir de retour.

Même si Thunia se trouvait dans la même pièce que sa mère, elle ne s'était jamais sentit aussi seule.


-Lorthemar, la requête de Sylvanas ne peut être accordée. Nous manquons déjà d'hommes pour assurer la défense de Lune-D'argent contre les Déshérités !

-Je le sais bien, mais Sylvanas Coursevent est membre de la Horde, tout comme nous, nous ne pouvons ignorer sa demande !

-Elle veut envoyer du renfort dans la Forêt des Pains d'Argents. C'est du suicide ! Ils s'entretuent avec les Worgens, c'est la mort qui attend celui que nous enverrons ! Nous ne pouvons nous permettre de perdre davantage de soldats !

-Et quelqu'un qui ne nous sert à rien ?

-...Je vous demande pardon ?

-Réfléchissez un peu. Sylvanas veut des soldats, envoyons lui en un ! Un incompétent de première, dont la mort n'affectera personne.

-...Je ne suis pas sur de bien comprendre...

-Des soldats comme Belore Orbrume ou Mérissa Valse-les-Ombres sont bien trop précieux pour être sacrifiés à la cause Réprouvée. Envoyons un soldat nullissime ! Sylvanas aura son soldat, même si elle risque fort d'être déçue et nous nous débarrasserons d'un incapable !

-Est-ce que par hasard vous penseriez à..

-Parfaitement ! C'est la personne idéale pour cette mission : Thunia Ambrelune ! Muwhahahaha je suis diabolique !

-...Heu Chef ?

-Gyahaha ! Elle va enfin payer pour avoir réduit en miettes ma somptueuse statue !


A suivre...